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  • Paris-Bercy: François Hollande prédit «une belle victoire» !

    Paris-Bercy: François Hollande prédit «une belle victoire» !

    «A la victoire! Au 6 mai! A demain!», a lancé dimanche François Hollande lors d'un meeting au palais omnisports de Paris-Bercy. Des "On va gagner!" et des "François président!" ont ponctué la prestation du candidat socialiste, applaudi par 22'000 personnes, selon le PS, réunies dans et autour de la grande salle de l'Est parisien à une semaine du second tour de l'élection présidentielle. "A demain !": François Hollande a donné rendez-vous dimanche à ses partisans enthousiastes réunis dans un Palais omnisports de Paris comble, pour son dernier meeting parisien avant le second tour dimanche 6 mai.

    "C'est le meeting de la confiance", avait résumé le député socialiste Claude Bartolone avant le début de ce grand rassemblement auquel assistaient notamment les écologistes Eva Joly, Cécile Duflot, Jean-Vincent Placé mais aussi Corinne Lepage.

    La mobilisation était le mot d'ordre du candidat PS, qui a appelé à la "responsabilité", "à ne pas céder à la douceur suave des sondages"!: "nous avons tant à faire".

    "Les problèmes de notre pays ne vont pas disparaître avec le candidat sortant, ce serait trop simple", a mis en garde le candidat PS, prévenant que ce serait "dur après", avec "la dette" qui sera "toujours là" et "la croissance" qui "ne repartira pas d'un bond dès lors que les Français auront voté".

    22.000 personnes, selon les organisateurs - dont 3.000 restées dehors qui suivaient sur grand écran selon le PS -, ont assisté à ce discours d'une heure et quart, marqué à la fin par un "bis" inédit dans la campagne du socialiste.

    "La ferveur était telle que François n'était pas pressé de partir", a résumé le maire de Paris Bertrand Delanoë, présent au côté de toute la famille socialiste, de Ségolène Royal à Lionel Jospin, de Robert Badinter à Martine Aubry...

    Des célébrités étaient aussi de la partie, dont Vincent Lindon, Josyane Balasko, Guy Bedos, Jacques Higelin....

    Dans un discours ponctué de "François président!" et d'applaudissements, le député de Corrèze a repris tous ses thèmes fondamentaux: rassemblement, République, laïcité, école, jeunesse, égalité...

    En contrepoint de la campagne de Nicolas Sarkozy, qui veut s'adresser en particulier aux 6,4 millions d'électeurs du FN, M. Hollande entend "réconcilier la France", et veut faire de 2012 "une date historique" pour reprendre "la longue marche du progrès".

    "Je veux que le 6 mai soit une bonne nouvelle pour les démocrates et une terrible nouvelle pour les dictateurs", a-t-il lancé.

    Visant la droite et le FN, il a aussi dénoncé "ceux qui craquent des allumettes, ceux qui jouent avec le feu, ceux qui mettent l'étranger au cœur de cette campagne et qui ne seront pas entendus".

    M. Hollande a aussi ironisé sur l'accusation lancée régulièrement par Nicolas Sarkozy d'un supposé appel de "700 mosquées" à le soutenir. "Quitte à proférer un mensonge, il aurait pu dire 700 églises ou 700 temples ou 700 synagogues, non, 700 mosquées! que voulait-il insinuer'", a-t-il dit.

    Le meeting avait commencé en musique avec le chanteur Sanseverino. On guettait la venue de son pianiste familier qui n'est autre que Dominique Fillon, le frère du Premier ministre, mais il n'y avait pas de clavier.

    Il n'a pas été terni non plus par Dominique Strauss-Kahn qui se réinvite dans la campagne, via le livre à paraître d'un journaliste américain et surtout sa présence à l'anniversaire de Julien Dray (PS) la veille. Plusieurs dirigeants socialistes pourtant ne décoléraient pas. "C'est insensé, c'est un piège tendu à tous ses invités", s'exclamait l'un d'eux, sous couvert d'anonymat, à propos de M. Dray.

    Galvanisé par le moment, François Hollande a agité sur scène des drapeaux français et européen après un premier discours d'une heure. Il a repris le micro après la Marseillaise pour une dizaine de minutes mobilisatrices.

    "Nous devons nous battre comme si nous étions en retard, alors même que nous sommes en avance", a dit le favori des sondages qui retrouvera son adversaire, le président sortant Nicolas Sarkozy, mercredi en débat télévisé.

    Arrivé en tête au premier tour avec 28,6% des voix, François Hollande a fustigé les méthodes de ses adversaires pour le dénigrer tout en tentant de séduire les 17,9% d'électeurs qui ont choisi la candidate du Front national, Marine Le Pen.

    "Je comprends la souffrance de beaucoup", a-t-il souligné. "Je veux reconquérir les hommes et les femmes en colère, qui parfois s'abandonnent, oui, 100 fois oui. Mais promettre ou se compromettre, mille fois non".

    A l'adresse du "candidat sortant" qu'il n'a jamais nommé, François Hollande a ciblé "ceux qui craquent les allumettes, qui allument les mèches, qui jouent avec le feu, qui mettent l'étranger au cœur de cette campagne et qui ne seront pas entendus."

    De la première secrétaire du PS Martine Aubry au président du groupe PS à l'Assemblée nationale, Jean-Marc Ayrault, deux "premier ministrables", tous les ténors du PS étaient présents dans les tribunes de Bercy, de même que beaucoup d'artistes. L'écologiste Eva Joly (2,3% des voix au premier tour) a eu droit à une ovation du public, tout comme l'ancien premier ministre Lionel Jospin.
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