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  • Njoli Bodjenga: Didier Reynders, Ntaganda et l’élite résistante-patriote-combattante de la RDC.

    Njoli Bodjenga: Didier Reynders, Ntaganda et l’élite résistante-patriote-combattante de la RDC.

    Didi du Vent aura finalement réussi à distraire les Congolais et à détourner leur attention, de la foncière question de l’illégitimité du pouvoir de Kabila, vers l’infructueux débat sur l’extradition de Ntaganda à la Haye. La préoccupation sur le holdup électoral s’est quelque peu estompée pour céder la place à un débat relativement complaisant dont le seul but est de permettre à Kabila de réoccuper le devant de la scène politique. En invoquant cette question, de l’extradition de Ntaganda, Didi van den Tintin savait qu’il trafiquait l’aiguillage du train démocratique congolais pour l’envoyer dans le décor et provoquer une petite hécatombe médiatique qui ferait atténuer pour un temps l’engagement de l’élite congolaise contre le coup d’État de Kabila. C’est réussi, Kabila réapparaît très officiellement et parle comme un chef.

    Kinshasa, Johan Swinnen, l’ancien Ambassadeur de la Belgique en RDC qui fut aussi ambassadeur au Rwanda de 1990 à 1994, Gisèle Mandaïla Malamba, la Joséphiste-entartée et enfarinée à Bruxelles lors de la marche mondiale contre le viol des femmes congolaises, JosepH kabila, président tricheur-usurpateur, Didier Reynders avec sa bière ambrée et Marcellin Chisambo. Photo Réveil FM, archives

    Au passage, quelques mutineries peu crédibles renforcent le détournement de l’attention collective et la réhabilitation du chef tricheur suspecté de crimes contre l’humanité.

    Cela signifie que certains politiciens étrangers sont capables de contrôler non seulement la classe politique congolaise mais l’ensemble de l’élite de ce pays y compris la plus récalcitrante. Il faut donc se poser des questions sur cette mentalité de colonisé qui autorise les étrangers à interrompre n’importe laquelle de nos actions pour nous utiliser à leur guise, comme si on n’avait jamais de priorité.

    Pourquoi une élite avisée peut elle délaisser son combat pour la « vérité des urnes et la conformité de la justice » pour se lancer à corps perdu dans un débat relativement dérisoire ?

    Est-ce à dire qu’on n’arrive pas à imaginer la suite de notre parcours révolutionnaire dans le train du changement qui a ralenti sa course ?

    Pourquoi Reynders est si important alors qu’il n’a jamais caché qu’il travaillait pour Kabila qui lui-même ne représente plus rien pour nous ? Il faut continuer à empêcher la légitimation extérieure du pouvoir de Kabila même si l’on peut croire que cela est peine perdue d’avance. Il faut continuer à poser des actes concrets dans ce sens et l’un de ces actes consiste à responsabiliser les organisateurs de la francophonie sur la faute morale qu’ils s’apprêtent à commettre contre le projet démocratique congolais. Le compatriote Dr. Mpania vient d’expédier un papier dans ce sens. Il faut évidemment compléter notre agenda par des activités appropriées autour des rapports de l’ONU et d’autres réalisations dont le film de Thierry Michel sur l’assassinat de Tchebeya, par exemple. Des propositions plus concrètes suivront…

    Il y a surtout le rôle que nos députés doivent jouer dans le parlement free for all de Ngoy Kuluna. Il faut les aider à bâtir leur plan d’action. Ces dignes fils du pays qui sont au front sont déterminés à combattre pour un État de droit, ils ont démontré leur pugnacité en passant à travers les mailles du filet de la fraude, il faut les alimenter en projets, les inviter pour des échanges directs, les encourager, etc. et cesser de les critiquer inutilement et de s’arrêter sur leurs moindres écarts.

    Ils sont précieux pour la suite du projet, il faut savoir apprécier les nobles efforts des siens.

    Que Ntaganda soit ou non envoyé à la CPI n’aura d’impact ni sur l’illégitimité de Kabila ni sur l’absence de l’impérium pour Tshisekedi. Kabila, qui est un homme seul comme le fut Mobutu, n’a en réalité rien à foutre de Ntaganda qu’il peut extrader si son mentor Kagamé ne s’y oppose pas.

