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  • Genève: Dr. Denis Mukwege de l'hôpital de Panzi à Bukavu "Viols des femmes congolaises, même le ciel ne pleure plus"

    Genève: Dr. Denis Mukwege de l'hôpital de Panzi à Bukavu "Viols des femmes congolaises, même le ciel ne pleure plus"

    Réunions débats sur la promotion et la protection des droits des femmes dans les situations de conflit et d'après conflit. Le Comité pour l'élimination de la discrimination à l'égard des femmes a tenu, le jeudi 18 octobre 2012 à Genève, une réunion spéciale consacrée au trentième anniversaire de la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes. La réunion avait pour thème "la promotion et la protection des droits des femmes dans les situations de conflit et d'après conflit, en se fondant sur l'expérience de l'Afrique francophone".

    Le jeudi 18 octobre 2012 à Genève, une réunion spéciale consacrée au trentième anniversaire de la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes. La réunion avait pour thème "la promotion et la protection des droits des femmes dans les situations de conflit et d'après conflit, en se fondant sur l'expérience de l'Afrique francophone".

    Des déclarations liminaires ont été faites par Mme Silvia Pimentel, Présidente du Comité; Mme Kyung-wha Kang, Haut-Commissaire adjointe aux droits de l'homme; M. Ridha Bouabid, Observateur permanent de l'Organisation internationale de la Francophonie; et Mme Zainab Hawa Bangura, Représentante spéciale du Secrétaire général pour la lutte contre la violence sexuelle dans les conflits.

    Le Dr Denis Mukwege, victime d'une tentative d'attentat jeudi dernier à Bukavu, en République démocratique du Congo, et sa famille se trouvent depuis lundi en Belgique, où il a trouvé asile. Un homme, un gardien, a été tué lors de cette attaque, survenue au domicile du médecin.

    La Présidente du Comité, qui animait les débats, a notamment annoncé que l'une des priorités du Comité est l'élaboration d'une Recommandation générale sur les femmes dans les situations de conflit et d'après conflit.

    La Haut-Commissaire adjointe a pour sa part souligné que le Comité est devenu le porte-parole des droits des femmes à travers le monde. Mme Kang a également relevé que le concept de justice réparatrice s'est renforcé au cours des dernières années, permettant de prendre en compte la situation et les besoins des victimes et non seulement de punir les coupables.

    Le représentant de l'OIF a rappelé les défis qui demeurent pour mettre fin à la violence à l'égard des femmes et a souligné que les femmes sont des actrices de premier plan en matière de développement et dans la promotion de la paix.

    La Représentante spéciale du Secrétaire général pour la lutte contre la violence sexuelle dans les conflits a notamment souligné qu'une attaque contre les femmes dans un contexte de conflit armé constitue une attaque contre les familles, les communautés et l'État de droit.

    La séance s'est ensuite organisée en deux réunions-débats, la première portant sur les expériences vécues en Afrique francophone, la seconde sur les perspectives d'avenir et «Comment faire de la promotion et de la protection des droits de la femme un instrument de renforcement de la paix?».

    Animé par M. Bacre Ndiaye, Directeur de la Division du Conseil des droits de l'homme et des procédures spéciales du Haut-Commissariat aux droits de l'homme, le débat sur les expériences vécues en Afrique francophone a vu la participation de Mme Pramila Patten, membre du Comité et de la Commission d'enquête pour la Guinée;

    de M. Denis Mukwege, Médecin Directeur de l'hôpital Panzi Bukavu en République démocratique du Congo;

    et de Mme Oumou Touré, Directrice de la coordination des Associations et organisations non gouvernementales féminines du Mali.

    Mme Patten a notamment souligné que la lutte contre l'impunité pour les auteurs de violences sexuelles est essentielle pour s'acheminer vers une paix et une réconciliation nationale durable en Guinée.

    M. Mukwege a insisté sur la nécessité de sensibiliser et d'éduquer les enfants et les jeunes à l'égalité entre les femmes et les hommes, ainsi qu'à une culture de non-violence respectueuse de la dignité humaine, afin de prévenir les violations des droits de l'homme, dont les violences sexuelles.

    Mme Touré, a pour sa part relevé que, malgré toutes les dispositions juridiques prises en faveur des femmes, ces dernières ne peuvent pas jouir effectivement de leurs droits en raison de nombreuses contraintes sociales, économiques, militaires, juridiques et techniques. Elle a témoigné de la situation actuelle du Mali, rappelant que le pays est coupé en deux et que la population, en particulier les femmes, subit des violations des droits de l'homme massives en toute impunité.

    La réunion-débat sur les perspectives d'avenir, animée par Mme Jane Connors, Chef de la Section des Procédures spéciales du Haut Commissariat aux droits de l'homme, a vu la participation de Mme Nicole Ameline, Vice-Présidente du Comité; de M. Michel Forst, Expert indépendant sur la situation des droits de l'homme en Haïti et Président du Comité de coordination des procédures spéciales; et de M. Chaloka Beyani, Rapporteur spécial sur les droits de l'homme des personnes déplacées dans leur propre pays. Mme Ameline a rendu compte des travaux et les réflexions du groupe de travail du Comité dans les situations de conflits et post-conflits.

    M. Forst a partagé des exemples concrets du rôle que peuvent endosser les institutions nationales des droits de l'homme dans la résolution de conflits et dans les phases de transition en tant qu'interfaces entre le gouvernement et la société civile. M. Beyani a évoqué le cas des femmes déplacées dans les pays en situation de conflit ou d'après conflit, soulignant le rôle fondamental qu'elles ont au sein de leurs familles et de leurs communautés en temps de crise.

    En conclusion des débats, Mme Dilek Elveren est intervenue au nom de l'Organisation internationale de la Francophonie afin d'appeler la communauté internationale à la vigilance, car si la situation des femmes peut s'améliorer au cours des périodes de transition, les acquis peuvent également être fragilisés au cours de la période après un conflits.

    Les délégations du Rwanda, de la France, de l'Australie, d'Haïti et de l'Autriche ont participé aux débats, de même que le Fonds des Nations Unies pour les activités en matière de population et l'organisation non gouvernementale Femme Africa Solidarité.

    Le Comité a tenu, la séance de clôture de sa cinquante et unième session, au cours de laquelle il a examiné, depuis son ouverture le 1er octobre dernier, les rapports du Chili, des Comores, de la Guinée équatoriale, du Togo et du Turkménistan.

    Déclaration liminaires

    MME SILVIA PIMENTEL, Présidente du Comité pour l'élimination de la discrimination à l'égard des femmes, a souligné que la la communauté internationale a intensifié ses efforts, depuis plusieurs années, pour assurer l'intégration des droits des femmes dans le dispositif de protection des droits de l'homme en temps de conflits armés et pour favoriser la participation des femmes aux processus de paix. Elle a ainsi souligné que le Comité, face aux répercussions dramatiques des conflits sur la réalisation des droits des femmes, avait créé un groupe de travail afin d'inclure ces questions dans le cadre de son mandat.

    Estimant qu'il est nécessaire de rappeler aux États parties leurs obligations pendant et après les conflits armés. L'une des priorités du Comité est donc l'élaboration d'une Recommandation générale sur les femmes dans les situations de conflit et d'après conflit.

    En conclusion, elle a jugé essentiel que les femmes soient mieux représentées dans les institutions et les mécanismes de consolidation de la paix, dans la prise de décision, et dans l'élaboration des politiques et leur mise en œuvre.

    MME KYUNG-WHA KANG, Haut-Commissaire adjointe aux droits de l'homme, a souligné que le Comité pour l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes est devenu le porte-parole des droits des femmes à travers le monde. Le Haut-Commissariat estime que le travail du Comité est essentiel pour les activités de plaidoyer qu'il mène en matière de promotion des droits fondamentaux des femmes.

    Elle a aussi souligné qu'en cas de violence contre les femmes, la protection des victimes et l'engagement de poursuites contre les auteurs sont essentielles, tout comme les réparations.

    À cet égard, Mme Kang a relevé que le concept de justice réparatrice s'est renforcé au cours des dernières années, permettant de prendre en compte la situation et les besoins des victimes et non seulement de punir les coupables.

    M. RIDHA BOUABID, Observateur permanent de l'Organisation internationale de la Francophonie, a déclaré que les avancées enregistrées au cours des trois dernières décennies ne peuvent occulter les défis qui demeurent. Condamnant les violences subies par les femmes en situation de conflit armé, il a souligné l'importance de faire des femmes des actrices de la paix.

    M. Bouabid a ensuite évoqué le principe de la responsabilité de protéger les femmes et les enfants qui font face à des dangers imminents, appelant de ses vœux la mise en œuvre effective de la résolution 1325 adoptée en 2000 par le Conseil de sécurité. Dans ce cadre, le renforcement des capacités des femmes est au cœur de la stratégie de la Francophonie dans le domaine de l'égalité entre hommes et femmes. Les femmes sont des actrices de premier plan ayant les compétences, la force et le potentiel qui manquent souvent aux processus de paix, a-t-il conclu.

    MME ZAINAB HAWA BANGURA, Représentante spéciale du Secrétaire général chargée de la lutte contre les violences sexuelles dans les conflits armés, a souligné que les femmes constituent l'épine dorsale de la société. Le Conseil de sécurité, reconnaissant l'effet disproportionné des conflits armés sur les femmes, a adopté la résolution 1325, suivie des résolutions 1820, 1888 et 1960.

    La résolution 1820 de 2008 est historique car elle reconnaît que la violence sexuelle et les intimidations dans le cadre de conflits armés est préjudiciable à la paix, à la sécurité et à une réconciliation durable, et nécessite des mesures efficaces tendant à prévenir et réprimer ces actes de violence sexuelle. Une attaque contre les femmes au cours d'un conflit armé ou après la fin d'un conflit constitue une attaque contre les familles, les communautés et l'État de droit.

    Mme Bangura a rappelé les cinq points de la feuille de route établie par son prédécesseur dans le but de mettre un terme à la violence sexuelle dans le contexte des conflits armés.

    En premier lieu, il est primordial de mettre un terme à l'impunité des auteurs et assurer la justice pour les victimes.

    Deuxièmement, la protection et l'émancipation des femmes sont les deux piliers d'une solution pour empêcher la violence sexuelle.

    Troisièmement, il faut engager la communauté internationale à renforcer la mise en œuvre des résolutions du Conseil de sécurité sur la question.

    En outre, la communauté internationale doit agir de façon coordonnée et assurer la cohérence des mesures prises en la matière.

    Cinquièmement, le monde doit reconnaître que le viol est utilisé en tant que tactique de guerre.

    La Représentante spéciale a ajouté à ces cinq points un sixième qui concerne les responsabilités nationales: les solutions ne pourront pas être imposées de l'extérieur et il faut donc s'assurer de l'appropriation de ces processus au niveau national.

    En conclusion, Mme Bangura a souligné l'importance de reconnaître que les droits des femmes sont des droits de l'homme et qu'il faut lutter contre les discriminations subies par les femmes.

    Panel sur le bilan des expériences vécues en Afrique francophone

    Exposés

    MME PRAMILA PATTEN, experte du Comité pour l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes, a déclaré que l'Afrique sub-saharienne a été le théâtre, au cours des dernières années, de conflits armés constituant un véritable désastre pour les droits de l'homme.

    Les femmes, en raison de leur place dans la société et de leur sexe, sont particulièrement touchées. Ainsi, elles représentent 80% des réfugiés et des personnes déplacées. Mme Patten a évoqué les évènements qui ont mené au massacre du 28 septembre 2009 à Conakry en Guinée et à la création d'une Commission d'enquête internationale sur ces évènements, dont elle a été membre.

    La Commission a conclu que la Guinée a violé plusieurs dispositions des conventions internationales des droits de l'homme qu'elle a ratifiées, y compris la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes.

    Trois ans après, l'instruction judiciaire au niveau national demeure lente, notamment en raison du manque de moyens de la justice guinéenne.

    À ce jour, six militaires ont été inculpés, tout comme le Ministre de la santé et le lieutenant-colonel qui dirigeait les gendarmes dans le stade. En outre, près de 250 victimes ont été auditionnées par les juges. La lutte contre l'impunité est une étape essentielle pour le rétablissement de la paix en Guinée, a-t-elle souligné.

    Dans ce cadre, il faut reconnaître que la Cour pénale internationale a joué un rôle important en maintenant la pression sur les autorités guinéennes pour qu'elles s'engagent sur la voie de la lutte contre l'impunité, qui est à la base d'un État de droit stable.

    En conclusion, Mme Patten a exprimé l'espoir que la communauté internationale reste saisie de la situation en Guinée afin de répondre à la soif de justice exprimée par les victimes.

    M. DENIS MUKWEGE, Médecin Directeur de l'hôpital de Banzi Bukavu (République démocratique du Congo), a déclaré que même en temps de paix, les droits de la femme ne sont pas toujours respectés, de nombreux groupes ethniques ayant conservés des pratiques traditionnelles qui perpétuent l'asservissement des femmes.

    «Tout compte fait, en temps de paix et encore moins en temps de conflits, les droits des femmes ne sont pas protégés», a-t-il estimé.

    M. Mukwege a souligné que la promotion et la protection des droits de la femme sont des facteurs de développement et de croissance économique.

    Portant son attention sur le processus de transition que connaît la République démocratique du Congo ces dernières années, notamment sur le non-fonctionnement de la Commission Vérité et Réconciliation, il a souligné le manque de vérité, l'absence de poursuites judiciaires, de réforme institutionnelle et de réparations.

    Les victimes n'ont pas été reconnues comme telles et les auteurs n'ont pas été identifiés. L'impunité règne jusqu'à ce jour et les processus de désarmement, de démobilisation, de réintégration, de réinsertion et de contrôle ont été des échecs, a-t-il estimé.

    Pour terminer, il a souligné que la promotion et la protection des droits des femmes passeront inévitablement par l'éducation des enfants.

    Dans ce contexte, les organisations internationales doivent participer à la vulgarisation des droits des femmes dans les pratiques sociales en temps de paix, afin de prévenir leur violation en temps de conflits.

    MME OUMOU TOURÉ, Présidente de la Coordination des associations et organisations non gouvernementales féminines du Mali (CAFO), a relevé que, malgré toutes les dispositions juridiques prises en faveur des femmes, ces dernières ne peuvent pas jouir effectivement de leurs droits en raison de nombreuses contraintes sociales, économiques, militaires, juridiques et techniques.

    Abordant la situation actuelle du Mali, elle a rappelé que le pays est coupé en deux et que la population, en particulier les femmes, subit des violations des droits de l'homme massives en toute impunité.

