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  • François Hollande confirme le retrait des troupes d'Afghanistan en juillet

    François Hollande confirme le retrait des troupes d'Afghanistan en juillet

    Après l’attentat suicide qui a coûté la vie à quatre soldats français et un interprète afghan samedi matin…Présent à Tulle ce samedi, le chef de l’Etat a rendu hommage aux soldats tués en Afghanistan et confirmé le début du retrait des troupes en juillet. «Le 25 mai dernier je m’étais rendu sur la base de Nijrab, la base d’où est parti le détachement agressé. J’avais rappelé ce jour-là la mission qui est la nôtre en Afghanistan: permettre aux Afghans de reconquérir le plus vite possible leur souveraineté dans le cadre d’une transition ordonnée mais rapide. C’est le sens de la décision que j’ai prise d’accélérer le retrait des forces combattantes en Afghanistan. L’opération débutera en juillet elle sera mise en œuvre et achevée à la fin de l’année 2012», a expliqué François Hollande à la préfecture de Tulle.

    François Hollande à Tulle, le 09 juin 2012.

    Lors de son bref déplacement à Kaboul, le 25 mai, François Hollande avait déjà confirmé sa volonté de retirer cette année les troupes combattantes françaises stationnées dans le pays. Le départ «non négociable» des quelque 3.400 soldats français encore en Afghanistan «sera ordonné et coordonné (...) en bonne intelligence avec nos alliés», avait-il déclaré après en avoir informé les autres pays occidentaux lors du sommet de l'Otan le 21 mai.

    Le ministre de la Défense s’envole demain

    Quelques heures à peine après l’attentat qui a eu lieu à 6h40 heure française dans la province de la Kapisa, le chef de l’Etat a confirmé que le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, et son chef d’état-major, se rendraient en Afghanistan, dimanche «pour marquer le soutien de la nation à nos forces». Il est également revenu sur l’attentat-suicide qui a coûté la vie à quatre hommes du 40ème régiment d'artillerie de Suippes et du 1er Groupement inter armées des actions civilo-militaires de Lyon ainsi qu’à un interprète afghan. «Lors d’une opération de soutien à l’armée afghane, dans la province de Kapisa, un détachement français a été victime d’un attentat suicide. Quatre soldats et un interprète afghan ont été tués par l’explosion. Cinq autres ont été blessés dont trois grièvement», a détaillé Hollande qui a précisé qu’un avion rapatrierait les blessés le plus «rapidement possible». Un hommage national devrait être organisé prochainement, sans qu’aucune date ne soit précisée.

    Dans le costume de chef des armées

    En Corrèze pour commémorer le massacre de Tulle du 9 juin 1944, Hollande a endossé les habits de chefs de la Nation et de chef des armées lors de cette déclaration brève de 5 minutes. «Je tiens à exprimer ma reconnaissance et celle de toute la Nation à nos hommes. Je salue leur dévouement e leur courage. J’adresse au famille le message de solidarité et de réconfort du peuple français», a-t-il lance avant d’appeler au rassemblement du peuple français.

    «Face à cette épreuve qui , hélas, n’est pas nouvelle, les Français resteront rassemblés. C’est ainsi que sera honorée la mémoire des 87 compatriotes tués depuis 2001.»
  • François Hollande confirme le retrait des troupes d'Afghanistan en juillet

    François Hollande confirme le retrait des troupes d'Afghanistan en juillet

    Après l’attentat suicide qui a coûté la vie à quatre soldats français et un interprète afghan samedi matin…Présent à Tulle ce samedi, le chef de l’Etat a rendu hommage aux soldats tués en Afghanistan et confirmé le début du retrait des troupes en juillet. «Le 25 mai dernier je m’étais rendu sur la base de Nijrab, la base d’où est parti le détachement agressé. J’avais rappelé ce jour-là la mission qui est la nôtre en Afghanistan: permettre aux Afghans de reconquérir le plus vite possible leur souveraineté dans le cadre d’une transition ordonnée mais rapide. C’est le sens de la décision que j’ai prise d’accélérer le retrait des forces combattantes en Afghanistan. L’opération débutera en juillet elle sera mise en œuvre et achevée à la fin de l’année 2012», a expliqué François Hollande à la préfecture de Tulle.

    François Hollande à Tulle, le 09 juin 2012.

    Lors de son bref déplacement à Kaboul, le 25 mai, François Hollande avait déjà confirmé sa volonté de retirer cette année les troupes combattantes françaises stationnées dans le pays. Le départ «non négociable» des quelque 3.400 soldats français encore en Afghanistan «sera ordonné et coordonné (...) en bonne intelligence avec nos alliés», avait-il déclaré après en avoir informé les autres pays occidentaux lors du sommet de l'Otan le 21 mai.

    Le ministre de la Défense s’envole demain

    Quelques heures à peine après l’attentat qui a eu lieu à 6h40 heure française dans la province de la Kapisa, le chef de l’Etat a confirmé que le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, et son chef d’état-major, se rendraient en Afghanistan, dimanche «pour marquer le soutien de la nation à nos forces». Il est également revenu sur l’attentat-suicide qui a coûté la vie à quatre hommes du 40ème régiment d'artillerie de Suippes et du 1er Groupement inter armées des actions civilo-militaires de Lyon ainsi qu’à un interprète afghan. «Lors d’une opération de soutien à l’armée afghane, dans la province de Kapisa, un détachement français a été victime d’un attentat suicide. Quatre soldats et un interprète afghan ont été tués par l’explosion. Cinq autres ont été blessés dont trois grièvement», a détaillé Hollande qui a précisé qu’un avion rapatrierait les blessés le plus «rapidement possible». Un hommage national devrait être organisé prochainement, sans qu’aucune date ne soit précisée.

