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amnesty international appelle la rdc à faire cesser les violence

  • Amnesty International appelle la RDC à faire cesser les violences dans l'est

    Amnesty International appelle la RDC à faire cesser les violences dans l'est

    Amnesty International a appelé mercredi la République démocratique du Congo (RDC) à faire cesser "de toute urgence" les violences dans l'est de son territoire, où plusieurs groupes armés locaux et étrangers opèrent et commettent des exactions.

    Des déplacées congolaises dans leur propre pays. Photo Réveil FM, archives.

    "Le gouvernement congolais doit prendre de toute urgence des mesures pour faire cesser les violences dans l'est du pays et amener tous les responsables présumés de ces actes à rendre des comptes", affirme dans un communiqué l'ONG de défense des droits humains.

    Une délégation d'Amnesty International, de retour de l'est, a "recueilli des informations sur des cas de viol, d'exécutions sommaires, de recrutement forcé de civils, y compris d'enfants, de pillages et de collecte illégale d'impôts par différents groupes armés", poursuit le texte.

    L'ONG évoque une "escalade de la violence", ainsi qu'une "multiplication" des violences ethniques et des "violations du droit international humanitaire et relatif aux droits humains". Elle regrette que l'"impunité pour les violations du droit international" soit "devenue la règle en RDC".

    Alors qu'approche le sommet de la Francophonie, du 12 au 14 octobre à Kinshasa, les Etats participant "ne peuvent pas fermer les yeux sur le contexte dans lequel le Sommet se déroule", explique Audrey Gaughran, directrice du programme Afrique d'Amnesty International, citée dans le communiqué.

    Ils doivent condamner dans les "termes les plus forts les nombreuses violations" et ont le "devoir d'intervenir auprès des autorités congolaises" pour qu'elles agissent et amènent les "responsables présumés à rendre compte de leurs actes", a-t-elle ajouté.

    Amnesty International pense notamment au général radié Bosco Ntaganda, que la Cour pénale internationale (CPI) recherche pour plusieurs crimes, dont l'enrôlement d'enfants soldats, et qui est soupçonné par certaines ONG de liens directs avec la rébellion Mouvement du 23 mars (M23).

    L'armée affronte depuis mai le M23 dans un territoire frontalier du Rwanda et de l'Ouganda. Les combats ont causé plus de 300.000 déplacés. Par ailleurs, des milices locales ou des groupes étrangers en rébellion contre leur pays d'origine gagnent du terrain.

    Ces groupes profitant de la concentration des efforts de l'armée sur la lutte contre le M23, accusé d'être soutenu par le Rwanda -qui dément.
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