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  • Jean-Marc Ayrault défend la parité dans les métiers au château de Versailles !

    Jean-Marc Ayrault défend la parité dans les métiers au château de Versailles !

    Le Premier Ministre, entouré de certains membres du gouvernement, a visité le chantier du pavillon Dufour au Château de Versailles, où il a défendu ses pistes pour plus d'égalité entre les hommes et les femmes.

    Arrivée du Premier ministre Jean-Marc Ayrault accueilli par Erard Corbin de Mangoux, le préfet des Yvelines

    SOCIÉTÉ – Le Premier ministre, entouré de certains membres de son gouvernement, est venu défendre ses avancées sur l’égalité entre hommes et femmes et dessiner les chantiers pour 2014…

    Le château de Versailles, lieu symbolique de l’égalité hommes/femmes? L’idée paraît saugrenue. Pourtant, c’est dans une salle dorée du prestigieux château que Jean-Marc Ayrault a souhaité décliner ce lundi après-midi son programme pour défendre plus avant les couleurs de la parité. L’occasion de saluer le travail d’une entreprise de BTP modèle. En effet, la société francilienne Lainé Delau, filiale du géant Vinci, fut la première de ce secteur peu féminisé à obtenir le «label Egalitée». Elle emploie six femmes sur les vingt compagnons et encadrants à pied d’œuvre sur le pavillon Dufour, en pleine rénovation. Angélina fait partie de l’équipe qui permettra à ce pavillon du Château de devenir en février 2015 une aile dédiée à l’accueil du public, avec restauration, informations et différents parcours pour mieux écouler les 6 millions de visiteurs annuels.

    6 femmes sur 20 compagnons sur le chantier du château de Versailles

    «J’ai travaillé neuf ans dans la décoration d’intérieur et comme des membres de ma famille travaillent dans le BTP, j’ai le goût depuis petite pour la conduite de travaux, explique Angélina, 28 ans, qui vient de rejoindre l’équipe en tant qu’aide conducteur de travaux. Je participe à la planification et au contrôle de l’avancement dans le respect des budgets, du calendrier et de la sécurité.» Au-delà d’ouvrir des métiers très masculins aux femmes, son entreprise s’engage à mieux respecter la vie privée, notamment en interdisant les réunions après 18h, en proposant aux salariés des chèques emploi service universel (Cesu) pour aider à la garde d’enfants ou encore en adaptant les métiers pour que les charges soient moins lourdes et que des outils d’aide au levage encouragent ces femmes à mettre les mains dans le cambouis. «Une partie d’entre elles participent à l’encadrement, mais nous avons une grutière et ici une traceuse qui gère les commandes, précise Nicolas Rehee, patron de ce chantier. La charge de travail est la même pour tous. En tant que manager, la présence des femmes ne change rien. Si ce n’est que l’ambiance sur le chantier est plus calme!» Et l’entreprise de rappeler que le BTP fait partie des rares branches qui embauchent en France…

    Des métiers plus mixtes

    Le Premier ministre a donc salué la démarche de cette entreprise, mais aussi de Vinci, qui s’engage à avoir 20% de femmes parmi ses effectifs en 2015, en visitant avec certains et certaines de ces ouvriers du bâtiment le chantier. Sans oublier de rappeler que l’égalité des hommes et des femmes reste une priorité pour tous ses ministres. «Songez qu’un métier sur huit peut être considéré comme réellement mixte, s’insurge Jean-Marc Ayrault, aux côtés, notamment, de Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits de femmes. Cette situation est pénalisante pour la société. Il y a des offres d’emploi non satisfaites…»

    Le Premier ministre s’est donc engagé à ce qu’un tiers des métiers deviennent mixtes d’ici à 2025. Accompagnant cet objectif d’une campagne de communication en 2014 pour lutter contre les discriminations au travail. Deuxième promesse: réduire l’écart entre emploi masculin et féminin d’ici à 2025, alors qu’aujourd’hui le taux d’emploi des premiers dépasse de neuf points celui des secondes.

    «Cet écart est inacceptable. L’OCDE estime qu’atteindre cet objectif permettrait d’accroître notre croissance de 0,5%.»
  • De Matignon au Château de Versailles !

    De Matignon au Château de Versailles !

    Lundi 6 janvier 2014, c'est la première sortie de l'année pour le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, nous sommes plusieurs journalistes à l'accompagner au Château de Versailles.

    Le car des journalistes devant l'hôtel de Matignon

    Le château de Versailles est un château et un monument historique français qui se situe à Versailles, dans les Yvelines, en France. Il fut la résidence des rois de France Louis XIV, Louis XV et Louis XVI. Le roi et la cour y résidèrent de façon permanente du 6 mai 1682 au 6 octobre 1789, à l'exception des années de la Régence de 1715 à 1723. Situés au sud-ouest de Paris, ce château et son domaine visaient à glorifier la monarchie française. Le château est constitué d'une succession d'éléments ayant une harmonie architecturale. Il s'étale sur 6,32 ha, répartis en 2 300 pièces, dont, actuellement, 1 000 pièces de musée. Le parc du château de Versailles s'étend sur 815 ha, contre environ 8 000 ha avant la Révolution française, dont 93 ha de jardins. Il comprend de nombreux éléments, dont le Petit et le Grand Trianon, le hameau de la Reine, le Grand et le Petit Canal, une ménagerie, une orangerie et la pièce d'eau des Suisses.

    En route vers Versailles

    À l'ouest de Paris, sur un plateau, entre les bois de Satory et la forêt de Marly, Versailles ordonne ses rues tranquilles et ses demeures aristocratiques autour de trois larges avenues qui convergent vers la grandiose place d'Armes. A l'entrée de cette vaste esplanade, deux édifices jumeaux : les anciennes écuries royales (dite "grandes" et "petites" bien qu'elles soient de la même taille). Au fond, derrière une grille au fronton doré, une énorme cour d'honneur pavée, au centre de laquelle parade un majestueux Roi-Soleil en bronze, conduit au plus grand, au plus beau, au plus somptueux monument civil qu'ait édifié la civilisation européenne. Versailles, c'est la mesure dans la démesure : l'immense palais, qui fut, jusqu'à la Révolution, la tête d'une France dont Paris n'était plus que le cœur affaibli, témoigne de l'ordre rigoureux et du parfait équilibre de l'art classique, mais aussi des conceptions originales du monarque égocentrique qui sut "forcer la nature" (Saint-Simon) et mater les hommes, inscrivant sa gloire dans la pierre et dans un paysage métamorphosé (les jardins participent autant que les bâtiments à la mise en scène). Triomphe de l'architecture du XVII ème siècle, le château de Versailles doit sa naissance à un caprice de Louis XIII, son charme au XVIII ème siècle, qui l'égaya, et une bonne part de sa physionomie intérieure au XIXème siècle, qui en fit un musée. Malgré ses avatars, il demeure le symbole de la puissance et de la splendeur de Louis XIV.

    Le château de Versailles est immense et impressionnant

    Emplacement d'un simple "logis de garenne"

    Ce palais colossal — qui était en même temps la demeure du roi, le siège du gouvernement et le luxueux hôtel meublé d'une noblesse asservie et frivole — occupe l'emplacement d'un simple "logis de garenne" de Louis XIII, gentilhommière rustique, agrandie, sans faste excessif, de 1631 à 1634. Grand chasseur, le fils d'Henri IV délaissait volontiers la pieuse Anne d'Autriche pour chevaucher avec quelques compagnons à travers les forêts voisines. Si celles-ci étaient giboyeuses, les alentours du futur palais manquaient totalement d'attraits, au dire de l'outrancier mémorialiste de Versailles qu'est Saint-Simon : "Le plus triste et le plus ingrat des lieux, sans vue, sans bois, sans eau, sans terre, parce que tout y est sable mouvant ou marécage, sans air par conséquent, qui n'y peut être bon..."

    Rencontre secrète avec Richelieu

    Le 10 novembre 1630, Louis XIII reçut en secret Richelieu dans son pavillon de chasse et lui donna les pleins pouvoirs, au grand dam de la reine mère et de sa coterie, mais cette "journée des Dupes" fut le seul événement historique versaillais sous son règne. Le roi venait là pour échapper aux contraintes du Louvre et du château de Saint-Germain, pour chasser, pour jouer au billard, aux échecs, à la paume. Il se souciait peu de l'apparence modeste de sa résidence "à la française", en brique et pierre claire. Il ordonna cependant que l'on agençât un parc à bassins et parterres, timide amorce des jardins de Le Nôtre.

    Louis XIV découvre la gentilhommière

    Après la mort de Louis XIII, en 1643, le "petit château de cartes" (Saint-Simon) fut abandonné pendant près d'une vingtaine d'années. La Fronde grondait, les grands conspiraient, le parlement se rebellait, le peuple se révoltait : proclamé roi le jour de ses cinq ans, le jeune Louis XIV connut les fuites humiliantes et la pauvreté, ce qui forgea son caractère. C'est seulement à l'âge de treize ans qu'il découvrit la gentilhommière de son père. Il y revint de temps à autre pourchasser et s'attacha peu à peu au domaine, qu'il devait plus tard préférer à toutes les autres résidences royales.

    Trois grandes étapes ont marqué la construction de Versailles

    Après la mort de Mazarin en 1661, libre d'agir à sa guise, Louis XIV décida d'affirmer son autorité et de montrer sa grandeur. N'avait-il pas pris le soleil pour emblème ? À la fois agacé et séduit par le luxe de Vaux-le-Vicomte, prestigieuse résidence d'un surintendant Fouquet bientôt disgracié, le roi, plutôt que d'embellir les villes et les châteaux existants, préféra créer un ensemble monumental digne de sa gloire. Ce fut une œuvre de longue haleine, poursuivie pendant près d'un demi-siècle, malgré la dégradation financière d'une France toujours en guerre, malgré les gémissements de Colbert. que le roi balayait d'un : "Il me faut rendre les services comme je les désire et croire que je fais pour le mieux."

    L'ensemble constitué par le palais, les jardins, le parc et les Trianons paraît merveilleusement homogène dans son immensité, mais trois grandes étapes ont marqué sa construction. Dans un premier temps, Louis XIV aménagea puis agrandit le château de son père, et fit peupler de statues un jardin déjà voué à de fastueuses fêtes de plein air. Peu à peu, tandis que le parc, drainé — non sans mal — de ses marécages, était métamorphosé par d'énormes terrassements, le grand projet prit forme. La première réalisation (1668-1674) fut confiée à Louis Le Vau, l'architecte de Vaux-le-Vicomte : par piété filiale (ou par concession aux soucis d'économie de Colbert), Louis XIV ordonna que le "château de cartes" fut conservé, mais englobé dans un vaste palais classique de style italianisant. Rude contrainte pour Le Vau, qui dut respecter les vieux murs et ne pas trop empiéter sur les jardins déjà tracés. Avec autant d'ingéniosité que de talent, il parvint à emboîter le château de Louis XIII dans une "enveloppe" importante, plaquant les nouveaux corps de bâtiment, côté jardins, contre les anciennes façades aveuglées. Cet ensemble, véritable puzzle auquel il manquait alors la galerie des Glaces, forme le corps central du palais actuel, siège des Grands et Petits Appartements. L'ancien château n'apparaît plus qu'autour de la cour de Marbre, dont les proportions réduites, les briques roses et les toits d'ardoises tranchent avec le gigantisme, les pierres blanches et les terrasses qui caractérisent Versailles.

    André Le Nôtre s'occupe des jardins

    André Le Nôtre, qui avait dessiné les parterres de Vaux-le-Vicomte et les Tuileries, fut chargé des jardins. Travailleur infatigable, ce "bonhomme très simple" avait le génie des grands ordonnancements, un sens inné des amples géométries. Pendant que s'édifiait le château, il dégagea des perspectives et modela les masses végétales, orchestrant le paysage, nuançant les transitions entre l'architecture et la nature. Une armée de jardiniers travaillait sous ses ordres, les meilleurs hydrauliciens cherchaient l'eau de plus en plus loin pour alimenter bassins et fontaines : la physionomie générale des jardins à la française et du parc qui les prolonge apparut dès 1668 avec l'achèvement du Grand Canal, mais Le Nôtre ne cessa d'y travailler jusqu'à sa mort (1700), et les siècles suivants apportèrent un certain nombre de modifications de détails.

     

    Galerie des glaces

    Freddy Mulongo et Hélène Dalifard, attaché de presse au Château de Versailles.

