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  • Médias Congolais, attention ...aux prédateurs, thuriféraires et vuvuzélateurs de la liberté de presse 2

    Médias Congolais, attention ...aux prédateurs, thuriféraires et vuvuzélateurs de la liberté de presse 2

    En République démocratique du Congo, plus qu'une coquille vide le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel et de la Communication (CSAC) n'est que le clone de la monstrueuse Haute Autorité des Médias (HAM), institution qui au départ devrait être d'appui à la démocratie mais qui par son fonctionnement autocratique est devenue prédatrice de la liberté d'expression et de presse. Le Csac n'est qu'une HAM bis. La monstruosité de cette dernière était dû a fait qu'elle faisait la régulation, l'autorégulation, les formations, les accusations des journalistes à l'Agence Nationale de Renseignement(ANR), les menaces et intimidations, les fermetures des médias, les suspensions des journalistes....Alors qu'elle Elle devrait se limiter à la régulation tout en laissant aux organisations professionnelles de faire leur boulot. Interdire aux journalistes de penser, dire et écrire librement comme voulait Modeste Mutinga Mutuishayi et ses acolytes autocrates de la HAM est une dérive totalitaire inacceptable. Pourquoi l'abbé Jean-Bosco Bahala qui préside le Csac voudrait-il devenir le Malu Malu de la régulation ? La question est sur toutes les lèvres, le calotin de Bukavu voudrait-il transformer les journalistes congolais en petits soldats de Joseph Kabila qui doivent se tenir au garde à vous devant les «autorités publiques»

    Impartiale, scélérate, liberticide, corrompue, anti-démocratique et inféodée à Joseph Kabila, voila l'image qui demeura longtemps dans la mémoire collective: Le siège de la HAM, étouffoir des libertés saccagé par des Kinois.

    La photocopieuse de la fameuse et défunte HAM.

    Les dossiers éparpillés, sans doute aussi des BI que la HAM transmettait à l'ANR contre des journalistes, médias et acteurs politiques.

     

    Kinshasa, le vendredi 28 juillet 2006, la Haute Autorité des Médias (HAM), institution la plus controversée, scélérate a été saccagée, pillée et incendiée par les Congolais furieux. Grand requin, roublard, fourbe, apparatchik du régime totalitaire de Joseph Kabila, Modeste Mutinga Mutuishayi, mammouth joséphiste, mangeriste et mangercrate, grâce à son deal contre nature avec le fermier de Kingakati avait réussi à museler les journalistes, bâillonner des médias et des opposants. Étouffoir des libertés, la fameuse Haute Autorité des médias (HAM) a été financée par le Pnud, l'Union européenne, la Francophonie, les coopérations britannique, belge, française, Institut Panos Paris, le Gret et autres organismes internationaux, il suffirait d'un audit pour que les cadavres sortent des armoires. Le silence complice de tous ces bailleurs de fonds a toujours étonné. La liberté de presse, c'est quand cela les arrange ! Puisque Joseph Kabila était le candidat de Louis Michel "Big Loulou" et des occidentaux, Modeste Mutinga Mutuishayi était donc le pitbull dressé pour mordre les mollets de la liberté de presse, des journalistes, des médias et des acteurs politiques au Congo ! Ni l'Etat-AMP de l'époque, ni les organismes internationaux n'ont jamais tenté cette aventure d'audit financier de la Haute Autorité des Médias qui a été instrumentalisée par eux à des fins politiques. Soutenu par Louis Michel "Big Loulou" parrain de Joseph Kabila, comme une grenouille qui saute d'un nénuphar à un autre, Modeste Mutinga Mutuishayi a été bombardé Rapporteur au Sénat en récompense des services rendus dont celui de priver aux Congolais un débat démocratique inscrit dans la Constitution.