    De plus, des enfants sont enrôlés de force au sein de forces armées et de nombreux viols sont commis, sans que quiconque ne relève ces violations des droits de l'homme. Par ailleurs, les islamistes mènent campagne auprès des populations pauvres afin de les recruter.

    Débat

    Le Rwanda a déclaré que l'éducation des femmes constituait une priorité nationale.

    La France a pour sa part relevé l'importance d'une mobilisation sans relâche de la communauté internationale en faveur de la promotion des droits des femmes. La question doit rester à l'ordre du jour international et toutes les parties prenantes doivent être mobilisées. «En temps de conflit armé, il est plus dangereux d'être femme que combattant». La France s'interroge sur les moyens d'assurer la cohérence des actions menées par l'ensemble des acteurs au niveau international, tout en saluant le fait qu'elles se multiplient.

    L'Australie a déclaré que les femmes jouent un rôle crucial pour garantir que les trois piliers du développement durable se mettent en place. En Indonésie et au Népal, l'Australie a appuyé la mise en place de stratégies d'appui pour promouvoir la participation des femmes aux processus de paix.

    Le Fonds des Nations Unies pour les activités en matière de population, a déclaré être à l'œuvre pour changer les comportements machistes qui sont à la base de la violation des droits des femmes au cours des conflits armés.

    L'organisation Femme Africa Solidarité s'est interrogée sur les moyens de coordonner les mécanismes de droits de l'homme pour prévenir les violations des droits de l'homme. Comment faire en sorte que la Guinée ou la République démocratique du Congo appliquent effectivement les recommandations qui leur sont adressées, s'est-elle encore demandée. En conclusion, elle a appelé à envoyer une mission vers le Mali pour y examiner la situation.

    Mme Meriem Belmihoub-Zerdani, membre du Comité, a fait part de sa propre expérience de victime des sévices commis par les forces armées françaises au cours de la guerre d'Algérie. Elle a demandé ce qui peut être fait pour que les victimes puissent aider d'autres victimes.

    Mme Zohra Rasekh, Vice-Présidente du Comité, a témoigné des exactions commises en Afghanistan sous le régime des taliban.

    Conclusions des panelistes

    MME TOURÉ a déclaré que des actions concrètes devront être prises, notamment pour assurer la coordination de tous les acteurs engagés sur ce terrain.

    M. MUKWEGE a relevé que les dirigeants actuellement en place sont eux-mêmes responsables d'exactions contre les femmes. Dès lors, l'application de la résolution 1325 reste hypothétique, car la volonté politique fait défaut.

    MME PATTEN a indiqué qu'un rapport exceptionnel a été demandé par le Comité à la Guinée et a notamment souligné, dans ce contexte, que les efforts se multiplient dans ce pays en faveur des droits des femmes. Il faut toutefois relever une certaine incohérence dans les efforts et il est nécessaire d'harmoniser les actions entreprises et de tenir des consultations et des échanges de vue entre tous les acteurs concernés.

    Panel sur sur les perspectives d'avenir

    Exposés

    MME NICOLE AMELINE, Vice-Présidente du Comité pour l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes, a souligné que les États ont la responsabilité principale de garantir le respect des droits des femmes. La participation des femmes aux processus de paix, à parité avec les hommes, est une condition préalable et indispensable à l'établissement d'une paix durable.

    L'experte a relevé la pertinence de la Convention aussi bien en temps de guerre qu'en temps de paix. En outre, Mme Ameline a rappelé que la définition de la discrimination au sens de l'article 2 de la Convention vise l'ensemble des violences constatées durant les périodes de crise et de conflit.

    L'interdiction de la discrimination comporte trois obligations: l'élaboration d'un cadre juridique adapté, l'adoption de mesures concrètes pour protéger les femmes contre les pratiques discriminatoires, l'action pour assurer la reconnaissance et la promotion de l'égalité entre hommes et femmes.

    Ces obligations sont essentielles, notamment dans les périodes transitionnelles et post-conflits, s'agissant en particulier de la lutte contre l'impunité. La période post-conflit est cruciale pour assurer l'égalité dans tous les secteurs, a-t-elle ajouté, avant d'appeler à lier de manière cohérente les politiques de développement et les actions humanitaires.

    M. MICHEL FORST, Expert indépendant du sur la situation des droits de l'homme en Haïti et Président du Comité de coordination des Procédures spéciales du Conseil des droits de l'homme, a abordé pour sa part le rôle des institutions nationales des droits de l'homme, qui constituent souvent l'interface entre le gouvernement et la société civile dans la promotion et la protection des droits des femmes.

    Il a noté que de nombreuses institutions nationales des droits de l'homme se sont vues confier des missions de médiation ou de réflexion sur la mise en place de mécanismes de justice transitionnelle ou de travail sur la mémoire, notamment au Rwanda, au Burundi ou encore en Afrique du Sud. Ces institutions ont formulé de nombreuses critiques et recommandations sur la capacité de leur État à élaborer des politiques et des stratégies cohérentes et concertées s'agissant de la question de la violence contre les femmes et les conflits armés.