    Le château de Le Vau et les jardins formaient ensemble un "spectacle total", mais le palais, en dépit de ses dimensions, ne pouvait loger la foule des princes du sang, des favoris et des ministres, les cadres de l'administration et l'important personnel de service. Petit-neveu de François Mansart, Jules Hardouin-Mansart fut chargé de l'agrandir.

    De 1678 à 1690, Versailles fut transformé en chantier (plus de 30000 hommes y travaillèrent simultanément!). L'architecte commença par édifier les ailes des Ministres, de part et d'autre de la cour d'honneur (devant laquelle il éleva plus tard les Grandes et Petites Écuries); il ornementa ensuite la façade encadrant la cour de Marbre, construisit le gigantesque Grand Commun pour abriter cuisines, offices et logements de fonction (l'actuel hôpital militaire), aménagea en contrebas de la terrasse la colossale Orangerie souterraine que flanquent les imposants escaliers des Cent Marches.

    La galerie des Glaces

    L'architecte s'attaqua ensuite au château lui-même. Côté jardins, celui-ci comportait, au premier étage, une grande terrasse : Hardouin-Mansart la remplaça, entre 1678 et 1684, par la célèbre galerie des Glaces, somptueusement décorée par Charles Le Brun. Il éleva ensuite l'aile du Midi côté Orangerie (1678-1682), puis l'aile du Nord (1685-1689), entre lesquelles la galerie des Glaces devint un lieu de passage privilégié : intégrée à l'ensemble dit "des Grands Appartements", elle communiquait avec l'appartement du Roi, situé dans la partie du château datant de Louis XIII, alors différemment aménagée (la chambre du Roi ne fut transférée au centre géométrique du palais, face au soleil levant, qu'en 1701). Exemple parfait de la splendeur voulue par Louis XIV, la galerie ruisselait d'or et d'argent. Ses 17 fenêtres cintrées éclairaient une profusion de meubles somptueux, de tapis de la Savonnerie, de girandoles, d'orangers; aujourd'hui un peu ternies, les glaces au mercure qui leur font face frappaient alors par leur dimension inusitée. Mme de Sévigné trouva "cette sorte de beauté unique au monde"... et ne se plaignit pas de l'absence de cheminée : les belles dames du temps passé devaient pourtant grelotter dans l'interminable galerie souffletée par les vents humides de l'hiver.

     

    Un pavillon de plaisance : le Grand Trianon

    En 1687, Jules Hardouin-Mansart en avait presque terminé avec le château, à l'exception de la chapelle, bijou blanc et or dont il ne traça les plans qu'à la fin du siècle. Il fut chargé de remplacer le charmant Trianon de porcelaine, construit par Le Vau à l'extrémité du croisillon nord du Grand Canal, par un pavillon de plaisance plus luxueux : le Grand Trianon. Pour entourer celui-ci. Le Nôtre conçut des jardins au décor changeant : utilisant deux millions de pots de grès, les innombrables jardiniers pouvaient modifier l'ordonnancement floral en une nuit.

    Louis XIV

    Achevé l'année suivante, le délicat et noble Grand Trianon a retrouvé sa beauté après avoir menacé ruine. Sous Louis XIV, il servait de cadre à des fêtes champêtres, mais permettait surtout au Roi-Soleil d'échapper en partie aux servitudes de l'étiquette qu'il avait imposée. Marqué à jamais par les désordres de la Fronde, se considérant comme le lieutenant de Dieu et l'incarnation de l'État, ce monarque absolu avait concentré dans ses mains tous les pouvoirs, faisant de Versailles le siège de la monarchie, le centre du gouvernement et la prison dorée d'une noblesse naguère turbulente. Ses ancêtres sillonnaient leur royaume, allant de château en château visiter leurs vassaux : il se fixa définitivement à Versailles et réunit autour de lui les nobles domestiqués, flattés et pensionnés.