    Bizarre, il est quand même étonnant que Pascal Berqué de l'Institut Panos Paris ait été muet et silencieux, lui qui passe son temps à donner des leçons de démocratie aux médias africains. Le bâillonnement des journalistes congolais par la HAM ne l'a jamais posé problème. Cela fait 28 ans que Pascal Berqué est entre le Gret et l'Institut Panos Paris, ce dernier est devenu sa petite boutique ! Il n'a jamais pensé que dans un Ong, l'alternance est dynamique mais puisque c'est l'Ong business, cela ne lui pose aucun problème de conscience. Pour mieux quadriller le Congo, au Gret on nomma un mercenaire, Serge Bailly. Un raciste belge qui s'emportait aux journalistes lorsque des journalistes congolais remettaient en cause les positions de la Belgique sur le Congo. Tinntin au Congo n'avait travaillé dans aucun média dans son pays la Belgique, mais c'est lui qui devait gérer le financement du Gret pour les médias congolais, lui aussi n'a eu rien à dire face aux dérapages dictatoriales de la HAM ? Il faut simplement dire que ce qui compte pour l'Institut Panos Paris comme le Gret, c'est leur financement. Ils sont financés par l'Union européenne et jouent aux suivistes de celui qui les financent, la liberté de presse et d'expression pour des congolais, ils s’en foutent !

    Edition 4927 du mercredi 10 mars 2010, du quotidien "Le Potentiel", dans un article dithyrambique de Raymonde Senga Kosi sur Mme Kyet Mayele Mutinga, concernant la journée internationale de la femme, célébrée le 8 mars de chaque année, elle chute par une présentation qui laisse à désirer: "Juriste de formation, Kyet Marie Mutinga Mayele est coordonnatrice de la Fondation médicale pour le développement (FMD), une Asbl qui s’occupe de la sensibilisation et de la prévention des maladies. Cette ONG appuie aussi la communauté rurale dans le Kasaï Occidental, notamment en micro-crédits, lutte anti-érosive ainsi qu’en agriculture et élevage. Elle a travaillé à l’Union nationale des femmes (UNAF) comme secrétaire exécutif adjoint. Mariée et mère de famille, elle prône l’amour du prochain et le respect dû aux autres en s’opposant farouchement au désordre et à tout ce qui rétrograde la femme".

    Pourquoi Raymonde Senga Kosi a-t-elle omis volontairement de dire que Mme Kyet Mayele Ghyor qui porte aujourd'hui le nom de Mutinga s'occupait des finances à la Haute Autorité des Médias (HAM) de 2003-2007 ?

    Pourquoi cette manie de cacher la vraie identité des personnes qu'on met en exergue ? De la à travestir la vérité, il n'y a qu'un pas ? A-t-elle était censurée ? Ou plutôt s'est-elle sciemment autocensurée ?

    Pourquoi gommer le passage de Mme Kyet Mutinga à la Haute Autorité des Médias (HAM) ? Y-a-t-il des choses à cacher ou à se reprocher ?

    De deux choses l'une:

    -ou Mme Kyet Mayele Ghyor avait cachée le nom de son mari Mutinga en travaillant aux finances dans une institution de la République d' d'appui à la démocratie, mise en place par le dialogue inter-congolais de Sun -City pour réguler les médias durant la transition, la Haute Autorité des Médias (HAM) dont Modeste Mutinga Mutuishayi était le Président ?

    -ou alors Mme Kyet Mayele Ghyor porte le nom de Mutinga après son passage à la fameuse Haute Autorité des Médias. Ce qui en claire veut dire qu'il y a eu favoritisme, clientélisme, confusionnisme, conflit d'intérêts d'un couple dans une institution de la République.

    La Haute Autorité des médias (HAM) ayant été financée par le Pnud, l'Union européenne, la Francophonie, la coopération française et autres organismes internationaux, il suffirait d'un audit pour que les cadavres sortent des armoires. On peut dès lors considérer que tous les rapports moraux et financiers présentés auprès de tous les organismes financiers de la HAM étaient du bidonnage !

    CSAC=HAM: une coquille vide !

    Logo de la fameuse HAM à celui du CSAC, quelle différence ?

    En France, on n'a jamais muselé Jean-Marie Lepen ni sa fille Marine Lepen qui préside le Front National, parti au relent raciste et xénophobe. Il faut laisser s'exprimer les hommes et femmes politiques. Le peuple est assez mûr pour délier le vrai du faux !

