Avertir le modérateur

après quatre mois passés à l'elysée

  • François Hollande a tenté de répondre aux inquiétudes des Français en fixant "le cap et le rythme" de son quinquennat, après quatre mois passés à l'Elysée

    François Hollande a tenté de répondre aux inquiétudes des Français en fixant "le cap et le rythme" de son quinquennat, après quatre mois passés à l'Elysée

    L'interview de François Hollande a été le troisième sujet le plus commenté du monde sur Twitter, souligne-t-on du côté de l'Elysée. «Je ne vais pas faire en quatre mois ce que mes prédécesseurs n'ont pas fait en cinq ans ou en dix ans !» Pour tenter de convaincre les 59 % de Français insatisfaits de son action depuis son élection à la Présidence de la République-selon le sondage CSA publié ce dimanche par «Le Parisien-Aujourd'hui en France»- François Hollande s'est expliqué longuement ce dimanche soir dans le journal journal de 20 h de TF1.

    !

    Sur TFI, François Hollande a tenté de répondre aux inquiétudes des Français en fixant "le cap et le rythme" de son quinquennat, après quatre mois passés à l'Elysée. Photo Réveil FM

    Le Chef de l'Etat a notamment annoncé qu'il allait «fixer un agenda du redressement» de la France en deux ans. Parmi les engagements qu'il a pris dans ce cadre là : inversion de la courbe du chômage d'ici un an, réduction des niches fiscales, gel du barème de l'impôt sur le revenu sauf pour les plus modestes, pas d'exception pour les artistes et sportifs en ce qui concerne la taxation à 75 % sur les hauts revenus, pas un euro de plus dépensé en 2013 qu'en 2012...

    Et vous, avez-vous été convaincu par l'intervention de François Hollande ?

    «Je ne vais pas faire en quatre mois ce que mes prédécesseurs n'ont pas fait en cinq ans ou en dix ans !», a-t-il lancé lors d'une intervention sur la chaîne de télévision privée TF1, alors que ses détracteurs ne manquent pas de rappeler l'activisme déployé par son prédécesseur, Nicolas Sarkozy.

    «Le cap, c'est le redressement de la France», a-t-il poursuivi. Et d'ajouter: «Je vais fixer un agenda du redressement: deux ans». «Deux ans pour à la fois mettre en oeuvre une politique pour l'emploi, pour la compétitivité et le redressement des comptes publics».

    Depuis son entrée en fonctions, «le gouvernement n'a pas perdu son temps. Il a agi et rapidement», a aussi assuré le chef de l'Etat. Il s'est justifié en évoquant «un chômage élevé, une compétitivité dégradée, des déficits considérables, un endettement historique».

    François Hollande a également montré sa détermination à combattre le chômage. «Nous devons inverser la courbe du chômage d'ici un an», a-t-il dit, alors que la barre des trois millions de chômeurs en France a été récemment franchie.

    L'enjeu était de convaincre qu'il est bien l'homme du «changement maintenant »- son slogan de campagne - et non celui «de l'immobilisme, »comme l'en accusent la droite et la presse y compris de gauche.

    Chômage en augmentation

    Car inquiets d'un taux de chômage qui ne cesse d'augmenter (près de 10%) sur fonds de plans sociaux dans l'industrie, et angoissés par une croissance atone dans une Europe gagnée par le marasme (de la récession en Italie et en Espagne au ralentissement en Allemagne), l'opinion s'impatiente.

    Lors de ses premiers mois à l'Elysée, François Hollande a augmenté le salaire minimum et certaines prestations sociales, pris à rebours les mesures les plus impopulaires de Nicolas Sarkozy en augmentant l'impôt sur la fortune ou en revenant partiellement à la retraite à 60 ans.

    Mais sa chute dans les sondages, inédite si peu de temps après une élection, se confirme. Selon le dernier sondage de BVA publié dimanche par le quotidien Le Parisien, près de six Français sur dix se disent «plutôt mécontents » des débuts du quinquennat, estimant que le chef de l'Etat ne va «pas assez loin »dans les réformes.

    «Les Français doutent désormais sérieusement de sa capacité à changer les choses», analyse le directeur général adjoint de BVA Gaël Sliman.

    François Hollande a-t-il entendu le message ? Dimanche soir, il a souligné: «Vous me dites: il faut accélérer. J'accélère».

    Le gros morceau réside dans le bouclage du budget 2013, avec objectif de réduction des déficits publics à 3% du PIB pour respecter les engagements européens, pour lequel il faut trouver au minimum 30 milliards d'euros en économies ou hausses d'impôt. Il a promis à cet égard que l'Etat ne dépenserait «pas un euro de plus en 2013 qu'en 2012».

    Prévision de croissance «réaliste»

    Il a expliqué que sur les 30 milliards d'euros nécessaires pour boucler le budget «10 milliards d'euros» proviendront «des ménages», 10 autres des grandes entreprises et encore 10 autres du budget de l'Etat.

    Le projet de loi de finances 2013 sera fait en fonction d'une prévision de croissance «réaliste», à savoir «sans doute 0,8%», a-t-il ajouté.

    A propos de la taxe exceptionnelle de 75% sur les revenus dépassant 1 million d'euros qu'il veut mettre en place, une mesure «irresponsable» pour ses opposants qui arguent qu'elle est susceptible de faire fuir les capitaux, il a assuré qu'il n'y aurait «pas d'exceptions».

    Le débat a été relancé samedi par la révélation d'une demande de naturalisation déposée à Bruxelles par le plus riche des Français, le patron de l'empire du luxe LVMH, Bernard Arnault.

    «Il aurait dû bien mesurer ce que signifie demander une autre nationalité, parce que nous sommes fiers d'être Français,» a commenté avec sévérité François Hollande.

    En bref, ce dimanche soir sur TF1, François Hollande a tenté de répondre aux inquiétudes des Français en fixant "le cap et le rythme" de son quinquennat, après quatre mois passés à l'Elysée.

    Son sentiment après quatre mois d'exercice de l'Etat au sommet? "Mon cap, c'est le quinquennat, ce n'est pas un mois, cinq mois, c'est cinq ans. L'agenda du redressement c'est 2014 et après il nous faudra construire une société plus humaine, plus juste, plus harmonieuse. Si l'espoir est là, nous serons capables de redresser la France pour vivre mieux dans cinq ans."

    Question sur la sécurité et, notamment, la gestion du dossier Roms par Manuel Valls. "Il y a 15 000 Roms en France, ils ne sont pas venus depuis quatre mois, ils étaient là malgré les discours précédents. Le ministère de l'Intérieur a fait son devoir. Reloger ou les reconduire dans leur pays. Dignité et en même temps respect de la loi, c'est toujours ce que je ferai prévaloir. Ce problème doit être traité dès la source, on ne peut pas accepter que ces populations soient chassées de leur pays et viennent ici sans pouvoir travailler." Et d'annoncer un déplacement ministériel en Roumanie, "à la source". Sur la sécurité et Marseille: "Quand il y a une telle situation à Marseille, c'est l'obligation du gouvernement d'agir."

    Petit hommage à Jean-Marc Ayrault, un "homme sérieux et respectueux. Je n'ai jamais considéré que le Premier ministre était un collaborateur", en écho à la petite phrase de Nicolas Sarkozy sur François Fillon. "Le Premier ministre, fort de cet agenda et de ce cap que je viens de fixer, anime, coordonne et met en oeuvre. Je ne me défausse pas sur le Premier ministre. Je suis en première ligne. Je m'exprimerai devant les Français régulièrement." le premier ministre, fort de cet agenda et de ce cap que je viens de fixer, anime, coordonne et met en oeuvre

    20h38 : "Les heures supplémentaires demeureront et seront payées davantage. Les exonérations de cotisations sociales sur les heures supplémentaires demeureront dans les entreprises de moins de 20 salariés. (...) Que les heures des jeunes salariés coûtent plus cher que les heures supplémentaires, ce n'est pas possible", alors que 3 millions de Français sont au chômage, ajoute-t-il.

    20h37 : Précision sur l'agenda. Après deux ans de redressement, François Hollande promet deux ans de travail sur la société et la solidarité.

    20h34 : D'après François Hollande, "ce n'est pas la taxe à 75% qui est en cause". Taxe qui touchera "2000 à 3000 personnes" selon lui. "Il est très important que ceux qui gagnent beaucoup d'argent donnent l'exemple. Toutes les rémunérations supérieures à 1 million d'euro seront taxés à 75%. Pas d'exception! Toutes les rémunérations, sauf les revenus du capital concernés par l'ISF, seront taxés à 75% quand elle dépassent 1 million d'euro." Une réponse au Figaro et aux Echos qui évoquaient une reculade à ce sujet en fin de semaine.

    20h33 : Réaction à la demande de nationalité belge de Bernard Arnault. François Hollande en appelle au "patriotisme". "Il aurait dû davantage réfléchir. Nous sommes fiers d'être Français, la France a beaucoup d'atouts. Il a apporté ce soir la correction qui était nécessaire. Chacun doit prendre sa part à la réduction de la dette, à l'effort national."

    20h33 : Réaction à la demande de nationalité belge de Bernard Arnault. François Hollande en appelle au "patriotisme". "Il aurait dû davantage réfléchir. Nous sommes fiers d'être Français, la France a beaucoup d'atouts. Il a apporté ce soir la correction qui était nécessaire. Chacun doit prendre sa part à la réduction de la dette, à l'effort national."

    20h31 : Enfin 10 autres milliards d'euros seront à trouver "auprès des ménages. Je ne veux pas laisser à mes successeurs l'héritage de la dette."

    20h30 : 10 autres milliards seront trouvés du côté des entreprises. "Un certain nombre de niches fiscales seront rabotées."

    20h29 : Où trouver 30 milliards d'euros? "Tous les ministères seront mis à contribution" pour ce "sérieux budgétaire": "pas un euro de plus en 2013 et pas de fonctionnaire supplémentaire". Sauf pour l'Education, la Justice et la Sécurité. Le tout pour 10 milliards d'économies.

    20h25 : François Hollande fixe l'estimation de croissance à 0,8% en 2013. "Je prends en compte une situation très difficile, que je n'ignorais pas, et qui s'est encore aggravé ces derniers mois", explique le président.

    20h23 : Et de répéter: "Tout sera engagé d'ici la fin de l'année, pour redresser à horizon 2014". Alors que 3 millions de personnes sont au chômage, "nous devons inverser la courbe du chômage d'ici un an".

    20h20 : François Hollande évoque une grande négociation à venir. "un accord qui doit être gagnant-gagnant, les salariés doivent être mieux protégés, les entreprises mieux soutenues dans leur effort d'adaptation. Demain nous aurons des procédures plus efficaces, pour éviter les procédures de licenciement qui arrivent trop tard." De la flexibilité alors? Le président ne reprend pas le mot et demande du "dialogue social". D'ici "la fin de l'année", il espère ce "compromis historique". "Si les partenaires sociaux ne trouvent pas de solution, l'Etat prendra ses responsabilités".

    20h18 : Séquence emploi. "Je dois fixer le cap et le rythme. Le cap, c'est le redressement de la France. Je vais fixer un agenda du redressement: deux ans. Commençons par l'emploi. J'accélère. La bataille est engagée avec les emplois d'avenir. 100 000 d'ici la fin de l'année. J'ai demandé une négociation, très vite, sur les contrats de génération, pour toutes les entreprises. C'était la grande idée de la campagne, elle est mise en oeuvre. Il faut faire davantage. Les emplois ce ne doit pas être que des emplois aidés ou soutenus, cela doit être des emplois créés. Tout doit être engagé d'ici la fin de l'année. Je ne vais pas faire en 4 mois ce que mes prédécesseurs n'ont pas fait en 5 ou 10 ans. Je suis en situation de combat. Le passé pèse. Je dois engager l'avenir."

    20h15 : "Le gouvernement n'a pas perdu son temps", défend-il. "Mais je vois les interrogations sur la politique que doit conduire et le président et le gouvernement."

    20h15 : On commence par les médias qui ne sont "pas tendres" et sur "l'impatience" des Français, selon Claire Chazal. "L'impatience, il y en a, après 10 ans d'attente", entame François Hollande.

     

    20h14 : Là c'est vraiment parti!
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu