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algérie: mokhtar belmokhtar "le borgne"

  • Algérie: Mokhtar Belmokhtar "Le Borgne", le terroriste qui a revendiqué l’attaque !

    Algérie: Mokhtar Belmokhtar "Le Borgne", le terroriste qui a revendiqué l’attaque !

    Mokhtar Belmokhtar, dit Le Borgne.

    Mokhtar Belmokhtar ne manque pas de surnoms : Le Borgne ou encore Mister Marlboro sont les plus connus. Les deux qui résument le mieux cet homme né à Ghardaïa à 600 km au sud d’Alger en 1972 et qui mène de front la vie de guerrier d’Al-Qaïda et celle de contrebandier. Hier, c’est sa katiba, sa brigade, baptisée « ceux qui signent avec le sang », qui a revendiqué le rapt.

    Un véritable coup de force pour celui qui a longtemps été considéré comme le numéro deux d’Aqmi à la tête d’une autre katiba dont il s’est éloigné récemment. Le Borgne s’est formé dans les années 1990 dans les camps d’Afghanistan et du Pakistan avant de revenir dans son pays natal rejoindre les rangs du GIA (Groupe islamiste armé) puis du GSPC (Groupement salafiste pour la prédication et le combat), les ancêtres d’Aqmi. Il aurait rencontré plusieurs fois Ben Laden et son lieutenant Al-Zawahiri avant de s’établir au Sahel où il gagne son surnom de Mister Marlboro en raison de son activité dans la contrebande de cigarettes. Réputé moins religieux que son homologue Abou Zeid qui dirige une autre brigade « concurrente » d’Aqmi, Belmokhtar est toutefois un élément essentiel qui a réussi à fédérer de jeunes combattants maliens et mauritaniens.

    D’après les services français, sa main serait derrière l’attentat suicide contre l’ambassade de France en Mauritanie en août 2009. Il aurait aussi monté l’enlèvement de deux jeunes Français en janvier 2011 au Niger : Antoine de Léocour et Vincent Delory, tués le lendemain lors d’une opération impliquant des militaires français qui devaient les libérer.

    Algérie, ce qui s'est passé hier avec la prise des otages !

    00 h 8: Outre Abou al-Baraa, le groupe de preneurs d'otages aurait perdu deux chefs, selon le site mauritanien Alakhbar. Abdallahi Ould Hmeida, un Mauritanien de 18 ans, "membre de la tribu Tekna installée dans le nord de la Mauritanie" et considéré comme l'un des "meilleurs formateurs de combattants islamistes dans la région" ; et l'Algérien Tahir, "l'émir du groupe islamiste 'Les fils du Sud pour la justice islamique'".

    23 h 20: Les forces spéciales algériennes ne contrôleraient qu'une partie du site gazier, rapporte l'agence nationale APS. Seul "le site de vie", où se trouvaient une grande partie des otages, serait maîtrisé. L'usine du complexe serait toujours encerclée.

    23 h 16: Le même porte-parole promet de nouvelles actions en Algérie.

    23 h 3: Selon un porte-parole du groupe djihadiste, cité par l'agence mauritanienne ANI, le chef du commando, Abou al-Baraa, aurait été tué dans l'attaque. Le site d'information mauritanien Al-Akhbar explique que c'était "l'un des plus importants chefs de la brigade de Mokhtar Belmokhtar" qui a revendiqué la prise d'otages. Il affirme également que la brigade Al-Mouthalimin était prête pour l'opération depuis près de deux mois. "On savait d'avance que le régime allait bien être l'allié de la France dans la guerre contre l'Azawad [nord du Mali]".

    22 h 30: Parmi les otages décédés figurent également 8 Algériens, 2 Japonais et 2 Britanniques, indique la même source. Elle précise que l'un des 11 terroristes tués était un ressortissant français. Dans leur groupe auraient figuré deux Algériens, dont le chef du commando, de même que trois Égyptiens, deux Tunisiens, deux Libyens et un Malien.

    22 h 8: Selon une source de la sécurité algérienne, citée par Reuters, 30 otages auraient été tués lors de l'assaut de l'armée algérienne sur le site gazier. Parmi eux, il y aurait un Français. Au moins 11 activistes auraient péri dans l'attaque.

    21 h 32: Le Monde.fr dit avoir recueilli un témoignage fiable selon lequel "les terroristes étaient très bien préparés et connaissaient le site". La source, qui a assisté à l'assaut, précise que la prise d'otages a été méthodique et menée au millimètre. "La base de vie est directement collée à une petite caserne de gendarmes, qui n'ont pas pu repousser l'assaut. L'un des employés, un expatrié, a entendu les tirs et s'est dirigé vers des hommes en combinaison militaire pour chercher refuge. Il s'agissait de terroristes qui étaient justement vêtus comme cela pour tromper les gens sur place." "Les autres employés, qui étaient dans leurs chambres et un peu partout sur la base, sont restés sur place par mesure de sécurité. "Après avoir pris le contrôle de la base de vie, les terroristes ont fait une fouille de toutes les chambres à la recherche d'otages, mais surtout à la recherche d'expatriés. Sur la base, il y a des blocs, chacun contenant huit chambres à peu près". "Les terroristes étaient, semble-t-il, de plusieurs nationalités : un Égyptien, un Tunisien, un Algérien et un homme noir, probablement nigérien ou malien. Impossible de savoir combien ils étaient au total. L'un d'entre eux parlait l'anglais avec un accent parfait". "Les terroristes étaient très bien préparés, connaissaient le site, la base de vie et le complexe qui se trouve en face, ils ont coupé la production immédiatement après avoir pris le contrôle de l'usine". "Les otages algériens étaient dans le foyer, un immeuble qui sert de salle de jeu, d'accueil et de cybercafé. Au début de l'assaut, les Algériens, dans un moment de panique, ont forcé la sortie de secours, qui était bloquée. Les terroristes, qui étaient à ce moment-là au restaurant, n'ont pas pu les empêcher de fuir ; entre quatre cents et six cents personnes, qui étaient entassées comme des sardines, ont ainsi pu" s'évader, raconte le précieux témoin.

    20 h 50: APS, l'agence de presse d'État algérienne, annonce la fin de l'opération militaire après huit heures d'assaut. Aucun bilan officiel n'a été donné.

    20h37: Minoru Kiuchi, vice-ministre des Affaires étrangères japonais, se rend à Alger. Il aurait "pressé le gouvernement algérien de faire cesser immédiatement son opération".

    20 h 2: Selon un employé algérien du site gazier, cité par Reuters, les ravisseurs avaient prévenu dès le départ les otages qu'ils ne tueraient que "les chrétiens et les infidèles". Ce quinquagénaire originaire d'In Amenas est parvenu à s'enfuir du complexe.

    19 h 45: En raison de la situation en Algérie, qu'il a évoqué par téléphone avec le président américain Barack Obama, le Premier ministre britannique David Cameron annule le discours très attendu qu'il devait tenir demain à La Haye sur la place du Royaume-Uni dans l'Union européenne. Les services du 10 Downing Street tentent de préparer l'opinion au pire. "Il faut s'attendre à de mauvaises nouvelles concernant les otages" ont-ils fait savoir.

    19 h 31: "De nombreux otages ont été libérés, et il y a malheureusement quelques morts et blessés" dans l'opération de l'armée sur un site gazier en Algérie où des centaines de personnes avaient été prises en otages mercredi, annonce le ministre algérien de la Communication. "L'opération se poursuit", prévient Mohamed Said lors d'une intervention en direct sur la chaîne francophone dans le premier commentaire officiel depuis le début d'une opération de l'armée contre le site. De nombreux terroristes tentant de fuir ont été "neutralisés", indique-t-il par ailleurs.

    19 h 8: "L'opération de l'armée se poursuit", annonce un ministre algérien. Il s'agit de la première déclaration publique d'un officiel algérien depuis le début de l'assaut, à la mi-journée.

    18 h 55: D'après le site du quotidien britannique The Guardian, le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, aurait refusé d'évoquer devant les journalistes présents à Bruxelles la "situation extrêmement dramatique" en cours en Algérie, estimant que "les informations sont contradictoires".

    18 h 44: D'après la chaîne saoudienne Al Arabiya, l'Algérie aurait annoncé la fin de ses opérations militaires en vue de libérer les otages du site gazier d'In Amenas.

    18 h 23: François Hollande déclare que "ce qui se passe en Algérie justifie encore davantage la décision prise au nom de la France d'intervenir au Mali", tout en admettant que "la prise d'otages semble se dénouer dans des conditions dramatiques".

    18 h 21: Le Japon appelle l'Algérie à cesser "immédiatement" son opération militaire.

    18 h 16: La Maison-Blanche exprime son inquiétude au sujet de l'opération pour libérer des otages, dont des Américains, capturés par des extrémistes islamistes et a dit chercher à obtenir des "éclaircissements" de la part des autorités algériennes.

    17 h 55: Le bureau du Premier ministre britannique, David Cameron, annonce sur Twitter que le chef du gouvernement britannique s'est entretenu avec Barack Obama et François Hollande.

    17 h 53: Le contact est rompu avec les islamistes. L'agence de presse mauritanienne ANI, seule à avoir été en contact avec le porte-parole des insurgés, affirme ne plus avoir de nouvelles des preneurs d'otages.

    17 h 51: Le ministère belge des Affaires étrangères annonce sur Twitter qu'aucun de ses ressortissants ne se trouvait sur le site algérien d'In Amenas, où se déroule depuis mercredi une gigantesque prise d'otages, après qu'un porte-parole des assaillants a affirmé que "trois Belges" avaient survécu à un raid de l'aviation algérienne.

    17 h 46: Le site gazier d'In Amenas, où se déroule depuis mercredi la prise d'otages de ressortissants occidentaux, représente 18 % des exportations de gaz du pays, mais même une réduction prolongée des acheminements algériens aurait un impact limité sur le marché et l'approvisionnement en gaz de l'Europe, estiment des analystes interrogés par l'AFP.

    17 h 39: Selon le Wall Street Journal, les islamistes qui ont attaqué le site d'In Amenas se seraient servis dans l'arsenal de l'ex-dictateur libyen Muammar Kadhafi.

    17 h 22: D'après la chaîne CBS, un drone américain survolerait actuellement le site algérien d'In Amenas.

    17 h 20: Un diplomate étranger à Alger confie à l'AFP que l'intervention des forces algériennes sur le site gazier "ne s'est pas très bien passée pour les otages".

    17 h 15: La chaîne de télévision britannique Sky News affirme qu'une grosse explosion aurait été entendue sur le site gazier d'In Amenas, il y a 30 minutes.

    16 h 44: Selon ANI, le porte-parole des islamistes menace de "tuer tous les otages si les forces algériennes parviennent à pénétrer à l'intérieur du complexe". D'après le site francophone Tout sur l'Algérie, qui cite un notable de la région, les islamistes auraient refusé de négocier la libération des otages.

    16 h 25: Selon l'agence Reuters, Dublin confirme la libération de l'otage irlandais qui se trouve désormais en "sécurité".

    16 h 22: L'armée algérienne donne un deuxième assaut au complexe gazier où sont détenus les derniers otages occidentaux encore en vie, annonce un porte-parole du groupe auteur du rapt à l'agence l'agence mauritanienne Nouakchott information (ANI). "Des avions de combat et des unités au sol ont entamé une tentative de prendre de force le complexe", a déclaré le porte-parole, qui a menacé de "tuer tous les otages si les forces algériennes parviennent à entrer dans le complexe".

    16 h 15: D'après l'agence nationale algérienne APS, qui s'appuie des sources locales, 600 otages algériens auraient été libérés du site gazier d'In Amenas.

    16 h 9: L'exploitant d'In Amenas, BP, annonce l'évacuation de travailleurs "non essentiels" du site. "La situation demeure incertaine" sur le site d'In Amenas, dont l'armée algérienne tente de reprendre le contrôle, indique par ailleurs BP dans un communiqué, précisant ne pas pouvoir confirmer s'il y a eu des victimes.

    15 h 50: D'après le site d'information francophone Tout sur l'Algérie, qui a joint un notable de la région, l'armée algérienne contrôlerait la totalité du site gazier d'In Amenas, après avoir mené l'assaut contre les preneurs d'otages.

    15 h 40: Confusion sur le nombre de morts. L'agence Reuters annonce la mort de six otages étrangers et de huit islamistes, lorsque les forces algériennes ont tiré sur un véhicule utilisé par les kidnappeurs sur le site gazier d'In Amenas. D'après Associated Press, 35 otages et 15 ravisseurs auraient été tués par l'armée algérienne pendant l'assaut.

    15 h 32: Selon l'agence de presse nationale algérienne APS, dont les informations sont à prendre avec des précautions, quatre otages étrangers auraient été libérés par l'armée algérienne lors de l'assaut. Il s'agirait de deux Britanniques, d'un Kényan et d'un Français.

    15 h 24: Paris confirme à son tour qu'une "opération est en cours" sur le site de la prise d'otages.

    15 h 23: D'après l'agence mauritanienne ANI, qui cite les islamistes preneurs d'otages, les ressortissants toujours détenus seraient deux Américains, trois Belges, un Japonais, et un Britannique. Aucune nouvelle des Français.

    15 h 12: La chaîne américaine Fox News affirme que des ressortissants américains font partie des 20 otages étrangers qui sont parvenus à s'échapper jeudi du site gazier d'in Amenas.

    15 h 8: ANALYSE. Interrogé par Le Point.fr, l'islamologue Mathieu Guidère estime clair que les djihadistes preneurs d'otages veulent entraîner l'Algérie dans une guerre au Mali. "Les islamistes possèdent un lourd passif historique avec l'Algérie", rappelle le spécialiste. "Cela fait 20 ans qu'ils veulent la tête du président algérien Bouteflika. En frappant un site gazier, ils veulent toucher le porte-feuille des généraux au pouvoir", assure le professeur d'islamologie à l'université de Toulouse-Le Mirail.

    15 h 3: L'agence Reuters, qui cite des sources locales, affirme que des otages sont toujours détenus sur le site gazier d'In Amenas, alors que 180 employés algériens auraient réussi à s'échapper.

    14 h 55: Citant un résident d'In Amenas, l'agence Reuters confirme le nombre important de morts sur le site algérien de la prise d'otages.

    14 h 49: D'après l'agence de presse mauritanienne ANI, le chef de groupe des preneurs d'otages, Abou al-Baraa, figurerait parmi les morts.

    14 h 48: Le Royaume-Uni confirme qu'une "opération est en cours" en Algérie. "Les autorités algériennes ont confirmé qu'il y avait une opération en cours", déclare à l'AFP un porte-parole du ministère britannique des Affaires étrangères.

    14 h 37: Le Premier ministre britannique David Cameron préside une réunion de crise sur la prise d'otages en Algérie et assure qu'il est en contact étroit avec le gouvernement algérien à qui il proposera, le cas échéant, son aide. Une autre réunion du "comité Cobra" composé de ministres et de responsables de la sécurité est prévue jeudi après-midi, et une troisième vendredi aux Pays-Bas, où le Premier ministre David Cameron doit prononcer un discours sur l'Union européenne, a indiqué un porte-parole du chef du gouvernement.

    14 h 20: Toujours selon l'ANI, cette agence de presse mauritanienne très bien informée sur les groupes islamistes armés, 35 otages et 15 ravisseurs auraient été tués par l'armée pendant l'assaut.

