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  • France-Allemagne: 45 journalistes ont accompagné Jean-Marc Ayrault pour son voyage officiel à Berlin !

    France-Allemagne: 45 journalistes ont accompagné Jean-Marc Ayrault pour son voyage officiel à Berlin 

    Accrédités à Matignon, 45 journalistes ont accompagné, Jean-Marc Ayrault, le Premier ministre français pour son voyage officiel de deux jours du 15 au 16 novembre à Berlin en Allemagne. Les télévisions:TFI, France Télévisions, BFMTV, I>Télé-Canal +, LCP-AN, ARD, le petit journal, Arte; les agences: Reuters, Sipa, Afp; la presse écrite: Rheinische Post, Le Parisien, le Nouvel Observateur, Libération, le Figaro, le Monde, Paris Match, Die Welt, Handelsblatt; radios: RFI, Radio France, ARD, Europe 1, RTL, et Réveil FM International. L'équipe de presse de Matignon a facilité pour les journalistes d'avoir l'accès aux informations. De prime abord, on peut retenir que la chancelière Angela Merkel a déroulé le tapis rouge pour Jean-Marc Ayrault. Son accueil à la chancellerie a été digne d'un chef d'État: honneurs militaires, hymnes nationaux, troupes en revue, conférence de presse... Le Premier ministre français maniant très bien la langue de Goethe, pas de barrière de langue avec la chancelière. D'après nos sources, Jean-Marc Ayrault est le premier homme d'Etat non chef d'Etat à qui Angela Merkel accueille avec tant d'honneurs. Dans nos prochaines éditions nous reviendrons en long et en large sur cette visite officielle à Berlin.

    L'Airbus A310 de la Républiaue française sur le tarmac de l'aéroport de Charles de Gaulle-Roissy. Photo Réveil FM

    La salle d'attente de l'aéroport. Photo Réveil FM

    Les journalistes accrédités attendent tranquillement dans la salle d'attente. Photo Réveil FM

    Début de l'embarquement. Photo Réveil FM

    Freddy Mulongo dans le Airbus A310 de la République française. Photo Réveil FM

    Les journalistes embarques avec caméras, nagra et appareils photos à bord de l'avion. Photo Réveil FM

    Mercredi 14 novembre, il est 19h30 lorsque nous attérisons à Berlin-Tegel. Photo Réveil FM

    Le cortège s'ébranle pour la ville de Berlin. Photo Réveil FM

    Dans le car, les journalistes parlent entre eux, pas de musique ! Photo Réveil FM

    Les journalistes descendent du car. Photo Réveil FM

    Le car des journalistes. Photo Réveil FM

    L'hôtel Eurostars à Berlin. Photo Réveil FM

    L'intérieur de l'hôtel Eurostars. Photo Réveil FM

    L'intérieur de l'hôtel Eurostars. Photo Réveil FM

    Les journalistes se suivent à la réception de l'hôtel. Photo Réveil FM

    Chaque journaliste à une enveloppe sur laquelle est inscrit le numéro de sa chambre. Photo Réveil FM

    Le drapeau français dans l'enceinte de l'hôtel. Photo Réveil FM

    Vue à partir du 5ème étage de l'hôtel Eurostars. Photo Réveil FM

  • Angela Merkel, la reine sans couronne de l'Europe ?

    Angela Merkel, la reine sans couronne de l'Europe?

    Jean-Marc Ayrault, le premier ministre français s'apprête a rencontrer la reine sans couronne de l'Europe, dont le règne se fonde sur un cynisme politique à courte vue, estime le sociologue allemand Ulrich Beck. Nombreux sont ceux qui voient en la chancelière allemande la reine sans couronne de l'Europe. Quand on pose la question de savoir d'où Angela Merkel tient son pouvoir, on est renvoyé à l'une des caractéristiques qui définissent sa façon de faire : une habileté machiavélique.

    Angela Merkel, la chancelière allemande

    Selon Nicolas Machiavel (1467-1529), premier penseur à se pencher sur la nature du pouvoir, le prince ne doit tenir sa parole donnée hier que si elle peut lui apporter des avantages. Si l'on transpose cette maxime à la situation d'aujourd'hui, cela donne : il est possible de faire aujourd'hui le contraire de ce que l'on a annoncé hier, si cela augmente les chances de gagner les prochaines élections. Les affinités politiques entre Merkel et Machiavel - le fameux modèle Merkiavel, comme je l'appelle - reposent en gros sur quatre composantes destinées à se compléter les unes les autres.

    1. L'Allemagne est le pays le plus riche et économiquement le plus puissant de l'Union européenne. Dans l'actuel contexte de crise financière, tous les pays endettés dépendent de la bonne volonté des Allemands prêts à se porter garants des crédits nécessaires. Le machiavélisme de la chancelière tient au fait que, dans le conflit virulent qui oppose les architectes de l'Europe et les souverainistes, elle se garde de prendre parti - ou plutôt elle reste ouverte aux deux options.

    Elle n'est pas solidaire des Européens (ni en Allemagne ni à l'étranger) qui demandent à cor et à cri des garanties allemandes, pas plus qu'elle ne soutient la fraction des eurosceptiques qui s'opposent à toute aide. Mme Merkel préfère - et c'est là toute l'ironie machiavélique de sa posture - faire dépendre la disposition de l'Allemagne à accorder des crédits de la disposition des pays endettés à accepter les conditions de la politique allemande de stabilité. C'est le premier principe de Machiavel : quand il s'agit d'aider les pays endettés avec l'argent allemand, la position d'Angela Merkel n'est ni un oui franc ni un non catégorique, mais un "mouais" entre les deux.

    2. Comment est-il possible de faire passer cette position paradoxale dans la pratique politique ? Chez Machiavel, il conviendrait à cet endroit de faire preuve de vertu, mélange d'énergie politique et de pugnacité. C'est ici que nous touchons du doigt une autre forme d'ironie : le pouvoir de Merkiavel repose en effet sur le désir de ne rien faire, sur son penchant pour le ne-pas-encore-agir, à agir plus tard, à hésiter. Cet art de l'atermoiement sélectif, ce mélange d'indifférence, de refus de l'Europe et d'engagement européen est à l'origine de la position de force de l'Allemagne dans une Europe malmenée par la crise.

    Certes, il y a de multiples raisons qui poussent à hésiter - la situation mondiale est si complexe que personne n'est capable de la débrouiller ; on n'a souvent plus le choix qu'entre des alternatives dont on ne peut mesurer les risques. Mais ces raisons justifient en même temps la politique de l'atermoiement comme stratégie de pouvoir. Angela Merkel a mené à un point de perfection la forme de souveraineté involontaire légitimée par le credo de l'austérité.

    La nouvelle puissance allemande en Europe ne repose donc pas, comme ce fut le cas par le passé, sur la violence en tant qu'ultima ratio. Elle n'a besoin de recourir à aucune arme pour imposer sa volonté à d'autres Etats. Voilà pourquoi il est absurde de parler de "IVe Reich". La nouvelle puissance fondée sur l'économie est bien plus souple et bien plus mobile : elle est partout présente, sans qu'il soit nécessaire de lancer les troupes.

    3. C'est de cette façon que peut être réalisé ce qui apparaissait comme la quadrature du cercle : réunir en une seule et même personne la capacité à être réélue dans son propre pays et à passer en même temps pour une architecte de l'Europe. Mais cela veut dire aussi que toutes les mesures nécessaires au sauvetage de l'euro et de l'Union européenne doivent d'abord réussir leur test d'aptitude à l'intérieur des frontières allemandes - savoir si elles sont propices aux intérêts de l'Allemagne et à la position de force de Merkel.

    Plus les Allemands deviennent critiques à l'égard de l'Europe, plus ils se sentent encerclés par des pays peuplés de débiteurs qui n'en veulent qu'au porte-monnaie des Allemands, plus il sera difficile de maintenir ce grand écart. Merkiavel a répondu à ce problème en sortant sa carte "l'Europe allemande", qui est un véritable atout autant à l'intérieur qu'à l'extérieur des frontières de l'Allemagne.

    En politique intérieure, la chancelière rassure les Allemands, qui ont peur pour leurs retraites, leur petit pavillon et leur miracle économique, et elle défend avec une rigueur toute protestante la politique du non - bien dosé -, tout en se profilant comme la maîtresse d'école seule capable de donner des leçons à l'Europe. En même temps, elle conçoit, dans les affaires extérieures, sa "responsabilité européenne", en intégrant les pays européens dans une politique du moindre mal. Son offre qui a aussi valeur d'appât se résume en cette formule : mieux vaut que l'euro soit allemand plutôt qu'il n'y ait pas d'euro du tout.

