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  • Les casques bleus à l’UMP !

    Les casques bleus à l’UMP !

    L’UMP déchirée par la guerre Copé-Fillon. A quatre mois de l’élection, en novembre, du président de l’UMP, les deux grands rivaux, François Fillon et Jean-François Copé, sont déjà lancés dans la bataille.La bataille est lancée pour l’élection du patron de l’UMP, qui n’aura lieu qu’en novembre. Samedi, la réunion des cadres au siège du parti a permis aux deux rivaux de compter leurs troupes.

    Dimanche 8 juillet. A quatre mois de l'élection du président de l'UMP, les deux grands rivaux, François Fillon et Jean-François Copé, seont déjà lancés dans la bataille. Dessin d'Olivier Ranson dans le Parisien et Aujourd'hui.

    François Fillon et Jean-François Copé

    Il est concentré, l’œil rivé sur la ligne d’arrivée. François Fillon est déjà tout à sa course. C’était samedi… aux 24 Heures du Mans Classic, un trophée mythique de vieux bolides que l’ex-Premier ministre n’aurait manqué pour rien au monde, lui qui dut déjà par deux fois renoncer à sa passion du volant, trop pris à Matignon.

    Résultat, c’est en coup de vent, ou presque, qu’il est passé hier matin à la réunion des cadres de l’UMP au siège, à Paris. Et tout juste y a-t-il croisé son vrai adversaire : Jean-François Copé, l’autre concurrent à la présidence de l’UMP. Un fauteuil ô combien stratégique dans la perspective de la reconquête de l’Elysée en 2017.

    Les casques bleus à l’UMP !

    L’élection pour la tête de l’UMP n’aura lieu que les 18 et 25 novembre, mais la bataille est bien lancée. Elle a débuté dès le soir de la défaite de Sarkozy à la présidentielle. Et tous les coups sont permis : voilà Fillon, porté par les sondages, qui prend tout le monde de court en se déclarant déjà candidat et en engrangeant les soutiens de poids; voici Copé qui mène de facto campagne en usant de sa fonction de secrétaire général du parti, jouant les « chefs de famille ». Tandis que les lieutenants des deux camps multiplient les petites phrases assassines… au point que Xavier Bertrand réclame « l’envoi de casques bleus à l’UMP »!

    D’autres, comme Juppé et Raffarin, se posent en sages et en recours au cas où cette « guerre des ego » dégénérerait. Auraient-ils été entendus? Hier, au siège, Copé et Fillon ont rengainé les armes devant les cadres départementaux. Chacun a joué sa partition. Fillon se plaçant au niveau de Hollande et Ayrault en prononçant un quasi-discours de politique générale. Copé, plus pragmatique, insistant sur « la nécessité de l’unité du parti » et fixant pour premier objectif la création « des conditions d’une vague bleue aux élections locales de 2014 ».

    Une certitude en tout cas : les militants, déjà sonnés par la défaite, aspirent à l’apaisement. Tandis que la gauche au pouvoir se frotte les mains de voir une droite si occupée à se déchirer…

    Personne ne veut porter la responsabilité de la défaite aux législatives. Et ils sont au moins deux à déjà se positionner pour la présidentielle de 2017...

    Pas une journée ne se passe sans qu'il y ait une escarmouche entre tel ou tel responsable de l'UMP. Le dernier en date est survenu hier, lors du bureau politique de l'UMP : Nadine Morano a violemment pris à partie François Fillon pour ne l'avoir pas soutenue après que l'humoriste Gérald Dahan l'a piégée en se faisant passer pour un responsable du Front national.

    Ce lavage de linge sale en famille s'explique, bien sûr, par la double défaite de la présidentielle et des législatives. Mais aussi par la perspective de l'échéance électorale de 2017. Une candidature à la magistrature suprême se prépare en effet longtemps à l'avance.

    Depuis 2009, Jean-François Copé ne fait pas mystère de son intention d'être candidat à l'élection présidentielle de 2017. En revanche, François Fillon, tenu à une certaine réserve du fait de son poste de Premier ministre, taisait ses propres ambitions pour l'Elysée. Mais ce secret a toujours été un secret de polichinelle.

    Nicolas Sarkozy n'est plus là pour arbitrer

    Le retrait de Nicolas Sarkozy de la vie politique a contraint chacun des deux protagonistes à se découvrir davantage. Faute d'un chef pour les départager, chacun des prétendants doit écarter son rival avant que celui-ci l'élimine. La première manche a été remportée par Jean-François Copé. C'est l'un de ses fidèles, Christian Jacob, qui a été choisi hier, mercredi, par les députés UMP pour être leur président de groupe à l'Assemblée nationale.

    Mais François Fillon n'a pas tout perdu. Il a enregistré le ralliement d'un poids lourd de l'UMP, Valérie Pécresse, jusqu'ici une inconditionnelle de Copé.

    "J'ai de l'amitié pour Jean-François Copé, déclare celle-ci dans le Figaro d'aujourd'hui. Je ne m'en cache pas, je l'ai toujours assumé. (.) Mais aujourd'hui, je considère en conscience que le meilleur pour nous faire gagner en 2017, c'est François Fillon"

    Une prise de position qui intervient à un moment clé. Le prochain congrès de l'UMP doit se tenir entre le 15 septembre et le 15 novembre. Et son secrétaire général, Jean-François Copé, est sérieusement contesté. On lui reproche sa ligne du "ni-ni" au second tour des élections législatives (ni le Front national, ni le Parti socialiste). Elle aurait fait perdre de précieuses voix centristes à plusieurs députés battus.

    Se rapprocher du FN ou s'allier aux centristes ?

    Cet affrontement des égo se double d'un débat de fond sur la conduite à tenir à l'égard du Front national.

    Coté Copé, (Thierry Mariani, Lionel Luca, Christian Estrosi, Claude Goasguen…) on prône une droite décomplexée qui en reprenant quelques-uns des thèmes du Front national (les étrangers, la sécurité, l'assistanat…), asphyxierait le parti de Marine Le Pen. Bref, l'idée est de renouer avec la stratégie victorieuse qui fut celle de Nicolas Sarkozy en 2007.

    Chez Fillon (Xavier Bertrand, Laurent Wauquiez, Nathalie Kosciusko-Morizet, Gérard Larcher…) en revanche, on souhaite renouer avec les fondamentaux de la droite parlementaire. En gros, on préfère récupérer les centristes qui se sont égarés chez François Bayrou puis François Hollande lors de la présidentielle plutôt que de lorgner vers Marine Le Pen...
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