    13 h 41: Un ou plusieurs citoyens roumains figurent parmi les otages retenus en Algérie, indique le ministère roumain des Affaires étrangères.

    13 h 32: Selon les islamistes, l'armée algérienne bombarde le site gazier où sont retenus des otages. Des hélicoptères de l'armée algérienne ont ouvert le feu sur le complexe où sont détenus les otages, dont au moins deux ont été blessés, selon cette source citée par l'ANI, agence généralement très bien informée sur les groupes islamistes armés.

    13 h 25: Les preneurs d'otages tenteraient de quitter le site avec des otages.

    13 h 15: Lors d'un point de presse à l'Élysée, François Hollande a confirmé la présence de Français sur le site pétrolier. Devant une "situation confuse" qui évolue "d'heure en heure", le chef de l'État n'a pas voulu donner de précisions mais a indiqué avoir "à l'esprit la vie de nos ressortissants". "Il y en avait, il y en a sur ce site", a-t-il ajouté. Le président a affirmé être "en contact permanent avec les autorités algériennes pour que l'issue la meilleure puisse être trouvée". "Le mieux est de n'en dire que le moins", a-t-il poursuivi. "Je ne donnerai aucune précision sur le nombre de nos compatriotes qui pourraient être éventuellement détenus ou retenus. Ce qui compte, c'est de permettre aux Algériens de pouvoir les libérer."

    12 h 11: Un Français de 52 ans, figurant parmi les otages retenus par un groupe lié à al-Qaida, en Algérie, a pu entrer en communication par téléphone avec le quotidien Sud-Ouest. "Ça va, nous sommes bien traités", a déclaré cet homme originaire d'Anglet (Pyrénées-Atlantiques), travaillant pour CIS Catering, entreprise assurant l'hôtellerie du site gazier où étaient encore retenus une quarantaine d'Occidentaux dans la matinée. Le journal évoque "34 otages de 9 nationalités" retenus sur la "base-vie" du site et "6 autres dans l'usine de gaz".

    12 h 9: Jean-Marc Ayrault a fait une brève déclaration jeudi matin sur le perron de l'Élysée alors qu'il s'apprêtait à "faire le point" avec le président François Hollande sur la "situation particulièrement préoccupante" en Algérie. "Nous n'avons pas eu plus d'informations que nous en avons eues cette nuit", a déclaré le Premier ministre alors qu'il était interrogé sur la présence éventuelle de Français parmi les otages. "Ce qui s'est passé en Algérie a donné lieu à deux échanges téléphoniques hier soir que j'ai eus personnellement avec le Premier ministre algérien", Abdelmalek Sellal, a-t-il expliqué. "Nous allons refaire ce matin un point précis de cette situation particulièrement préoccupante qui confirme que la bataille contre les groupes terroristes, qu'ils soient au Nord-Mali ou en Algérie, est une bataille qui mobilise non seulement la France mais la communauté internationale", a-t-il ajouté.

    11 h 59: L'ex-ministre Rachida Dati, eurodéputée UMP et maire du 7e arrondissement de Paris, a rendu un hommage appuyé à François Hollande : "Alors que 41 personnes, dont des Européens, sont retenues en otage en Algérie, nous devons réitérer notre soutien inconditionnel au président Hollande dans l'action de la France au Mali. Je tiens à saluer le sang-froid du président Hollande. Nous n'avons pas besoin d'un guerrier mais d'un Homme d'État ferme et ouvert au dialogue, qui veille à protéger nos compatriotes en danger. J'en appelle à Mme Ashton, aux chefs d'État et de gouvernement européens, aux ministres des Affaires étrangères réunis aujourd'hui à Bruxelles : engagez-vous !"

    11 h 55: Quinze étrangers, dont un couple de Français, qui étaient retenus en otage par des islamistes sur un site gazier en Algérie, auraient réussi à s'échapper, a rapporté jeudi la chaîne privée algérienne Ennahar, citant une "source officielle". Le patron de la chaîne, Anis Rahmani, a indiqué à l'AFP qu'elle citait une "source officielle". Les autorités algérienne tout comme l'ambassade de France se sont refusées à confirmer.

    11 h 45: L'ambassade de France en Algérie recense actuellement les ressortissants français immatriculés pour confirmer ou non la présence de concitoyens sur le site d'In Amenas. Les autorités ne souhaitent pas communiquer sur les Français retenus en otage ou qui auraient pu se cacher : le site pétrolier est grand et il n'est pas sûr que les preneurs d'otages sachent eux-mêmes si des Français sont parmi leurs otages. Ceux-ci sont évidemment les plus exposés. Contacté par Le Point.fr, Pouria Amirshahi, député des Français de l'étranger, dont la circonscription comprend l'Algérie, garde lui aussi le silence : "Les preneurs d'otages lisent tout : on ne va pas leur donner ce type d'informations pour des raisons que les Français et les médias peuvent tout à fait comprendre."

    11 h 22: La presse algérienne se fait l'écho des inquiétudes suscitées par l'implication croissante du pays dans le conflit de son voisin malien. Les autorités algériennes, qui ont longtemps plaidé pour un règlement politique au Mali, ont autorisé le survol de leur territoire par des avions de l'armée française intervenue pour aider les troupes maliennes à repousser une offensive des radicaux islamistes, y compris al-Qaida, venus du Nord malien. Selon Chafik Mesbah, ex-officier de l'armée algérienne, dans une interview au quotidien Echorouk publiée jeudi, l'attaque des islamistes contre le site gazier "n'est pas seulement un avertissement aux pays occidentaux mais aussi à l'Algérie, qui a ouvert son espace aérien à l'aviation militaire française".

    11 h 10: "Trente travailleurs algériens sont parvenus à s'échapper jeudi du site gazier de Tingantourine (40 km d'In Amenas), où ils étaient retenus en otage depuis mercredi par un groupe terroriste armé", a indiqué la wilaya (préfecture) d'Illizi, citée par l'agence de presse algérienne APS.

    10 h 49: L'ancien ministre de la Défense Gérard Longuet (UMP) a jugé sur LCI qu'il n'y avait pas de lien direct entre la prise d'otages en Algérie et l'offensive lancée par la France au Mali. "Cette prise d'otages demande une préparation. Très clairement, il a fallu plusieurs semaines pour acheminer des moyens, des hommes", il a fallu "des repérages".

    L'action française a peut-être été "un déclencheur", a poursuivi M. Longuet, mais "on ne peut pas imaginer qu'en moins d'une semaine une telle prise d'otages ait pu être conçue par une filiale d'al-Qaida ou Aqmi". "En tout état de cause, c'est un objectif qui avait été préparé."

    10 h 45: ANALYSE. La prise d'otages en cours en Algérie, où sont retenus plusieurs dizaines d'expatriés, a définitivement transformé en crise internationale l'intervention française au Mali et pourrait lever l'hésitation des autres pays occidentaux qui tardent à s'associer. Pour Christian Rouyer, ambassadeur de France au Mali, la prise d'otages en Algérie donne à l'opération malienne "une dimension régionale et même internationale". "Certains en France ont pu douter de cette dimension, je crois que nous avons la preuve flagrante que ce problème dépasse la situation du simple Nord-Mali", a-t-il dit sur France Inter.

    Leon Panetta a assuré que les États-Unis prenaient "très au sérieux" l'intervention militaire française et qu'ils examinaient les conditions légales nécessaires à une éventuelle assistance américaine. Les premiers renforts en hommes à l'opération Serval devraient en fait provenir de la Cedeao, la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest. Celle-ci a annoncé que les troupes françaises recevraient prochainement le renfort de 2 000 soldats africains dans le cadre de l'opération menée au Mali sous mandat de l'ONU. Un premier contingent de 900 militaires nigérians pourrait arriver dès jeudi.