    Pourquoi le CSAC ne laisse-t-il pas les congolais s'exprimer librement ? Voici une dernière nouvelle qui ne peut qu'alarmer ceux qui ne croient pas que la régulation est égale à la répression: "Le CSAC interdit l’accès aux médias aux acteurs sociopolitiques de la province du Bas-Congo"Le CSAC/Bas-Congo reproche aux députés nationaux Fabrice Puela et Adrien Phoba, à MM. Didier Mambueni, Valentin Vangi et Emmanuel Mampuya Nsamu Nselele d’avoir entretenu une polémique dans les médias autour d’une marche organisée samedi à Matadi et la flagrance et la violence des propos dénigrant tenus qui, estime l’organe de régulation des médias, sont de nature à porter atteinte à l’honneur et à la dignité des personnes citées et de les exposer au mépris public, voir au vindicte populaire.

    Il estime que la flagrance et la violence des propos de ces acteurs sociopolitiques sont susceptibles de menacer l’ordre public, d’affecter le moral des éléments de la Police nationale congolaise (PNC) et d’inciter à la haine tribale. Le CSAC/Bas-Congo a, dans ce même cadre, résolu de mettre à la disposition de l’Union nationale de la presse du Congo (UNPC)/BasCongo les journalistes Flavien Tsumbu de la RTM, Laurent Mpaka Binda et Serge Basunga de la RTNC pour conduite complaisante des émissions liées à cette marche.

    Il a infligé une mise en demeure pour non respect de la grille de programme aux médias audiovisuels RTM, RTNC/BasCongo, CCTV/Bas-Congo et HTV et sollicité le concours du procureur général près la cour d’appel de Matadi pour des dispositions nécessaires en cas de non respect de cette mesure conservatoire.

    Nous reprenons la réflexion de notre confrère Amba Wetchi de Congo indépendant. "Dans un entretien, jeudi 18 juillet, avec l’Agence congolaise de presse, Jean-Bosco Bahala, le Malu Malu du CSAC articulait des accusations anachroniques à l’endroit des journalistes : libertinage, légèreté, incivisme etc.

    Des propos inqualifiables de la part du responsable numéro 1 d’une institution dont la mission, consignée dans la Constitution, consiste principalement à «garantir et d’assurer la liberté et la protection de la presse ainsi que de tous les moyens de communication de masse dans le respect de la loi».

    Sept années après la promulgation de la Constitution du 18 février 2006, le Congo dit démocratique baigne dans une ambiance totalitaire qui n’est pas sans rappeler les «démocraties populaires» de l’ex-Bloc soviétique. Le pluralisme politique proclamé dans cette charte fondamentale n’est plus qu’un pitoyable souhait.

    L’unanimisme est de retour; il n’y a point de salut en dehors du parti présidentiel, le PPRD (Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie). Le sacro-saint principe de séparation de pouvoirs est ramené au rang de slogan de campagne. Comme à l’époque du parti-Etat, une institution a réussi, par la ruse, la corruption et la violence, à annihiler les autres en l’occurrence le Parlement, le gouvernement et les Cours et tribunaux. Il s’agit de l’institution «Président de la République». Le pouvoir d’Etat est à nouveau personnalisé. Comme dans la fable de Jean de La Fontaine, tous les «renards» rivalisent en paroles mielleuses pour flatter le "corbeau" qui a, en son bec, le fameux fromage. « L’obligation de la consolidation de la paix, de la promotion des valeurs positives et du développement harmonieux et durable de la RDC impose aux médias congolais et particulièrement à leurs promoteurs un comportement conséquent en terme, notamment, de sens élevé de responsabilité, de décence et de discipline éprouvée».

    L’homme qui parle s’appelle Jean-Bosco Bahala, nommé par Joseph Kabila, il est le président du CSAC (Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication), une des institutions d’«appui à la démocratie».

    Dans son entretien avec l’ACP, le calotin Bahala - qui paraît incapable de peser le poids des mots – dit avoir décelé dans le chef des animateurs des médias congolais non seulement une «recrudescence d’une certaine tendance au libertinage» mais aussi de la «légèreté» et de «l’incivisme». Il ne cite aucun fait pour étayer ce qui ressemble à un réquisitoire. Il ne s’arrête pas là. Il accuse les journalistes congolais d’être «peu respectueux des autorités publiques» y compris le premier magistrat du pays. Selon lui, ce comportement «les expose naturellement à tous les risques». Lesquels? A en croire «Jean-Bosco», «le mal est profond» dans le secteur de la presse. Il invite les «structures de la corporation et de l’autorégulation à s’assumer pour un encadrement professionnel de leurs membres dans la perspective d’un assainissement qualitatif de ce secteur important de la vie nationale». Dans un langage parabolique, le président du CSAC de conclure : «Le noble métier de communicateur doit se débarrasser, avec le soutien éventuel du régulateur, du chantage, du trafic d’influence, de l’inféodation et de toute autre forme d’antivaleurs qui tentent de refaire surface». Parle-t-on du journalisme ou de la communication? Ce n’est pas la même chose. Quelle mouche a pu piquer ce calotin de Bukavu dont le comportement n’a rien à envier à celui des vulgaires politiciens sans foi ni loi qui s’évertuent, au quotidien, à restreindre les espaces de liberté pour plaire à «Joseph Kabila»?

    A quelle époque se croit-il ? Comment peut-il exiger de la «discipline» aux responsables médias dont le rôle est de rechercher la vérité en mettant à nu les dysfonctionnements qui affectent l’appareil d’Etat ? Bahala ignore-t-il que les médias sont des contre-pouvoirs ? Il y a des journalistes qui prennent des libertés avec la déontologie ? Sans doute. Ce fait donne-t-il au président du CSAC de s’ériger en censeur en détournant cette institution de sa mission de régulateur et de promoteur de la liberté et de la protection de la presse?

    La tentative du «patron» du CSAC de transformer les responsables des médias congolais en "danseurs du ventre" du PPRD est tout simplement méprisable.

    Flagorneur, Bahala fait partie de cette "élite" opportuniste et corrompue, dénuée de tout sens de l’intérêt général. Cette "aristocratie" constitue un frein au progrès. Les "autorités publiques" pour lesquelles Bahala exige du "respect" sont tenues de rendre compte. Les médias y veilleront..."

     

    Nous ne pouvons pas continuer à cacher du sable sous le tapis. Il y a un véritable problème de l'instance de régulation des médias en République démocratique du Congo. Le CSAC est politisé à outrance, ses animateurs sont des nullards. Au lieu d'instaurer la liberté d'expression et de presse au Congo, ils la muselle ! Corrompu comme Modeste Mutinga Mutuishayi, sans doute que Joseph kabila à déjà promis un poste alléchant à Jean Bosco Bahala, un autre prédateur de la liberté d'expression et presse au Congo.
  • Médias congolais, attention ...aux prédateurs, thuriféraires et vuvuzélateurs de la liberté de presse 1

    Médias congolais, attention ...aux prédateurs, thuriféraires et vuvuzélateurs de la liberté de presse 1

    Pour que la démocratie s'installe en République démocratique du Congo la liberté d'expression et de presse doit être garantie. Le pluralisme médiatique sans la diversité d'opinions est un leurre. Que serait le monde, sans journalistes, sans médias ? Que serait l'Afrique sans journalistes ? Que serait la République Démocratique du Congo sans radioteurs, diffuseurs de l'information ? Les journalistes et professionnels des médias congolais doivent demeurer vigilants pour ne pas brader " le pluralisme et la diversité médiatique" acquis au prix fort dans la lutte et le sang, les tortures, emprisonnements et assassinats organisés. Kinshasa n'est que la capitale, il n'est pas la République démocratique du Congo. Le pluralisme médiatique en RDC est biaisé par le fait gravissime où des ministres, sénateurs, députés sont propriétaires des journaux, radios et télévisions. Malgré des titres pompeux, aucun journal kinois ne tire à plus de 2500 exemplaires alors que la capitale congolaise regorge plus de 10 millions d'habitants. Chaque province doit avoir ses propres journaux et médias. Si les radios communautaires ont poussé dans la majorité de nos provinces, les journaux sont inexistants.

    Aucun journal kinois n'est à quatre couleurs et ne tire à plus de 2500 exemplaires alors que Kinshasa à plus de 10 millions d'habitants.

