Avertir le modérateur

albert ii

  • Albert II, roi des Belges abdique, la reine Paola va-t-elle restituer les bijoux en diamants du Congo ?

    Albert II, roi des Belges abdique, la reine Paola va-t-elle restituer les bijoux en diamants du Congo ?

    Albert II, le roi des Belges annonce son abdication, qu'est-ce que cela change pour les Congolais de la République démocratique du Congo ? Rien du tout ! Albert II a manqué beaucoup du courage sur la scabreuse situation du Congo et une grande vision sur la relation belgo-congolaise. Victimes d'un crime d'Etat Floribert Chebeya, l’icône des droits de l'homme et Fidèle Bazana ont été assassinés par la pouvoir sanguinaire de Kinshasa dans la nuit du 1 au 2 juin 2010. Alors que cela faisait vingt cinq ans qu’un roi de la Belgique n’avait plus été en visite à Kinshasa car le dernier voyage officiel étant celle du roi Baudouin en 1985, c'est accompagné de son épouse la reine Paola et du Premier ministre belge démissionnaire Yves Leterme, qu' Albert II roi des Belges était arrivé lundi 28 juin après-midi dans la capitale congolaise, pour festoyer avec le régime autocratique de Joseph Kabila, les festivités du cinquantenaire de la République démocratique du Congo. Pas un mot du Roi ni une dénonciation contre l'odieux assassinat de Floribert Chebeya, le militant des droits de l'homme a été inhumé le 26 juin, c'est-à-dire deux jours avant le débarquement du roi au Congo. D'ailleurs lorsque Madame Annie Chebeya, veuve du défenseur des droits de l’homme, Floribert Chebeya, et ses enfants auront la possibilité de Kinshasa pour le Canada, la Belgique refusera un visa de transit à la famille Chebeya. Albert II est allé à Kinshasa légitimer un régime avec un deal bien concocté, retourner en Belgique avec des diamants !

    Juin 2010, Albert II, roi des Belges à Kinshasa

    Pire, le 30 juin 2010, Joseph Kabila pour ne pas fâcher son génocidaire de mentor Paul Kagamé le Nazi de Mille Collines, a fait attendre le roi Albert II ainsi que d'autres personnalités durant deux heures dans un hall du Palais du peule, avant que celui qui est responsable des crimes contre l'humanité, pilages des ressources congolaises n'arrive à Kinshasa. 30 juin 2010 Joseph Kabila a fait de la République démocratique du Congo un paillasson et a permis à Paul Kagamé le Nazi de Mille Collines de s'essuyer les pieds avec les 8 Millions de morts congolais dans sa conscience. Sans broncher Albert II, roi des Belges ne dit mot.

    Arrivée de la Reine Paola et le roi Albert II à la résidence de l'ambassadeur de la Belgique à Kinshasa-Gombe

    Le roi Albert II et la reine Paola lors de la réception en leur honneur à la résidence de l'ambassadeur belge

    Avec son époux, Albert II, la souveraine a célébré à Kinshasa le cinquantenaire de l’indépendance du pays, le 30 juin. La visite se déroule selon le protocole. À un détail près. Avant de partir, Paola reçoit un cadeau imprévu : un collier, un bracelet et des boucles d’oreilles en diamants et pierres précieuses. Les bijoux trop lourds à la couronne belge d'une "magnifique parure en diamants et pierres précieuses", offert par Joseph Kabila à moins d'une année de l'élection présidentielle 2011. "Un présent de choix et certainement de grand prix", l’information sera révélée le 6 juillet 2010 par la presse belge ! Comment conserver les bijoux, d’un prix exorbitant, quand plus de la moitié des Congolais vivent dans la misère noire et qu’une bonne partie de la classe politique belge wallonne et francophone par complaisance est complice du régime autocratique de Kinshasa ?

    Maintenant que Albert II, roi des Belges abdique, la reine Paola a-t-elle pensé poser l'acte de Zachée en restituant les bijoux à la République démocratique du Congo ?

    Le roi Albert II de belgique s'est adressé à sa population ce mercredi à 18 heures sur les grandes chaînes de télévision du pays et leurs stations de radio. Il a annoncé son abdication, qui sera effective le 21 juillet prochain.

    "Mesdames et Messieurs,

    C'est avec émotion que je m'adresse à chacune et chacun d'entre vous aujourd'hui. Je suis entré dans ma 80ème année, un âge encore jamais atteint par mes prédécesseurs dans l'exercice de leur fonction. Je constate que mon âge et ma santé ne me permettent plus d'exercer ma fonction comme je le voudrais.

    Ce serait manquer à mes devoirs et à ma conception de la fonction royale que de vouloir me maintenir en exercice à tout prix, sans être en mesure d'assumer pleinement mon rôle.

    C'est une question élémentaire de respect envers les institutions et envers vous, chers concitoyens.

    Après 20 ans de règne, j'estime donc que le moment est venu de passer le flambeau à la génération suivante.

    Je constate que le prince Philippe est bien préparé pour me succéder. Il jouit avec la Princesse Mathilde de toute ma confiance.

    Au fil des années, notamment dans le cadre des missions économiques menées à l'étranger, le Prince Philippe a montré combien ses engagements envers notre pays lui tiennent à cœur. Et par-dessus tout, avec le temps j'ai appris que notre pays peut compter sur un atout extraordinaire, VOUS mes chers concitoyens!

    Avec une population si riche de ses talents, de sa diversité, de son énergie, de sa générosité, l'avenir de notre pays est entre de très bonnes mains!

    C'est donc avec sérénité et confiance, que je vous fais part de mon intention d'abdiquer ce 21 juillet 2013, jour de notre fête nationale, en faveur du Prince héritier, mon fils Philippe.

    Mesdames et Messieurs,

    Tout au long de mon règne, une conviction profonde a guidé ma conception de la fonction royale.

    Le rôle du Roi des Belges et sa légitimité est de se mettre au service de la démocratie et de ses concitoyens, seuls titulaires de la souveraineté.

    A cet égard, l'institution royale doit continuer à évoluer avec son temps.

    Comme de coutume je m'adresserai encore à vous le 20 juillet prochain, et je participerai avec la Reine et les nouveaux Souverains aux cérémonies du 21 juillet.

    Je souhaite déjà vous dire que ce fut pour moi un honneur et une chance d'avoir pu consacrer une large partie de ma vie au service de notre pays et de sa population.

    La reine Paola et moi n'oublierons jamais tant de liens chaleureux tissés avec toute la population durant ces 20 dernières années.

    Nous vous remercions pour la confiance que vous nous avez témoignée, pour vos gestes de sympathie et de soutien même empreints parfois de quelque critique. Sachez cependant que vous nous avez toujours été très chers.

    Nous gardons dans notre cœur le souvenir de nombreuses rencontres dans des moments joyeux, mais aussi lors de grandes épreuves.

    Bien entendu, la fin de mon règne ne signifie pas que nos chemins maintenant se séparent. Bien au contraire !

    Meine Damen und Herren,

    In unserem Herzen bewahren wir Erinnerungen zahlreicher sehr glücklicher Momente, aber auch sehr schwerer Prüfungen.

    Das Ende meiner Regierungszeit bedeutet natürlich nicht, dass sich unsere Wege trennen. Ganz im Gegenteil!

    Es lebe Belgien!

    Vive la Belgique!"

    Avant sa confirmation officielle, à 18 heures, l'annonce d'une possible l'abdication du roi Albert II aura été une demi-surprise pour les Belges : divers médias l'annonçaient depuis des mois et scrutaient le moindre épisode ou le plus petit indice supposé pour confirmer leur pronostic. En définitive, c'est seulement la date choisie par le chef de l'Etat qui aura étonné : personne ne l'attendait pour ce mercredi 3 juillet.

    Pourquoi maintenant ?

    En décidant d'abdiquer en plein été, le jour de la fête nationale – le 21 juillet –, et alors que le gouvernement de coalition du socialiste wallon Elio di Rupo vient de régler de difficiles questions budgétaires, Albert II a choisi une période de relatif calme politique. Il donne aussi la possibilité à son fils de s'imposer un an avant une échéance présumée cruciale : les élections législatives de 2014 qui, à en croire les sondages, devraient consacrer une nouvelle progression de l'Alliance néoflamande, le parti indépendantiste (et républicain) de Bart De Wever.

    D'ici là, le gouvernement devrait mener à bien une nouvelle phase de réforme institutionnelle, avec un important transfert de compétences vers les régions, parachevant le travail d'un gouvernement mis en place après la plus longue crise politique de l'histoire du pays – 541 jours.

    Quelles sont les raisons de la décision d'Albert II ?

    La décision royale intervient après une phase de grande turbulence au palais de Laeken. Une vive polémique a éclaté au sujet des "dotations" dont bénéficie la famille des Saxe-Cobourg, l'argent que l'Etat verse au monarque et à toute sa famille. Le gouvernement a décide de limiter, à l'avenir, la dotation au roi, à son héritier désigné et à la veuve d'un roi défunt. La tentative de la reine Fabiola, veuve de Baudouin Ier, d'organiser une sorte d'évasion fiscale vers l'Espagne a hâté ce projet.

    La demande de reconnaissance officielle introduite devant la justice par Delphine Boël, une fille adultérine du chef de l'Etat, a créé une autre difficulté : s'il a évoqué naguère la crise qu'a traversé le couple qu'il forme avec la reine Paola, Albert II a toujours refusé d'avouer sa paternité, ce qui a terni l'image plutôt favorable de cet homme, réputé sympathique et bon vivant.

    L'âge du roi (79 ans) et des problèmes de santé évoqués par certains médias pourraient être d'autres causes de sa décision. Fatigué par la crise politique consécutive aux élections de 2010, il ne pouvait, semble-t-il, envisager d'avoir à gérer, en 2014, un autre épisode aussi délicat.

    Qui doit succéder au roi ?

    Sur le plan juridique, l'affaire faisait peu de doute : le système constitutionnel de 1830 énonce que c'est "l'enfant de sang royal le plus âgé" qui succède au monarque. Le prince héritier Philippe, 53 ans, devrait donc monter sur le trône.

    En 1993, le roi actuel avait toutefois créé la surprise en succédant à son frère, le roi Baudouin : on pensait à l'époque que c'était le prince Philippe qui serait appelé, déjà, à succéder à son oncle. Les pressions politiques et des doutes quant à l'état de préparation du prince ont convaincu Albert II de devenir, finalement, le 6e roi des Belges.

    Quelles conséquences ?

    L'éclipse du roi, quelques semaines avant la célébration de ses 20 ans de règne, laisse ouvertes de nombreuses questions. Même si l'hypothèse de l'éclatement du pays semble – provisoirement ? – écartée, le rôle du successeur d'Albert II ne sera pas simple. Philippe, même s'il s'est longuement préparé à la succession, ne jouit pas, a priori, de l'influence et de l'aura de son père.

     

    Face à la Flandre majoritaire, où la monarchie est moins populaire, il devra, s'il est appelé à intervenir encore dans la formation d'un gouvernement fédéral, faire preuve à la fois de doigté et de prudence. Les spéculations sur la capacité de Philippe à devenir roi pourraient d'ailleurs également expliquer la décision du chef de l'Etat, soucieux d'y mettre un terme.
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu