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Film

  • Kinshasa: Viva Riva !

    Kinshasa: Viva Riva !

    Kinshasa, où la vie nocturne et trépidante semble toujours prête à engloutir le temps. Quelques rares privilégiés y mènent la grande vie, au mépris de tous les laissés pour compte. Ceux qui n’ont rien envient ceux qui ont tout et n’aspirent qu’à une seule chose : devenir les nouveaux maîtres de la nuit. Riva est l’un de ces rêveurs. Il rentre au pays plein aux as après dix ans d’absence, bien déterminé à s’offrir une folle nuit de beuverie, de danse et de débauche. Reine de la nuit, mystérieuse et distante, Nora danse et Riva est subjugué. La belle appartient à un caïd local, mais Riva s'en moque : il lui faut cette mille. Aura-t-il sa chance ?

    L'affiche du film: Viva Riva qui sort le 18 avril dans le box office.

    Son argent, Riva l'a "emprunté" à son ex-patron, un truand angolais qui le poursuit à travers la ville en semant la panique sur son passage. Au point du jour, le rêve se transforme en cauchemar : après son heure de gloire, Riva finit sa course dans un recoin sordide de la ville.

    Viva Riva, date de sortie : 18 avril 2012, le film est réalisé par : Djo Tunda Wa Munga, avec comme acteurs: Patsha Bay Mukuna , Manie Malone , Hoji Fortuna... ,la durée du film est de: 1h38min et le pays de production est :la République démocratique du Congo.
  • Droits de l’homme: «Le Congo-Kinshasa risque l’ivoirisation» dixit Thierry Michel, le cinéaste belge !

    Droits de l’homme: «Le Congo-Kinshasa risque l’ivoirisation» dixit Thierry Michel, le cinéaste belge !

    Le vendredi 9 mars, c'était le jour anniversaire de la FIDH qui a fêté ses 90 ans, 90 ans de lutte pour le respect des droits de l’homme. La FIDH comme la Francophonie, le Centre Wallonie-Bruxelles sont partenaires du film de Thierry Michel:"Affaire Chebeya, crime d'Etat ?" L’auditorium Arditi à Genève était archicomble pour la projection du film-documentaire de 1h34 du réalisateur belge. Plusieurs congolais étaient présents dans l'auditorium Arditi de Genève, pour se pas se confondre dans la masse, des résistants-patriotes-combattants Congolais de Genève accompagnés de leurs enfants pour la circonstance avaient porté des T-shirt sur lequel on pouvait lire: "Le Congo n'est pas à vendre", "Contre le hold-up électoral". Mama Annie Chebeya, l'épouse de Floribert Chebeya qui vit actuellement en exil au Canada, était présente, accompagnée et soutenue par Paul Nsapu Mukulu, secrétaire général de la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH) et président de la ligue des électeurs en République démocratique du Congo, Me Joseph Mukendi wa Mulumba, Bâtonnier et président du collectif des avocats de parties civiles. Les polémistes ont regretté l'absence de l'épouse de Fidèle Bazana qui vit à Paris en France. Fidèle Bazana a été assassiné le même jour que Floribert Chebeya, il était le chauffeur de l'Ong "La Voix de Sans Voix".

    Paul Nsapu Mukulu, Secrétaire Général de FIDH parlant de Réveil FM à Mama Annie Chebeya. Photo Réveil FM

    Mama Annie Chebeya et Paul Nsapu Mukulu, Secrétaire Général de FIDH. Photo Réveil FM

    Me Joseph Mukendi, Bâtonnier et président du collectif des avocats de parties civiles dans l'affaire Chebeya. Réveil FM

    Pour le cinéaste belge Thierry Michel, «le Congo-Kinshasa risque l’ivoirisation» La situation des libertés ne cesse de se dégrader en République démocratique du Congo. Témoin de premier plan, Thierry Michel, dont le film «L’affaire Chebeya: un crime d’Etat?» a été projeté vendredi soir dernier au Festival du film et forum international sur les droits humains à Genève. Kinshasa, 2 juin 2010. Floribert Chebeya, président de l’association congolaise La Voix des sans-voix, est assassiné. Un crime pour lequel quatre policiers ont été condamnés à mort.

    Thierry Michel à l'auditorium Arditi de Genève. Photo Réveil FM

    Le cinéaste belge, annonce un nouveau chapitre sombre de l’histoire de la République démocratique du Congo.

    -Quel goût vous laisse le procès des assassins de Floribert Chebeya?

    Thierry Michel: Celui d’une affaire inachevée. D’abord, le tribunal n’a pas reconnu l’assassinat du chauffeur [ndlr: porté disparu depuis la nuit où il conduisait la voiture dans laquelle Chebeya a été retrouvé]. Et aussi, les poursuites contre le général Nimbi, considéré par les familles des victimes et les ONG comme le commanditaire du crime, sont restées sans suite. Mais bien que le cadre législatif national l’empêche de juger le principal suspect, la justice congolaise a assez bien mené cette affaire.

    – En quoi ce procès était courageux?

    Thierry Michel: Avec celui des assassins du président Laurent-Désiré Kabila en 2001, c’est le plus grand procès exceptionnel qui s’est déroulé depuis l’indépendance. De Barack Obama à la communauté européenne, il y a eu une énorme pression pour que justice soit rendue: Chebeya, c’était la tête pensante de la société civile depuis Mobutu. Et malgré une enquête forcément bâclée – la police a enquêté à décharge sur ses propres services –, le tribunal militaire a su démonter les thèses officielles. De ce point de vue-là, la justice nationale, aussi imparfaite soit-elle, a sans doute permis que la société se voie dans un miroir et fasse un travail sur elle-même. Ce qu’une justice internationale délocalisée n’aurait pas permis.

    – Mais le chemin est encore long: vous-même avez été arrêté le mois dernier à Kinshasa.

    Thierry Michel: C’était prévisible: une marche – pourtant pacifique – interdite, encadrée par un dispositif policier digne d’un état de siège. Dès que la foule ne m’a plus protégé, les policiers me sont tombés dessus. Mais j’avais eu le temps de remarquer une chose, qui devient de plus en plus dangereuse: la multiplication des attaques de kulunas, ces milices composées de petits voyous à la solde du pouvoir, qui ont envahi certaines paroisses avec des barres de fer et des tessons de bouteilles pour en découdre avec les manifestants. Ces milices commencent d’ailleurs à agir aussi contre des hauts gradés de la police. On est entré dans un processus qui pourrait mener à une ivoirisation de la situation.

    – L’assassinat de Floribert Chebeya a-t-il marqué un tournant décisif dans cette dégradation des libertés?

    Thierry Michel: Totalement [répété trois fois]. Moi je restais porté par ce formidable espoir précédant la dernière élection présidentielle fin 2011, avec la perspective d’un pays en reconstruction, du Katanga qui renaît de ses cendres… Et on s’est réveillé avec la gueule de bois. C’est le basculement de l’espoir démocratique qui s’est confirmé par la suite. La communauté internationale risque d’être ferme quand il sera trop tard. Aujourd’hui, les élections provinciales et locales sont annulées les unes après les autres, la presse subit des interdictions incessantes, tandis qu’il n’y a presque plus aucune manifestation autorisée.

    – C’est une dérive dictatoriale?

    Thierry Michel: J’aime bien le mot «démocrature»: c’est une instrumentalisation de la démocratie au profit d’intérêts privés, pas vraiment une dictature. On est dans cette situation intermédiaire, sans savoir si on va basculer d’un côté ou de l’autre. La vraie question du Congo actuel, qui n’est pas résolue, est de savoir s’il va y avoir une opposition unie et crédible. La communauté internationale ne voit pas d’alternative fiable pour ses intérêts. Quand on sait qu’on a un Mobutu, on garde un Mobutu.

    Le film:"Affaire Chebeya, crime d'Etat ?" sera projeté dans plusieurs salles européennes. Allez donc voir ce film, vous apprendrez beaucoup sur la justice congolaise en République démocratique du Congo.
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