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4000 filles violées par an

  • La RDC "capitale mondiale du viol"

    La RDC "capitale mondiale du viol"

    50 filles violées par heure en République démocratique du Congo sous le silence des autorités congolaises et médias. Elles ont entre 12 et 16 ans, sont vierges et appréciées des militaires pour leur pureté.

    A 15 ans cette jeune fille connaitra sans doute son premier rapport sexuel dans une violence inouïe.

    A tour de rôle pendant plusieurs heures elle sera violée par ces hommes armées. Faite prisonnière, ils lui feront effectuer un voyage difficile dans la forêt jusqu’au moment où une autre jeune fille la remplacera. Avec un peu de chance elle ira retrouver ses parents avec des séquelles irréversibles où on trouvera son corps dans la forêt. C’est le quotidien des femmes en République Démocratique du Congo.

    Cinquante femmes sont littéralement violées toutes les heures, c’est à ce rythme que se diffusent des maladies graves sans possibilité d’ accès aux hôpitaux, le pays est sous occupation rwandaise et des prédateurs internationaux qui pillent ses minérais, avec au compteur plus de 8 millions de morts depuis quinze ans. Cela se passe dans un silence international de cimetière.

    En République démocratique du Congo, 400.000 femmes sont violées chaque année. On connaissait la situation dramatique des femmes en République démocratique du Congo (RDC), mais la dernière étude de la revue "The American Journal of Public Health" dépasse l'entendement. Selon trois scientifiques américains, le nombre des viols a fortement augmenté pour atteindre 1.152 viols par jour, soit 48 viols par heure en moyenne ! C'est 26 fois plus que l'estimation des Nations unies. L'étude explique que la majorité des viols ne sont jamais déclarés.

    Avec 70 millions d'habitants et une guerre d'occupation sans fin qui dure depuis une quinzaine d'années, la République démocratique du Congo (RDC) détient un bien triste record. Chaque année, 400.00 femmes seraient violées sur l'ensemble du territoire congolais. Et surprise de cette étude américaine, les violences sexuelles sont largement répandues en-dehors des zones de guerre de l'Est du pays. La province de l'Equateur, notamment à plus de 1000 km du conflit du Kivu, figure parmi les territoires plus touchées.

    Chaque année, l'ONU fait régulièrement état de 15.000 à 20.000 viols signalés dans les zones de conflit, essentiellement à l'Est de la République démocratique du CongoD Congo. Mais pour cette étude américaine, la majorité des cas ne sont jamais signalés. Pour mener à bien leur projets, les scientifiques américains se sont basés sur des recensements médicaux dans tous le pays. Les auteurs du rapport ont ensuite "extrapolé les résultats d'une enquête de santé menée en 2007 auprès de 10.000 femmes âgées de 15 à 49 ans en les combinant à des estimations de la population totale." Le résultat est alarmant : 400.000 viols par an.

    Pour le gouvernement congolais l'augmentation du nombre des viols des chiffres serait le résultat l'amélioration des possibilités de signalement offertes aux victimes. Pour les chercheurs américains, cette augmentation s'expliquerait par une "banalisation" des violences sexuelles, qui ne seraient plus seulement des faits de guerre mais se seraient répandues dans la société congolaise.

    Avant c’étaient des femmes qui venaient des zones de conflits. Mais aujourd’hui en fait, les phénomènes se dispersent et on n’a plus vraiment des villages qui sont privilégiés par rapport à d’autres.

    Intégrés à l’armée régulière, les anciens rebelles ou membres des groupes armés qui ont commis des viols se retrouvent chargés de la protection des villages, où ils poursuivent leurs exactions. Lorsque c’était des bandes armées qui violaient les femmes, celles-ci pouvaient le dire beaucoup plus facilement. Aujourd’hui, quand ça se passe dans les villages où vous êtes obligé de vivre avec celui qui vous viole, mais qui est aussi chargé de votre protection, beaucoup de femmes n’osent plus le dire, par crainte de représailles.

    A Goma, au Nord-Kivu, l'ONG Internationale Heal Africa gère un hôpital destiné aux victimes de viols. De nombreux militaires revenus à la vie civile continuent de commettre des viols au sein de leur communauté, ou même de leur famille. Parce qu’ils y ont pris goût.

    Mais dans un pays où le viol s’est banalisé, la tâche promet d’être ardue.
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