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ayrault envisage de réduire la participation de l'etat dans des

  • Ayrault envisage de réduire la participation de l'Etat dans des entreprises publiques

    Ayrault envisage de réduire la participation de l'Etat dans des entreprises publiques

    Jean-Marc Ayrault a affirmé, dimanche 5 mai au 20 heures de TF1, que le gouvernement envisageait de réduire la participation de l'Etat dans le capital "d'un certain nombre d'entreprises publiques" pour consacrer ces sommes à l'investissement.

    Jean-Marc Ayrault sur le plateau du journal de 20 heures de TF1, le 5 mai.

    "Nous envisageons que dans un certain nombre d'entreprises publiques où le taux de participation de l'Etat est très important nous puissions dégager une partie pour financer de l'investissement. Pas pour boucher les trous du budget", a déclaré le premier ministre. Jean-Marc Ayrault a donné l'exemple des 20 milliards d'euros qui seront nécessaires pour financer l'installation du très haut débit pour Internet sur tout le territoire.

    "CE N'EST PAS LE RETOUR DES PRIVATISATIONS"

    Pour autant, cette décision du gouvernement français ne marque pas "le retour des privatisations", a indiqué lundi le ministre de l'économie, Pierre Moscovici. "C'est une gestion fine du capital de l'Etat, en conservant son rôle d'Etat stratège, a déclaré le ministre surI>Télé. Ce qui est crucial aujourd'hui, c'est la relance de notre économie, la croissance, la création d'emplois, et pour cela il faut tout faire pour investir et le faire sans creuser les déficits."

    Le ministre a refusé de dévoiler le nom d'entreprises qui pourraient être concernées, mais a affirmé que l'idée générale pouvait être "de jouer ici où là ; cela peut être réduire les taux de participation, cela peut être vendre des participations non stratégiques". Il a exclu que les cessions portent sur l'ensemble du capital, l'ensemble des participations de l'Etat représentant un peu plus de 60 milliards d'euros.

    DES PRÉCÉDENTS RÉCENTS : SAFRAN ET EADS

    Le ministère de l'économie avait déjà signalé que la modification du portefeuille des participations de l'Etat était envisagée pour réaliser des investissements jugés plus stratégiques. Il avait cité l'exemple de la vente récente de plus de 3 % du capital de l'équipementier aéronautique Safran à des investisseurs institutionnels via une procédure accélérée, notamment pour renforcer les fonds propres de la Banque publique d'investissement (BPI). L'opération avait rapporté 448,5 millions d'euros et l'Etat détient encore 27,08 % du capital.

    Le 17 avril, le groupe d'aéronautique et de défense EADS avait également annoncé avoir conclu un accord avec l'Etat pour lui racheter hors marché 1,56 % de son propre capital, pour 482,7 millions d'euros. Paris s'est engagé à céder au total près de 3 % du capital qu'il détenait pour ramener sa participation à 12 %, en vertu d'un accord signé en décembre entre les principaux actionnaires. Le ministre du redressement productif, Arnaud Montebourg, a également évoqué en avril la possibilité de céder des parts dans GDF-Suez et dans EDF.

     

    Politique d'austérité : "Une invention de propagande"

    Jean-Marc Ayrault a répété, dimanche sur TF1, que "le cap" de la politique à suivre par son gouvernement était "tenu" : "L'objectif est bien le retournement de la courbe du chômage." Alors que le Front de gauche manifestait contre l'austérité dimanche à Paris, le premier ministre a répliqué qu'il n'"y [avait] pas d'austérité, c'est une invention de propagande. Moi, je veux sauver le modèle social et républicain français", a-t-il précisé, en se félicitant que la Commission de Bruxelles envisage de donner à la France jusqu'à la fin 2015 pour ramener ses déficits publics à 3 % de la richesse nationale.

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