    Des journaux kinois à même le sol !

    Toute vellieté de formater les journalistes et médias congolais sera combattu. Dans les pays développés notamment la France, le Royaume uni, les Etats-Unis, la Suisse, la Hollande... et autres, ils n'ont pas un "Ministère d'information", ministère chargé de régenter les journalistes et les médias. Cela est déjà régler par leur constitution qui encourage la liberté d'expression. Les Vuvuzélateurs n'ont trouvé du boulot ailleurs ! La loi Foia par exemple aux Etats-Unis permet aux journalistes américains d’accéder à toutes les informations gouvernementaux, il suffit d'en faire la demande et de payer les frais de photocopies.

    La République Démocratique du Congo a besoin des médias quantitatifs et diversifié puis que le pays est vaste, mais aussi qualificatifs, cela n'est pas incompatible. Le pluralisme médiatique ne tue pas la démocratie mais bien au contraire la renforce en respectant la diversité. De 1999 à 2007, nous avons connu cinq ministres d'information et presse en RDC: Didier Mumengi, trop fanfaron à notre goût, mais il a le mérite d'avoir accepté que les délégués de Reporters sans frontières viennent à Kinshasa malgré le musellement et les arrestations arbitraires dont été victime les journalistes le cas du regretté Freddy Loseke est patent. Dominique Sakombi Inongo "Buka Lokuta", le Goebbels de Mobutu en bon stratège opportuniste se transforma en Mzéeïste exalté. Il ferma Réveil FM avec d'autres médias, le 4 septembre 2000, nos informations de proximités le gênait tellement qu'il qualifia Réveil FM de radio subversive. Fieffé menteur Dominique Sakombi Inongo Buka lokuta pour justifier sa décision arbitraire ira jusqu'à nous accuser à la Présidence de la République que Réveil FM avait des accointances avec l'UNITA de Jonas Savimbi. Fort Heureusement M'zée Laurent Désiré Kabila ne le suivra pas dans ses accusations nuisibles et scabreuses. Le 20 mars 2001 au Palais du Peuple lors de l'inauguration du Festival Fréquences Libres ou le pluralisme radiophonique, nous avions eu l'occasion de rappeler à Sakombi Buka Lokuta, la liberté d'expression et presse. Kikaya Bin Karubi en restituant les médias privés à leurs propriétaires que Dominique Sakombi Inongo Buka lokuta avait "congolisé" de force pour en faire des médias nationaux. En décidant de fermer les radios communautaires du Bas-Congo pour non paiement du récépissé de 5000 $ us alors que ces radios avaient vécu les affres de la guerre et palliaient au fait que la RTNC ne couvrait pas toute la province. Durant un mois, Réveil FM débuta toutes ses trois éditions d'information (7h30, 13h30 et 18h30) par un compte à rebours sur la menace du Ministre de l'information de Joseph Kabila de fermer les radios du Bas-Congo. Kikaya Bin Karubi n'a jamais pu fermer les radios citoyennes du Bas-Congo.

    Kinshasa, hôtel Memling, joutes verbales entre Kikaya Bin Karubi et Freddy Mulongo. Photo Réveil FM, archives

    Kinshasa, lundi 23 mars 2004 à la Halle de la Gombe, Freddy Mulongo, président de l'Arco et Vital Kamerhe, Ministre de l'information et presse, après son discours d'inauguration des 4èmes assises de l'Association des radios associatives et communautaires du Congo (Arco). Photo Réveil FM, archives

    N'en déplaisent à ses farouches détracteurs, Ministre de l'information et presse Vital Kamerhe n' a jamais eu des rapports conflictuels avec les journalistes et les médias. Aucun journaliste n'a été arrêté, aucun média n'a été fermé. Il faut dire la vérité de l'histoire. Les différents ministres de l'information et presse au Cong ont toujours voulu que la presse et les médias soient malléables à souhait, que les journalistes soient des thuriféraires du " pouvoir". L'indépendance des journalistes n'est pas apprécié ni respecter. Les journalistes congolais n'ont pas accès aux sources de l'information. Les journalistes sont interpellés comme des vulgaires citoyens à chaque fois on leur rétorque qu'ils faillissent à la déontologie et d’éthique de leur métier comme si les politicailleurs ventripotents qui écument la classe politique congolaise, eux ont une éthique et déontologie. Quant à Toussaint Tshilombo Send, l’éphémère ministre de l'information et presse qui a fermé Réveil FM en août 2007, que peut-on dire d'un pauvre exécutant écervelé ?

