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  • Concaneau: Perle d'océan !

    Concaneau: Perle d'océan !

    Ville côtière et ancienne place forte de Bretagne, les charmes de Concarneau se dévoilent tout au long de votre séjour. Concarneau, c’est à la fois une Ville d’art et d’histoire, un important port de pêche et une station balnéaire. Cœur de ville ceint de fortifications, la Ville Close invite à la découverte du passé et à la flânerie dans ses rues commerçantes. Concarneau unit, d’une intimité particulière, la mer, les plages et la campagne… Cité balnéaire, ville portuaire, haut lieu historique et culturel, Concarneau conjugue avec talent l’art d’apprendre et de surprendre. Ses pittoresques sentiers de randonnées nous enivrent de leurs senteurs d’iode et d’ajoncs en fleurs mélangées. Concarneau est toujours le théâtre de multiples initiations.Une ville miracle ou une ville mirage. Auguste Dupouy vantait la magnificence orientale, byzantine, vénitienne… de Concarneau. Doux pays entre l’Odet et l’Aven dont les vallons verdoyants mènent à la Mer. Le paysage, avec sa végétation à demi exotique, par sa variété, sa souplesse et ses couleurs est baigné de poésie. Concarneau est devenue une station estivale très prisée avec ses rues arborées et ses nombreuses terrasses accueillantes et ensoleillées, ses animations réputées et sa grande diversité de loisirs. Concarneau nous fait connaître, en permanence, l’ambiance d’une merveilleuse station estivale pleine de couleurs et de soleil, de rires sur ses belles plages de sable fin et d’une foule dense en ville close et sur la corniche.

    Blason de la ville de Concarneau (Finistère) dessiné par Bruno; Haches de Brieg en File.


    Découvrir Concarneau par concarneau_mairie

    Concarneau en Bretagne

    Concarneau est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France. Troisième commune du Finistère par sa population, chef-lieu d'un canton et d'une communauté d'agglomération, Concarneau est une ville située sur la côte cornouaillaise. La ville s'est constituée au Moyen Âge à partir de la "Ville close" située dans l'estuaire du Moros. Cet abri naturel a permis le développement du septième port de pêche français en tonnage débarqué et d'importants chantiers navals. Sa situation sur le littoral et son patrimoine historique en font aujourd'hui une destination touristique bretonne de premier plan.

    Concarneau, la ville bleue ! Photo Réveil FM

    Concarneau, ville fortifiée ! Photo Réveil FM

    Deux musiciens animent à proximité de la grande porte. Photo Réveil FM

    Des Journalistes devant la grande porte de la ville close. Photo Réveil FM

    De part et d’autre de la vieille ville, s’étendent les ports de pêche et de plaisance situés au centre de la cité où de larges avenues privilégient le spectacle maritime. La corniche, lieu de promenade, mène aux criques et plages de sable fin qui incitent à la détente et aux activités nautiques, à l’abri d’une des plus belles baies de Bretagne.

    Difficile de résister à ce joyau qu’est la ville-close, enchâssée dans ses fortifications au cœur de Concarneau et d’une des plus belles baies de Bretagne. Pourtant, en vous évadant de ses chemins de ronde et de ses ruelles, d’autres charmes se dévoilent, dans son port de pêche ou sur ses plages.

    La ville bleueVille d’art et d’histoire, Concarneau délivre plusieurs versions du spectacle maritime, toutes aussi plaisantes les unes que les autres. Son passé côtier et de place forte se rencontre dans ses épais remparts du 14e siècle, complétés par Vauban au 17e siècle. Son intense vie portuaire est écrite par plus de 200 bateaux de pêche qui animent les quais et la criée. Les plages de sable fin et le port de plaisance sont des lieux privilégiés pour les activités nautiques et balnéaires.

    A l'abri du temps, vous voici prévenu ; la ville-close est l'un des sites les plus visités de Bretagne. En été, mieux vaut choisir le matin pour l'aborder. Sur un îlot de 350 m de long et 100 m de large, elle se signale par un convivial beffroi et un cadran solaire. Deux petits ponts vous ouvrent les portes des murailles. Artère principale, la rue Vauban est bordée de charmantes maisons aux enseignes en accord avec la cité. Sur les côtés, des ruelles pavées s’échappent jusqu’à des ouvertures donnant sur le port de pêche. Au passage, ne ratez pas la belle fontaine, place Saint-Guénolé.

    En face des remparts, des chalutiers se reposent. Une pause bien méritée, qu’ils pratiquent la pêche hauturière ou côtière. En flânant sur les quais, vous aurez peut-être la chance d’assister à la débarque des poissons après 22h. A moins d’être matinal et d’assister au tonique réveil de la criée dès 6h30. De truculentes rencontres sont garanties dans ce port qui est le 1er port thonier d’Europe et le 3e de France pour le poisson frais. Prolongeant le travail des pêcheurs, quelques conserveries perpétuent un savoureux savoir-faire.

    Les journalistes entrent dans la rue marchande de la ville close. Photo Réveil FM

    Freddy Mulongo et Amandine Ascensio, journaliste à Usine Nouvelle. Photo Réveil FM

    La rue pietonne et marchande de la ville close. Photo Réveil FM

    Fontaine publique en fonte de la ville close. Photo Réveil FM

    Joli restaurant avec un toit en ardoise et les fenêtres en bleu. Photo Réveil FM

    Vue partielle du port de Concarneau. Photo Réveil FM

    Bateaux de plaisance. Photo Réveil FM

    Église Saint-Guénolé. Photo Réveil FM

    Bac de Concarneau "Le Gouverneur". Photo Réveil FM

    Prenez le Bac. Photo Réveil FM

    Passage du Bac. Photo Réveil FM

    Freddy Mulongo, Marielle, Anne Marie et Gustavo Sanchez, journaliste cubain dans le bac "Le Gouverneur". Photo Réveil FM

    Amandine Ascensio et Victoria Klugina, journaliste à Russie.net. Photo Réveil FM

    Dès la Préhistoire, une population de pêcheurs occupe l’îlot rocheux, village qui jusqu’au Xe siècle n’est défendu que par des fossés surmontés de palissades…

    Au XIVe siècle, la ville est fortifiée et devient 4e place forte de Bretagne ; en 1373, après trente années d’occupation anglaise, Duguesclin rend la ville au Duché de Bretagne. En 1451, les murailles sont reconstruites et en 1491, le mariage d’Anne de Bretagne avec le roi de France fait de Concarneau une place royale.

    Depuis, l’aspect extérieur des fortifications est pratiquement le même, mis à part la porte du Passage, élargie en 1785 et le beffroi, construit au début du XXe siècle. Jusqu’à la Révolution, Concarneau comptait, en plus de la garnison, une population de pêcheurs qui armaient quelques dizaines de chaloupes. Elle commerçait un peu de vin et de blé. Le poisson était pressé, séché et envoyé par charrettes aux villes de l’intérieur.

    En 1795, on compte 300 embarcations, mais cette relative aisance est stoppée par les guerres de l’Empire et le blocus des côtes.

    Il faut attendre 1851 et l’apparition des premières conserveries pour que le niveau de vie s’élève à nouveau.

    En 1900, on compte trente usines employant 2 000 ouvrières sur une population de 7 000 âmes. En 1905, la disparition des grands bancs de sardines plonge la flottille de 800 chaloupes dans un grand désarroi. L’œuvre des Filets Bleus est créée à cette époque pour venir en aide aux familles de pêcheurs les plus démunies, par un groupe d’écrivains et de peintres installés à Concarneau. Ceux-ci sont à l’origine du groupe artistique de la ville qui s’est développé autour du quartier de la Croix. Après la première guerre mondiale, les petits bateaux cèdent la place aux pinasses pontées et le moteur supplante peu à peu la voile. On pratique alors la pêche au chalut toute l’année et, en 1925, on décide l’aménagement de l’arrière-port. Pendant l’occupation allemande, de gros chalutiers repliés de Boulogne et Lorient marquent le début d’une génération de bateaux de haute mer.

    Sous la Révolution française, en 1795, la flottille de pêche concarnoise compte 300 chaloupes. Concarneau commerce ainsi du vin, du blé et surtout du poisson, envoyé par charrette aux monastères et aux villes de l'intérieur du pays. Cette relative aisance est stoppée par les guerres de l'Empire et le blocus des côtes.

    Avec la révolution industrielle, la ville se transforme. Des maisons bourgeoises sont édifiées le long des quais hors de la ville close. Cette dernière devient, en cette période, un quartier populaire abritant matelots et sardinières. La Station biologique de Concarneau est fondée par Victor Coste en 1859. Il s'agit de la plus ancienne station marine du monde.

    À partir de 1851, les premières conserveries apparaissent. Elles sont spécialisées dans la sardine et le thon. Elles feront la fortune de quelques négociants et permettront une élévation du niveau de vie de la population. En 1900, la ville compte 30 usines employant 2 000 ouvrières sur une population de 7 000 habitants. En 1905, la disparition des grands bancs de sardines plonge Concarneau dans la misère.

    De 1870 à 1950, Concarneau accueille nombre de peintres. Grâce à leur pétition, les remparts de la ville close sont sauvés de la vente et classés Monument Historique en 1899.

    Après la Première Guerre mondiale, les petits bateaux de pêche cèdent la place aux pinasses montées. Le moteur supplante peu à peu la voile. La pêche au chalut se pratique alors toute l'année. En 1925, l'arrière-port est aménagé.

    Les années 1920 sont aussi marquées par les salons de l'Union Artistique des Amis de Concarneau qui sont un temps fort des saisons estivales.

    Durant la Seconde Guerre mondiale, la Bretagne fait partie de la zone occupée dès l'armistice du 22 juin 1940, et ce jusqu'en août 1944.

    En 1945, le 19 septembre, la commune de Beuzec Conq, qui compte 4 155 habitants, est rattachée à celle de Concarneau16. En 1959, la commune de Lanriec, qui compte 3 079 habitants, est également rattachée.

    Les années 1973-1978 sont marquées par une nouvelle crise de la pêche avec l'épuisement des fonds marins et la concurrence des autres pays communautaires.

    Retour à Paris par Quimpers-Cornouaille. Photo Réveil FM

    Arrivée à Paris-Orly. Photo Réveil FM

     

    De son histoire, Concarneau a su conserver un riche patrimoine architectural : fortifications, maisons à pans de bois, maisons à pignon… Au fil des ruelles, Concarneau livre tous ses trésors et ses histoires.
  • Quimper en Cornouaille !

    Quimper en Cornouaille !

    Quoi de plus agréable que de découvrir une ville à son rythme et ses crêpes ? On se croirait dans une ville britannique tellement il y a des anglais à Quimper ! Le nom Quimper est la forme francisée de Kemper. Ses habitants sont appelés les Quimpérois et les Quimpéroises. Quimper est une commune française de la région Bretagne située dans le nord-ouest de la France en Basse-Bretagne. La ville est le chef-lieu du département du Finistère, du Conseil général du département, ainsi que des 3 cantons qui la compose. Elle est également la capitale traditionnelle de la Cornouaille, le siège de l'intercommunalité de Quimper Communauté qui compte 90 443 habitants en 2011 et enfin le siège du diocèse de Quimper et Léon. Sous l'Ancien Régime, la ville est communément appelée Quimper-Corentin, en référence à saint Corentin, son premier évêque. Ce qualificatif permet à l'époque de la différencier des autres localités bretonnes portant le nom de Kemper, notamment les communes qui s'appellent aujourd'hui, en français, Quimperlé, Quemperven et Quemper-Guézennec. C'est à Quimper-Corentin que Jean de La Fontaine place sa fable du Charretier embourbé. Pendant la Révolution française, la commune a été rebaptisée Montagne-sur-Odet.

    D'azur au bélier passant d'argent accorné et onglé d'or, au chef d'hermine. Le champ d'hermines symbolise la Bretagne (emblème des ducs de Bretagne) et le bélier symbolise le pays de Cornouaille (bro kerne) dont Quimper est la capitale. Il est le blason de la ville depuis 1697.


    Tourisme : les atouts de Quimper Communauté par mairiedequimper

    La ville est classée ville d'art et d'histoire, elle a aussi obtenu deux autres récompenses, celle de l'obtention de quatre fleurs au concours des villes et villages fleuris et de la note @@@@ par le label des villes Internet7,89.

    Autrefois très réduit en superficie, son territoire communal a été très agrandi à compter du 1er janvier 1960 par l'annexion des trois communes limitrophes de Kerfeunteun, Ergué-Armel et Penhars. Avec 63 387 habitants en 2009, elle est la 79e ville de France, la 3e de la région Bretagne (après Rennes et Brest) et la 2e du Finistère en termes de population5. Son aire urbaine est de 123 999 habitants en 20106 soit la 2e aire urbaine après celle de Brest. La ville est traversée par quatre cours d'eau : l'Odet et ses quatre principaux affluents, le Steïr, le Frout et le Jet.

    La ville est classée ville d'art et d'histoire, elle a aussi obtenu deux autres récompenses, celle de l'obtention de quatre fleurs au concours des villes et villages fleuris et de la note @@@@ par le label des villes Internet7,89.

    Selon une étude réalisée en 2005, Quimper se classait en 22e position des villes françaises où il faisait le plus bon vivre.

    Reportage-Photos

    La préfecture de Quimper. Photo Réveil FM

    La cathédrale Saint‑Corentin à Quimper (France) fut édifiée sur un ancien sanctuaire roman, l'église Notre‑Dame (XIe siècle). Elle est une des trois plus anciennes cathédrales gothiques de Bretagne, avec celles de Saint-Pol-de-Léon et de Tréguier. Elle fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques par la liste de 1862. Photo Réveil FM

    À la suite de la façade, on construit la nef, puis le transept. Les voûtes de la nef ne sont complètement posées qu'entre 1486 et 1493. Réveil FM

    La première pierre de la façade est posée en 1424. Les portails nord (portail des Baptêmes) et sud (portail Sainte-Catherine) sont en place avant 1433, mais les tours ne seront pas terminées avant le XIXe siècle. Réveil FM

    La cathédrale Saint-Corentin a fait l'objet d'opérations de rénovation durant près de vingt ans, subventionnées par le ministère de la Culture, par le biais de la Conservation régionale des Monuments historiques, service de la DRAC Bretagne. Il s'agissait de consolider les structures de la cathédrale, de remplacer les pierres abîmées et de restaurer les fresques. L'inauguration du portail occidental de l'édifice, le 12 décembre 2008, a marqué la fin de ce travail de restauration. Photo Réveil FM

    La cathédrale de Quimper est la plus haute de Bretagne avec ses flèches culminant à plus de 80m. Les deux flèches n'ont été élevées qu'en 1856, sur le modèle breton de la flèche de Pont-Croix. Réveil FM

    Une crepêrie dans le vieux quartier. Photo Réveil FM

    Des journalistes dans une crepêrie de Quimper. Photo Réveil FM

    Anne Marie et Freddy Mulongo. Réveil FM

    Le vieux Quimper, construction fabuleuse. Photo Réveil FM

    Le mélange parpaings et du bois. Photo Réveil FM

    L'attérissage à l'aéroport d'Orly. Photo Réveil FM

    L'aéroport de Quimper Cornouaille en Bretagne. Photo Réveil FM

    L'avion qui a ramené des journalistes à Paris. Photo Réveil FM

    En décollant, on peut voir la beauté des toits en ardoise. L'ardoise est employée depuis des siècles pour couvrir les toits, notamment en Bretagne. Photo Réveil FM

    Vue partielle du ciel breton. Photo Réveil FM

    Le vol dure une heure et demie. Photo Réveil FM

    L'attérassage à Orly. Photo Réveil FM

    L'aéroport d'Orly à Paris. Photo Réveil FM

     

    L'aéroport d'Orly. Photo Réveil FM

  • Brest, tous à bord ! Tonnerre de Brest !

    Brest, tous à bord ! Tonnerre de Brest !

    Brest est une commune française, chef-lieu d’arrondissement du département du Finistère dans la région Bretagne. C'est un port important, deuxième port militaire en France après Toulon, à l'extrémité ouest de la Bretagne. Avec ses 141 315 habitants, les Brestois et les Brestoises, et une communauté urbaine comptant 221 600 habitants, Brest est la première agglomération de l'ouest breton rayonnant sur un bassin de plus d'un million d'habitants, deuxième de région Bretagne derrière Rennes et la 22e commune la plus peuplée de France. Bien que Brest soit la ville la plus peuplée du Finistère, la préfecture du département est Quimper qui est une ville de taille plus modeste. Au Moyen Âge, l'histoire de Brest se confond avec l'histoire de son château. Puis Richelieu en fait un port militaire. Brest se développera autour de son arsenal, jusqu'à la seconde moitié du XXe siècle. Fortement marquée par des bombardements lors de la Seconde Guerre mondiale, Brest a vu son centre historique presque entièrement renouvelé pendant la Reconstruction. À la fin du XXe et au début du XXIe siècle, la désindustrialisation de la ville s'accompagne du développement du secteur tertiaire. Aujourd'hui, Brest est une ville universitaire importante, forte de 23 000 étudiants3. En plus d'une université pluridisciplinaire, Université de Bretagne occidentale, Brest et son pays compte plusieurs grandes écoles françaises dont l'École navale, Télécom Bretagne et l'École nationale supérieure de techniques avancées Bretagne (ENSTA Bretagne, ex-ENSIETA). Brest est aussi un pôle de recherche important, axé sur la mer, avec notamment le plus grand des centres Ifremer, le Centre de documentation de recherche et d'expérimentation sur les pollutions accidentelles des eaux (le Cedre) ainsi que l'Institut universitaire européen de la mer et l'Institut polaire français - Paul Émile Victor.

    Brest a toujours été très marquée par son passé maritime : l'Académie de marine y fut fondée en 1752, le porte-avions Charles-de-Gaulle y fut construit, et tous les quatre ans, en juillet, Brest accueille la grande fête internationale de la mer, des bateaux et des marins ; il s'agit un rassemblement de gréements traditionnels venant du monde entier.

    "Tonnerre de Brest !": La célèbre expression du capitaine Haddock a fait le tour du monde, comme l'irascible compagnon d'aventure de Tintin, le petit journaliste à la houppette créé par Hergé. A son origine, deux explications. D'aucuns parlent du coup de canon, chargé à blanc, qui résonnait chaque jour à 7 heures et à 19 heures, réglant, pendant trois siècles, la vie des Brestois. La cité vivait au rythme de l'arsenal et du port militaire qui abrita les escadres de vaisseaux partant pour la guerre de l'Indépendance américaine. Les quais de la Penfeld et " le Château " (forteresse gallo-romaine transformée par Vauban pour recevoir de l'artillerie) témoignent de la grandeur passée et évoquent encore l'activité dont Chateaubriand fut le témoin romantique, par un beau jour d'été de 1793.

    " Cette mer que je devais rencontrer sur tant de rivages baignait à Brest l'extrémité de la péninsule armoricaine : après ce cap avancé, il n'y avait plus rien qu'un océan sans bornes et des mondes inconnus ; mon imagination se jouait dans ces espaces. Souvent, assis sur quelque mât qui gisait le long du quai de Recouvrance, je regardais les mouvements de la foule : constructeurs, matelots, militaires, douaniers, forçats, passaient et repassaient devant moi. Des voyageurs débarquaient et s'embarquaient, des pilotes commandaient la manœuvre, des charpentiers équarrissaient des pièces de bois, des cordiers filaient des câbles, des mousses allumaient des feux dans des chaudières d'où sortaient une épaisse fumée et la saine odeur du goudron. On portait, on reportait, on roulait de la marine aux magasins, et des magasins à la marine, des sacs de vivres, des trains d'artillerie (…).

    L'expression tonnerre de Brest vient du coup de canon qui annonçait chaque jour l'ouverture et la fermeture des portes de l'arsenal à 6 heures et à 19 heures aux pieds du château de Brest. Contrairement à une idée répandue, l'expression tonnerre de Brest ne fait pas référence au canon du bagne de Brest dont le tir signalait les évasions, même s'il est vrai qu'un coup de canon était effectivement tiré lorsqu'un bagnard s'évadait pour avertir la population, car une récompense était offerte à ceux qui le capturaient.

    Des forts répétaient des signaux, des chaloupes allaient et venaient, des vaisseaux appareillaient ou rentraient des bassins. Mon esprit se remplissait d'idées vagues sur la société, sur ses biens et ses maux. Je ne sais quelle tristesse me gagnait ; je quittais le mât sur lequel j'étais assis ; je remontais la Penfeld, qui se jette dans le port ; j'arrivais à un coude où ce port disparaissait. (…) Je me couchais au bord de la petite rivière (…). Je tombais dans la plus profonde rêverie. Au milieu de cette rêverie, si le vent m'apportait le son du canon d'un vaisseau qui mettait à la voile, je tressaillais et des larmes mouillaient mes yeux. "

    Ce coup de canon qui faisait un bruit identique au tonnerre était le résultat du tir d'une batterie située sur l'île d'Ouessant en face du goulet, elle avait pour fonction de donner l'alerte en cas de sortie de la flotte anglaise, l'escadre française appareillait et se plaçait de la manière suivante : une partie entre l'île et la côte dans un passage nommée "perthuis Maubusson" l'autre contournait l'île par le sud et se plaçait au centre de l'île en mer, cette tactique forçait l'escadre anglaise a se diviser pour attaquer, car elle subissait les attaques des navires et des batteries installée sur l'île.

    Cette exclamation est l'expression favorite du capitaine Haddock, le célèbre personnage de Hergé dans les aventures de Tintin : « mille millions de mille sabords de tonnerre de Brest » (les dérivés sont multiples.)

    L'expression "Tonnerre de Brest" est reprise comme nom par le club de football américain de Brest et par plusieurs groupes musicaux.

    Les Fêtes maritimes de Brest s'appellent à compter de l'édition 2012 "Les Tonnerres de Brest".

    Mais le " tonnerre de Brest ", c'est aussi, pour beaucoup, le coup de canon qui annonçait l'évasion d'un bagnard et donnait le signal d'une chasse à l'homme. Sombre bâtisse édifiée au milieu du XVIIIème siècle, sur la rive gauche de la Penfeld, dans l'enceinte du port, le bagne abrita quelque 70 000 condamnés aux travaux forcés. Le plus célèbre d'entre eux fut un certain François-Eugène Vidocq qui devint plus tard … chef de la police.

    Les couples enchaînés hantaient l'arsenal et ses abords, et menaient leurs travaux jusqu'au cœur de la ville. A la couleur de leur bonnet, on pouvait repérer la durée de leur peine. En 1785, on était condamné au bagne à vie " pour s'être endormi étant en sentinelle, pour vol d'une vache en pâture pendant la nuit, pour vol de tronc dans une église, pour vie errante, vagabonde et scandaleuse " ; à 9 ans, " pour vol d'herbage dans les champs " ; à 6 ans, " pour séduction de jeunes filles. "

    Les derniers forçats quittèrent Brest en 1858 pour Cayenne, en Guyane, et le bagne fut détruit en 1947. Le " tonnerre de Brest " s'est tu (sauf les jours de Fête nationale), mais les chocolatiers en ont perpétué l'écho en baptisant de son nom l'une de leurs créations. Pour les bambins en balade, qui escaladent les canons en échappant à la nonchalante surveillance de leurs parents, les joues arrondies comme des boulets par la gourmande dégustation des confiseries brestoises, rien n'évoque plus, sur le cours d'Ajot, la terreur des hommes traqués. C'est, en somme, une histoire de bruit et de fureur qui se termine un jour dans les parfums et les douceurs d'une histoire de chocolat : il y a une morale à l'Histoire !…

    Impossible de parler de Brest sans évoquer son port de commerce. Une balade sur le très animé quai Commandant-Malbert vous donne un des meilleurs aperçus de la ville. On peut à la fois admirer la centaine de bouées multicolores des Phares et balises du Finistère, voir les chantiers de construction de bateaux en bois et admirer la mythique goélette La Recouvrance ainsi que l'Abeille-Flandres, l'un des plus puissants remorqueurs du monde.

    Au creux de la rade, Brest est une ville tournée vers le futur.

    Deuxième ville administrative de Bretagne, Brest gagne vraiment à être connue. Certes, la ville a subi les bombardements de 1944, mais aujourd'hui sa particularité est ailleurs. Résolument tournée vers le futur, elle vous surprendra par des constructions aussi impressionnantes que le pont de l'Iroise. Chevauchant l'Elorn, ce magnifique pont à haubans inauguré en 1994 est une prouesse technique.

    À la pointe du Finistère en Bretagne, 150 kilomètres de côtes extraordinaires sont encore à découvrir...

    Une mer intérieure qui recèle nombre de trésors : des paysages magnifiques, des petits ports secrets, des îles mystérieuses, des rivières à remonter, des chapelles, des châteaux époustouflants, des forêts, des rois et des légendes ...

    La Bretagne n'a pas dévoilé tous ses secrets. cette étonnante rade de Brest qui s'étend au-delà de ce que l'on peut en voir de la cité du Ponant.
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