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14è sommet

  • Luzolo Bambi Lessa veut interdire la diffusion du film «l’affaire Chebeya, un crime d’Etat» ? financé par l'Organisation Internationale de la Francophonie, ce dernier doit tenir son 14è Sommet à Kinshasa

    Luzolo Bambi Lessa veut interdire la diffusion du film «l’affaire Chebeya, un crime d’Etat» ? financé par l'Organisation Internationale de la Francophonie, ce dernier doit tenir son 14è Sommet à Kinshasa

    L'Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) est devant un choix cornélien. Organiser coûte que coûte son 14è Sommet à Kinshasa en octobre prochain, en légitimant la dictature totalitaire en République démocratique du Congo ou dénoncer le hold-up électoral de Joseph Kabila et prendre ses distances avec les casseroles retentissantes du Congo. Les prédateurs de la liberté d'expression pillulent en République démocratique du Congo. Il suffit d'avoir une portion du pouvoir pour l'user et en abuser contre ses propres compatriotes. On se souviendra toujours de Modeste Mutinga Mutuishayi en 2006 alors Président de la fameuse Haute Autorité des Médias (HAM), en autocrate instrumentalisé avait fermé des médias, fait arrêter des journalistes. Soutenu par ses mentors qui avaient déjà choisi leur candidat, le soudard-gendarme de Mobutu devenu journaliste puis président de la HAM, contre espèces sonnantes et rébuchantes, avait annulé un débat démocratique entre Joseph Kabila, candidat des Occidentaux et Jean-Pierre Bemba Gombo. Débat inscrit dans la Constitution de la transition. Que dire Lambert Mende, notre Vuvuzélateur national, dans non négationnisme et révisionnisme des réalités de notre pays ? Luzolo Bambi Lessa, ministre de la Justice et droits humains de Joseph Kabila recommande l’interdiction de la diffusion d’un film sur l’affaire Chebeya. Une affaire qui porte sur l’assassinat en mai 2010 du défenseur des droits de l’homme Floribert Chebeya, qui a donné lieu à un procès fleuve l’année dernière. Le procès s’est soldé par la condamnation de plusieurs officiers de police. Luzolo Bambi reproche au film intitulé « L'affaire Chebeya, crime d’Etat ?», d’être tendancieux, et de porter atteinte à la personne du chef de l’Etat.

    L'affiche du film «L'affaire Chebeya, un crime d'Etat ? » du réalisateur Belge Thierry Michel.

    Dans une lettre au président de la Commission nationale de censure, Luzolo Bambi Lessa qui se targue d'être professeur de droit, qui a beaucoup voyagé et a les élèments de comparaison demande de ne pas autoriser la diffusion du film:"Affaire Chebeya, crime d'Etat ?" en République démocratique du Congo.

    Le ministre de justice et droits humains de Joseph Kabila a deux reproches à faire. D’abord, le titre : « L’affaire Chebeya, un crime d’Etat ? » Même si la mention « un crime d’Etat » est suivie d’un point d’interrogation. Ensuite, il est reproché au réalisateur belge Thierry Michel de laisser passer des séquences portant atteinte au chef de l’Etat. Par exemple, dans ce film on revoit des manifestants filmés lors des obsèques de Chebeya, qui scandaient « Kabila assassin au Congo».

    Luzolo Bambi Lessa qui défend beaucoup plus son bifteak que les vraies valeurs républicaines rappelle dans son courrier que le président de la République a démontré sa volonté de lutter contre l’impunité et permis à la justice de mener ses enquêtes en toute indépendance. Il est demandé au réalisateur Thierry Michel de revoir son montage.

    L’Organisation internationale de la francophonie (OIF) devra ouvertement se prononcer face à cette ième tentative de musellement et bâillonnement d'un réalisateur indépendant. Que les journalistes soient assassinés, emprisonnés et arrêtés dans un pays dit démocratique qui doit organiser le 14è Sommet de la Francophonie, cela pose déjà un problème. Qu'un film documentaire sur l'odieux assassinat de Floribert Chebeya, soldat des droits de l'homme au Congo-Kinshasa qui rélate le procès bidon organisé par un pouvoir assassin soit censuré en période organisationnelle du Sommet de la Francophonie, cela prouve que Joseph Kabila qui dirige le Congo par défi n'en a cure de l'opinion internationale. D'ailleurs il n'a jamais livré Jean Bosco Ntangana, Laurent Nkundabatwaré à la Cour Pénale Internationale. Il n'a jamais mis la main sur tous les seigneurs de guerre qui font la loi sur le territoire congolais, pillant, violant, tuant, massacrant des populations civiles sans défense.

    La censure du film «l’affaire Chebeya, un crime d’Etat» ? en République démocratique du Congo donnera raison aux Congolais de l'Etranger qui souhaite que le 14è Sommet de la Francophonie se tienne à Dakar au Sénégal plutôt qu'à Kinshasa en République démocratique du Congo, pays pris en otage par une bande des politicailleurs d'un autre monde qui ne respecte rien: la vie humaine, les lois fondamentales sur les libertés individuelles, la Constitution...mais surtout la liberté d'expression et de penser ! L'OIF doit veiller de ne pas sombrer dans la politicaillerie congolaise. Car la politique c’est l’art de gouverner la cité, dit-on. C’est aussi l’art de tromper le peuple par la ruse, le fourvoiement, les machinations et autres mises en scène théâtrales. C’est l’ensemble de ces fourberies que nous dénonçons sous l’appellation politicaillerie...des Joséphistes !
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