Avertir le modérateur

qg

  • Benoît Hamon quitte la Tour Montparnasse et inaugure son QG de campagne au 48 rue Château d'eau, quartier populaire à Paris !

    Benoît Hamon quitte la Tour Montparnasse et inaugure son QG de campagne au 48 rue Château d'eau, quartier populaire à Paris !

    Benoît Hamon a présenté samedi son équipe pour la campagne présidentielle, qui rassemble des membres des différentes sensibilités socialistes après de profondes divergences pendant la primaire. Donné quatrième du premier tour par les sondages à moins de trois mois du scrutin, l'ancien ministre de l'Education veut rassembler son camp sans renier sa ligne, en rupture avec celle du quinquennat de François Hollande, qu'il juge trop libérale. Rue du château d'eau dans le Xè arrondissement à Paris, l'ancien ministre de l'Education sera dans un quartier qui a porté chance à deux anciens candidats à la présidentielle. En 2002, Jacques Chirac avait loué des locaux au Tapis rouge à moins de 100 mètres de ceux de Benoît Hamon alors qu'en 2007 c'est à 500 mètres de là, rue d'Enghien, que Nicolas Sarkozy s'était établi.

    Benoît Hamon a dévoilé une grande partie de son équipe de campagne ce samedi. Thomas Piketty, Julia Cagé ou encore Aurélie Filippetti figurent dans l'organigramme. Après l'inauguration de son QG ce samedi, Benoît Hamon a dévoilé une grande partie de son équipe de campagne. A la tête de cette équipe, Mathieu Hanotin, fidèle du candidat et député de Seine-Saint-Denis et Jean-Marc Germain, proche de Martine Aubry, seront ses directeurs de campagne.

    Alexis Bachelay (à droite) l'un des porte-paroles de Benoît Hamon. Photo Réveil FM International

    Quelques noms de son secrétariat général ont été révélés avec Agathe Cagé à sa tête. Cette ancienne conseillère de la ministre de l'Education nationale Najat Vallaud-Belkacem, a en partie pensé la réforme du collège. Sa soeur, Julia Cagé, économiste et professeur à Sciences po, se retrouve aussi dans l'équipe, au pôle économie de la gouvernance citoyenne. Toujours au sein du secrétariat général, Ali Rabeh, proche et conseiller de l'ombre de Benoît Hamon, est désormais son chef de cabinet.

    Beaucoup de Montebourg, une pincée de Peillon, un soupçon de Valls... Le candidat PS Benoît Hamon a présenté ses porte-parole et un conseil citoyen pour alimenter sa campagne.

    Le bureau de Benoît Hamon est très épuré, comme vous pouvez le voir sur la photo ci-dessous. On y découvre une affiche de Mohamed Ali et des gants de boxe, une pochette d'un disque de Miles Davis ou encore une photo de Barack Obama. Le candidat PS a aussi posé un buste de Jean Jaures et quelques livres dont ceux de l'économiste grec Yanis Varoufakis, d'Arnaud Montebourg, de son porte-parole Michel Pouzol ou encore de l'économiste libérale Agnès Vardier-Molinié.

    Pas d'armée mexicaine chez Hamon mais sept porte-parole tout de même : le député de l'Essonne Michel Pouzol, un fidèle, la sénatrice Frédérique Espagnac, ancienne attachée de presse de François Hollande, l'ancienne ministre Aurélie Filippetti, épouse d'Arnaud Montebourg, ainsi que Jérôme Guedj, autre pro-Montebourg, l'élue de bondy Aïssata Seck, Naïma Charaï et Sébastien Denaja, proche de Hollande qui avait soutenu Peillon, seront ainsi chargés d'expliquer la parole hamoniste. L'économiste Thomas Piketty a accepté de conseiller Hamon sur l'Europe et les traités européens. Sa compagne, l'économiste Julia Cagé, la philosophe Sandra Laugier et Salah Amokrane, ancien « Motivé » lié au groupe toulousain de musique Zebda, figurent au rang des personnalités qui rejoignent le conseil citoyen du candidat. Ils accompagneront les citoyens tirés au sort qui doivent nourrir la campagne du député des Yvelines.

    Concurrencé à sa gauche par Jean-Luc Mélenchon et à sa droite par Emmanuel Macron, Benoît Hamon est devancé par Marine Le Pen (Front national), Emmanuel Macron (En marche !) et François Fillon (Les Républicains) dans les sondages pour le premier tour, mais il fait mieux que Jean-Luc Mélenchon.

    Lire la suite

  • François Hollande : le premier jour du reste de sa vie !

    François Hollande : le premier jour du reste de sa vie !

    Agir comme un chef d'État tout en ne l'étant pas encore : François Hollande a effectué lundi dernier ses premiers pas de président élu, mais pas désigné. Objectif du jour et de ceux qui vont suivre : préparer discrètement la transition en évitant toute fausse note qui entacherait le début du quinquennat.

    59, Avenue de Ségur (PARIS VIIe), Lundi 7 mai 2012. François Hollande a passé la journée dans son QG de campagne — devenu le « QG de transition » —, recevant la visite (de haut en bas et de gauche à droite) de ses proches, comme sa compagne et son fils, des ambassadeurs des États-Unis et de Chine et de ténors du PS.

    Les émissaires entrent en action. Après avoir passé sa première nuit « présidentielle » dans son appartement du XVe arrondissement, Hollande arrive vers 9 h 30 à son QG de campagne, qu’il a loué jusqu'à fin mai. Dehors, les CRS veillent. Au deuxième étage de l'immeuble, la transition se prépare dans son bureau. Deux hommes clés agissent en coulisse : Pierre Moscovici, son directeur de campagne, et Xavier Musca, le secrétaire général de l'Elysée.

    Les deux énarques se connaissent depuis trente ans. « Les contacts ont été courtois », explique Moscovici, qui s’entretient plusieurs fois avec son interlocuteur. Au menu des échanges téléphoniques, la passation de pouvoir. Ce sera le 15 mai. Et les cérémonies de commémoration de la fin de la Seconde Guerre mondiale, auxquelles Sarkozy a invité Hollande. Les deux hommes déposeront-ils ensemble une gerbe aujourd'hui à 11 heures ?

    Francois Hollande salue par avance « une belle image » pour « la réconciliation ». Pour les détails protocolaires, Nacer Meddah, le secrétaire général de la campagne, est « en liaison étroite » avec Christian Frémont, le directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy.

    Travail et… steaks-frites. Le nouveau président s'enferme avec sa « cellule présidentielle » pour un déjeuner de travail. Le futur secrétaire général de l'Elysée n'étant pas officiellement désigné, les cadres de sa campagne assurent la préparation de la semaine : outre Moscovici, Manuel Valls, Stéphane Le Foll, Aquilino Morelle et Faouzi Lamdaoui sont là. « Aujourd'hui, c'est le travail, même s'il n'y a pas eu de transmission du pouvoir, explique Hollande. J'ai dit que j'étais prêt. Maintenant, je dois l'être complètement. » Il confie à Morelle la préparation du discours pour son investiture.

    La petite équipe passe au peigne fin les prochains rendez-vous. Vendredi ou samedi, le nouveau président fera ses adieux à la Corrèze en réglant les problèmes de succession au conseil général, qu'il dirige depuis mars 2008, et dans la circonscription de Tulle, dont il est toujours le député. L’idée d’organiser un événement symbolique pour célébrer les 31 ans de l’élection de François Mitterrand, le 10 mai, est évoquée. Mais aucune décision n'est prise. La cellule se quitte après s'être fait livrer… des steaks-frites d'une brasserie voisine. Président « normal » ? Hier, l’image de François Hollande prenant un jet privé le 6 mai, au soir de sa victoire, entre Brive et Paris pour faire 450 kilomètres, suscitait un début de polémique.

    Ballet diplomatique et politique. L'essentiel de l'après-midi est consacré aux dossiers internationaux, avec ses conseillers diplomatiques Pascal Brice et Maurice Braud. Depuis son élection dimanche soir, « une longue liste de contacts et de rendez-vous » a été prise, selon Moscovici, qui égrène un par un les messages venus des présidents algérien, polonais… Une découverte pour François Hollande, peu habitué aux rouages de la politique internationale.

    Dans l'après-midi, il s'entretient en anglais avec Jacob Zuma, le président sud-africain, avec Benyamin Netanyahou, le Premier ministre israélien et aussi avec Mahmoud Abbas, le président de l'Autorité palestinienne. Les ambassadeurs chinois et américains, Kong Quan et Charles Rivkin, sont reçus au deuxième étage. « La terre entière défile… » confie un proche.

    Officiellement, le temps des nominations au gouvernement n'est pas encore venu. Mais cela n'empêche pas quelques ministrables et d’autres responsables socialistes, comme Arnaud Montebourg ou Benoît Hamon, de passer une tête au QG.

    Conclusion d'un conseiller du président : « Le jeu de chaises musicales a commencé… » Quittant les lieux vers 20 heures, Hollande s'engage : « Le 15 mai, vous aurez le nom du Premier ministre. »
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu