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régulation des médias

  • Débat télévisé-radiodiffusé entre François Hollande -Nicolas Sarkozy à Paris !

    Débat télévisé-radiodiffusé entre François Hollande -Nicolas Sarkozy à Paris !

     

     

    La vraie régulation des médias en République démocratique du Congo a été plombée depuis 2006 par un requin mangeur à tous les râteliers. Contre espèces sonnantes et trébuchantes, Modeste Mutinga Mutuishayi et sa fameuse Haute Autorité des Médias (HAM) ont privé 65 millions des Congolais d'un débat démocratique inscrit dans la Constitution de Transition entre Joseph Kabila et Jean-Pierre Bemba. Et en novembre 2011, le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel et Communication (CSAC), la petite sœur siamoise de la HAM n'a pu rien faire, à cause du tripatouillage de la Constitution de Liège qui a ramené les scrutins de deux tours à un tour pour faire élire Joseph Kabila. Ce dernier avec son hold-up électoral, a pris la résolution de diriger la République démocratique du Congo par défi. Illégitime et illégal, Joseph Kabila n'est pas le Président de la RDC. A Paris, ce soir à 21h, les Français seront branchés pour suivre Nicolas Sarkozy et François Hollande dans un débat démocratique.

    François Hollande et Nicolas Sarkozy

    Le plateau prévu pour le débat télévisé d'entre deux tours entre François Hollande et Nicolas Sarkozy

    Lutte d'arguments, mais aussi et avant tout lutte d'images : le seul et unique débat télévisé d'entre-deux-tour qui oppose, ce soir, Nicolas Sarkozy et François Hollande a été préparé et pensé au millimètre à la fois par les chaînes de télévision et par les états-majors politiques des deux camps. Rien n'a été laissé au hasard, et tant la mise en scène que les sujets abordés tout au long de cette rencontre ont fait l'objet d'âpres négociations. Le débat sera animé par les journalistes Laurence Ferrari (TF1) et Davis Pujadas (France 2), dans un décor que les deux chaînes ont décrit comme "sobre et neutre". En image de fond : le palais de l'Elysée. Mis gracieusement à la disposition des médias souhaitant le retransmettre, le débat sera diffusé simultanément sur BFM-TV, iTélé et LCI et France24 ainsi que par RTL, RMC, Europe 1, France Inter, France Info et RFI.

    A qui donner l'avantage (ou la difficile responsabilité) de lancer le débat ? La question a été réglée par tirage au sort : c'est le candidat PS qui a été désigné pour ouvrir le bal des prises de parole à 21 heures, dans un studio de la Plaine Saint-Denis où chaque détail technique a été réglé en accord avec les deux délégations. Les responsables de la communication du président sortant et de son adversaire socialiste, Franck Louvrier et Manuel Valls, ont réglé les derniers détails mardi. Les équipes de campagne de Nicolas Sarkozy et François Hollande se sont mises d'accord pour que le débat télévisé entre les deux candidats à l'élection présidentielle ne dépasse pas deux heures et demie. Outre la durée du débat, elles se sont accordées sur la température du studio (19 à 20° C) et ont décidé de changer les sièges afin qu'ils soient réglables en hauteur. Le réalisateur, Jérôme Revon, connu notamment pour avoir mis en images plusieurs Jeux olympiques, disposera de 20 caméras, dont une grue pour les plans larges et chaque candidat pourra consulter son temps de parole sur compteur. Cette année, la table sera longue de 2,50 mètres, contre 2,20 mètres en 2007.

    Sur le plan de la thématique, les deux co-organisateurs, TF1 et France 2, ont voulu partir des soucis prioritaires des Français (le pouvoir d'achat et l'emploi) pour aller jusqu'à la politique étrangère et l'Afghanistan, en passant par la dette, les questions de société (immigration) et le style de présidence que les deux hommes veulent incarner. Des risques d'orages menaceront en permanence ces prévisions, comme les affaires impliquant Dominique Strauss-Kahn, les soupçons de financement illégal de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007 ou les accusations portées par le chef de l'Etat contre le site d'information Mediapart. Autre incertitude pesant sur la thématique qu'aborderont les deux candidats, leurs équipes de campagne sont tombées d'accord pour modifier le cahier des charges du Conseil supérieur de l'audiovisuel, afin de permettre aux animateurs du débat d'interroger les deux candidats sur un événement majeur qui interviendrait au cours de l'émission.

    En plus d'une avalanche de notes, François Hollande pourrait mettre à contribution son directeur de la communication, Manuel Valls, pour répéter le débat. "Petit, nerveux, très droitier, il est très bien dans le rôle" de Nicolas Sarkozy, s'amuse un fin connaisseur des couloirs de Solférino. De son côté, l'équipe Sarkozy espère que ce rendez-vous aidera son champion à refaire son retard, en séduisant les électeurs du Front national et de François Bayrou, les indécis et les abstentionnistes. Le chef de l'Etat sortant a donc prévu de consacrer toute la journée de mercredi à sa préparation. Mais Emmanuel Rivière, de TNS Sofres, tempère : "On n'a jamais vu un débat entre deux tours faire bouger le rapport de forces de plus d'un point".

    Et si le fameux débat télévisé de l’entre-deux tours avait plus d’impact qu’on ne le répète ? Il n’existe certes aucun précédent où ce duel des finalistes de l’élection présidentielle a inversé la tendance. Les politologues s’accordent même à lui attribuer une influence minime sur le vote, de l’ordre d’un point au maximum.

    Mais le présent n’est pas obligatoirement une répétition du passé. Tous les instituts de sondage notent une réduction de l’avance de François Hollande sur Nicolas Sarkozy depuis le 22 avril. Elle est passée de 55% à 53,5% des intentions de vote selon l’enquête en continu de l’Ifop. Le dernier coup de sonde de BVA révèle la même évolution : le candidat socialiste perd un point (53,5% contre 54,5%) en une semaine. Ipsos le créditait, en fin de semaine dernière, de 53% au lieu de 54% le jour du premier tour.

    L’écart entre les deux candidats dans les mesures les plus récentes reste cependant important. Un président nouvellement élu n’a jamais recueilli, dans le cadre d’un affrontement droite-gauche, plus de 53,1% des suffrages exprimés sous la Vème République. Ce record avait été atteint par... Sarkozy en 2007.

    L’enjeu de l’écart

     

    La tendance actuelle au rééquilibrage des intentions de vote donne au débat du 2 mai un relief particulier. Les chances du candidat de l’UMP de renverser suffisamment la vapeur pour décrocher une victoire à l’arraché semblent infimes. L’enjeu réside bien plus dans l’ampleur de sa défaite.

    Il n’est pas indifférent que le président sortant soit battu largement (46-47%) ou pas (48-49%). On peine à croire qu’il puisse abandonner définitivement la vie politique comme il l’a promis en cas d’échec. Sa stratégie de l’entre-deux tours, axée sur la récupération des voix du FN, est révélatrice d’un choix visant à limiter l’ampleur de l’insuccès, sans doute pour préserver l’avenir.

    Symétriquement, Hollande ne sera pas dans la même position s’il arrive à l’Elysée avec une belle victoire (53-54%) ou un succès plus court (51-52%).

    Beaucoup de sceptiques

    La portée du débat de 2012 tient d’abord au manque d’enthousiasme que suscitent les deux finalistes. Dans l’ultime sondage Ifop, seulement 39% des électeurs disent souhaiter « au fond d’eux-mêmes » la victoire de Hollande et 34% celle de Sarkozy. A moins d’une semaine du second tour, 21% répondent « ni l’un ni l’autre » à cette question tandis que 6% ne se prononcent pas. C’est beaucoup.

    L’affrontement télévisé influencera peut-être ces sceptiques qui ne sont pas tous certains de se rendre dans les bureaux de vote le 6 mai. Il devrait avoir un impact particulier sur l’électorat lepéniste et bayrouiste. Une enquête TNS-Sofres indique que 17% des spectateurs potentiels jugent que le débat pourrait changer leur vote, ce pourcentage grimpant à 38% chez les électeurs de Bayrou et à 30% chez ceux de Le Pen !

    Malgré la « drague éhontée » à laquelle s’est livré Sarkozy à l’endroit de l’électorat du FN, selon l’expression de Marine Le Pen, les reports de voix restent médiocres. Dans les dernières enquêtes, le Président sortant reste scotché à environ une moitié d’électeurs lepénistes qui ont l’intention de venir à son secours dimanche prochain.

    Le sondage en continu de l’Ifop indique certes une amélioration lente de ces reports. Mais le redressement de Sarkozy tient presque autant à sa progression dans l’électorat du MoDem, dont une majorité relative a basculé de la gauche à la droite depuis le 22 avril. Et, dans ces deux électorats, la proportion de ceux qui ne se prononcent pas reste élevée.

    La ligne des frontières

    Quoi qu’on en pense, la ligne des « frontières » martelée par le Président sortant peut être d’une certaine efficacité électorale. Elle prend appui sur deux inquiétudes répandues dans la société française : l’immigration mal maîtrisée et le libre-échange incontrôlé.

    Comme par hasard, ce sont deux sujets sur lesquels le candidat de la gauche n’est pas à l’aise. Sur l’immigration, Hollande est tiraillé entre sa prudence personnelle et la charge idéologique qui s’attache à cette question pour la gauche. Son orientation n’est pas non plus d’une clarté cristalline en matière de « juste échange ».

    Sarkozy ne manquera pas d’appuyer sur ces points lors de la confrontation du 2 mai. Hollande va devoir faire « ce qu’il déteste, être franc », se réjouissait, à l’avance, le candidat de la droite. « Demain, la pêche à l’anguille est ouverte », annonçait Jean-François Copé avec gourmandise. Ce sport n’est, paraît-il, pas très compliqué. A ce détail près que l’anguille mord surtout à la tombée de la nuit. Et que la pêche nocturne est interdite.

  • Élection au Congo: L'odieuse régulation des médias, HAM-CSAC ont lamentablement échoué en République démocratique du Congo

    Élection au Congo: L'odieuse régulation des médias, HAM-CSAC ont lamentablement échoué en République démocratique du Congo

    Dimanche 22 avril, personne n'est mort en France puisqu'il a voté Nicolas Sarkozy, François Hollande, Marine Le Pen , Jean-Luc Mélenchon, Eva Joly, François Bayrou...Les journalistes étaient dans les bureaux de vote, dans les rues, suivant des candidats sans que cela pose un problème. Avant 20h, l'Agence France Presse, des médias en Suisse, en Belgique avaient déjà donné les résultats du premier tour de la présidentielle française: François Hollande était en tête suivi, de Nicolas Sarkozy, de Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon etc. Et le 6 mai prochain personne en France ne sera tué à cause de l'élection présidentielle. Lors des élections Louis Michel 2006, Modeste Mutinga Mutuishayi dans roublerie et fourberie avait privatisé impunément la Haute Autorité des Médias (HAM) distribuant des sanctions à la pelle aux journalistes, médias et acteurs politiques de l'opposition. Arriviste et parvenu Modeste Mutinga Mutuishayi s'était fait corrompre par Joseph Kabila pour bâillonner et museler les journalistes et médias congolais. Prédateur de la liberté d'expression, celui qui devint l'autocrate de la HAM, dans son deal avec Joseph Kabila avait négocié son parachutage au Sénat comme Rapporteur au Sénat. Avec des espèces sonnantes et trébuchantes reçues pour jouer au Matador contre la liberté de presse en République démocratique du Congo, l'ogre de la HAM a pu quitter la maison familiale de Ngaba-Makala pour se construire une villa à Mbinza et un appartement à la Gombé.

    Élection Louis Michel 2006, Modeste Mutinga Mutuishayi convoque les responsables des médias dans l’enceinte de la Monuc, ils sont contraint de signer un "contrat de bonne conduite" devant les Ambassadeurs de la CIAT. C'est bien Johan Swinnen, l’ancien Ambassadeur de la Belgique en RDC qui est derrière Modeste Mutinga Mutuishayi et derrière Kimpolongo de la RTNC, Roger Meece, ancien ambassadeur des Etats-Unis. Dans quel pays a-t-on vu des ambassadeurs porter caution à la répression contre les médias et s'immiscer dans les affaires de la presse ? Réveil FM n'a jamais posé sa signature sur un code bidon de "Bonne conduite". Photo Réveil FM, archives

    Freddy Mulongo et Serge Moati, journaliste et réalisateur français. Conseiller de François Mitterrand pour l'audiovisuel, il le prépare avec Robert Badinter au débat télévisuel d'entre-deux-tours en 1981. Devant la vivacité de leurs critiques, il décide d'y renoncer et les charge de trouver des conditions techniques inacceptables pour l'autre camp. Ils élaborent donc une codification du débat en vingt et un points (valeur de plan, plans de coupe, distances, etc.) favorisant leur candidat. À leur grande surprise, elle est acceptée sans réserve par les conseillers de Valéry Giscard d'Estaing. Cette codification est toujours en vigueur, c'est sur cette base que s'organise le débat de 2007 entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy. Photo Réveil FM

    Il travaille surtout pour la télévision mais a aussi été scénariste, producteur, acteur, écrivain et présentateur de télévision "Les pires sont les médias des candidats, qui continuent à déraper et attisent les tensions", témoignait au début du mois d’octobre 2006, Modeste Mutinga Mutuishayi, président de la fameuse HAM. Digital Congo, Canal Congo TV (CCTV) et Canal Kin TV (CKTV) sont pointées du doigt comme les principaux vecteurs d’appels "à la haine tribale" et "d’apologie de la congolité" déclarait Modeste Mutinga Mutuishayi, le pitbull de la HAM dans le journal The Post. Oubliant consciemment de dire dans cette fameuse interview, qu'il s'était octroyé Radio 7 et Télé 7, tout en étant Président d'une instance de régulation.

    Et pourtant, Institution d’appui à la démocratie, la Haute Autorité des Médias était censé être l’instance nationale de régulation des médias en République Démocratique du Congo, conformément à l’article 155 de la Constitution de la transition.

    Au début des années 80 une dynamique nouvelle a vu le jour dans le monde de la presse congolaise, avec une floraison des titres des journaux et une ouverture de l’espace audiovisuel aux initiatives privées.

    L’autopsie de la presse congolaise faite successivement à la Conférence Nationale Souveraine, aux Etats- Généraux de la Communication et au Dialogue Intercongolais avait recommandé l’institution d’une instance de régulation devant veiller au pluralisme, à la neutralité, à l’indépendance et au professionnalisme des médias. Au lieu d'être arbitre, la Haute Autorité des Médias s'était transformée en instance de répression, travaillant avec l'ANR pour réprimer des journalistes.

    La Haute Autorité des Médias avait pour mission :

    - de garantir le droit du citoyen à une information objective et fiable, de l’égalité et de l’équité des médias publics et privé vis-à-vis des forces politiques et sociales, et de veiller à la diffusion dans les médias de la culture de la paix, de la démocratie, et des informations favorisant le développement socio-économique ;

    - de veiller au respect de la loi sur les modalités de l’exercice de la liberté de la presse en République Démocratique du Congo et d’amener la presse à observer son propre code d’éthique et de déontologie ;

    - de conseiller le Gouvernement par des avis techniques à priori et/ou à posteriori sur les matières concernant les médias audiovisuels, notamment dans l’attribution des fréquences, et s’assurer du respect des cahiers des charges par les opérateurs du secteur ;

    - de mener, en cas de conflit, des actions de médiation entre les différents protagonistes intéressés et intervenants dans le domaine des médias ;

    - d’émettre des avis sur les projets ou propositions de loi relatif à la presse et aux Nouvelles technologies de l’Information et de la Communication (NTIC) et veille à la qualité des productions du secteur.

    La Tour administrative de la RTNC qui abrite le siège du Conseil Supérieur de l'Audiovisuel et Communication (CSAC) drapée dans une publicité qui vante les 5 chantiers de Joseph Kabila à Kinshasa-Lingwala

    Les missions ont été foulées aux pieds par Modeste Mutinga Mutuishayi et son équipe mafieuse. Pour son ventre et ses intérêts personnels, Modeste Mutinga Mutuishayi, mammouth-joséphiste s'est même autorisé de priver les congolais d'un débat démocratique inscrit dans la Constitution qui devrait opposer Joseph Kabila et Jean Pierre Bemba.

    En France, un buzz sur le débat présidentiel. Nicolas Sarkozy, le candidat président en demande même trois pour affronter son adversaire François Hollande. Le 2 mai prochain, qu'il pleuve et vente, un débat télévisé aura lieu entre Nicolas Sarkozy et François Hollande.

    Le débat télévisé du second tour de l'élection présidentielle est un événement politique et médiatique des élections présidentielles françaises sous la Cinquième République.

    Bien que ne constituant pas une obligation, cette rencontre entre les finalistes est devenue au cours des années une tradition. Apparue en 1974 avec la confrontation de Valéry Giscard d'Estaing et François Mitterrand, elle s'inspire de la pratique américaine, le même type de rendez-vous existant depuis septembre 1960 aux États-Unis, date d'un débat entre Richard Nixon et John Fitzgerald Kennedy.

     

    -Débat du 10 mai 1974: Pour la première fois, les candidats du second tour de l'élection présidentielle française de 1974, Valéry Giscard d'Estaing et François Mitterrand, acceptent de se confronter verbalement dans un débat télévisé. Ils sont en confrontation directe, les journalistes animant le débat n'étant autorisés qu'à faire respecter les temps de parole.

    La phrase la plus retenue[réf. souhaitée] du débat est « Vous n'avez pas le monopole du cœur », de Valéry Giscard d'Estaing.

    Tout au long du débat, François Mitterrand critique le bilan de la majorité et du gouvernement sortant, dans lequel Valéry Giscard d'Estaing siège en tant que ministre des Finances. Ce dernier lui reproche d'être « un homme du passé » avec lequel « on ne peut pas parler d'avenir ». C'est entre autres une allusion à la longue carrière de François Mitterrand, qui avait été nommé ministre pour la première fois 27 ans plus tôt.

    -Débat du 5 mai 1981: Le débat télévisé de l'entre-deux-tours de l'élection présidentielle française de 1981 reprend les mêmes adversaires qu'en 1974. Cette « revanche » oppose le président sortant Valéry Giscard d'Estaing et son adversaire de gauche, François Mitterrand.

    C'est à cette époque que sont fixées les règles du cahier des charges. Élaborés par Serge Moati et Robert Badinter, conseillers de Mitterrand de l'époque, les 21 points constituant cette réglementation proviennent du fait que Mitterrand s'était trouvé très mauvais face à Giscard d'Estaing.

    On a retenu deux phrases marquantes à l'issue de ce débat, toutes deux de Mitterrand : « Vous avez tendance à reprendre le refrain d'il y a sept ans : l'homme du passé. C'est quand même ennuyeux que, dans l'intervalle, vous soyez devenu, vous, l'homme du passif » et, alors que Giscard d'Estaing l'interroge sur le cours du mark allemand : « D'abord je n'aime pas beaucoup ces manières, je ne suis pas votre élève et vous n'êtes pas le président de la République ici, vous êtes simplement mon contradicteur », avant de donner le chiffre en question.

    -Débat du 28 avril 1988: Le débat télévisé oppose cette fois le président sortant François Mitterrand à son adversaire, le Premier ministre Jacques Chirac, candidats restant en lice pour le second tour de l'élection présidentielle française de 1988.

    Le premier moment le plus marquant est celui où Jacques Chirac lance à François Mitterrand : « Ce soir, je ne suis pas le Premier ministre, et vous n'êtes pas le président de la République, nous sommes deux candidats à égalité […], vous me permettrez donc de vous appeler monsieur Mitterrand. » François Mitterrand lui répond ironiquement : « Mais vous avez tout à fait raison, monsieur le Premier ministre. » Plus tard dans le débat, Jacques Chirac finit par dire « monsieur le président » en s'adressant à François Mitterrand.

