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avec ou sans joseph kabila ? françois hollande confirme la tenue

  • Avec ou sans Joseph Kabila ? François Hollande confirme la tenue d'une réunion les 6 et 7 décembre à Paris des chefs d'Etat africains sur la sécurité

    Avec ou sans Joseph Kabila ? François Hollande confirme la tenue d'une réunion les 6 et 7 décembre à Paris des chefs d'Etat africains sur la sécurité

    Le président français François Hollande a confirmé lundi la tenue, les 6 et 7 décembre à Paris, d'une réunion des chefs d'Etat africains pour évoquer les moyens d'assurer leur sécurité face "aux menaces terroristes". "La France réunira à la fin de l'année, les 6 et 7 décembre, les chefs d'Etat africains à Paris pour évoquer les moyens que pourraient se donner les Africains eux-mêmes pour assurer leur propre défense face aux menaces terroristes", a déclaré le président de la République lors d'un point de presse.

    François Hollande-Joseph Kabila, une relation pas bonne à cause des violations massives des droits de l'homme.

    Kinshasa, 14 octobre 2012, entretien entre François Hollande et Etienne Tshisekedi, qui réclame la "Vérité des urnes" après avoir été victime d'un hold-up électoral lors du scrutin présidentiel du 28 novembre 2011.

    "Il s'agit de faire en sorte qu'ils aient "toute la formation et l'encadrement nécessaires pour assurer cette mission indispensable qu'est la sécurité", a ajouté M. Hollande au côté du secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-moon, qu'il venait de recevoir à l'Elysée. Il a invité ce dernier à participer à cette réunion. M. Hollande avait annoncé le 25 mai à Addis Abeba, qu'il convierait les dirigeants africains à Paris "à la fin de l'année" pour un sommet consacré "à la paix et à la sécurité" sur le continent africain. "A la fin de l'année, j'inviterai l'ensemble des chefs d'Etat africains à Paris pour une réunion qui sera consacrée à la paix et à la sécurité et donc, d'une certaine façon aussi, à la lutte contre le terrorisme", avait-il déclaré à la presse, en marge des festivités du 50e anniversaire de la création de l'Organisation de l'unité africaine (OUA), ancêtre de l'actuelle Union africaine (UA). Son entourage avait précisé que ce sommet devait se tenir les 6 et 7 décembre à Paris.

    Des activistes des droits l'homme et François Hollande à la résidence de l'ambassade de France à Kinshasa.

     

     

     

    A Kinshasa, lors du 14è Sommet de la Francophonie, François Hollande ne s'était laissé impressionné par le régime d'usurpation de Joseph Kabila, ce dernier n'a jamais gagné aucune élection au Grand-Congo, régime qui gouverne par défi sans légitimité et toute illégalité, régime qui excelle dans les emprisonnements arbitraires à tour de bras, régime qui zigouille des congolais matin, midi et soir, régime des arrivistes, parvenus et millionnaires du dimanche alors que les congolais croupissent dans une misère sans nom, un régime d'occupation qui ne sait même pas protéger ses citoyens ! Des signes qui ne trompent pas, arrivées la veille dans la nuit à Kinshasa, Valérie Trierweiler, la première dame de France, et Yamina Benguigui, la ministre française en charge de la Francophonie, se sont rendues, le 8 juillet 2013, à Bukavu, capitale du Sud-Kivu, pour soutenir les femmes violées et apporter une aide à l’Hôpital de Panzi, où officie le docteur Denis Mukwege.