    Dans le costume de chef des armées

    En Corrèze pour commémorer le massacre de Tulle du 9 juin 1944, Hollande a endossé les habits de chefs de la Nation et de chef des armées lors de cette déclaration brève de 5 minutes. «Je tiens à exprimer ma reconnaissance et celle de toute la Nation à nos hommes. Je salue leur dévouement e leur courage. J’adresse au famille le message de solidarité et de réconfort du peuple français», a-t-il lance avant d’appeler au rassemblement du peuple français.

    «Face à cette épreuve qui , hélas, n’est pas nouvelle, les Français resteront rassemblés. C’est ainsi que sera honorée la mémoire des 87 compatriotes tués depuis 2001.»
  • Les hommages de François Hollande

    Les hommages de François Hollande

    Le président a rendu hommage aux pendus de Tulle. Mais la mort de quatre soldats en Afghanistan a bouleversé ses priorités.

    François Hollande à Tulle le 9 juin.

    "Les rites permettent de trouver les rythmes", aime dire François Hollande. Mais, parfois, les rites sont bousculés. Samedi, comme tous les 9 juin depuis 1988, année de sa première victoire législative, il doit rendre hommage aux 99 martyrs qui, en 1944, furent pendus aux balcons et aux lampadaires de la ville, triés à l'aveugle par l'armée allemande. Il veut que son nouveau statut de président de la République change le moins possible ses habitudes.

    À 7 heures du matin, il monte dans sa voiture, à Paris. Mais à 9 heures, un coup de fil de son chef d'état-major particulier Benoît Puga lui apprend que quatre soldats français ont été tués en Afghanistan. L'hommage va devoir s'ajouter à l'hommage. Les kilomètres qui le séparent de son fief corrézien défilent et la décision est prise : la traditionnelle virée au marché est annulée. "Les images d'embrassades n'étaient plus possibles avec quatre morts en Afghanistan", glisse un conseiller. Cinq soldats ont également été blessés dans l'attaque, trois grièvement.

    À son arrivée, le président se rend directement au Terminus, un hôtel-restaurant en face de la gare. Il y rencontre le comité des Martyrs, puis s'en va déjeuner à La taverne du sommelier avec ses anciens collaborateurs du conseil général, à une centaine de mètres de la place de la Cathédrale où il a prononcé le 6 mai dernier le discours de sa victoire.

    "Des visages de soldats que j'ai rencontrés"

    À 15 h 30, l'ancien président du conseil général de la Corrèze se présente face à la presse dans la belle bâtisse qui abrite la préfecture du département. C'est le chef de l'État qui s'exprime, une allocution de quatre minutes, à la seconde près. "Un hommage national sera rendu aux victimes et les blessés seront rapatriés dans les meilleurs délais", dit-il. Pour l'hommage, ce sera jeudi, aux Invalides à Paris. François Hollande avait annoncé durant sa campagne qu'il anticiperait le retrait des troupes françaises d'Afghanistan, il précise pour la première fois que ce retrait commencera en janvier.

    Plus tard, sur les hauteurs de la ville, il assure à quelques journalistes que "ce qui s'est passé ne change rien, ni n'accélère, ni ne ralentit le retrait". Mais il admet que "c'est une opération qui comporte un danger" : "Il y a toujours un risque." Lui qui s'est rendu le 25 mai sur la base de Nijrab d'où sont partis les soldats victimes lâche : "Quand j'ai appris la nouvelle, j'ai immédiatement vu des visages de soldats que j'ai rencontrés."

    L'Élysée évoque le nombre de "200 à 300 hommes" qui partiront d'Afghanistan le mois prochain, puis il faudra attendre le mois d'octobre "à cause de la période de floraison". Et "le plus gros du matériel sera retiré après janvier".

    Sa roche de Solutré

    François Hollande s'adapte, mais n'oublie pas ses rites. Peu avant 17 h 30, il dépose une gerbe sur la stèle "à la mémoire des victimes du nazisme", avant de se lancer dans la traditionnelle marche - deux kilomètres - qui le mène en haut de l'une des sept collines de la ville, où deux autres stèles attendent l'hommage : dépôt d'une gerbe de nouveau, lecture par les jeunes Tullistes des 99 noms des sacrifiés, chant des Partisans.

    La procession prend vite des allures de déambulation, encore plus quand la pluie se met à tomber, comme elle s'est acharnée à le faire durant toute la campagne présidentielle, et sur ses premiers pas de président. Encadré de sa compagne Valérie Trieweiler et du maire de Tulle Bernard Combes, nommé conseiller technique à l'Élysée, Hollande embrasse tout le monde, et le monde est nombreux, signe "amicalement" des autographes, promet de se rendre "s'il a le temps" à un championnat du monde de pétanque à Marseille en octobre.

    Le pèlerinage en rappelle un autre, et dans la foule, Marion, 28 ans, et Anne, 52 ans, sont là pour le faire remarquer au président : "On vient de Solutré !" lui lancent-elles au moment de l'approcher.

    "François Mitterrand a fait de l'ascension de la roche de Solutré (Saône-et-Loire) à la Pentecôte, de 1946 à 1995, son rituel.

    "On a fait la dernière ascension de Mitterrand, j'avais 11 ans !" lance Marion. Anne raconte : "Marion, petite, a fait la bise à Mitterrand !" Et voilà Hollande qui l'embrasse sur les deux joues. "Les rites apportent les rythmes", et les embrassades demeurent.
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