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  • A Cœur ouvert avec Maman Jeanne-Marie Sindani sur les antennes Réveil-FM International-Kongo Telema, studio Radio United Nations

    A Cœur ouvert avec Maman Jeanne-Marie Sindani sur les antennes Réveil-FM International-Kongo Telema, studio Radio United Nations

    Le vendredi 30 novembre dernier, Maman Jeanne-Marie Sindani, la Présidente de l’Union des patriotes de la Diaspora Congolaise (UPDC) a répondu à cœur ouvert à nos questions. Femme congolaise dynamique durant deux ans (2010-2011), Maman Sindani a mené une première action de solidarité pour les femmes et les enfants victimes de la guerre et des violences sexuelles en République Démocratique du Congo.

    Maman Jeanne-Marie Sindani, présidente de l'UPDC à Salzburg en Autriche, octobre 2011.

    Madame Jeanne-Marie Sindani après la conférence internationale sur la Paix à Munich en 2010.

    Freddy Mulongo au Studio Radio United Nations. Photo Réveil FM

    Message de Maman Jeanne-Marie Sindani

    L’histoire de la politique internationale du Congo (RDC) est marquée par un passé très tragique qui se prolonge au fil des années, ayant les mêmes causes qui expliquent, dans le fond, l’actualité dramatique de ce beau pays au cœur de l’Afrique. L’enjeu de la cause principale de cette tragédie est sans doute lié au contrôle de ses immenses ressources, et les rivalités engendrées ainsi que des ajoutes diplomatiques et stratégiques ont, à un moment donné de notre histoire, poussé les décideurs internationaux à trancher unilatéralement sur le sort du Congo et des Congolais, sous forme d’actes, des accords ou des traités internationaux.

    Il importe de souligner que l’usage des ressources du Congo (RDC) en soit n’est pas une entreprise aberrante; cependant, ce sont les règles qui régissent les mécanismes du déséquilibre chaotique très violent mis en place dans l’exploitation des ressources du Congo qui posent problème. Et ces règles sont inscrites, entre autres, dans les traités internationaux initiaux qui dictent l’ordre établi dans la politique nationale et internationale du Congo. Ces règles sont maintenues même après l’acte de l’indépendance nationale.

    Une bonne partie des leaders d’opinion Congolais a toujours été consciente de cette réalité; ainsi, les premiers efforts fournis dans le passé par cette élite congolaise avertie pour essayer d’assainir quelques mécanismes néfastes dans la gestion des intérêts vitaux communs sont non-négligeables. Ils ont eu lieu lors de la concertation belgo-congolaise pour l’indépendance, à la table Ronde à Bruxelles en janvier 1960, mais demeurent encore inachevés après l’acte de l’indépendance du Congo qui a eu lieu en juin 1960, il faut le rappeler, dans un climat de crainte très tendue, de violence, voire d’incompréhension; d’hésitation et des rivalités entre décideurs internationaux dans la gestion des intérêts communs au Congo devenu souverain.

    Une petite poignée de l’élite d’autrefois a opté d’agir contre l’idéal et les attentes de la majorité populaire et a servi de relais interne pour maintenir le chaos et l’oppression.

    La poursuite des efforts internes dans l’établissement des structures étatiques fonctionnelles a atteint son point culminant au début des années 90, peu après la fin de la guerre froide, avec la Conférence Nationale Souveraine, qui avait été précédée par celle de Luluabourg en 1964 qui a légué a la nation congolaise sa Loi Fondamentale qui réaffirme clairement et d’une manière sereine la souveraineté du Congo (RDC).

    Mais hélas, dans les deux cas, les efforts internes pour l’instauration d’un état de droit moderne se sont violemment heurtés aux règles d’ingérence extérieure dictées par les traités internationaux de la politique internationale vis-à-vis du Congo: en 1965 par le coup d’état de Mobutu avec la mise en place d’un régime despotique; et en 1996 par la triple invasion rwando-ougando-burundaise qui a engendré depuis 2001 un régime d’occupation militaire très sanglant qui détruit le pays.

    Le Congo (RDC) est à la fois le pôle fédérateur et le poumon économique régional; notre pays est naturellement le leader de la renaissance africaine. Par conséquent, il n’y aura pas de redressement économique de l’Afrique sans la RDC. Il nous faut des dirigeants au service de la population et en bon partenariat international. Des hommes et des femmes qui doivent être en mesure d’assumer leurs actes politiques au plan de la nation. Il ne faut plus jamais permettre aux criminels d’assumer des hautes fonctions qui engagent la multitude et de bénéficier de l’immunité politique au grand détriment de la paix et de la sécurité nationale.

    Notre message face à la crise actuelle est pour inviter le peuple congolais et ses leaders d’opinion responsables à reprendre en mains la poursuite interne de ce processus indispensable pour la salut national déjà entamé au moins depuis la période de l’indépendance de notre pays, mais interrompu en 1996, en vue de l’établissement des structures étatiques souveraines et fonctionnelles en misant également aux préparatifs sérieux pour émettre les bases d’un véritable système de partenariat international qui doit naître à partir d’une concertation approfondie en toute sérénité, non pas avec des acteurs sous-traitants actuels du drame national (Rwanda-Ouganda et leurs mercenaires), mais plutôt nous avons d’urgence besoin d’une concertation et d’un dialogue avec les vrais acteurs héritiers des traités et des règles qui régissent jusqu’à nos la politique internationale très conflictuelle du Congo dans la gestion et dans l’usage de ses ressources, afin de mettre fin à cette tragédie nationale.

    Cette concertation doit nous permettre de trouver ensemble, progressivement par des voies et moyens efficaces, des solutions adéquates pour la gestion et la protection de nos intérêts communs dans le respect de nos droits et de nos besoins vitaux.

    Nos efforts doivent être d’abord concentrés pour mettre fin à ce régime d’occupation. Car notre avenir - celui de l’Afrique et le reste du l’Humanité-en dépend.

    Certes, il y a de l’espoir qui se dégage dans ce processus de prise de conscience des Congolais, et celle-ci est indispensable pour une véritable libération mentale basée sur l’héritage de nos valeurs ancestrales bantoues à partir desquelles nous devons puiser la force de nous relever face à tant d’épreuves.

    Nous devons rétablir notre dignité nationale. Or, il n’y a pas de dignité sans justice, et sans souveraineté. Que le peuple Congolais uni comme un seul homme se lève pour défendre ses droits. Tous les peuples du monde nous observent.

    Quand la nation est mise en péril par ses gouvernants, le peuple doit agir ! Que Nzambe Mungu Le Très Haut protège le Kongo et son peuple.

    Jeanne-Marie Sindani

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