    Malheureusement, ces recommandations n'ont pas toujours été très écoutées, en dépit de la qualité du travail fourni.

    M. Forst a également abordé la délicate question du comportement des opérations de maintien de la paix et de l'impact désastreux de certains de leurs personnels.

    Des actes commis par quelques casques bleus dans certains conflits en Afrique ont en effet porté atteinte à l'action des Nations Unies sur le continent. Les institutions nationales des droits de l'homme pourraient avoir à ce titre un rôle spécifique pour recueillir les témoignages et documenter les plaintes en vue de les transmettre aux Nations Unies.

    En conclusion, M. Forst a appelé à lutter contre l'impunité, y compris au sein du personnel des opérations de maintien de la paix.

    M. CHALOKA BEYANI, Rapporteur spécial sur les droits de l'homme des personnes déplacées dans leur protpre pays, a évoqué la mission qu'i la effectuée en Côte d'Ivoire en juillet 2012.

    Il a rappelé qu'en mars 2011, à l'apogée de la crise, le nombre de personnes déplacées à l'intérieur des frontières ivoiriennes était estimé à environ un million, tandis que 200 000 avaient cherché refuge à l'étranger.

    Près d'un an et demi après, en juillet 2012, les Nations Unies estimaient qu'il restait entre 50 000 et 80 000 personnes déplacées. Ces dernières vivaient dans des conditions très difficiles, sans solution durable au niveau du logement ou du travail.

    De nombreux cas de violence sexuelle ont été recensés. En conséquence, le conflit et le déplacement de population qu'il a impliqué ont augmenté la vulnérabilité des femmes.

    Les femmes doivent participer activement à la réinstallation des personnes déplacées et l'ensemble des acteurs doivent coopérer pour contribuer efficacement à la promotion des droits des femmes, a-t-il conclu.

    Débat

    Haïti a fait valoir que son gouvernement comporte un ministère de la condition féminine et des droits de la femme. Il a aussi indiqué qu'un quota de femmes est désormais en vigueur concernant les postes dans l'administration publique. Haïti déplore toutefois le manque de moyens qui empêche la pleine mise en œuvre des programmes dans ce domaine.

    L'Autriche a fait part d'un programme qu'elle a mis en place pour encourager les femmes à participer aux processus de paix, notamment en Afrique.

    Conclusion

    MME DILEK ELVEREN, Spécialiste du programme «Égalité femmes/hommes» de l'Organisation internationale de la Francophonie, a relevé que les débats ont permis de mettre en évidence le caractère primordial de l'autonomisation des femmes pour leur permettre de prendre pleinement part aux processus de paix et de reconstruction post-conflit.

    Elle a estimé que les contextes de conflit perturbent l'ordre démocratique et affectent la jouissance des droits de l'homme. En outre, les femmes sont généralement plus durement touchées que les hommes pour de nombreuses raisons évoquées.

    Les grandes décisions stratégiques et budgétaires doivent être l'objet de consultations qui intègrent pleinement les femmes. Mme Elveren a conclu en appelant à la vigilance, car si la situation des femmes peut s'améliorer au cours des périodes de transition, les acquis peuvent également vaciller au cours des périodes post-conflits.
  • Primature: La nomination de Matata Ponyo par Joseph Kabila, une surprise ?

    Primature: La nomination de Matata Ponyo par Joseph Kabila, une surprise ?

    Après un faux crash dont la boîte a transité par Kigali avant de retrouver au pays de l'oncle Sam, jusque-là il n' y a jamais eu publication des résultats d'enquête du crash qui a coûté la vie à Augustin Katumba Mwanké, le 12 février dernier. Voilà que maintenant Joseph Kabila usurpateur et prestidigitateur fait vivre aux Congolais la nomination d'un faux rescapé. Décidément en République démocratique du Congo, c'est mascarade sur mascarade. Avant le fameux faux crash de Bukavu, dont tous les apparatchiks du Joséphisme sont sortis vivant sauf Augustin Katumba Mwanké "dieu le père", Matata Ponyo alors ministre des Finances avait imposé la TVA (Taxe sur la valeur ajoutée ) en remplacement de l'ICA. TVA dans un pays où 90% vivent de la débrouille et de l'informel. Dans un pays où les fonctionnaires: médecins, magistrats, professeurs, policiers, militaires...sont payés au lance-pierres voire impayés, sauf les mangeristes, mangercrates, et mammouths Joséphistes qui sont vautrés à la mangeoire, imposer la TVA au gagne-petit n'a pas offusqué la conscience de l'argentier de Joseph Kabila devenu, Premier ministre !

    Après le faux crash de Bukavu du 12 février dernier, Matata Ponyo est-il devenu le prisonnier de Joseph Kabila ? Photo Réveil FM, archives

    Sans doute le gouvernement congolais avait visé la création d'une poche certaine qui lui servirait de sources d'alimentation d'argent en vue d'un enrichissement rapide et sans cause.La nomination de Matata Ponyo à la primature ne peut étonner que ceux qui ne suivent pas les informations venant du bled. Car les journaux coupagistes et thuriféraires de Kinshasa n'ont fait que ça ces derniers jours , préparer les esprits à la nomination du rescapé du faux crash de Bukavu alors que Matata Ponyo est nommé Premier ministre pour que la vérité sur le crash qui a coûté la vie à Augustin Katumba Mwanké n'éclate pas au grand jour. Matata Ponyo est prisonnier de Joseph Kabila. Le titre du journal le Potentiel est révélateur du conditionnement des esprits: En RDC, la Primature échappe à 3 provinces depuis 1960 !. Angelo Mobati écrit: Les Congolais attendent avec beaucoup d’«impatience» la nomination, par le président de la République, du Premier ministre de l’Exécutif issu des législatives de novembre 2011.

    «A l’exception peut-être du chef de l’Etat, tout le monde est impatient», entend-on dire mardi 17 avril dans les milieux intéressés par cet événement politique. «Car, le président Joseph Kabila doit porter son choix sur une personnalité liant l’expertise à la noblesse de la fonction de chef de gouvernement. Mais, où va-t-il trouver cet oiseau rare, lui qui se plaignait dans la presse de n’avoir pas autour de lui 15 collaborateurs sur lesquels il peut se reposer ?», commentent des analystes politiques.

    L’histoire renseigne que la République démocratique du Congo a connu quelque 28 Premiers ministres depuis son accession à la souveraineté nationale et internationale, le 30 juin 1960.

    Sur les 11 provinces qui composent le pays, 3 n’ont pas encore été représentées à la Primature, en l’occurrence le Nord-Kivu, le Maniema et la ville-province de Kinshasa. «De par leurs fonctions de président du Collège des commissaires généraux, Albert Ndele du Bas-Congo (20 septembre - 3 octobre 1960) et Justin-Marie Bomboko de l’Equateur (4 octobre 1960 - 9 février 1961) sont comptés parmi les Premiers ministres de la RDC», selon des historiens.

    D’autres personnalités ont occupé ce poste respectivement à 3 reprises (Léon Kengo et Etienne Tshisekedi) et 2 reprises (Joseph Ileo, Jean Nguz et Antoine Gizenga).

    Les 8 provinces ayant déjà aligné un Premier ministre sont les suivantes : Bandundu (André Bo-Boliko, Joseph Nsinga, Bernardin Mungul, Antoine Gizenga, Adolphe Muzito), Katanga (Moïse Tshombe, Evariste Kimba, Jean de Dieu Nguz, Vincent de Paul Lunda), Kasaï Oriental (général Mulamba Nyunyu, Mpinga Kasenda, Mulumba Lukoji, Etienne Tshisekedi), Equateur (Joseph Ileo, Cyrille Adoula, Jules Sambwa, Léon Kengo), Kasaï Occidental (Evariste Mabi), Province Orientale (général Likulia), Sud-Kivu (Faustin Birindwa) et Bas-Congo (Albert Ndele).

    A l’analyse de la configuration actuelle des institutions de la République, il se remarque que le bureau de l’Assemblée nationale est constitué du Bas-Congo, du Katanga, du Bandundu, du Nord-Kivu, de la Province Orientale, du Sud-Kivu et du Kasaï Occidental. «Restent dans la course à la Primature la ville-province de Kinshasa et le Maniema», relève-t-on.

    Sommes-nous tous naïfs pour gober un tel article à quelques jours avant la nomination de Matata Ponyo qui est originaire de la province du Manièma ?

    Nous espérons vivement que Matata Ponyo n'ira pas festoyer sa nomination avec uniquement les « Kambelembele, Boatoto ya kwetu », ressortissants de Kibombo, Kasongo, Pangi, Punia, Lubutu, Wamaza et Kaïlo ! Bizarre tout de même que Joseph Kabila qui a nommé Matata Ponyo n'a jamais fêté sa réélection !

  • Crash de Bukavu du 12 février dernier qui a coûté la vie à Katumba Mwanké "dieu le père", où se trouve la boîte noire ?

    Crash de Bukavu du 12 février dernier qui a coûté la vie à Katumba Mwanké "dieu le père", où se trouve la boîte noire ?

    M'zée Djamba Yohé, l'Encrier de l'Atlantique du Nord demeurera dans l'histoire de la presse congolaise, le seul journaliste congolais qui a posé cette question de la boîte noire de l'avion qui avait craché à Bukavu, le 12 février dernier et dans son article, nous avons eu droit à un cour d'aéronautique. Pourquoi les autorités congolaises n'ont jamais exhibé la boîte noire de l'avion Air Katanga Express ? A Réveil FM International, depuis le malheureux évènement, nous avons laissé les autres s'exprimer, un profil bas assumer pour prendre le recul nécessaire. Nous avons pris le temps d' éplucher la majorité d'articles de nos confrères et consoeurs sur le crash de Bukavu. Tous disent presque la même chose sans plus. les pilotes américains ont raté l’atterrissage C'est de la moutonnerie médiatique généralisée qui pousse à la zombification ! un panurgisme fatal. Après deux mois d'investigation, alors que la soit disante commission d'enquête mis en place par des Joséphistes, les responsables de la Régie des voies aériennes (RVA), de l'Autorité de l'aviation civile (AAC) et du Groupe d'études de transports n'a toujours pas publié la moindre note sur l'enquête. Nous nous jetons à l'eau, voilà ce que nous pouvons affirmer aujourd'hui sans avoir terminer l'investigation:

    Le coucou de Air Katanga Express ressemblait à celui ci;

    1. Le 12 février dernier, L’avion qui a crashé a Kavumu était immatriculé : N2SA. Son premier vol date de 1989 et il etait du type Grumman G-1159C Gulfstream IV, Grumman G-1159C Gulfstream IV N2SA, selon le site d’AviationSafetyNetwork des Etats Unis.Pas mieux que les américains pour savoir où se trouve leur avion, qui est leur création.

    Type: Grumman G-1159C Gulfstream IV

    Operator: Katanga Express

    Registration: N2SA

    C/n / msn: 1104

    First flight: 1989

    Engines: 2 Rolls Royce 610-8 Tay

    Crew: Fatalities: 2 / Occupants: 2

    Passengers: Fatalities: 1 / Occupants: 7

    Total: Fatalities: 3 / Occupants: 9

    Ground casualties: Fatalities: 2

    Airplane damage: Written off

    Airplane fate: Written off (damaged beyond repair)

    Location: Bukavu-Kavumu Airport (BKY) (Congo (Democratic Republic)

    Phase: Landing (LDG)

    Nature: Executive

    Departure airport: Lubumbashi-Luano (FBM) (FBM/FZQA), Congo (Democratic Republic)

    Destination airport: Bukavu-Kavumu Airport (BKY) (BKY/FZMA), Congo (Democratic Republic)

    Un luxe insolant !

    2. Le directeur général par intérim de la RVA, Justin Okana, cité par « Xinhuanet » et l' « Agence congolaise de presse », a indiqué que l'avion avait décollé de Lubumbashi pour Kinshasa avec escale à Bukavu, à l'aéroport de Kavumu. C'est suite à un mauvais atterrissage que le crash est survenu. Tablant sur des éléments déjà disponibles, il a indiqué que l'aéronef accidenté n'a utilisé, pour son atterrissage, que 800 des 2 000 mètres que mesure la piste de l'aéroport de Kavumu. Cela serait, à son avis, insuffisant pour arrêter cet aéronef qui a terminé sa course dans un ravin.l’avion Katanga Express, qui s’est brisé en trois dans un ravin de vingt mètres au-delà de la piste de Kavumu à Bukavu. Faux et archifaux, l'avion a été abattu. Augustin Katumba Mwanké a été achevé par des commandos spéciaux. Pour brouiller les pistes, les deux pilotes américains ont été aussi achevés ! Ce n'est pas tant l'enrichissement illicite qui intriguait les Américains, mais plutôt parce que Augustin Katumba Mwanké était le cerveau moteur de la vente de l'uranium congolais aux iraniens. Ses allers-retours en Iran n'avaient pas laissé indifférents les Cow Boys. Qui a vu le corps de Katumba Mwanké ? Pourquoi n'a-t-on jamais autorisé l'autopsie de sa dépouille ? Pourquoi s'est-on précipité d'enterrer l'homme le plus puissant de la République comme un va-nu- pieds ? Qui sont les deux personnes qui étaient sur le tarmac de Kavumu à Bukavu et qui sont morts ? Étaient-ils de civils ou militaires ? De quoi sont-ils morts ? Qui étaient-ils ?

    3. C'est ici que la question de la boîte noire de M'zée Djamba Yohé, l'Encrier de l'Atlantique du Nord intervient. Une boîte noire1, est un dispositif qui enregistre des informations situé dans un avion. Une boîte noire enregistre des informations liées au vol dont l’analyse aide à déterminer les causes d’un incident ou d’un accident. Dans la pratique, les boîtes noires sont de couleur orange ou rouge, ce qui facilite la recherche si l’avion est détruit. Il existe deux types de boîtes noires : les enregistreurs phoniques (Cockpit Voice Recorder : CVR) qui sont destinées à enregistrer les conversations du cockpit et les enregistreurs de paramètres (Flight Data Recorder : FDR) qui ont pour rôle d’enregistrer les données de vol. Elles sont placées à l'arrière de l'avion car c'est la partie qui est généralement la mieux conservée lors d’un impact avec le sol ou la mer. À l'origine, le concept de boite noire renvoie a un objet étudié par la façon dont il communique, interagit avec l'extérieur. L'enregistrement des données de vol correspondrait à l'idée de l'appareil étudié en tant que boite noire, mais la désignation de l'appareil enregistreur lui même comme étant une boite noire n'est plus compatible avec l'acceptation théorique du concept. De couleur orange, elles renferment des données destinées à déterminer les causes d'un incident...

    La boîte noire d'un avion !

    Réputées indestructibles, résistantes au feu jusqu’à 1.100° C, à la pression de l’eau jusqu’à 6.000 mètres, les fameuses «boîtes noires» sont les dispositifs d’avions chargés d’enregistrer toutes les données d’un vol. Elles renferment des données précieuses dont l’analyse permet de déterminer les causes d’un incident. Divisées en deux catégories, l’une chargée d’enregistrer les conversations du cockpit, l’autre les données du vol (altitude, vitesse, pression…), elles sont au nombre de deux et se situent dans la queue de l’avion, la partie sensée subir le moins de dégâts en cas de crash. Paradoxalement, elles sont de couleur orange (parfois rouge), une couleur «flash» pour mieux les repérer dans les débris d’un avion accidenté ou dans les profondeurs des eaux. En cas d’immersion, elles émettent un signal ultrason qui peut être capté jusqu’à 6.000 mètres de profondeur. L’enregistreur de voix stocke deux heures de communication audio en provenance des casques des pilotes et des microphones à l’intérieur du cockpit. Ces systèmes sont récemment passés au numérique, moins sujet aux perturbations environnementales que les bandes magnétiques d’antan. La seconde boîte contient le FDR (Flight Data Recorder, ou enregistreur de données de vol), qui enregistre des mesures relatives à 88 paramètres de vol différents toutes les quelques secondes. En cas de problème majeur, le FDR enregistre les données à des intervalles plus courts. [Wired et Getty] Mais même si ces boîtes noires sont capables de résister à des conditions apocalyptiques, elles font un peu figure de dinosaures à une époque où les communications sans fil temps réel permanentes sont disponibles de manière globale. Leur durée de vie est courte, autour de trente jours, il y a donc toujours urgence à les retrouver. Elles n’ont pas encore été conçues pour flotter.

    D'après certaines sources concordantes, la boîte noire du N2SA aurait transité par Kigali au Rwanda avant d'atterrir au pays de l'oncle Sam.

    4. Bizarre, Augustin Katumba Mwanké "dieu le père" assassiné le dimanche 12 février, la veille de marche pacifique des chrétiens, le jeudi 16 février, l'ambassade américaine à Kinshasa reconnait la victoire de Joseph Kabila malgré son hold-up électoral. Après lui avoir coupé les ailes, avec l'élimination de sa tête pensante mais son argentier, c'est Augustin Katumba Mwanké qui a permis à Joseph Kabila de s'enrichir exponentiellement, ce dernier en dix ans de pouvoir à déjà 15 milliards de $Us dans les îles vierges britanniques, au paysage le député de Pweto s'est aussi gracieusement servi. Il est navrant de constater que lorsqu'on parle de la fortune de Joseph Kabila, certains coupagistes brandissent l'étendard du nationalisme et deviennent tout d'un coup souverainistes pour flouer avec un écran de fumée, la question gênante. Tout le monde sait que Jo ka est arrivé au Congo, sans un clou dans ses poches. Qu'il soit milliardaire aujourd'hui alors le peuple croupit dans la misère noire, n'a-t-on pas droit de poser la question ? Mêmes les congolais qui sont allés à l'école et qui travaillent tous les jours n'ont pas 15 milliards d'économie en banque. Les Américains soufflent le chaud et le froid avec Joseph kabilaContrairement à ce qu'il peut croire Joseph kabila n'a pas de pouvoir en République démocratique du Congo.

    5. Pourquoi alors que le corps de Katumba Mwanké était encore à Bukavu, les agents de l'ANR sont descendus au domicile de "dieu le père" à Kinshasa opérant une perquisition en règle, emportant documents et surtout cherchant son ordinateur portable ?

    6. Pourquoi les compagnons d'infortune du crash du 12 février ne parlent-ils pas ? Pourquoi Augustin Katumba Mwanké est le seul oligarque joséphiste qui a perdu la vie ? Antoine Ghonda est sorti avec une petite égratignure sur le front, Marcellin Chisambo faisait le V de la victoire, pianotant son téléphone portable et disant à qui voulait l'entendre que Dieu n'a pas voulu de lui. Pourquoi alors que l’hôpital du Cinquantenaire est tant vanté, les rescapés ont été contraint d'aller en soins en Afrique du Sud ? Pourquoi à son retour à Kinshasa, tous les journaux coupagistes ont titré que Matata Ponyo, le ministre de la TVA dans un pays où 90% de la population est chômeur, était le futur Premier ministre ?

    Est-ce pour acheter sa conscience et le faire taire ?

    Les photos du crash, sans commentaires !

     

    A cette étape d'investigation, plusieurs questions demeures sans réponse, nous espérons que la fameuse commission du crash de kavumu va sortir de sa léthargie et publier les résultats de l'enquête !
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