    En ce sens, Mme Merkel continue à se révéler une très bonne élève de Machiavel. "Vaut-il mieux être aimé que craint ?" demande celui-ci dans Le Prince. "La réponse est qu'il faudrait l'un et l'autre, mais comme il est difficile d'accorder les deux, il est bien plus sûr d'être craint qu'aimé, si l'on devait se passer de l'un d'eux." La chancelière allemande recourt à ce principe de façon sélective : elle veut être crainte à l'étranger et aimée dans son pays - peut-être justement parce qu'elle a enseigné la crainte aux autres pays. Néolibéralisme brutal à l'extérieur, consensus teinté de social-démocratie à l'intérieur : telle est la formule qui a permis à Merkiavel de consolider sa position de force et celle de l'Europe allemande.

    4. Angela Merkel veut prescrire et même imposer à ses partenaires ce qui passe pour être une formule magique en Allemagne au niveau économique et politique. L'impératif allemand est le suivant : Economiser ! Economiser au service de la stabilité. Mais dans la réalité, cette politique d'économie révèle qu'elle est surtout synonyme de coupes claires au niveau des retraites, de la formation, de la recherche, des infrastructures, etc. Nous avons affaire à un néolibéralisme d'une extrême violence, qui va maintenant être intégré dans la Constitution européenne sous la forme d'un pacte budgétaire - sans faire cas de l'opinion publique européenne (trop faible pour résister).

    Ces quatre composantes du merkiavellisme - la liaison opérée entre souverainisme et leadership de la construction européenne, l'art de l'atermoiement comme stratégie de mise au pas, le primat donné aux échéances électorales et enfin la culture allemande de stabilité - se confortent les unes les autres et constituent le noyau dur de l'Europe allemande.

    Et on trouve même chez Merkel un parallèle avec ce que Machiavel appelle la necessita, cette situation d'urgence à laquelle le prince doit être capable de réagir : l'Allemagne comme "aimable hégémon", position tant vantée par Thomas Schmid, directeur de la publication du quotidien Die Welt, se voit contrainte de placer ce qui résulte d'un danger au-dessus de ce qui est interdit par les lois. Pour élargir à toute l'Europe, et de façon contraignante, la politique d'austérité de l'Allemagne, les normes démocratiques peuvent, selon Merkiavel, être assouplies ou même contournées.

    Certes on assiste en ce moment à l'émergence d'un front d'opposition constitué par tous ceux qui pensent que l'avancée rapide de l'européanisation met à mal les droits du Parlement allemand et qu'elle est contraire à la Loi fondamentale, l'équivalent de la Constitution. Mais, en habile manoeuvrière, Mme Merkel parvient à instrumentaliser ces bastions de résistance en les intégrant dans sa politique de domestication par atermoiement. Une fois de plus, elle gagne sur les deux tableaux : davantage de pouvoir en Europe et davantage de popularité à l'intérieur, tout en recueillant la faveur des électeurs allemands.

    Il se pourrait néanmoins que la méthode Merkiavel touche peu à peu à ses limites, car il faut bien reconnaître que la politique d'austérité allemande n'a pour l'instant enregistré aucun succès. Au contraire : la crise de l'endettement menace maintenant aussi l'Espagne, l'Italie et peut-être même bientôt la France. Les pauvres deviennent encore plus pauvres, les classes moyennes sont menacées de déclassement et l'on ne voit toujours pas le bout du tunnel.

    Dans ce cas, ce pouvoir pourrait bien conduire à l'émergence d'un contre-pouvoir, d'autant plus qu'Angela Merkel a perdu l'un de ses plus solides alliés en la personne de Nicolas Sarkozy. Depuis que François Hollande est arrivé au pouvoir, les équilibres ont changé. Les représentants des pays endettés pourraient se regrouper avec les promoteurs de l'Europe à Bruxelles et à Francfort pour mettre sur pied une alternative à la politique d'austérité de la chancelière allemande, souvent très populiste, surtout axée sur les seuls intérêts allemands et motivée par la peur de l'inflation, et repenser ainsi la fonction de la Banque centrale européenne pour qu'elle se cale davantage sur la politique de croissance de la Banque centrale américaine.