    Or Kagamé peut se passer de Ntaganda comme il a pu se passer de Nkunda et, de toute manière, il ne connait pas vraiment ces généraux Tutsis congolais qui sont capables de s’armer au risque de devenir autonomes et dangereux pour n’importe qui.

    Le CNDP est déjà trop armé pour Kagamé et tant mieux pour lui si on peut l’affaiblir un peu en lui enlevant ses puissants généraux. En bon stratège qu’il est, Kagamé ne peut ignorer cette dynamique dormante qui ira s’amplifiant, contre lui, à mesure que son propre pouvoir s’usera et que l’immense melting-pot culturel congolais absorbera les ridicules revendications de l’infime minorité Tutsie sur la mystérieuse terre papa Simon.

    Arrêter Ntaganda est donc prioritairement une affaire interne des Reynders, Kagamé et Kabila. Il en sera ainsi pour tout autre bougre de général du CNDP qui croira qu’il peut augmenter impunément sa puissance, à l’ombre de gangsters suspicieux, ou qu’il est facile de mettre à genoux une nation reconnue et âprement défendue.

    En conclusion, le projet démocratique congolais ne sera pas plus avancé parce que Ntaganda est transféré à la Haye. Les démocrates congolais devraient donc lâcher ce débat. Le maintien de l’engagement démocratique congolais requiert un effort mental conscient et permanent ainsi qu’une démarche réfléchie par laquelle ont doit constamment s’assurer de rester aligné sur l’objectif ultime qui est la mise en place d’un État de droit. Et cet objectif ultime dépend désormais de la récupération de l’impérium à confier à l’ayant droit le président légitime E. Tshisekedi.

    Il est vrai qu’il faut aussi disqualifier Kabila pour récupérer la force qu’il confisque mais la neutralisation de Ntaganda n’y contribue manifestement pas.

    Restons connectés avec nous élus qui doivent en arracher, pour le moment, dans le parlement de Ngoy Kuluna.

    Il nous appartient d’augmenter leur influence et de les aider à rallier des élus indécis au combat pour la « vérité des urnes et la conformité des résultats à la justice ». Battons-nous comme des adultes qui ont des plans de bataille. La lutte continue, la victoire est certaine.

    Njoli Bodjenga.

  • Didier Reynders au Congo

    Didier Reynders au Congo

    L'article de notre compatriote Njoli Bodjenga depuis le Canada où il réside fera date dans la description de l'alliance contre nature entre les politicailleurs francophones Belges et Joseph Kabila, l'usurpateur du pouvoir au Congo. La Belgique a mis 454 jours sans un gouvernement, aucun congolais n'a levé son doigt pour fustiger cette situation abrancadatesque. Didier Reynder, ministre belge des Affaires étrangères est allé légitimer le pouvoir fraudeur, usurpateur et tricheur de Joseph Kabila au grand mépris de la population congolaise. On se croirait dans l'album de Tintin au Congo oû le petit blanc a réponse à tout et préconise des solutions à chaque problème congolais. Dans le respect de la démocratie et de la vérité des urnes, les Congolais attendent que la Belgique dénonce et condamne le hold-up électoral de Joseph Kabila mais pas qu'elle donne des leçons de démocratie aux congolais. Joseph Kabila qui veut gouverner le Congo par défi sait qu'il a en face de lui tous les Congolais acquisent au changement et à l'alternative. La lutte contre le hold-up électoral de Joseph kabila sera longue et populaire. Et les politicailleurs francophones Belges qui jouent aux collaborationnistes avec un régime dictatorial totalitaire et se montrent conspirationnistes contre la volonté d'un peuple souverain, n'auront qu'à s'en prendre à eux mêmes. Le Congo n'est pas une colonie belge, qu'ils se les disent, n'en déplaisent aux nostalgiques de l'époque léopoldienne.

    En allant pour légitimer le pouvoir tricheur de Joseph Kabila, l'incohérent Didier Reynder s'est atomisé tout seul.

    Pathétique Didi de la colonie de Njoli Bodjenga

    . Didi vient de terminer sa visite en RDC, le Congo de Tintin qui est dans sa tête; le Congo des bamboulas, des sous-humains hors du temps, naïfs et trop gentils auxquels il devait aller dire quoi penser et croire au sujet de leur avenir. Ce n’était évidemment pas nécessaire pour Buana Didi de voyager aussi loin parce qu’il avait déjà dit ce qu’il pensait : les élections gnagnagna, Tshisekedi gnagnagna.

    Didi est quand même allé dans le pays de son fictif ancêtre, Tintin, pour faire la même chose que lui : effectuer une mission civilisatrice et résoudre quelques différends avec des jugements simplets du genre : si 2 bamboulas se disputent un chapeau, coupez le chapeau en 2 et donnez-en une moitié à chacun. Ils seront contents même si une moitié de chapeau ne sert à rien.

    Ceux qui ont attendu Didi comme on peut attendre un contemporain sérieux, pouvant les aider à résoudre un conflit majeur, ont donc perdu leur temps. Mais ils auraient pu l’imaginer puisque Didi s’était assuré de vexer Tshisekedi à l’avance avant de prétendre vouloir le rencontrer dans sa résidence surveillée.

    On peut finalement comprendre que Didi n’est allé en RDC que pour encourager la fuite en avant de son ami le chef bamboula de la nouvelle bananière congolaise avec sa majorité magique, dégotée par les abracadabras de l’oncle Mwando, dans le nébuleux hémicycle de Mulunda Ngoy l’escroc national congolais.

    Dîner de cons chez le pédant ambassadeur de Didi

    Un dîner de cons a été organisé pour Didi, par son pédant ambassadeur en RDS, le Seigneur De Suymachin, dans sa résidence. Le leader maximo qui avait flairé la moquerie a eu le bon réflexe de ne pas s’y rendre pour ne pas faire partie des cons du dîner. Il avait raison, le vieux. Mais les autres chefs du changement s’y sont rendus et il y aurait eu de très enchantés d’être là, des quémandeurs de pitié et d’autres encore qui savaient pas trop bien s’ils devaient être là ou ailleurs. Les Congolais aimeraient sûrement savoir quels rôles ils pensent avoir joué à ce théâtre que l’ambassadeur belge au nom imprononçable avait mis en scène pour Didi du vent.

    Le voyage d’aventures de Didi de la jungle, l’humaniste descendant de Tintin, les Congolais s’en foutent avec les problèmes qu’ils ont. Son dîner de cons ils s’en foutraient aussi si les présumés cons du dîner n’étaient pas des leaders du changement. Les Congolais aimeraient que leurs leaders fassent attention à l’avenir. Les politiciens belges qui soutiennent le projet démocratique congolais se comptent sur les doigts d’une main, ils sont connus. Il faut savoir se faire respecter.

    Didi et Diru, comme Lulu et Gogol avant eux, sont peut-être en train de se marrer en ce moment. Ils savent qu’ils ne pourront jamais apporter un quelconque soutien à la démocratie congolaise qu’ils sont plutôt programmés à empêcher comme ils le font depuis 1960.

    Stratégie du changement

    Il y a du pain sur la planche pour les politiciens du changement. Ils ne devraient pas perdre leur temps avec ceux qui complotent contre la démocratie congolaise et qui, de toute évidence, ont collaboré à la réalisation du holdup électoral en RDC.

    Le dernier conclave des forces du changement était une excellente chose, il faut maintenant donner du corps aux résolutions qui y ont été retenues, continuer à les faire évoluer et les partager. La future bataille ne se fera pas que dans le parlement, comme l’a bien compris l’honorable Lumbala, mais la centaine de parlementaires élus du changement doit rester le fer de lance de la suite du combat pour que la révolution requise se fasse avec un peu moins de désordre et plus d’efficacité. Les élus du changement qui siègent, comme cela leur a été suggéré par la majorité des forces du changement, doivent intensifier les réflexions sur différentes questions qui se posent dans le parcours qui reste à faire. En voici quelques unes :

    1. Comment se maintenir derrière le chef d’État élu, E. Tshisekedi, tout en siégeant au parlement contrairement à son injonction ? On a fait le choix démocratique, et avec raison, de ne pas exécuter cette injonction mais sans renier l’ensemble de son autorité. Comment donner du sérieux à cette apparente contradiction ? Il faut en effet rester derrière Tshisekedi en respect de l’électorat congolais et malgré la divergence, avec lui, quant à la pertinence de siéger avec des faussaires de Mulunda Ngoy l’escroc national. Divergence qui n’est qu’un détail compte-tenu de ce qui reste faire et de ce que le boycott aurait apporté.

    2. Comment maintenir l’explicitation du caractère illégitime du pouvoir de Kabila ? Quelles actions continuer à poser pour que cela reste ainsi compris dans l’opinion ? Il faut donner un contenu concret à cet aspect important de la lutte.

    3. Comment faire pour dénoncer des députés nommés et les faire expulser du parlement ? Les faussaires ne doivent pas être cautionnés par le silence des élus. Il est impérieux de sortir leur liste.

    4. Comment améliorer l’intégration des forces du changement : élus siégeant au parlement des corrompus, société civile, Église, diaspora, étudiants, etc. ? Il ne faut pas espérer que cela se fasse tout seul, il faut agir.

    5. Comment se rapprocher de tous les amis du Congo qui se manifestent à travers le monde et en particulier en Belgique ? Les amis du Congo qui se trouvent en Belgique ou aux USA, par exemple, sont certainement mieux placés pour contrer les ennemis du Congo qui s’y trouvent. Au lieu d’aller jouer aux perdus dans le jardin du pédant ambassadeur belge, il vaut mieux consacrer son temps à initier des contacts avec des « friends of congo » qui se sont déjà affichés et qui sont nombreux.

    6. Comment faire pour impliquer efficacement la rue ? Il ne suffit pas de traiter la population congolaise d’impassible lorsqu’elle ne répond pas à un appel, il faut trouver le moyen de l’impliquer dans la prise en charge de la libération de la nation.

    7. Comment faire dissuader la brutalité des forces de sécurité et faciliter la tenue des manifestations politiques ? Il faut se donner les moyens de conscientiser les policiers et les militaires sur les objectifs du combat en cours et quant à leur responsabilité dans le recul démocratique qui se constate. Il faut arriver à leur faire comprendre qu’ils sont les plus grands perdants parce qu’ils prennent la responsabilité de la répression pour que d’autres pillent leur pays et que eux soient déshonorés.

    8. Quel contenu concret donner au plan d’action des forces du changement, quel calendrier adopter et comment le partager ? Les forces du changement ne peuvent pas être attentistes et réactionnaires. Il faut un plan avec des actions et des dates qui permettent de prendre l’initiative des batailles qui doivent être régulières. Les élus du changement sont mieux placés pour diriger cette planification même si la diaspora peut prendre des initiatives complémentaires. Il est important de cibler des commémorations, des réclamations (libération des prisonniers politiques, licenciement de policiers criminels, changement des institutions corrompues), des conférences, des séminaires, des messes, etc.

    9. Comment exiger la requalification de la Constitution après les tripatouillages que la législature passée n’a pas pu empêcher ?

    10. Comment protéger les forces du changement contre la corruption, le débauchage ?

    11. Comment éviter de se laisser dépasser par un éventuel renversement du régime ?

    12. Comment maintenir tout de même quelques portes ouvertes au dialogue avec les forcenés qui confisquent la force de l’État et qui en abusent ?

    Le travail à faire est donc énorme. Les trois premières questions semblent être parmi les plus urgentes. Les forces du changement, hors parlement en particulier la diaspora, ont sans doute besoin de la liste des députés faussaires nommés par Mulunda Ngoy le pasteur escroc national.

     

    P.S. pour les plus curieux, il y a un long commentaire sur TINTIN AU CONGO sur ce site : http://mondomix.com/blogs/samarra.php/2009/11/28/tintin-au-congo-ou-la-mission-civilisatr.

    Njoli Bodjenga

    31-mars-2012.

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