    9 h 40: Un Britannique, un Irlandais et un Japonais, présentés comme des otages en Algérie, se sont à leur tour relayés jeudi sur Al Jazeera pour réclamer le retrait des militaires algériens qui encerclent le site gazier où ils sont détenus. Les trois hommes se sont exprimés au téléphone et aucune image n'a été montrée. Ils ont tour à tour insisté pour que les militaires cessent les tirs contre leur lieu de détention pour préserver leur vie et favoriser la négociation.

    9 h 30: Sur la chaîne de télévision satellitaire du Qatar Al Jazeera, un ravisseur qui s'est présenté sous le pseudonyme d'Abou al-Baraa a exigé le retrait de l'armée qui encercle le site : "Nous demandons le retrait de l'armée algérienne pour permettre de lancer des négociations", a-t-il déclaré.

    8 h 35: La porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, déclare que "nous ne sommes pas en mesure (...) de confirmer la présence de Français parmi les otages" du site gazier de BP, Statoil et Sonatrach, au centre-est de l'Algérie. Plaidant pour "une parole publique parcimonieuse dans ces affaires, elle a ensuite répété : "Nous n'avons pas confirmation de la présence de Français."

    8 h 15: François Bayrou, président du MoDem, a renouvelé jeudi son "soutien sans faille" à François Hollande dans la crise malienne, renforcé encore avec la prise d'otages en Algérie, manifestation d'une "barbarie sans frontières".

    8 h 10: Les forces de l'ordre encerclent le site gazier du centre-est de l'Algérie, où un groupe islamiste lié au réseau al-Qaida détient une quarantaine d'otages étrangers et réclame l'arrêt de l'intervention militaire française au Mali voisin.

    6 h 50: Le ministre britannique des Affaires étrangères William Hague a confirmé jeudi la mort d'un Britannique : c'est "un meurtre de sang-froid" et dire qu'il s'agit de représailles à l'intervention de la France au Mali est "une simple excuse", a déclaré à la presse le ministre depuis Sydney, où il effectue une visite diplomatique.

    Le ministre algérien de l'Intérieur Dahou Ould Kablia, soulignant que les autorités ne négocieront pas avec les "terroristes", a indiqué que les ravisseurs avaient demandé à quitter le pays avec leurs otages, ce qu'Alger refuse. Les kidnappeurs, a-t-il précisé, sont "encerclés" par l'armée et les services de sécurité.

    Le Japon a indiqué jeudi matin que sa "première priorité" était la sécurité des otages, parmi lesquels figurent des Japonais, retenus depuis mercredi en Algérie par des islamistes armés sur un site gazier du sud du pays. "Pour nous, la priorité absolue est la vie des otages et secourir le plus vite possible les ressortissants japonais en étroite collaboration avec les autorités des pays concernés", a déclaré le secrétaire général du gouvernement Yoshihide Suga lors d'une conférence de presse.

    6 h 30: "Nous affirmons que les otages sont plus de 40 croisés, dont 7 Américains et 2 Britanniques, parmi d'autres nationalités", a déclaré le groupe islamiste armé les "Signataires par le sang" responsable de la prise d'otages massive ayant eu lieu mercredi matin sur un site gazier en Algérie. Les Signataires par le sang est le nom de la katiba (unité combattante) de l'Algérien Mokhtar Belmokhtar, dit "le borgne", un des chefs historiques d'al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi), récemment destitué. Il affirme agir en "réaction à la croisade menée par les forces françaises au Mali", selon un communiqué publié par le site mauritanien privé Alakhbar, qui publie régulièrement les communiqués de djihadistes.

    Le site d'In Amenas, dans le centre-est de l'Algérie, près de la frontière libyenne, à environ 1 300 kilomètres d'Alger, est exploité par le groupe britannique BP, le norvégien Statoil et l'algérien Sonatrach. Un Britannique et un Algérien ont été tués et six personnes ont été blessées, selon les autorités algériennes. Des Occidentaux ont été pris en otages et 150 employés algériens du groupe français CIS Catering sont également retenus sur le site.
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