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a coeur ouvert avec armand mavinga tsafunenga de la 3c-rdc

  • A coeur ouvert avec Armand Mavinga Tsafunenga de la 3C-RDC !

    A coeur ouvert avec Armand Mavinga Tsafunenga de la 3C-RDC !

    L'affiche d'Armand Mavinga Tsafunenga.

    Armand Mavinga Tsafunenga, Coordonnateur de la Coalition pour le Changement en République Démocratique du Congo (3C-RDC) et Président National du Mouvement pour la Paix et le Développement du Congo (MPDC), est un érudit et un leader politique qu’on ne présente plus, tant il est connu au niveau congolais, africain et international. Certaines langues le considèrent déjà comme "l’oiseau rare" que recherchent les Congolaises et Congolais pour prendre en main leur destin. D'autres sont dubitatifs et se posent des questions: Armand Mavinga Tsafunenga qui prône tant l'union et la réconciliation entre les congolais a-t-il une longue fourchette ? Ceux qui dirigent par défi le Congo-Kinshasa sont-ils prêts à laisser filer le bifteck qu'ils ont entre les dents ? Peut-on reconstruire le Grand Congo avec ceux-là même qui ont contribué à mettre le pays à feu et à sang pour leurs intérêts égoïstes et ventripotents ? Au delà de la foi visionnaire qui peut animer chaque homme, le Congo actuel ne ressemble-t-il pas à un marigot où des crocodiles, anacondas et serpents de tous espèces sont à jeun et donc prêts à bondir et tout dévorer ? Ancien expert de l’Unesco et d’autres organisations internationales gouvernementales et non gouvernementales, il est écrivain poète, chercheur, enseignant, Ambassadeur de paix, combattant de la justice, reconnu parmi les plus grands humanistes africains, expert en formulation des politiques culturelles pour le développement en Afrique, membre de sociétés savantes dont la Société française des sciences de l’information et de la communication (SFSIC). Armand Mavinga Tsafunenga est auteur de plusieurs ouvrages. Ses réponses sont toujours percutantes, comme en témoignent déjà ses réponses à l’époque à nos 10 questions en février 2009.

    1. Réveil FM International: Pasteur Armand Mavinga Tsafunenga où en êtes-vous avec le Conseil Mondial de la Diaspora Congolaise (CMDC) ? Comment pensez-vous le mettre en place ? A l’heure où les Congolais de l’Etranger se cherchent encore une telle structure est-il possible voire envisageable ?

    Pasteur Armand Mavinga Tsafunenga: Monsieur Freddy Mulongo, avant toute chose je vous remercie pour l’interview que vous avez bien voulu m’accorder. Depuis le 09 mars 2013, nous sommes décidément à pied d’œuvre pour la mise sur pied du Conseil Mondial de la Diaspora Congolaise (CMDC) très attendu par la diaspora congolaise dans les quatre coins du monde. Il importe de souligner d’emblée que j’ai pris l’initiative de la création du CMDC en ma qualité de Président du Centre d’études et de promotion de la culture et de la communication en Afrique (CEPROCOM). Le Conseil Mondial de la Diaspora Congolaise (CMDC) fait partie de ma vision du Grand Congo du XXIème siècle, car la Diaspora Congolaise doit être la vitrine digne, forte, unie et responsable du Peuple Congolais et de la République Démocratique du Congo dans le monde. Le CMDC est une organisation non gouvernementale de développement, de solidarité, de citoyenneté et d’aide humanitaire à vocation internationale. Comme vous le savez, un bon leader est celui qui se sent responsable face aux besoins et problèmes de sa communauté, la mobilise et s’investit dans la recherche des solutions individuelles et collectives les plus appropriées.