    Un autre scénario est aussi possible : on pourrait assister à un duel entre Angela Merkiavel, l'européenne hésitante, et Peer Steinbrück, candidat du SPD contre Mme Merkel en 2013, passionné d'échecs, qui s'est découvert une vocation de Willy Brandt sur le plan européen. Si la formule gagnante de ce dernier était "le changement par le rapprochement" [entre l'Est et l'Ouest], la formule de M. Steinbrück pourrait être : plus de liberté, plus de sécurité sociale et plus de démocratie - par le biais de l'Europe. On pourrait alors assister à une surenchère de deux proeuropéens. Soit Peer Steinbrück parvient à mettre Merkiavel mat au niveau européen ; soit Merkiavel l'emporte parce qu'elle aura découvert l'importance stratégique de l'idée européenne et se sera convertie en fondatrice des Etats-Unis d'Europe.

    D'une façon ou d'une autre, l'Allemagne est confrontée à la grande question de l'Europe : être ou ne pas être. Elle est devenue trop puissante pour pouvoir se payer le luxe de ne pas prendre de décision.

    Traduit de l'allemand par Pierre Deshusses

  • Première rencontre du couple Merkel-Hollande à Berlin

    Première rencontre du couple Merkel-Hollande à Berlin

    Sous une pluie fine, le président français a été reçu avec les honneurs militaires comme le prévoit le protocole pour une première visite d'un chef d'Etat en Allemagne. La chancelière et François Hollande ont échangé poignées de main et sourires devant une foule de photographes, avec une heure de retard sur le programme. L'avion transportant François Hollande vers Berlin a été touché par la foudre et contraint de faire demi-tour. Le président français est reparti vers sa destination à bord d'un autre appareil. François Hollande et Angela Merkel devaient donner une conférence de presse commune vers 21h, après un entretien bilatéral d'environ une heure. Ils devaient ensuite dîner ensemble.

    Angela Merkel, la chancelière allemande a affirmé que la France et l'Allemagne étaient "conscientes de la responsabilité qu'elles ont" pour l'Europe et que les deux pays avaient "le devoir" de travailler ensemble

    François Hollande, le président français a dit pour sa part vouloir une "relation entre la France et l'Allemagne équilibrée et respectueuse de nos sensibilités politiques"

    Mme Merkel a toutefois eu beau affirmer que la presse évoquait "des divergences plus importantes qu'elles ne le sont réellement" entre elle et M. Hollande, quelques points de désaccord sont apparus

    M. Hollande, qui veut accorder plus d'importance à la croissance en Europe là où Mme Merkel donne la priorité à la rigueur, s'est dit "prêt à tout mettre sur la table lors du conseil européen (du 23 mai, ndlr), y compris les euro-bonds", des obligations communes européennes, jusqu'ici un tabou pour Berlin

    François Hollande a aussi maintenu qu'il voulait renégocier le pacte budgétaire, censé durcir la discipline budgétaire en Europe, pour y adjoindre un volet croissance. Ouvrant la porte à un compromis avec la chancelière sur ce sujet, il a aussitôt ajouté qu'il se prononcerait définitivement sur une renégociation après avoir discuté avec elle

    Angela Merkel a assuré qu'il y avait "des points d'accord" avec M. Hollande sur la croissance, reconnaissant qu'il s'agissait d'un "concept général" qui pouvait recouvrir différents types de mesures et admettant "des signes de divergences"

    Monnaie unique en chute libre

    Les deux dirigeants sont sous pression, après l'échec de la tentative de la dernière chance de former un gouvernement de coalition en Grèce, au centre de la crise de la dette en Europe.

    Athènes devra organiser de nouvelles élections législatives au mois de juin dans un contexte d'instabilité qui avive les craintes d'une sortie de la Grèce de la zone euro.

    L'actualité grecque a fait chuter la monnaie unique européenne, les Bourses européennes repassant dans le rouge après un timide rebond dans la matinée.

    Pourfendeur de la politique d'austérité de Angela Merkel face à la crise dans la zone euro, François Hollande a déclaré, dans son allocution d'investiture mardi matin, vouloir «ouvrir une voie nouvelle en Europe» en proposant «un nouveau pacte qui alliera la réduction nécessaire des dettes publiques avec l'indispensable stimulation de l'économie».

    «Je vais rencontrer la chancelière d'Allemagne avec le souci de dire ce que je pense de la situation (en Europe, ndlr) - elle est grave - et de ce que nous pouvons faire ensemble, pour trouver ensemble les solutions pour que l'austérité ne soit pas une fatalité, pour que la croissance revienne, pour que la solidarité puisse être davantage marquée avec le souci que nous avons de la situation en Grèce», a-t-il déclaré avant de monter dans son avion.

    Moteur de l'Union européenne

    Avant d'être élu, François Hollande avait annoncé vouloir rouvrir les négociations sur le traité budgétaire - adopté en mars dernier par 25 des 27 pays de l'UE et déjà ratifié par plusieurs d'entre eux - pour y ajouter des mesures de croissance, ce à quoi Angela Merkel s'oppose fermement.

    Selon Berlin, cette rencontre entre les deux dirigeants, résolus à continuer de faire du couple franco-allemand le moteur de l'Union européenne, ne vise pas à «prendre des décisions», mais à «faire connaissance».

    Angela Merkel avait refusé de rencontrer le candidat socialiste avant le scrutin français, soutenant ostensiblement son rival, Nicolas Sarkozy, conservateur comme elle. Depuis, elle a promis de recevoir «à bras ouverts» François Hollande, qui avait lui-même appelé à une alternance en Allemagne en décembre dernier à Berlin à l'occasion d'un congrès du parti social-démocrate allemand (SPD).

    Symbole positifLa nomination au poste de Premier ministre de Jean-Marc Ayrault, ancien professeur d'allemand et fin connaisseur de l'Allemagne, constitue un symbole positif pour Berlin.

    Il reste que Angela Merkel et François Hollande ne parlent pas le même langage. La chancelière est prête à compléter le traité budgétaire par des mesures de croissance, mais elle entend par là des mesures structurelles, notamment des réformes du marché du travail.

    La chancelière allemande Angela Merkel et le président français François Hollande ont eu à coeur mardi d'afficher leur harmonie sur le maintien de la Grèce dans la zone euro, mais ont reconnu des divergences sur la croissance.

    "Nous voulons que la Grèce reste dans la zone euro", a déclaré Mme Merkel lors d'une conférence de presse commune à la chancellerie à Berlin. "Je souhaite comme Mme Merkel que la Grèce reste dans la zone euro", a renchéri M. Hollande, en visite à Berlin quelques heures à peine après son investiture.

    Tous deux se sont dits prêts à réfléchir à de nouvelles "mesures de croissance" pour aider le pays, en plein chaos politique et qui se prépare à de nouvelles élections.

    La chancelière allemande a affirmé que la France et l'Allemagne étaient "conscientes de la responsabilité qu'elles ont" pour l'Europe et que les deux pays avaient "le devoir" de travailler ensemble.

    Le président français a dit pour sa part vouloir une "relation entre la France et l'Allemagne équilibrée et respectueuse de nos sensibilités politiques".

    Mme Merkel a toutefois eu beau affirmer que la presse évoquait "des divergences plus importantes qu'elles ne le sont réellement" entre elle et M. Hollande, quelques points de désaccord sont apparus.

    M. Hollande, qui veut accorder plus d'importance à la croissance en Europe là où Mme Merkel donne la priorité à la rigueur, s'est dit "prêt à tout mettre sur la table lors du conseil européen (du 23 mai, ndlr), y compris les euro-bonds", des obligations communes européennes, jusqu'ici un tabou pour Berlin.

    Il a aussi maintenu qu'il voulait renégocier le pacte budgétaire, censé durcir la discipline budgétaire en Europe, pour y adjoindre un volet croissance. Ouvrant la porte à un compromis avec la chancelière sur ce sujet, il a aussitôt ajouté qu'il se prononcerait définitivement sur une renégociation après avoir discuté avec elle.

    Mme Merkel a assuré qu'il y avait "des points d'accord" avec M. Hollande sur la croissance, reconnaissant qu'il s'agissait d'un "concept général" qui pouvait recouvrir différents types de mesures et admettant "des signes de divergences".

     

    A l'issue de la conférence de presse, les deux dirigeants devaient dîner ensemble, avant que le président français ne rentre à Paris.
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