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  • Bozizé n'est pas le premier président africain à s'enfuir avec fracas après des dégâts, sauf qu'il s'est réfugié à Zongo dans le fief de Jean-Pierre Bemba !

    Bozizé n'est pas le premier président africain à s'enfuir avec fracas après des dégâts, sauf qu'il s'est réfugié à Zongo dans le fief de Jean-Pierre Bemba !

    C'est l'ironie de l'histoire ! François Bozizé l'ex-président centrafricain qui a fui les rebelles Seleka dans son pays, il a traversé le fleuve Oubangui et s'est réfugié à Zongo dans la province de l’Équateur au Nord-Ouest de la République démocratique du Congo, avec toute sa famille. Pour mieux brouiller les pistes, certaines sources parlent de Gemena, d'autres de Mbandaka toujours dans l’Équateur. Pour bien enfoncer Jean-Pierre Bemba à la CPI, Joseph Kabila s'était ligué à François Bozizé. Des faux preuves ont été fabriqués, des faux témoins sont même passés à la barre de la Cour Pénale International pour mieux enfoncer le leader du MLC dont les soldats invités par Ange-Felix Patassé étaient sous commandement du pouvoir centrafricain. Patassé n'a jamais été inquiété par CPI, ni même interrogé jusqu'à sa mort mort le 5 avril 2011 à Douala au Cameroun.

    François Bozizé, le dictateur fuyard de la Centrafrique

    Jean-Pierre Bemba à la CPI

    François Bozizé rebelle est devenu président autoproclamé de la République centrafricaine prenant les institutions en otage, trichant les élections pour se maintenir par la force. 10 ans d'une dictature dont les centrafricains pouvaient s'épargner, Bozizé a fui comme un bandit de grand chemin abandonnant tout sauf sa famille. Et le pouvoir usurpateur de la République démocratique du Congo couvre ses crimes, les Joséphistes ont même tenté de faire diversion en disant que François Bozizé n'est pas au Congo. Les dictatures se tiennent toutes par la barbichette. Après avoir commis des crimes odieux contre son propre peuple, Bozizé se pavane déjà en Équateur. Avec la complicité de Joseph Kabila et son régime le Congo malgré ses multiples fausses rébellions des tutsi rwandais, va devenir la base arrière de Bozizé pour revenir au pouvoir chez lui.

    Le coup d’Etat du général Bozizé s’est fait en deux temps, à savoir la tentative échouée du 25 octobre 2002 et la prise du pouvoir le 15 mars 2003.

    La première tentative a été marquée par deux faits majeurs, notamment la prise surprise de tous les quartiers nord de Bangui jusqu’au rond point du 4ème arrondissement et la prise d’un otage, non des moindres en l’occurrence Prosper Ndouba, conseiller spécial et porte-parole du président de l’époque. C’est à ce titre que la défense de Jean-Pierre Bemba a trouvé nécessaire l’audition d'un témoin victime. Notons qu’aussitôt libéré du rapt qui a duré trente-huit jours, Prosper Ndouba a publié en janvier 2006 chez l’Harmattan à Paris, un livre intitulé « L’otage du général centrafricain François Bozizé. Dans ce livre, l’ancien captif relate sa propre mésaventure ainsi que les scènes odieux d’exactions, de tortures, de crimes de guerre perpétrés par la rébellion bigarrée de Bozizé composée aussi bien de centrafricains que de mercenaires tchadiens recrutés pour la cause.

    Du 14 au 18 septembre dernier à la Haye, Prosper Ndouba a axé son témoignage sur les mêmes faits relatés dans son livre. Selon lui, la seule alternative pour aider la Cour pénal internationale a faire la lumière dans le procès bemba est d’auditionner aussi le général Bozizé. L’ancien président Patassé au soin duquel les miliciens du Mouvement de libération du Congo (MLC) de Jean-Pierre Bemba Gombo ont traversé le fleuve Oubangui à la rescousse du pouvoir à l’époque menacé, n’étant plus de ce monde, il va falloir que Bozizé par qui est venu la menace devrait être auditionné.

    Evidemment, la marche sur Bangui en son temps n’avait pas été aussi propre que cela. La bande des Zakawa recrutés au Tchad par Bozizé se sont livrés, à des pires exactions sur les populations civiles qu’ils rencontrent sur leur chemin. Village saccagés et pillés, viols meurtres…on jalonné leur parcours.

    En sus de ces crimes, il y a les cas de violations des droits de l’hommes, des arrestations arbitraires et d’exécutions extrajudiciaires perpétrés à partir de 2005 dans le nord-ouest et attribués au capitaine Eugène Ngaïkosset alias « le boucher de Paoua » qui ont fait l’objet de nombreux rapports accablants des organisations nationales et internationales.

    On sent que les autorités congolaises qui règnent par défi sont embarrassés par leur hôte qui vient d'apprendre à ses dépens que devant l'ouragan de l'histoire mûr ou pas mûr, le fruit tombe quand même. Delà à traverser le fleuve Oubangui en hélicoptère ou à pied comme l'a fait Bozizé et sa famille, il n'y a qu'un pas !
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