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  • La Birmane Suu Kyi à Paris, dernière étape d'une tournée européenne triomphale

    La Birmane Suu Kyi à Paris, dernière étape d'une tournée européenne triomphale

    C’est la madone de la démocratie qui arrive aujourd’hui à Paris. Vénérée en Birmanie, adulée en Occident, Aung San Suu Kyi sera reçue ce soir à l’Elysée, avant une série de rencontres jusqu’à jeudi. La nouvelle députée de la Ligue nationale de la démocratie achève par la France une tournée européenne de dix-sept jours, où elle a reçu un accueil de star après vingt-quatre années d’isolement. L'opposante birmane Aung San Suu Kyi est attendue mardi à Paris, dernière étape d'une triomphale tournée européenne au cours de laquelle la Dame de Rangoun sera reçue par le président François Hollande et célébrée pendant trois jours à l'égal d'un chef d'Etat.

    Aung San Suu Kyi, la Dame de Rangoun

    "A l'occasion de cette visite, dernière étape de son premier déplacement en Europe depuis près de 25 ans, la France rendra hommage au combat mené par cette femme exceptionnelle en faveur des droits de l'Homme, et marquera son appui actif au processus de transition démocratique en cours en Birmanie", a déclaré lundi le porte-parole du Quai d'Orsay, Bernard Valero, lors d'un point de presse.

    La France déroule le tapis rouge pour cette visite de l'icône de la démocratie birmane, qui sera accueillie suivant un protocole habituellement réservé aux chefs d'Etat: elle sera reçue par le président de la République, les chefs de l'Assemblée nationale et du Sénat, et le maire de la capitale.

    Mme Suu Kyi, qui doit arriver à Paris mardi après-midi à sa descente du train Eurostar, en provenance de Londres, sera accueillie peu avant 15H00 par le ministre délégué au Développement, Pascal Canfin. François Hollande la recevra à 18H00 pour un entretien, qui sera suivi d'une conférence de presse, avant un dîner à l'Elysée.

    Mercredi, la présidente de la Ligue nationale pour la démocratie, prix Nobel de la paix, sera faite "citoyenne d'honneur de la Ville de Paris", puis sera reçue par le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius. L'opposante et le ministre planteront un "arbre de la liberté" dans les jardins du Quai d'Orsay, avant un dîner en l'honneur de la Dame de Rangoun.

    De source diplomatique française, on explique que Mme Suu Kyi "symbolise le combat contre une dictature à tous égards caricaturale, le courage et la résistance à l'oppression" et que sa visite constitue "un message de confiance dans l'avenir du pays".

    Outre ses rencontres avec les présidents des deux chambres du Parlement, Mme Suu Kyi assistera à une conférence-débat avec des étudiants à La Sorbonne. Elle rencontrera également les représentants d'ONG françaises.

    A Paris jusqu'à vendredi

    "La France est un symbole dans le coeur des Birmans, ça reste le pays des droits de l'Homme, c'est un des pays qui s'est beaucoup mobilisé pour elle", a déclaré lundi à l'AFP Pierre Martial, président de l'association France Aung San Suu Kyi.

    Cette visite en France a pour but, selon M. Martial, de "remercier tous ceux qui l'on aidée pendant ces longues années" de privation de liberté en Birmanie et aussi d'appeler "un certain nombre de pays à investir en Birmanie d'une façon raisonnable et équitable".

    Mme Suu Kyi avait entamé le 13 juin en Suisse un voyage aux allures de tournée triomphale en Europe, où elle n'avait pas mis les pieds depuis 1988. Cette année-là, elle s'était rendue au chevet de sa mère malade et n'avait plus quitté la Birmanie, rapidement placée en résidence surveillée par la junte.

    Le 16 juin à Oslo, elle a prononcé son discours de lauréate du prix Nobel de la paix, 21 ans après avoir reçu cette distinction. Elle a appelé à la réconciliation nationale, à la libération de tous les prisonniers politiques et réitéré son "optimisme prudent" dans la transition politique en Birmanie, actuellement dirigée par un ancien général, Thien Sein, qui a constitué un gouvernement presque totalement civil.

    Plusieurs ONG, dont la Fédération internationale des Ligues des droits de l'Homme (FIDH), ont appelé "à une grande prudence concernant l'allègement des sanctions économiques et l'augmentation des investissements étrangers en Birmanie", soulignant "l'absence d'un système judiciaire indépendant" et "le manque de transparence des entreprises d'Etat impliquées dans les contrats d'exploitation du gaz et du pétrole".

     

    Mme Suu Kyi quittera Paris vendredi matin pour regagner la Birmanie.
  • Genève : Aung San Suu Kyi appelle à respecter les droits de l'âme !

    Genève : Aung San Suu Kyi appelle à respecter les droits de l'âme !

    La chef de l’opposition birmane a lancé jeudi un vibrant appel à la communauté internationale à venir investir en Birmanie, dans un discours prononcé devant la Conférence internationale du travail à l’ONU à Genève. Un message clair destiné aux délégués des 185 pays réunis jeudi à l'ONU à Genève pour la conférence internationale du travail: «La levée et la suspension des sanctions sont une occasion sans précédent pour le développement économique de la Birmanie».

    Aung San Suu Kyi a prononcé un discours très attendu devant la Conférence internationale du travail, l'assemblée générale annuelle des Etats-membres de la BIT à Genève. Photo Réveil FM

    La «Dame de Rangoun», la frêle présidente de la Ligue nationale pour la démocratie, une écharpe verte autour du cou, fleurs rouge et blanche accrochées aux cheveux, chemise blanche et jupe noire, était apparue souriante ce matin à l'ONU à Genève. Photo Réveil FM

    En visite en Europe, Aung San Suu Kyi est arrivée jeudi 14 juin au Palais des nations de l'ONU, à Genève (Suisse), où elle a été accueillie par une ovation. Photo Réveil FM

     

     

    «S’il vous plaît, encouragez vos gouvernements à nous aider à construire» une société tournée vers le développement et donnant du travail aux jeunes, a déclaré Mme Aung San Suu Kyi, au premier jour d’une tournée historique en Europe, après 22 ans de résidence forcée en Birmanie.

    Pas par altruisme

    «C’est une demande pressante de ma part », a ajouté la frêle femme politique birmane, accueillie par une ovation à Genève.

    Les entreprises étrangères ne viennent pas seulement par « altruisme, je le sais », a-t-elle ajouté, mais je « souhaite que leurs profits soient partagés avec notre population », notamment les jeunes, qui n’ont pas eu la chance d’avoir une éducation, a-t-elle ajouté.

    La chef de l’opposition birmane a aussi invité tous les participants à la conférence de la BIT à se rendre en Birmanie pour se « rendre compte de tout le potentiel » que représente la jeunesse du pays.

    Mme Aung San Suu Kyi a également souligné que c’était la première fois depuis 30 ans qu’elle revenait à Genève.

    Auparavant, le directeur général du BIT Juan Somavia a salué, dans un vibrant hommage, le long combat pour la démocratie de la «Dame de Rangoun».

    Levée des sanctions

    En signe de bonne volonté, la BIT a d'ailleurs levé mercredi, la veille de la venue d'Aung Suu Kyi, les sanctions qui frappaient la Birmanie depuis 1999, à cause du travail forcé.

    Conférence de presse !

    Après la Suisse et la Norvège, Mme San Suu Kyi est attendue en Grande-Bretagne, en Irlande et en France.

    Aung San Suu Kyi, la charismatique chef de l'opposition birmane, a lancé jeudi un appel aux investisseurs et aux gouvernements étrangers pour favoriser le développement démocratique de son pays, à Genève devant l'ONU. La "Dame de Rangoun", souvent comparée à l'ex-président sud-africain Nelson Mandela, a été accueillie à l'ONU par une immense ovation des 4.000 délégués de 185 pays à la conférence internationale du travail. Ils ont applaudi debout à plusieurs reprises la Prix Nobel de la Paix, qui effectue son premier voyage en Europe depuis 23 ans, après plus de 20 ans en résidence surveillée dans son pays.