    Pour votre gouverne, le samedi 09 mars 2013, un pré-dialogue inter-congolais de la Diaspora Congolaise a été organisé dans la Salle Denis Diderot à Bobigny à Paris. Dans l’invitation à ce pré-dialogue, il était prévu d’envisager la création du Conseil Mondial de la Diaspora Congolaise (CMDC). Le thème de ce pré-dialogue était : « La Diaspora Congolaise, force incontournable du changement et d’un nouveau départ de développement économique, socioculturel, scientifique, technologique et écologique, maillon de la cohésion et de l’unité nationales, province spéciale de la République Démocratique du Congo ». A notre agréable surprise, l’idée de la création du CMDC a capté totalement l’attention de Congolaises et Congolais de la diaspora qui ont demandé la mise sur pied sans tarder d’une telle structure. Les messages d’appui ont commencé en Irlande, en Grande-Bretagne, en Allemagne, en Afrique du sud et ainsi de suite. La diaspora congolaise en Allemagne a même demandé d’abriter le siège mondial du CMDC et par la suite a accepté que ce siège soit à Paris. Il m’a été demandé par un large consensus d’accepter de présider le CMDC, en ma qualité d’initiateur, aux fins de la mise en place de toutes ses structures. Aujourd’hui, nous sommes littéralement harcelés pour la mise sur pied d’urgence de cette institution. J’attire votre attention sur le fait que ce pré-dialogue de la diaspora n’avait pas pour objectif de préparer la participation de la diaspora à un éventuel dialogue national au Congo, mais d’aider la diaspora congolaise, évaluée à plus ou moins 7.000.000 de personnes, à s’organiser, à s’unir, à prendre ses responsabilités et à travailler ensemble dans la diversité.

    Monsieur Freddy MULONGO, pour bien répondre davantage à votre grande question, il m’est un devoir de vous rappeler l’objet et les modalités d’action du CMDC qui est créé sous forme d’association loi 1901, déclaré le 24 mai 2013 à la Préfecture de Paris sous le numéro W751219882. Aux termes de l’article 6 de ses statuts, le CMDC a pour objet :

    (a) contribuer à la construction du Grand Congo, un Etat de droit modèle et émergent en Afrique ;

    (b) contribuer au développement et au renforcement de l’unité, de la fraternité, de l’égalité, de la justice, de la paix, de la liberté, de la solidarité et de la cohésion nationale en République Démocratique du Congo ;

    (c) promouvoir l’exemplarité culturelle et l’esprit d’excellence et du mieux vivre ensemble du peuple congolais au pays et de la diaspora congolaise dans les pays d’accueil ou d’existence;

    (d) défendre les intérêts de la diaspora congolaise dans le monde, tout en renforçant la solidarité panafricaine et internationale;

    (e) contribuer à la justice, à la paix et au mieux vivre ensemble dans le monde ;

    (f) défendre les droits citoyens de la diaspora congolaise d’élire ses dirigeants au pays et ses députés et sénateurs, en appuyant le statut de la diaspora congolaise comme province spéciale de la République Démocratique du Congo ;

    (g) contribuer à l’émergence des Maisons du Grand Congo dans les capitales et lieux importants du monde ;

    (h) jouer un rôle consultatif auprès des autorités congolaises et au niveau international.

    Conformément à son objet, les activités du CMDC empruntent notamment les modalités d’action suivantes :

    (a) études et recherches spécialisées ;

    (b) mobilisation, dans la mesure du possible, des ressources humaines, matérielles et financières nécessaires et disponibles ;

    (c) édition, production, diffusion, documentation et information (collecte, diffusion et échange d’informations et de données) ;

    (d) consultation et participation à la mise en œuvre des activités opérationnelles ;

    (e) formulation de politiques et de plans, identification, exécution et évaluation des projets ;

    (f) collecte et distribution de l’aide humanitaire ;

    (g) organisation du corps électoral de la diaspora congolaise en collaboration avec les autorités congolaises, notamment au niveau des représentations diplomatiques de la République Démocratique du Congo ;

    (h) organisation des commissions et groupes de travail ;

    (i) formation et éducation ;

    (j) information et sensibilisation du public ;

    (k) stimulation et orientation de la coopération et de la solidarité humaine.

    Comme vous pouvez le constater, la création du CMDC est importante et urgente, en témoigne l’accueil que lui réserve déjà la diaspora. Je suis invité à voyager à travers le monde pour la mise sur pied des structures du CMDC qui comprend les organes suivants :

    - le Congrès ;

    - le Bureau Exécutif ;

    - le Conseil économique, social, culturel et environnemental ;

    - la Commission Parlementaire ;

    - les Conseils Locaux.

    Il n’y a pas de souci à se faire, car même le plus long chemin commence toujours par un premier pas. Je mettrai à profit mon expérience de la création et de la mise sur pied des organisations internationales non gouvernementales. Le CMDC sera un organe consultatif des Nations Unies et d’autres organisations internationales ainsi que des organisations régionales comme l’Union Africaine, l’Union Européenne et autres. Au sein du Bureau Exécutif, il est prévu cinq coordinations suivant la répartition géographique des Nations Unies, à savoir : Afrique, Amériques, Asie, Europe et Océanie.

    Il y aura un Conseil Général du CMDC au niveau de chaque pays, coiffé par une coordination régionale ou continentale. Un Conseil économique, social, culturel et environnemental, summum de l’intelligentsia congolaise de la diaspora, sera mis sur pied. La Commission Parlementaire sera mise sur pied quand la diaspora congolaise commencera à voter ses dirigeants et notamment ses députés (16) et ses sénateurs (4) dans le cadre de ma vision de la diaspora congolaise province spéciale de la République Démocratique du Congo. Toutes les informations seront publiées incessamment dans le site de CMDC en construction. La mise sur pied du CMDC se fera graduellement et méthodiquement pour déboucher sur le Congrès mondial de la Diaspora Congolaise qui se tiendra à Paris en France.

    Cela devra être un grand moment dans l’histoire de notre pays, car seront aussi invités les responsables de missions diplomatiques du Congo et les autorités gouvernementales congolaises ayant une légitimité populaire.

    Vous comprenez Monsieur Freddy Mulongo l’importance du CMDC et pourquoi il est très attendu par la diaspora. C’est un cadre d’unité, de réflexion, de dialogue, de conciliation, de réconciliation, d’action et de défense de nos intérêts. Beaucoup m’ont demandé si cette action était nécessaire au moment où beaucoup de compatriotes parlent du combat de libération ?

    Je dis oui, car la libération n’est pas un problème ponctuel de guerre ou de révolution à mener pour se libérer, mais c’est un processus global, à la fois spirituel, moral, social, politique, diplomatique, militaire, pour ne pas dire culturel. Il faut éviter de tomber dans le piège de l’AFDL (Alliance des Forces Démocratiques pour la Libération du Congo) que le Président Laurent-Désiré Kabila a traité par la suite de conglomérat d’aventuriers.

    Le CMDC est une réponse appropriée aux problèmes et soucis de la diaspora congolaise. Problèmes sociaux, d’identité, de citoyenneté, d’intégration, de protection des familles congolaises, de changement tant attendu au pays et d’unité.

    Pour terminer, il me paraît essentiel de préciser que les membres du CMDC sont de deux catégories, à savoir des membres individuels et des membres institutionnels. Les associations et plateformes peuvent aussi être membres du CMDC. Ce dernier ne se substitue pas à aux associations et plateformes existantes, mais travaillent avec elles en leur donnant plus de visibilité et en créant une synergie entre elles. Le CMDC permet de mettre en commun les actions de différentes plateformes congolaises. Pour ne citer que quelques unes : Fédération des Congolais de l’Etranger (FCE), Congrès Congolais de la Diaspora (CCD), Unité Centrale de la Diaspora Congolaise, Rassemblement de la Diaspora Congolaise, La Diaspora Congolaise Unie, Coordination de la Diaspora politique avisée de la République Démocratique du Congo (CODIPOA), Plateforme des Associations Congolaises de France (PACOF), Union des Associations Congolaises de France, Communauté Congolaise d’Atlanta, Communauté Congolaise de Charlotte, Communauté Congolaise de Toronto, Communauté Congolaise de Montréal, Communauté Congolaise de Japon, Communauté Congolaise de Chine, Collectif des Associations Congolaises à Montréal, Congrès des Congolais en Amérique, Congrès des Congolais du Canada, Union des Patriotes de la Diaspora Congolaise (UPDC), Association Civile Congolaise d’Italie. Monsieur Freddy MULONGO, je peux continuer à énumérer des initiatives congolaises qui appellent une synergie sans altérer la spécificité de chacune d’elles. Le CMDC ne peut pas, par exemple, se substituer au laboratoire qu’est la Fédération des Congolais de l’Etranger, mais travaille avec elle et sollicite son expertise. Ensemble, nous pouvons facilement monter un fonds d’investissement pour investir de manière coordonnée, planifiée et efficace au pays. Quand les Congolaises et Congolais sont expulsés ou veulent rentrer au pays, le CMDC peut travailler avec l’association 3RA (Retour Reconversion Retraite en Afrique) pour leur retour dans la dignité et la réinsertion facile. Les récents événements de l’agression et de l’arrestation des étudiants congolais à Punjab en Inde ne justifient-ils pas la nécessité d’un CMDC fort et efficace ?

    Pour conclure, à l’heure où les Congolais de l’étranger se cherchent, le Conseil Mondial de la Diaspora Congolaise (CMDC) est un cadre privilégié d’unité, de cohésion, de réflexion, de solidarité, de synergie et d’action pour se retrouver ainsi pour connaitre les chemins et trouver les solutions adéquates à leurs problèmes.

    Armand Mavinga Tsafunenga au salon aéronautique et de l'espace 2013 au Bourget

    2. Réveil FM International: On connait votre humilité mais il y a quelques mois vous avez publié la liste du gouvernement melting pot dans lequel il y avait des Congolais de l’Etranger associés aux dinosaures mobutistes, et vous-même en tant que Président de la République. Un gouvernement des brontosaures, dinosaures mobutistes et mammouths joséphistes, pour quoi faire ?

     

    Pasteur Armand Mavinga Tsafunenga: Merci Monsieur Freddy Mulongo pour cette pertinente question. Je suis flatté que vous commenciez votre question en mettant en exergue mon humilité. Oui je reste un homme humble, car l’humilité et la serviabilité font partie de ma nature. Quelle que soit l’importance des activités que je mène, je reste toujours humble. Ce dossier de gouvernement d’union nationale et de transition démocratique continue toujours de faire l’actualité jusqu’aujourd’hui. En effet, après les ratés des élections de novembre 2011, une crise s’est installée au sommet de l’Etat de la République Démocratique du Congo.

    Le pouvoir souffre d’une crise de légitimité après des fraudes électorales dignes d’un roman policier et la crise sociale est à son comble. Une crise majeure peut à tout moment arriver au Congo, on n’est pas sorti de l’auberge avec la crise de l’autorité de l’Etat ; le fléau de la corruption a affaibli l’Etat et le peuple s’inquiète et s’interroge. Il y a un danger quand un Etat n’arrive pas à assumer ses devoirs régaliens de défense de la nation et de la sécurité des biens et des personnes.

    Les voix se sont élevées et s’élèvent dans le monde pour rechercher des solutions visant à résoudre le problème d’un leadership crédible, visionnaire, responsable et outillé pour la République Démocratique du Congo. Certaines langues n’ont pas hésité à dire qu’il n’y a pas de bons leaders congolais.

    Vous vous souvenez, Freddy Mulongo, de la forte réaction du compatriote Jean Kalama Ilunga à la journaliste Colette Braeckman sur l’existence d’un vrai et sérieux leadership congolais. Aussi des appels à l’unité nationale, à la réconciliation et à une transition apaisée ont fusé de tous les coins jusqu’à ce jour.

    Face aux enjeux d’une crise majeure dans notre pays, de la recherche d’un nouveau leadership crédible, visionnaire, responsable et compétent, et d’un changement global tant attendu, nous avons créé le 26 novembre 2012 à Paris la Coalition pour le Changement en République Démocratique du Congo, 3C-RDC en sigle.

    Un changement décisif qui va au-delà d’un simple besoin de changement des hommes, face à un leadership faible, non visionnaire et affaibli par la corruption et l’égoïsme aveuglant à la tête du pays. Un changement vers un nouveau destin de bonheur social, de paix, de dignité, de prospérité, de liberté et de solidarité nationale.

    La 3C-RDC est une plateforme qui a pris une vitesse de croisière et compte à son sein des représentants de toutes les couches de la population congolaise, à savoir : des leaders politiques de différentes tendances, des responsables des associations, des groupements des jeunes, des résistants, des cadres des églises, des intellectuels, des artistes et différents professionnels.

    Pour répondre à cette dynamique de leadership, des membres de 3C-RDC ont pris l’initiative d’organiser un sondage autour d’un gouvernement d’union nationale et de transition démocratique. Face à la crise des élections, il fallait le construire autour d’un nouveau leader qui n’était pas candidat aux élections présidentielles. Consulté, j’ai accepté de mettre mon leadership sur le lieu public, fort de ma vision du Grand Congo du XXIème siècle.

    Ce n’est pas moi qui ai pris l’initiative de ce sondage, mais le grand public s’est focalisé sur celui qui était suggéré au poste de Président de la Transition. Etant consulté, je devais veiller à ce que les propositions correspondent à des critères précis, étant donné que le sondage fait partie de la démocratie participative.

    Ainsi, le besoin de faire un sondage sur un projet de gouvernement d’union nationale et de transition démocratique part d’un constat et de déclarations incendiaires contre l’élite congolaise et notamment la classe politique qui n’arrive pas à s’entendre sur un leadership commun, responsable, crédible et visionnaire. Ce n’est point le lieu ici de citer des remarques violentes, voire humiliantes adressées à la classe politique congolaise où tout le monde veut devenir Président de la République, et où la plupart des acteurs politiques privilégient leurs intérêts personnels, au détriment de ceux du Peuple et du pays. Faire la politique devient donc un métier pour bien vivre avec sa famille et non une vision qui s’accompagne d’une mission. Les ennemis du Congo se sont appuyés sur cette faiblesse pour dire qu’il n’y a pas de leaders congolais crédibles.

    En outre, ce sondage n’a pas porté seulement sur le gouvernement : des propositions importantes ont été faites pour les institutions comme la Cour Constitutionnelle, le Conseil économique, social et culturel, et la Commission Vérité, Justice et Réconciliation Nationale. Le sondage était anonyme et la 3C-RDC n’apparaissait nulle part. Diriger c’est prévoir, c’est savoir anticiper.

    C’est ici l’occasion de féliciter Mr Bob Masala Maku et Mr Jerry Izouele Djamba qui ont organisé et suivi ce sondage du lundi 17 au dimanche 30 décembre 2012.

    L’équipe du sondage a reçu beaucoup de mails et d’appels téléphoniques du pays et de toute la diaspora congolaise, sans parler des centaines de contacts interpersonnels. De nombreux échanges ont enrichi ce sondage sur les réseaux sociaux. Il y a eu plus de 75% d’avis favorables à l’architecture proposée.

    Il y a eu unanimité sur mon profil comme leader pouvant conduire le Peuple Congolais à la justice, à la paix, à la réconciliation nationale et au bonheur social. Par exemple, à la question de proposer une femme au poste Premier Ministre, les gens ont proposé Mme Justine Kasa-Vubu sans tenir compte du fait qu’elle était d’une même province que le leader proposé comme Président de la Transition.

    Et cette réponse a été confirmée une semaine après quand des Congolais réunis le vendredi 21 décembre 2012 en Congrès à Anvers en Belgique ont plébiscité encore cette dernière comme potentielle Première Ministre de la Transition. L’équipe du sondage était loin d’imaginer l’engouement qu’allait susciter cette initiative au pays et dans la diaspora.

    La 3C-RDC a été d’office coptée comme un laboratoire de propositions, au point que les gens ont demandé que des propositions soient faites aussi pour la Cour Suprême de Justice et les services de défense et de sécurité dont l’armée. La plupart des sondés ont préféré la formule de Vice-Premiers Ministres à celle de Ministres d’Etat.

    Pour ce sondage, c’est la méthode suggestive qui a été utilisée. Le sondage est un outil de la démocratie participative. Quand un acteur veut devenir un acteur politique public, il peut faire l’objet d’un sondage pas pour le nuire, mais pour connaître les attentes populaires. Le sondage peut être anonyme. Dans ce cas, on demande au public de proposer des noms. Cette approche est fastidieuse, prend du temps et n’amène pas aux objectifs visés, car souvent le public n’a pas le temps de connaître en profondeur ces acteurs politiques et surtout de lire ce qu’ils écrivent et/ou proposent.

    Ce qui amène parfois les gens à privilégier plus le critère ethnique, au détriment des autres critères. Le sondage peut être aussi suggestif. Il est précédé d’un travail de fond sur le grand panel des acteurs politiques congolais. L’équipe du sondage a utilisé l’approche suggestive et il est heureux de constater qu’elle a été très fructueuse, vu le nombre de réactions enregistrées.

    Plusieurs critères ont été utilisés : la compétence, le militantisme, l’équilibre politique, le socle d’union nationale, la répartition géographique, la continuité de l’Etat, les éléments de connaissance (publications, discours, déclarations, etc.). L’équipe du sondage y a travaillé à fond pour essayer d’être impartial.

    Aujourd’hui, cette architecture de gouvernement d’union et de transition démocratique est devenue un précieux outil de travail dans les différents états-majors politiques congolais. Deux leaders politiques ont demandé que leurs noms soient retirés de cette liste.

    Par contre, beaucoup de leaders politiques étaient mécontents de ne pas voir leurs noms sur cette liste, même s’il s’agit d’un sondage. La plupart n’ont pas voulu qu’on leur parle du sondage, ils voulaient être repris dans ce projet de gouvernement. Ce n’est pas facile de ramener une liste de 100 personnes en une trentaine.

    Il ne s’agissait pas d’un projet melting pot, mais d’un projet visant à dégager une architecture type de notre leadership d’union nationale et de transition démocratique, sans esprit d’exclusion ni d’intolérance. J’insiste que c’était un sondage et non une nomination. Il faudra un jour un leader politique qui va mettre tous les acteurs politiques congolais ensemble sans esprit de haine, de vengeance, de revanche et de règlement des comptes, un leader politique qui va impulser la cohésion, l’unité et la réconciliation nationales dans la justice.

