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  • François Hollande a déjà défini les principes de sa diplomatie africaine !

    François Hollande a déjà défini les principes de sa diplomatie africaine !

    Ceux qui voient François Hollande à Kinshasa pour le XIVè Sommet de la Francophonie pour légitimer le deuxième hold-up électoral rêvent debout et ils vont déchanter ! Deux semaines après son entrée en fonction, François Hollande a détaillé mardi 29 mai dernier à la faveur d'une visite du président béninois Thomas Boni Yayi, les grands principes du nouveau partenariat "équilibré" qu'il veut instaurer avec le continent africain. Même si le mot de "rupture" est surtout associé à son prédécesseur, Nicolas Sarkozy, le nouveau président l'a largement repris pendant sa campagne. En matière de relations avec l'Afrique, il veut rompre avec les pratiques contestées de diplomatie parallèle de la "Françafrique", qui ont empoisonné les liens entre Paris et ses ex-colonies depuis les années 60. La première étape de ce changement annoncé s'est traduite dans les mots lors de la formation du premier gouvernement de Jean-Marc Ayrault. Le ministère délégué à la Coopération y a été abandonné au profit d'un ministère délégué au Développement, attribué au député européen écologiste Pascal Canfin.

    Paris, le 29 mai, Yayi Boni le président Béninois et François Hollande à l'Elysée. Photo Réveil FM

    Yayi Boni reçu par Jean-Marc Ayrault, Premier minstre français à Matignon-Vidéo

    François Hollande y a ajouté un deuxième signe mardi en faisant du chef de l'Etat béninois et patron en exercice de l'Union africaine (UA), Thomas Boni Yayi, son premier invité africain sous les ors de l'Elysée.

    "C'est un double symbole", a commenté le nouveau président français devant son hôte, "d'abord de reconnaissance de ce qu'est la démocratie béninoise, qui est exemplaire dans le continent, et un symbole également de la considération que je porte à l'Union africaine".

    Il y a cinq ans, Nicolas Sarkozy avait, lui aussi, affiché sa volonté de tordre le cou aux réseaux et aux pratiques "du passé". Mais, malgré la renégociation des accords de défense qui ont souvent servi à justifier le rôle de "gendarme de l'Afrique" de la France, son action a été brouillée par sa proximité avec certains dirigeants, ceux du Gabon notamment, ou le rôle mystérieux de certains intermédiaires comme l'avocat Robert Bourgi.

    Désireux, à son tour, de tirer un trait définitif sur certaines de ces "pratiques", M. Hollande a donc détaillé les "principes" qui, a-t-il promis, régiront dorénavant les liens de la France avec l'Afrique.

    "D'abord le principe de bonne gouvernance, c'est-à-dire du développement de la démocratie partout en Afrique", a-t-il dit. Puis la mise en place d'un "pacte de croissance et de développement" pour le continent africain et sa "reconnaissance" dans des instances comme le G20, a-t-il ajouté.

    François Hollande a enfin rappelé son attachement à la "stabilité" et à la "sécurité" de l'Afrique. Mais en se gardant de toute ingérence. Evoquant la situation préoccupante du Mali, coupé en deux par l'action de groupes islamistes et Touaregs, il a soumis toute action française à un mandat des Nations unies. Comme l'avait fait M. Sarkozy en Côte d'Ivoire en 2011.

    "Nous ne voulons pas rentrer dans un principe d'ingérence", a résumé le président. La France "n'a pas vocation à intervenir directement" en Afrique, a insisté le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, dans un entretien au quotidien Le Monde.

    Thomas Boni Yayi s'est déclaré "extrêmement satisfait" de la ligne fixée par son hôte et de sa volonté de ne plus "donner de leçons" aux Africains. "L'Afrique est décidée à se prendre en main", lui a-t-il assuré.

    Interrogé par la presse, François Hollande s'est gardé de préciser si ses trois "principes", notamment celui de démocratie, étaient susceptibles d'affecter les relations de la France avec certains pays comme le Gabon, le Congo ou la Guinée équatoriale, dont les dirigeants sont mis en cause dans des procédures judiciaires françaises visant leur patrimoine.

    "J'ai dit les principes qui devaient être les nôtres et je les rappellerai autant que nécessaire", s'est-il contenté d'indiquer.

     

    Ainsi François Hollande avait déclaré qu’il recevait le président Yayi Boni en raison de l’exemplarité de la démocratie béninoise et de la grande considération qu’il porte pour l’Afrique. Les deux Chefs d’Etat avaient également débattu de quelques sujets d’actualité dont : la crise malienne et le péril terroriste dans le Sahel.

    Concernant la crise malienne, les deux Chefs d’Etat avaient réaffirmé l’urgence d’un retour effectif à l’ordre constitutionnel et l’impératif du maintien de l’intégrité territoriale du Mali.

    Quant au péril terroriste dans le Sahel, ils avaient convenu qu’il faille agir vite dans un cadre de mobilisation de la communauté internationale par une saisine rapide du Conseil de sécurité de l’Onu.

    Dès la fin de la visite à l’Elysée, Yayi Boni s’était rendu au siège de la Francophonie où il avait rencontré son Secrétaire général, Abdou Diouf.

    En milieu d’après-midi de ce même jour, le Chef de l’Etat béninois avait reçu Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères de la France, avant de rendre visite au Premier ministre Jean-Marc Ayrault.

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