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  • Ambassade de France à Berlin: Jean-Marc Ayrault très applaudi par la communauté française vivant en Allemagne !

    Ambassade de France à Berlin: Jean-Marc Ayrault très applaudi par la communauté française vivant en Allemagne !

    Au soir de sa première visite en République fédérale d'Allemagne, jeudi 15 novembre 2012, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a reçu à l'ambassade de France la communauté française de Berlin. A cette occasion, il a rappelé la coopération étroite entre la France et l'Allemagne depuis cinquante ans, célébrée cette année, à l'occasion de l'année franco-allemande. Le discours de Jean-Marc Ayrault a été très applaudi par la communauté française vivant en Allemagne.

    L'ambassade se situe à Berlin, 5 Pariser Platz, à quelques mètres de la Porte de Brandebourg et en haut de l'avenue Unter den Linden. Photo Réveil FM

    Le Premier ministre jean-Marc Ayrault à son arrivée à la tribune à l'ambassade de France. Photo Réveil FM

    Madame Brigitte Ayrault à la tribuene avec son époux Jean-Marc Ayrault. Photo Réveil FM

    Après son discours très applaudi, Jean Marc Ayrault s'est fondu dans la foule. Photo Réveil FM

    Jean-Marc répond aux questions des journalistes. Photo Réveil FM

    L'ambassade se situe à Berlin, 5 Pariser Platz, à quelques mètres de la Porte de Brandebourg et en haut de l'avenue Unter den Linden. Le bâtiment a été conçu par l'architecte Christian de Portzamparc. Elle accueille aussi une section consulaire. En 1860, le prince de la Tour d'Auvergne, alors ambassadeur de France auprès du royaume de Prusse, suggère à l'empereur Napoléon III de se porter acquéreur d'un hôtel situé sur ce qu'il considère être une des plus belles places de Berlin, non loin de la porte de Brandebourg ; le nom de Pariser Platz (« place de Paris ») lui a été donné en 1814, pour célébrer la prise de Paris par les armées coalisées, incluant la Prusse. La vente est conclue en avril. Le palais Beauvryé, construit entre 1735 et 1737, n'est pas vraiment adapté à la présence d'une ambassade, mais devient rapidement le lieu de prédilection du gotha berlinois. Vendu immédiatement après sa construction par Bernhard von Beauvryé (de), il avait été la résidence de plusieurs familles aristocratiques de Berlin. Il est loué par la France dès 1835 qui y installe sa légation.

    Après l'implication de l'ambassadeur Benedetti dans l'affaire de la dépêche d'Ems qui conduira à la guerre de 1870, l'immeuble est confié aux Anglais. Le rétablissement des relations diplomatiques entre la France et désormais l'Allemagne en 1871 lancera les opérations de rénovation. Jusqu'à la fin du XIXe siècle, les travaux d'aménagement et de décoration donnent du prestige au lieu. L'hôtel sera ensuite entièrement modernisé (électricité, téléphone…) avant le déclenchement de la Première Guerre mondiale.

    Durant l'entre-deux-guerres, la situation est confuse, en raison du difficile retour de la diplomatie et les émeutes révolutionnaires de 1919-1920. Sous la garde de l'ambassade d'Espagne depuis le début de la guerre, l'édifice retrouve ses fonctions en 1922. La réfection de la façade en 1930 permet une meilleure sécurisation du lieu et lui donne une nouvelle modernité. L'ambassade accueillera de nombreux artistes français de renom.

    Façade de l'ambassade actuelle

    L'ambassadeur François-Poncet, qui a largement ouvert les portes de l'ambassade à de nombreuses personnalités allemandes, assiste en 1933 à l'incendie du Reichstag, situé à environ 200 mètres. Après les Accords de Munich du 30 septembre 1938, il demande sa mutation pour Rome car il surestime le rôle de Mussolini. Il est remplacé par Robert Coulondre, qui sera le dernier ambassadeur de France en poste à Berlin jusqu'au transfert du personnel diplomatique depuis l'ambassade de Bonn en 1999, neuf ans après la réunification allemande (exception faite des ambassadeurs de France auprès de la RDA).

    Le palais est détruit dans un bombardement le 2 mai 1945. Le terrain est entièrement débarrassé de ses ruines en 1959. Deux ans plus tard, lors de construction du mur de Berlin, plus de la moitié du site de l'ambassade se retrouve dans le No man's land qui bordait celui-ci à l'est2. Après la réunification de 1990, la France en obtient la restitution et ouvre un concours architectural dès 1995. C'est Christian de Portzamparc qui est lauréat et pose la première pierre le 10 juillet 1998. L'ambassade ouvre ses portes en octobre 2002, au lieu même qu'elle occupait soixante ans plus tôt.

    À la suite de la création de la RFA en 1949, Bonn en est devenue la capitale fédérale. L’ambassade de France y a donc été construite au début des années 1950 par l'architecte Johannes Krahn à l'adresse An Der Marienkapelle 3, non loin du Rhin. Elle sera fermée en 1999, après le transfert de quelque 150 employés de la représentation diplomatique vers Berlin.

    Après une autorisation de cession de l'État français en 2005, les locaux, alors inoccupés, sont vendus à une société de développement immobilier et un vaste projet de construction de 200 logements, à l'étude depuis 2010, doit aboutir dès 2012. Quant au Cercle français, qui abritait un hôtel et des Économats de l'armée, il se situait dans la rue Am Schwimmbad et est devenu depuis une maison de retraite.

    Ambassade de France auprès de la RDA

    La reconnaissance de l'existence de la RDA par la France le 9 février 1973, nécessite l'ouverture d'une nouvelle ambassade auprès de ce pays. Celle-ci est ouverte, après plus d'un an de tractation, au no 40 de l'avenue Unter den Linden dans un immeuble ancien situé en face de l'Opéra comique. Depuis la réunification allemande et l'inauguration de la nouvelle ambassade sur son site historique de Pariser Platz, les locaux de l'ancienne représentation diplomatique auprès de l'ancien régime communiste, sont notamment occupés par une agence de voyage et une librairie.

    L'existence d'un État allemand en tant que nation unifiée est une notion relativement récente dans l'histoire de l'Allemagne puisqu'elle remonte à 1871. Auparavant, on pouvait cependant évoquer un monde germanique cohérent, sur les plans à la fois culturel, linguistique et politique, bien que disséminé en une multitude de petits États. Car si la France possédait un pouvoir central qui crût jusqu'à la Révolution française, l'Allemagne, en revanche, était plus ou moins rassemblée au sein d'une institution féodale, le Saint-Empire romain germanique, surtout dominée par l'Autriche et la Prusse.

     

    Depuis les premiers envoyés français auprès de Charles Quint, la France a toujours dépêché des représentants auprès des principaux dirigeants allemands, en fonction des objectifs politico-diplomatiques ou des missions particulières. Jusqu'au Congrès de Vienne de 1815, ce sont plus de 1000 ambassadeurs, ministres plénipotentiaires, envoyés ou chargés d'affaires qui ont été mandatés par le pouvoir français. Les principales affectations furent Berlin ou Vienne, mais de nombreux représentants ont été affectés auprès des princes-électeurs, ainsi que des princes ecclésiastiques ou princes séculiers de l'empire.

    Jusqu'en 1871, on considère généralement le Royaume de Prusse comme l'ancêtre de l'actuelle Allemagne, pour en avoir été la composante principale, avec, en outre, pour capitale la ville de Berlin.

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