    C’est une tâche ardue. Mais comme je le dis chaque jour, « demain n’est pas à attendre mais à inventer et demain se prépare aujourd’hui. » Me préparant à diriger un jour mon pays et à le mettre de façon décisive sur l’orbite de l’émergence, je me dois de travailler avec tous les Congolaises et Congolais autour de la vision du Grand Congo que je porte sans distinction d’appartenance politique, sociale, ethnique et religieuse. Il sera un Grand Congo de justice, de paix, de sécurité, de liberté et de bonheur social pour le Peuple Congolais.

    En me projetant dans cette vision de gouvernement d’union nationale, de réconciliation et de transition démocratique juste et apaisée pour demain, je reste toujours humble, car pour moi diriger un jour le Congo n’est pas une ambition mais un destin.

    3. Réveil FM International: Malu Malu revient à la CENI après avoir orchestré les fraudes électorales lors des élections Louis Michel de 2006, qu’augure ce retour ? Pensez-vous que cela soit une bonne chose ?

     

    Pasteur Armand Mavinga Tsafunenga: Le retour de l’Abbé Malu-Malu à la tête de la Commission Electorale Nationale et Indépendante (CENI) pose problème. Il convient de signaler d’abord que je ne suis pas contre l’Abbé Malu-Malu qui est un homme sympathique et intelligent.

    Les élections organisées en 2006 ont été largement financées par l’Union Européenne que représentait Monsieur Louis Michel. Il était tout à fait normal que ce dernier veille sur les intérêts de l’Union Européenne. Les élections de 2006 ont été émaillées de beaucoup d’irrégularités sous la direction de l’Abbé Apollinaire Malu-Malu.

    Je me souviens que le Cardinal Etsou Bamungwabi avait réclamé la vérité des urnes à cette époque, comme le Cardinal Laurent Monsengwo l’a reclamée pour les élections de novembre 2011. S’il avait bien son travail à l’époque, on ne l’aurait pas évincé à la tête de la CENI en faveur du Pasteur méthodiste Daniel Ngoy Mulunda Nyanga. Nous ne devons pas oublier les violences préélectorales, électorales et postélectorales de 2006 et 2007.

    Avant de parler de la désignation nomination de l’Abbé Apollinaire Malu-Malu à la tête de la CENI, je vous fais remarquer que la composition déjà de la CENI pose problème. La CENI n’est pas indépendante, mais une institution politique partisane d’organisation des élections. En vertu de quoi la majorité doit avoir six places et l’opposition quatre places au sein de la CENI.

    C’est ni plus ni moins de la maffia politique. La CENI devrait être tenue par des experts qui ne sont pas membres de partis politiques, mais qui sont d’une neutralité avérée. Comme l’a souligné la Coalition pour le Changement en République Démocratique du Congo (3C-RDC, la majorité présidentielle et plusieurs membres de l’opposition ont peur de la démocratie.

    Les membres de la majorité et de l’opposition de la CENI veulent procéder à des nominations de leurs membres aux élections locales, urbaines, municipales et provinciales sous l’égide d’Abbé Malu-Malu.

    La composition de la CENI n’étant ni nationale ni indépendante, le décor de l’aggravation de la crise actuelle est planté. Les autorités actuelles ont donc refusé de tenir compte des manquements graves des élections de 2011.

    Abbé Malu-Malu doit être sincère et transparent pour faire le bon choix, car l’hypocrisie ne paie pas et finira par le rattraper un jour dans sa vie. L’Abbé Malu-Malu et le Pasteur Daniel Ngoy Mulunda sont des éléments d’une même figure, à savoir des membres de la majorité présidentielle dirigée par le PPRD. Qui a oublié que l’Abbé Malu-Malu est Co-chef de la délégation gouvernementale aux pourparlers de Kampala avec le M23, sans citer les multiples fonctions qu’il a assumées dans le cadre de signature de plusieurs accords de paix sans paix entre le gouvernement et les mouvements rebelles et mercenaires à l’est de la République Démocratique du Congo.

    Il est temps que l’Abbé Malu-Malu écrive à sa hiérarchie pour demander une mise en disponibilité aux fins de travailler avec Joseph Kabila, parce qu’il est devenu un leader politique à part entière de la majorité présidentielle.

    Ce sera un bonheur pour nous de le compter clairement parmi nous comme acteur politique et non comme Président de la CENI. Ce qui pourrait permettre à son Président de lui confier le poste qu’il aimerait lui confier en dehors de la CENI. Le retour de Malu-Malu, loin d’apaiser les esprits, va déboucher sur un climat de suspicion qui va aggraver la crise actuelle de légitimité du pouvoir. Toutes les forces vives de la nation sont appelées à une vigilance tous azimuts pour dénicher à temps le plan caché de ce retour.

    Armand Mavinga Tsafunenga au Centre d'Accueil de la Presse Etrangère. Photo Réveil FM-CAPE

    4. Réveil FM International: Ancien expert de l’Unesco, les rumeurs courent que les lobbyistes belges et angolais veulent vous placer à la tête du Congo. Pourquoi d’autres pays : la France, les Etats-Unis…ne vous appuient-ils pas seulement les Belges et les Angolais ?

    Pasteur Armand Mavinga Tsafunenga: Merci Monsieur Freddy Mulongo pour cette question. Depuis que j’ai annoncé que je me prépare et suis prêt à changer le destin du Peuple Congolais et de la République Démocratique du Congo, je suis au cœur de toutes les discussions sur le changement en République Démocratique du Congo.

    Eu égard à la centralité et à la position géostratégique de notre pays, il est tout à fait normal que les gens se posent tant de questions et essaient de répondre selon les éléments à leur disposition.

    La question que vous me posez est délicate, car je sais que c’est le Peuple Congolais qui va un jour me placer à la tête du pays, car le pouvoir émane du peuple. C’est ce qui justifie le rallye que je viens d’amorcer pour atteindre toute la diaspora congolaise et mes compatriotes au pays pour leur présenter ma vision du Grand Congo du XXIème siècle. Ce qu’il faudra d’abord noter c’est l’unanimité qui se crée autour de cette vision et du projet global ad hoc.

    Vous vous souvenez d’ailleurs de l’engouement déjà créé par ma vision en 2008 en ma qualité du Président National du Mouvement pour la Paix et le Développement du Congo (MPDC). Vous avez participé avec moi au Congrès organisé les 28 et 29 novembre 2008 à Paris, si j’ai encore bonne mémoire, par la Fédération des Congolais de l’Etranger (FCE) sur le thème : « Mondialisation et migration, mondialisation et double nationalité, mondialisation, décentralisation, développement local et emploi, mondialisation, décentralisation et démocratie locale ». Lors de ce congrès, vous avez été témoins comment des participants et des députés venant du Congo avaient littéralement sauté sur mon livre intitulé « A la recherche d’un modèle de développement culturellement durable. Pour bâtir une nouvelle et vraie République Démocratique du Congo » (Paris, Pyramide Papyrus Presse, 2007). C’est après d’ailleurs ce congrès que vous m’avez posé vos 10 questions légendaires d’un bon journaliste.

    La République Démocratique du Congo traverse une crise multiforme sans précédent à l’image de l’holocauste silencieux qui s’y passe. L’espérance de vie est réduite à 43 ans, plus de 8.000.000 de morts directs et indirects, plus de 3.000.000 de personnes déplacées qui vivent comme des réfugiés sur le sol de leurs ancêtres, des frontières troublées avec le Rwanda, le Burundi et l’Ouganda, l’autorité de l’Etat est sapée, la corruption a ébranlé l’Etat incapable de tenir ses devoirs régaliens de protection de la nation, des biens et des personnes. Une crise majeure peut à tout moment ébranler le pouvoir en place qui souffre de légitimité.

    La République Démocratique du Congo transformée est devenu le ventre mou de la région des Grands Lacs malgré ses immenses ressources naturelles et stratégiques à l’ère de la mondialisation. Des journalistes et des défenseurs des droits de l’homme assassinés sans aucune forme de procès et une dictature se met tranquillement en place au détriment des règles démocratiques élémentaires. Des défis immenses attendent celui qui va remplacer Joseph Kabila parce que ce dernier ne pourra pas modifier la constitution pour briguer un troisième mandat. J’ai été préparé et me suis préparé à relever ces défis ensemble avec mon peuple. Pour votre information, c’est depuis le 11 juillet 1991 à 13h00 que je suis préparé et me prépare à assumer mon destin pour le Peuple Congolais et notre pays.

    Diriger le Congo pour moi est le fruit d’une longue préparation. Je suis appelé à être une charnière entre l’ancien Congo qui se termine avec le Président Joseph Kabila et le nouveau Congo qui commencera avec moi. Cette rétrospective me permet de revenir maintenant à votre question.

    Beaucoup de gens se demandent qui est derrière Armand Mavinga Tsafunenga ? Quels sont ses appuis pour briguer la présidence de la République Démocratique du Congo. Il faut faire très attention avec les rumeurs, car elles peuvent être montées de toutes pièces pour nuire à la mise en œuvre de notre vision.

