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affaire wikileaks: les forces de l'ordre britanniques encerclent

  • Affaire Wikileaks: Les forces de l'ordre britanniques encerclent l'ambassade de l'Equateur à Londres

    Affaire Wikileaks: Les forces de l'ordre britanniques encerclent l'ambassade de l'Equateur à Londres

    Des policiers britanniques devant l'ambassade de l'Equateur à Londres, L'Equateur va annoncer ce jeudi sa décision concernant la demande d'asile politique faite par le fondateur de Wikileaks Julian Assange.

    11h40: «Il est trop tôt pour dire quand et si la Grande-Bretagne annulera le statut diplomatique de l'ambassade d'Equateur», a déclaré un porte-parole du Foreign Office, joint par téléphone.

    Les autorités anglaises prêtes à mettre leur menace à exécution? La Grande-Bretagne a fait savoir hier mercredi à l’Equateur qu’elle pourrait lancer un «assaut» sur l’ambassade équatorienne à Londres pour mettre la main sur Julian Assange, en vue de l’extrader vers la Suède. Et ce jeudi matin, plusieurs dizaines de policiers anglais ont pris position autour de l’ambassade, située dans le quartier chic de Kensington. Certains ont même pénétré à l’intérieur du bâtiment, d’après une vidéo postée sur Internet.

    Depuis deux mois, Julian Assange est réfugié dans l’ambassade de l’Equateur, où il a demandé asile. Quito doit rendre ce jeudi à 14h sa décision qui, d’après des informations du Guardian, pourrait être favorable au fondateur de WikiLeaks. Cependant, Londres fait pression sur Quito pour éviter que le droit d’asile soit accordé à l’Australien. «Nous avons reçu du Royaume-Uni la menace expresse et par écrit qu'un assaut pourrait être lancé contre notre ambassade à Londres si l'Equateur ne lui remet pas Julian Assange», a révélé mercredi Ricardo Patino, le ministre équatorien des Affaires étrangères.

    La Grande-Bretagne «déterminée» à l’extrader

    Pour lui, «la position qu'a adoptée le gouvernement du Royaume-Uni est inadmissible, tant du point de vue politique que du point de vue juridique» et une « entrée non autorisée dans l'ambassade d'Equateur serait une violation flagrante de la Convention de Vienne» sur les ambassades, a rappelé Ricardo Patino.

    «Il est trop tôt pour dire quand et si la Grande-Bretagne annulera le statut diplomatique de l'ambassade d'Equateur», a déclaré un porte-parole du Foreign Office, joint par téléphone, alors que des policiers ont pris place autour de l'ambassade. «Accorder l'asile ne changera fondamentalement rien», a-t-il ajouté, soulignant que Londres avait l'obligation légale d'extrader Julian Assange vers la Suède.

    Pour intervenir, la Grande-Bretagne pourrait s’appuyer sur une loi de 1987 sur les statuts des locaux consulaires et diplomatiques qui autorise la levée d’immunité d’une ambassade sur le sol britannique.

    Même si l’Equateur accordait l’asile à Julian Assange, son départ du territoire britannique semble très complexe s’il n’est pas autorisé par les autorités britanniques, qui se sont dit «déterminées» à l’extrader vers la Suède.

    L’Australien de 41 ans est accusé par la justice suédoise de viol et d'agression sexuelle. Mais il craint surtout une extradition, ensuite, vers les Etats-Unis, où il est poursuivi pour espionnage pour avoir divulgué plus de 250.000 télégrammes diplomatiques américains. Il pourrait risquer la peine de mort.

     

    Dans le cas où Quito déciderait d’accorder l’asile politique à Julian Assange, rien ne garantit toutefois que les autorités britanniques le laisseraient quitter le territoire, la justice britannique ayant donné son feu vert à son extradition vers la Suède et Julian Assange ayant enfreint les conditions de sa liberté surveillée.
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