    Modeste Mutinga Mutuishayi, prédateur de la liberté de presse, il a joué au taureau voire au pitbull en étant à la tête de la fameuse Haute Autorité des Médias (HAM). Photo Réveil FM, archives

    En République démocratique du Congo, même la bêtise, on la fait mal. Etre le singe de l'autre n'est pas facile. Ignorant que Modeste Mutinga Mutuishayi, fourbe, roublard et grand requin devant l’Éternel avait fait un deal avec Joseph Kabila, nous nous sommes fait bien avoir. En effet contre espèces sonnantes et trébuchantes mais aussi le poste de Rapporteur au Sénat, corrompu jusqu'à la moelle épinière, Modeste Mutunga Mutuishayi a retrouvé ses anciens réflexes de gendarme de Mobutu: méthodes de flicages, accusations fortuites des confrères auprès de services, médisances, livraison des journalistes à l'ANR...Sous le rire narquois de Modeste Mutinga Mutuishayi, c'est un pitbull tueur et corrompu qui s'y est caché. Venant de la presse écrite sans aucune notion de l'audiovisuel, on aurait pensé dans l'esprit de la confrérie que Modeste Mutinga Mutuishayi serait proche des journalistes et médias. Erreur, l'homme de Ngaba-Makala s'est révélé être un prédateur de presse, avec sa HAM, étouffoir des libertés, il a muselé des journalistes, bâillonné des médias. Pour s'assurer que son contrat avec Jo Ka allait être respecté, l'orgre et chauve de la HAM ne savait pas "déléguer", il lisait tout seul ses farfelues suspensions des journalistes et des médias, des acteurs politiques etc. Par manque de pédagogie et la volonté de personnaliser à outrance le pouvoir de la HAM, institution d'appui à la démocratie qui devint folle et anti-démocratique. D'ailleurs, les suspensions étaient lues à la RTNC et les chaines privées sans au préalable que les intéressés soient signifiés. Un confrère avait même appris sa suspension en écoutant la radio dans un taxi à Kinshasa. La volonté de dominer voire d'écraser les journalistes était manifeste dans le chef de Modeste Mutinga Mutuishayi, lui qui n'avait rien eu de Mobutu ni de M'zée Laurent-Désiré Kabila, il avait une chance inouïe avec le Kadogo.

    Il s'est octoyé Radio 7 et Télé 7 tout en étant Président de la Haute Autorité des Médias, organe de régulation des médias. Pire Modeste Mutinga Mutuishayi ira jusqu'à annuler un débat démocratique inscrit dans la Constitution de transition entre les deux candidats en lice, en occurrence Joseph Kabila -Jean Pierre Bemba.

    La notion de pouvoir, sa lecture , sa compréhension chez une partie de l’intelligentsia congolaise sont empreintes d'un caractère "féodal". La féodalité ayant pour faculté dans l'existence sociétale de générer le rapport "Dominant- Dominé" et non pas citoyen ni républicain. Les Bantous disent:"Un chef qui crie pour se faire entendre ce qu'il lui manque quelque chose". L'autoritarisme affichait par certains hauts fonctionnaires en République démocratique du Congo est le signe patent du complexe les habitant. Il est révélateur du déficit argumentaire du détenteur de la petite parcelle du pouvoir face a son contradicteur. La culture de l'excellence a pour terroir le choc des idées. N'est pas chef ni autorité celui qui use des stratagèmes liberticides, qui étouffe " les vérités" des autres; car personne n'a de science infuse. L' abus de pouvoir est la concaténation d'une conception dégénérative du pouvoir. Museler les autres devient ainsi facteur et vecteur d'affirmation de sa toute puissance, preuve de "Haute" autorité.

    Médias congolais, attention...aux prédateurs, thuriféraires et vuvuzélateurs de la liberté de presse. A suivre !
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