    14e Sommet de la Francophonie, François Hollande était allé à Kinshasa à reculons et avait tenu à le faire savoir. De petits gestes en petites phrases, François Hollande avait pris ses distances avec Joseph Kabila lors du 14e sommet de la Francophonie... Et tant pis si ses homologues africains en avaient pris ombrage. Une image, et on oublie le verbe. La poignée de mains fraîche et furtive de François Hollande à son homologue congolais, Joseph Kabila, en ouverture du 14e sommet de la Francophonie, à Kinshasa, est entrée dans la postérité françafricaine. En tout cas, ce 13 octobre 2012 avait marqué un nouvel épisode dans l'interminable feuilleton mêlant la nation des droits de l'homme, jamais aussi prétentieuse que lorsqu'elle peut délivrer son message universel, et un pays du continent qui bafoue et foule volontairement aux pieds les droits et libertés. Cette image, donc. Elle avait tourné en boucle, avait été reprise par toutes les télévisions, avait suscité une chronique du satirique et très parisien Petit Journal de Canal+...Élu dans des conditions calamiteuses en novembre 2011, Joseph Kabila douze ans au pouvoir, il se cherche encore, il apprend encore son métier, conséquence le Kadogo devenu Président de la République peine à trouver ses marques et à intégrer les valeurs universelles des droits de l'homme, le Grand Congo est piloté à vue !

    Le président d'une poignée de congolais et de la CENI de Daniel Ngoyi Mulunda qui l'a proclamé, Joseph Kabila mal élu est considéré par la majorité de congolais comme un Président imposteur et usurpateur. Comment serrer la main d’un président de la République contesté par une majorité d’électeurs, en l’occurrence Joseph Kabila, sans pour autant légitimer le pouvoir qu’il a confisqué à l’ issue du scrutin de novembre 2011 ?

    Mais ce 14 octobre 2012, la pilule fut difficile à avaler. Joseph Kabila prononce son discours de bienvenue et exprime « sa joie » d'accueillir une trentaine de chefs d'État et de gouvernement. La salle du Palais du peuple vibre avec les affidés et applaudisseurs payés pour montrer la popularité de celui que les congolais dénomment Hippolyte Kanambé. Tout le monde, au premier rang de la tribune, applaudit. Sauf un, qui préfère lire et annoter son propre discours. Après l'allocution du représentant suisse, François Hollande se lève et s'avance vers le pupitre sans un regard pour son hôte. « J'ai voulu me rendre personnellement ici à Kinshasa, au sommet de la Francophonie, pour une raison simple : je voulais témoigner du soutien de la France [aux Congolais] », lance-t-il sans même remercier celui qui dirige par défi. Ne serait-ce que pour l'invitation. Opposition congolaise

    « La gestuelle hollandaise » mêlant le symbole et l'allusion n'a pas fait dans la demi-mesure. Avant l'ouverture du sommet, le président français s'était entretenu pendant quarante-cinq minutes avec cinq leaders de l'opposition. « L'ambiance était détendue et amicale », selon le président du groupe parlementaire de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), Samy Badibanga, qui avait plaidé pour une « cohésion nationale » face à un pouvoir « illégitime et faible ». Également présent, l'ex-président de l'Assemblée nationale, Vital Kamerhe, un ancien proche de Kabila. Il en avait appelé à une « démocratie consensuelle ».

    Plus tard, dans l'après-midi, François Hollande inaugurait à l'Institut français la médiathèque Floribert-Chebeya, du nom du militant des droits de l'homme assassiné en 2010, avant de s'entretenir, en tête à tête, avec Étienne Tshisekedi pendant une vingtaine de minutes à la résidence de l'ambassadeur de France. Le leader historique de l'opposition se considère toujours comme « le président élu ».

    François Hollande était à Kinshasa en avocat des droits de l'Homme et de la démocratie.

    « Si je suis plus exigeant avec l'Afrique, c'est que j'aime l'Afrique », avait professé François Hollande dans les jardins de la résidence française. « La démocratie ne se négocie pas, je ne change pas de discours en fonction des interlocuteurs et des pays », a-t-il ajouté.

    Joseph Kabila qui passe son temps dans son bunker de Kingakati prendra-t-il l'avion pour participer à la réunion des chefs d'Etat africains sur la sécurité à Paris en décembre prochain ? Au moment où nous couchons ces lignes, une dépêche nous est parvenu que 150 personnes sont tués à Goma dont 10 militaires. Tués par qui ? Et comment ?
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