    Des journalistes accrédités à l'ONU dans la salle de conférence. Photo Réveil FM

    La salle de presse III pleine des journalistes de plusieurs nationalités. Photo Réveil FM

    Journalistes, photographes, cameramens dans la salle de presse. Photo Réveil FM

    Arrivée de Aung San Suu kyi dans la salle de presse. Photo Réveil FM

    A coté du directeur général du BIT Juan Somavia qui l'a accompagné , après avoir salué, dans un vibrant hommage, le long combat pour la démocratie de la «Dame de Rangoun». Photo Réveil FM

    Aung San Suu Kyi transpire la sérénité. Photo Réveil FM

    A une question d'un confrère sur le respect des droits de l'homme, Aung San Suu Kyi répond qu'elle souhaite le respect des droits de l'âme. Photo Réveil FM

    Dans un véritable discours-programme, Aung San Suu Kyi a insisté sur une série de réformes qui sont encore nécessaires pour instaurer les règles de droit et renforcer les institutions démocratiques en Birmanie, des conditions pour attirer les investisseurs. Elle a en outre fait valoir la nécessité de règles de transparence et de bonnes pratiques dans le secteur de l'énergie, d'entreprises d'Etat plus compétitives et d'une protection des petits agriculteurs. Photo Réveil FM

    Le problème des violences ethniques Aung San Suu Kyi a aussi insisté sur la nécessité d'un règlement politique pour mettre fin aux combats ethniques dans l'Etat de Rakhine, en Birmanie, et affirmé que la question de la citoyenneté des Rohingyas doit être réglée par un nouveau cadre juridique. Photo Réveil FM

    La militante birmane, qui aura 67 ans dans quelques jours, a aussi réclamé de l'aide pour la jeunesse de son pays, qui n'a pas eu la chance de recevoir une éducation et qui souffre d'un chômage endémique. "Des jeunes sans emploi perdent toute confiance dans la société qui a échoué à leur donner une chance", a-t-elle ajouté, soulignant les problèmes de drogue et d'alcoolisme qui y sont liés. La question des nombreux migrants birmans vivant en Thaïlande a aussi été évoquée. "80% de tous les travailleurs migrants en Thaïlande sont des Birmans et ces travailleurs sont souvent confrontés à des violations de leurs droits", car ni la Birmanie ni la Thaïlande n'ont adopté les bases juridiques nécessaires pour mettre en oeuvre des règles internationales, a-t-elle indiqué. "Beaucoup de ceux que j'ai rencontrés en Thaïlande m'ont dit 'nous voulons rentrer à la maison', et nous avons tous la responsabilité de leur assurer paix et sécurité à leur retour", a-t-elle dit.

    Après Genève, que la militante a visité il y a 30 ans, Aung San Suu Kyi se rendra à Berne. Elle y sera reçue par les plus hautes autorités helvétiques, avant de partir vendredi pour Oslo.

    Après la Suisse, la militante birmane se rendra en Norvège, en Grande-Bretagne, en Irlande et en France. En Norvège, Mme San Suu Kyi doit prononcer un discours à l'occasion de la remise de son Prix Nobel de la Paix, décerné en 1991 et qu'elle n'a pas pu recevoir en personne, du fait de sa détention en Birmanie.

     

    La chef de l'opposition birmane s'est rendu à Berne en train. Elle y a rencontré le chef de la diplomatique helvétique Didier Burckhalter. Dans la soirée, la leader birmane dînera avec la présidence de la Confédération helvétique, Eveline Widmer-Schlumpf.

    Aung San Suu Kyi, qui est accompagnée d'une délégation de 4 personnes, prendra l'avion pour Oslo, deuxième étape de sa tournée européenne, où elle prononcera un discours de remerciements pour son Prix Nobel de la Paix, décerné en 1991, alors qu'elle était en captivité en Birmanie

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