    Une grande tension entre les deux hommes est palpable au moment où est évoquée l'affaire Wahid Gordji, diplomate iranien impliqué dans les attentats de fin 1986 à Paris. François Mitterrand affirme que Jacques Chirac lui avait déclaré que le « dossier était écrasant ». « Est-ce que vous pouvez dire, en me regardant dans les yeux, que je vous ai dit que nous avions les preuves que Gordji était coupable ? […] Pouvez-vous vraiment contester ma version des choses en me regardant dans les yeux ? », lance le Premier ministre. « Dans les yeux, je la conteste », répond sèchement le président.

    -Débat du 2 mai 1995: Ce sont Lionel Jospin et Jacques Chirac qui s'opposent lors du second tour de l'élection présidentielle française de 1995.

    Le débat fut moins tendu que les précédentes éditions, avec peu de piques et de petites phrases. L'une des saillies les plus marquantes reste relativement courtoise : il s'agit d'une phrase de Lionel Jospin à propos de la réforme du quinquennat : « Il vaut mieux cinq ans avec Jospin que sept ans avec Jacques Chirac. Ce serait bien long. »

    -Absence de débat en 2002: Le second tour de l'élection présidentielle française de 2002, qui a vu s'opposer le président sortant Jacques Chirac et le représentant de la droite nationale Jean-Marie Le Pen, a été marqué par l'absence de débat entre les deux candidats, Jacques Chirac ayant refusé de débattre avec le candidat frontiste.

    -Débat du 2 mai 2007: L'élection présidentielle de 2007 a vu le premier tour consacrer Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal. Le débat télévisé de l'entre-deux-tours, présenté par Arlette Chabot de France 2 et Patrick Poivre d'Arvor de TF1, a lieu le mercredi 2 mai 2007 à 21 heures. Il est diffusé sur ces deux chaînes de télévision, et relayé par d'autres, ainsi que par des stations de radio, comme RTL, France Inter et France Info.

    Quatre grands thèmes sont abordés : « la conception du pouvoir et les institutions, les problèmes économiques et sociaux, les problèmes dits de société, type éducation, famille, recherche, culture, environnement et les relations internationales avec l'Europe comprise ». Initialement prévue pour une durée de 2 heures, la rencontre durera finalement 39 minutes de plus.

    Ce débat, particulièrement vif, est marqué par la « colère saine » de Ségolène Royal, qui dénonce le « summum de l'immoralité politique » du candidat UMP quant à l'accueil des handicapés dans le système éducatif « normal », ainsi que par des échanges comportant des erreurs factuelles sur l'énergie nucléaire de part et d'autre. Nicolas Sarkozy, qui lui a rétorqué qu'il fallait « être calme pour être président de la République », est sorti vainqueur du débat d'après les enquêtes réalisées par cinq instituts de sondage.

    La Haute Autorité des Médias (HAM) est remplacée par le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication, conformément à l’article 212 de la Constitution. Mais Joseph Kabila ayant compris qu'il pouvait continuer se jouer des journalistes, médias et opposants congolais. Il a fait tripatouillé la Constitution de Liège en corrompant sénateurs et députés. En complicité avec Modeste Mutinga Mutuishayi, Joseph Kabila a placé ses laquais dans le CSAC. Ce dernier pour prouver son indépendance a occupé la tour administrative de la RTNC. Devenue la caisse de résonance du Joséphisme, le CSAC a suivi le chemin tortueux de la HAM avec Modeste Mutinga Mutuishayi. Distribuant des sanctions à la pelle, fermant des médias d'opposition etc...Candidat du peuple, Etienne Tshisekedi n'a eu que 4% de temps d'antenne à la RTNC tandis que Joseph Kabila 87% lors de l'élection présidentielle du 28 novembre 2011. Croire que la régulation des médias fonctionne au Congo-démocratique est une vue d'esprit. Le CSAC est inféodé au pouvoir des joséphistes, si pas son bras armé pour tuer la liberté d'expression en République démocratique.

    Nous sommes nombreux à penser à la disparition pure et simple du CSAC. N'en déplaisent aux prédateurs de la liberté d'expression et leurs mentors !
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