    Ces rumeurs des lobbyistes belges et angolais sont fausses et il faut éviter d’embarrasser inutilement les autorités belges et angolaises.

    Je compte d’abord sur l’Eternel et le Peuple Congolais, ensuite sur toute la communauté internationale parce que le Congo est un pays stratégique dont tout le monde a besoin. Nous avons besoin de soutien de tous les pays pour la concrétisation de notre vision.

    Il nous faut une Afrique centrale apaisée et prospère, notamment dans la région des Grands Lacs, avec la revitalisation de la Communauté économique des pays des Grands Lacs (CEPGL) qui pourra s’ouvrir aussi à l’Ouganda et à la Tanzanie, à côté de la République Démocratique du Congo, du Rwanda et du Burundi.

    Mon profil de grand humaniste africain, d’Ambassadeur de paix et d’expert du développement et des organisations internationales est important pour la paix, la justice, la réconciliation, la stabilité, le mieux vivre ensemble et la prospérité dans la région, comme au niveau international. Je suis aussi un spécialiste de la lutte contre le terrorisme, notamment en ce qui concerne l’approche anticipative, ce qui renforce mon profil d’acteur approprié dans la protection des biens et des personnes ainsi que dans la sécurisation des investissements de nos partenaires extérieurs au Congo.

    J’ai tout d’un profil typique du leader qu’attendent le Peuple Congolais et la communauté internationale impliquée dans les grands enjeux géostratégiques de la République Démocratique du Congo.

    5. Réveil FM International: Comptez-vous vous présenter en 2016, si oui croyez-vous que les élections seront libres, démocratiques et transparentes ? Que pensez-vous de tous ceux qui disent 2006=2011=2016 ?

    Pasteur Armand Mavinga Tsafunenga: Monsieur Freddy Mulongo, il ne fait l’ombre d’aucun doute que je serai candidat aux élections présidentielles de 2016, car cette élection finira par avoir lieu. Dans les magazines « Echos des tropiques » (janvier-mars 2013) du Journaliste Mbamba Toko et Panafrica International (mars-avril 2013) de James Ngumbu, j’ai annoncé que je serai candidat, notamment dans l’interview du Journaliste Anicet Muzinga.

    Vous avez sans peut-être déjà lu l’affiche qui est publiée sur laquelle est écrit ce qui suit : « Mettons-nous tous ensemble autour de Papa Armand Mavinga Tsafunenga pour changer notre destin en République Démocratique du Congo. Demain n’est pas à attendre, mais à inventer. 2016 c’est demain matin. Demain se prépare aujourd’hui ». C’est pour dire que nous avons déjà commencé à préparer 2016.

    Nous ne croyons pas mais nous allons nous investir pour que les élections soient libres, démocratiques et transparentes. Le premier combat est d’empêcher le Président actuel de changer la constitution pour briguer un nouveau mandat. Une constitution est un texte sacré et non un règlement d’ordre intérieur d’un pouvoir qui le change à sa guise. Avec l’Abbé Malu-Malu ou pas, 2016 ne sera pas comme 2006 et 2011. En 2006 et en 2011, des groupes de Congolaises et Congolais étaient prêts à soutenir ma candidature aux élections présidentielles, mais je leur avais dit que ces élections ne me concernaient pas et qu’ils devaient garder leur argent. Et j’ai souligné que le jour où je serai candidat aux élections présidentielles, je les gagnerai sans contestation. Les élections de 2011 étaient celles de notre Père Etienne Tshisekedi, considéré comme le Moïse de l’Etat de droit au Congo ; celles de 2016 seront les élections de Papa Armand Mavinga Tsafunenga, le Josué de l’Etat de droit au Congo. Le Peuple Congolais, grâce à la mobilisation de sa diaspora, n’acceptera plus qu’on lui vole sa victoire et deviendra de plus en plus exigeant.

    Il faut savoir lire les signes des temps avec tous les mouvements qui se développent comme les résistants et notamment les combattants, les bana bilaka (les enfants de la promesse), les bana mvuluzi (les enfants du sauveur libérateur Kimbangu), la COFAC ( Coalition des Forces Armées congolaises), etc.

    Il faut savoir lire les signes des temps avec tous les mouvements qui se développent comme les résistants et notamment les combattants, les bana bilaka (les enfants de la promesse), les bana mvuluzi (les enfants du sauveur libérateur Kimbangu), la COFAC ( Coalition des Forces Armées congolaises), etc.
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