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2017

  • Présidentiel 2017: Valls "Out" ! La tendance est-il au "ON": Mélench..., Ham..., Macr..., Fill...?

    Présidentiel 2017: Valls "Out" ! La tendance est-il au "ON": Mélench..., Ham..., Macr..., Fill...?

    C'est chaque jour que l'on apprend de la démocratie au pays de Voltaire. On mesure à quel point, pourquoi les dictateurs africains ont peur et sont réfractaires à la démocratie. Les Français sont incorrigibles, ils sont très attachés à la démocratie et ils savent qu'un bulletin de vote est un vrai pouvoir.Cfr. https://twitter.com/FreddyMulongo. Les primaires de droite et ceux de la gauche ont été des lessiveuses pour tous ceux qui ont gouverné en France. Les Gaulois ont dégagé: Nicolas Sarkozy, ex-Président de la République de 2007-2012, battu sèchement au 1er tour de la primaire à droite, les électeurs de gauche sont allés massivement voter pour le dégager, Alain Juppé, ex-Premier ministre de Chirac distancé au second, il a été dégagé, Cécile Duflot, ex-Ministre de l'écologie et chef de Parti Europe Ecologie Les Verts du gouvernement Ayrault, a été dégagée par les militants écologistes, Manuel Valls ex-Premier ministre vient d'être écarté par la primaire de la gauche. Les Mélenchionnistes sont allés voter en masse pour dégager Valls. François Hollande a eu raison de ne se frotter à la primaire citoyenne. Pour la présidentielle 2017, qui dit primaire dit massacre ! Le dégagisme est en marche.

    A la maison Latine, les Vallsistes sont amères et pourtant c'est dans ce même lieu en 2011 que les Hollandais festoyaient lors de la victoire de François Hollande aux primaires de la gauche. Manuel Valls n’a pas tardé à reconnaître sa défaite. Quelques minutes après l’annonce des premiers résultats du second tour de la primaire du PS dimanche soir, qui donne une large victoire à son adversaire Benoît Hamon, l'ancien Premier ministre s'est exprimé. "Benoît Hamon l’a emporté nettement, et je tiens chaleureusement à le féliciter", a-t-il déclaré devant ses partisans. Manuel Valls a aussi assuré de sa loyauté. "J’ai depuis toujours le sens de l’action collective et de la loyauté. Benoît Hamon est désormais le candidat de notre famille politique. Et il lui appartient de mener à bien la belle mission du rassemblement. Je veux lui souhaiter bonne chance" ! L'ex-Premier ministre qui a décidé de prendre du recul et de s'occuper de sa famille, son avenir s'écrit en pointillés, entre législatives et congrès du PS.

    D'après les analystes politiques, nos confrères de Franceinfo sont à la pointe. Nous vous livrons leur refléxion. Manuel Valls a perdu la primaire pour plusieurs raisons:

    Il a traîné le bilan du quinquennat comme un boulet

    François Hollande absent de cette primaire, c'est naturellement vers celui qui a occupé le poste de chef du gouvernement de 2014 à 2016 que se sont portées toutes les critiques. Le premier débat de la primaire, le 12 janvier, a donné le ton d'emblée. "Difficile à défendre", "un sentiment d'incompréhension"… Tous les candidats à la primaire se sont dissociés du bilan d'un président au plus bas dans les sondages. Manuel Valls, obligé d'évoquer sa "fierté" d'avoir servi son pays, s'est retrouvé bien seul, avec le modeste appui de la radicale Sylvia Pinel, à défendre le quinquennat écoulé.

    Il a porté le 49.3 "comme un stigmate"

    "C'est une connerie qu'il a faite tout seul." Un très proche du candidat l'affirme : sa proposition de supprimer l'article 49.3 de la Constitution a été une énorme erreur. Aux yeux de l'opinion, cette initiative semble incompréhensible de la part du Premier ministre qui a eu recours à cet article à six reprises.

    Début janvier, un de ses soutiens affirmait : "Il le portera comme un stigmate." Et cela n'a pas manqué. Tel le sparadrap du capitaine Haddock, le 49.3 poursuit Manuel Valls sur tous les terrains de la campagne : après une enfarinade lors d'un déplacement à Strasbourg, ses meetings sont perturbés. A Paris, dans le public du Trianon, un opposant hurle "49.3 on n'oublie pas", avant d'être expulsé par la sécurité. Comme un symbole, dimanche soir, c'est au bar Le 49.3, dans le 11e arrondissement de Paris, que des dizaines de militants anti-Valls sont allés fêter la défaite de l'ancien Premier ministre.

    Il n'était pas prêt

    Il a beau avoir contribué lui-même au renoncement de François Hollande, Manuel Valls était mal préparé pour cette compétition, "engagée dans des conditions imprévues", a souligné le vaincu dans son discours. "Il était prêt psychologiquement et intellectuellement, sa volonté était là, mais il n'avait rien préparé", reconnaissait un député pro-Valls dimanche soir.

    En réalité, Manuel Valls, qui lorgnait plutôt la présidentielle de 2022, ne pensait pas devoir descendre dans l'arène dès cette année. Son début de campagne, début décembre, a été plus que poussif. Alors que ses équipes hésitent sur la stratégie à suivre, il présente début janvier un programme insipide : une accumulation de grands principes et peu de mesures fortes, si ce n'est le retour de la défiscalisation des heures supplémentaires, l'un des marqueurs du mandat de… Nicolas Sarkozy.

    Il n'a pas réussi à changer son image

    "J'ai changé." Tout au long de sa (courte) campagne, Manuel Valls a tenté de présenter un nouveau visage. Le candidat de 2017 voulait faire oublier à la fois celui de 2011, au positionnement très droitier, et le Valls Premier ministre, qui avait théorisé l'existence de deux gauches "irréconciliables". Mais le revirement, trop brutal pour paraître sincère, n'a pas convaincu. "Si Valls renie Valls, il tombe dans le pot commun. En plus, cela lui injecte le soupçon de l'insincérité", reconnaissait l'un de ses soutiens pendant la campagne.

    Comment Manuel Valls pouvait-il apparaître comme un candidat rassembleur après avoir autant divisé ? L'ancien Premier ministre n'a jamais réussi à résoudre cette difficile équation. "Le temps a été trop court pour changer de costume", reconnaît un de ses plus chauds partisans. Peut-être est-ce la raison pour laquelle il a changé de stratégie dans la dernière ligne droite, avec une position plus dure sur la laïcité et la mise en avant de son "expérience" gouvernementale.

    Il a été "parasité" par Macron

    Emmanuel Macron a réussi son travail de sape. En se plaçant à l'extérieur de cette compétition, le leader d'En marche ! a détourné des milliers d'électeurs pro-Valls potentiels. Avant le second tour, l'un des partisans de l'ex-Premier ministre se désolait : "Je ne vois pas comment Valls peut gagner la primaire. Ses réserves de voix sont énormes mais elles sont figées à l'extérieur du PS, elles sont chez Macron."

    Proches sur les sujets économiques, les deux hommes ont suivi chacun leur propre stratégie depuis plusieurs mois : l'émancipation pour Macron, la loyauté pour Valls. La première a été plus payante que la seconde dans la course à la qualification pour la présidentielle.

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