    On ne saurait comprendre Versailles sans faire revivre, en imagination, "les princes et les prélats, et les marquis à grand fracas, et les belles ambitieuses" (Musset), sans avoir conscience du rôle politique de l'étiquette et des rites de la Cour : le palais sublime, qui impressionnait toute l'Europe, tenait la noblesse éloignée de ses châteaux... et des velléités d'indépendance. Là, tout se faisait pour le roi et par le roi. Les faveurs, les rentes et les honneurs remplaçaient les privilèges féodaux abolis, les petites intrigues de cour ne laissaient pas de temps pour les grandes machinations. Les courtisans n'étaient pas forcément dupes, mais ils se complaisaient dans leur asservissement à un monarque admirablement décrit par Saint-Simon : "Jamais personne ne donna de meilleure grâce et n'augmenta tant par là le prix de ses bienfaits. Jamais personne ne vendit mieux ses paroles, son sourire même, jusqu'à ses regards [...] Il en était de même de toutes les attentions et les distinctions [...] Le désir de lui être agréable était généralement poussé jusqu'à l'esclavage et aux plus grandes bassesses."

    Concentrée autour d'un roi que les flatteurs comparaient à Apollon, la vie de la Cour était régie par une mécanique implacable. Entouré de nobles enchaînés par les avantages matériels et les honneurs dérisoires, le monarque passait ses journées en représentation, se pliant le premier au protocole de l'étiquette (ses successeurs, tout en respectant les formes, se montrèrent moins rigoureux). Du lever au coucher publics de Louis XIV, le spectacle était minutieusement réglé. Le parfait gentilhomme connaissait le cérémonial par cœur et s'affolait du moindre manquement aux rites. Chacun défendait jalousement ses préséances, indices de son rang, les représentants des plus grandes familles se flattant de privilèges et de charges illusoires. Quel honneur que de voir le roi choisir sa perruque, que d'assister — debout — à son déjeuner ou de lui tendre une carafe! Les grands allaient jusqu'à se disputer le "brevet d'affaires" permettant de pénétrer dans la chambre de Louis XIV lorsqu'il prenait place sur sa chaise percée...

    Chaque jour, jusqu'à la mort du roi, les gens de qualité jouèrent leur rôle, apparemment sans se lasser, se désolant de ne pas être récompensés d'un mot ou d'un sourire, se délassant en jouant au billard (que le roi adorait) ou aux cartes, en assistant aux concerts de Lully et de Delalande, aux spectacles de Molière, aux fêtes en plein air. Si une partie de ce petit monde habitait en ville, un bon millier de grands seigneurs logeait au palais, dans des appartements exigus, parfois dans de véritables "trous à rats" (Saint-Simon); le mobilier était prêté par le garde-meuble royal, les repas arrivaient — presque froids — du Grand Commun, et l'escalier de Marbre portait, chaque matin, la trace tangible de la déficience des installations sanitaires.

    Le château abandonné à la mort de Louis XIV

    Louis XIV mourut le1er septembre 1715, à la veille de ses 78 ans et à l'issue d'un règne de près de trois quarts de siècle. Il ne fut pas pleuré par ses sujets, les nobles étant las de leur dépendance et le peuple fatigué des guerres, mais le palais était achevé, témoignage de la splendeur du soleil éteint. Le Régent, le jeune Louis XV et la Cour abandonnèrent le château, qui fut tout juste entretenu pendant sept ans.

    Des aménagements sont demandés par Louis XV

    Devenu le Bien-Aimé, Louis XV revint à Versailles en 1722. Il y résida toute sa vie, comme son arrière grand-père le Roi-Soleil, mais s'en absenta plus souvent et n'obligea pas la noblesse à lui tenir compagnie.

    Sous son règne, l'architecte Jacques-Ange Gabriel (auquel on doit la place de la Concorde, à Paris) apporta au palais de nombreuses modifications. Le Petit Appartement du Roi, où Louis XIV s'était aménagé un musée personnel, fut transformé et agrandi pour le rendre plus confortable. Gabriel ajouta une aile au nord de la cour Royale et, surtout, construisit, pour le mariage du Dauphin et de Marie-Antoinette, le plus joli théâtre du monde, le délicieux Opéra : toute la décoration, réalisée en bois pour des raisons d'acoustique, est peinte en faux marbre dont les teintes douces s'harmonisent avec le bleu des sièges et les ors des bas-reliefs. Gabriel bâtit également le Petit Trianon, bijou d'architecture que le roi inaugura avec Mme du Barry, la favorite qui avait succédé à la Pompadour. C'est dans ce palais miniature que Louis XV ressentit, au printemps 1774, les premiers frissons de la variole dont il devait succomber au château quelques jours plus tard.

    Des changements minimes sont demandés par Louis XVI.

    Louis XVI, roi débonnaire, se souciait peu d'apparat. Il vécut à Versailles simplement, se bornant à des remaniements partiels du château : il fit établir de nouveaux cloisonnements dans les Petits Appartements, aménagea une superbe bibliothèque dans l'ancienne chambre de Mme Adélaïde, la troisième fille de Louis XV, et installa des ateliers où il aimait jouer au menuisier, à l'horloger et au serrurier (ils ont disparu au XIXème siècle). La frivole Marie-Antoinette fit redécorer au goût du jour la chambre de la Reine et modifier par Richard Mique la suite charmante des «cabinets» du Petit Appartement. Elle fit aménager notamment l'adorable Méridienne à pans coupés et décor de roses et le cabinet Doré, tous deux ornés de délicates boiseries par les frères Rousseau.

    Trop de dépenses, la Révolution gronde

    Indifférente à sa réputation de reine dépensière — on l'avait surnommée "Madame Déficit" —, l'insouciante souveraine commanda à Mique le "Hameau" de Trianon (1782-1784), pour y oublier l'étiquette en jouant à la bergère. Le grand peintre Hubert Robert collabora, dit-on, à cette reconstitution d'une campagne d'opérette, qui coûta fort cher en raison des gros travaux de terrassement qu'elle nécessita. La France s'émut des dispendieux caprices bucoliques de la reine, dont la rumeur publique amplifiait les dépenses. Marie-Antoi-nette s'amusait dans ses chaumières, inconsciente de la Révolution qui grondait... Le pays était en ébullition, mais la Cour vivait hors des réalités, agitée par ses petites intrigues : l'"affaire du Collier de la reine" émut bien davantage que les avertissements du lucide Turgot ! Le 4 mai 1789, les États généraux se réunirent à Versailles. Le 20 juin, les députés du tiers état prononcèrent leur célèbre serment dans la salle du Jeu de paume, qui existe toujours près du château. Le 14 juillet, le roi se réveilla en sursaut pour apprendre la prise de la Bastille : "C'est donc une révolte ? - Non, sire, c'est une révolution."

    Et ce fut la fin. Le 5 octobre 1789, la foule parisienne marcha vers le château, que les émeutiers envahirent à l'aube du 6 octobre, massacrant des gardes, pénétrant dans la chambre de la reine qui s'enfuit à peine vêtue par le passage dérobé qu'elle avait fait construire pour que son mari pût lui rendre visite sans que tout le château fût au courant. L'ordre à demi rétabli par La Fayette, le roi accepta de quitter Versailles pour Paris, et la Cour se dispersa dans l'affolement. Le château n'était plus qu'une immense coquille vide, que la Révolution dépouilla de ses objets d'art et de ses ors...

    Un musée des gloires françaises

    Versailles se transforme en musée. Le château se fait musée

    Napoléon songea à raser le palais, puis se résolut à faire restaurer les façades et le Grand Trianon, qu'il remeubla pour y séjourner brièvement. Louis XVIII ignora le château où il était né. Louis-Philippe décida de transformer le palais délabré en un musée artistique et historique, dédié "à toutes les gloires de la France". Sur sa cassette personnelle, il fit effectuer les réparations indispensables pour sauver le château de la ruine, mais causa presque autant de dommages que la Révolution : les ailes furent éventrées et les Petits Appartements mutilés, les délicates boiseries et les glaces encore intactes étant arrachées pour faire place à des tableaux. Les collections permettent de suivre l'histoire de la France à travers ses grands événements et ses personnages célèbres, depuis Louis XII jusqu'à l'Empire. Les salles du XVIIème siècle occupent la plus grande partie de l'aile nord, entre l'Opéra et la chapelle. Celles du XVIIIème siècle sont logées au rez-de-chaussée du bâtiment central, dans les anciens appartements des enfants de Louis XV. Les salles du XIXème siècle, enfin, occupent le premier et le second étage de l'aile sud ; c'est là que se trouve la fameuse galerie des Batailles, longue de 120 m, où sont exposées d'immenses toiles à sujet militaire.

    L'Assemblée nationale siège au château

    D'inutiles destructions eurent lieu sous Napoléon III, puis ce fut le désastre de Sedan : le 18 janvier 1871, le roi de Prusse se fit proclamer empereur d'Allemagne dans la galerie des Glaces. Pendant la Commune, l'Assemblée nationale siégea au château : les sénateurs s'attribuèrent l'Opéra, atrocement mutilé; les députés se firent construire une grande salle de séances derrière l'aile du Midi (c'est la salle des Congrès, toujours utilisée pour les réunions exceptionnelles des deux chambres).

    Signature du traité de Versailles

    La honte de 1871 fut effacée en juin 1919, lorsque le traité de Versailles fut signé dans la galerie des Glaces. Malgré un premier effort de restauration, le palais, à peu près démeublé, était alors dans un état lamentable. Restitutions et réparations lui ont depuis rendu sa splendeur. Des donateurs de tous les pays ont contribué aux frais de restauration et offert des meubles de grande valeur (ayant appartenu au château ou ressemblant à ceux qui s'y trouvaient au XVIII ème siècle, voire au temps de Louis XIV).

    De nombreux visiteurs, des visiteurs du monde entier

    Le domaine royal de Versailles (château, jardins et Trianons) couvrait 8000 ha au Grand Siècle : d'amputation en amputation, il s'est rétréci à 800 ha clos de grilles, de fossés et de murs, à peu près la surface du Bois de Boulogne. Chaque année, de nombreux visiteurs venus du monde entier s'y pressent, mais bien peu disposent du temps nécessaire pour tout voir : il faudrait deux ou trois journées entières pour explorer sérieusement le palais, découvrir les recoins secrets du parc, les enchantements des Trianons, et de leurs jardins où se niche le délicieux Hameau...

    Des splendeurs à regarder

    Le château, véritable dédale, est loin d'être livré en totalité au public : quantité de salles et de cabinets sont en attente ou en cours de restauration (les restitutions se font généralement dans l'apparence du XVIII ème siècle, mais les innovations heureuses de Louis-Philippe sont conservées). Dans l'aile nord, on visite — indépendamment des salles du musée — l'Opéra et la chapelle, le premier à heure fixe, avec un conférencier, la seconde librement. Après être monté à la tribune d'où le roi et la reine assistaient aux offices, on passe, par le salon d'Hercule décoré par Robert de Cotte, au bâtiment central, dont le premier étage est occupé par les Grands et Petits Appartements royaux.

    Au nord, le Grand Appartement ne comporte que des pièces de réception : six salons en enfilade, portant des noms de dieux et de déesses de l'Antiquité et décorés de peintures, de bronzes dorés, de marbres polychromes et de boiseries. À l'ouest, face à la grande perspective qui se prolonge jusqu'à l'extrémité du Grand Canal, la galerie des Glaces — ou Grande Galerie — s'étire majestueusement entre le salon de la Guerre (à la sortie du Grand Appartement) et le salon de la Paix (à l'entrée du Grand Appartement de la Reine). Large de plus de 10 m, haute de 12,50 m, longue de 73 m, elle est couverte d'une voûte en berceau ornée d'une prodigieuse suite de panneaux glorifiant Louis XIV et célébrant les événements survenus de 1661 à 1678. Le Brun, qu'assistait une équipe de peintres et de sculpteurs, avait tout prévu sur maquettes, jusqu'aux dessins des sculptures et aux symboles ornant les chapiteaux de bronze.

    Derrière la galerie des Glaces, l'Appartement du Roi donne sur la cour de Marbre. Aménagé par Mansart, il est décoré dans un style plus sobre que le Grand Appartement. On visite le cabinet du Conseil, décoré sous Louis XV de boiseries dorées ; la chambre du Roi, où une balustrade sépare le lit de l'emplacement réservé aux courtisans qui assistaient au lever et au coucher du monarque ; le salon de l'Œil-de-Bœuf, éclairé par une baie circulaire; l'anti-chambre du Grand Couvert, où Louis XIV soupait chaque soir en public ; la salle des Gardes du roi.

    Le Grand Appartement de la Reine donne sur les parterres du Midi. Récemment restaurée, la chambre de la Reine, dont tous les ornements avaient été arrachés sous Louis-Philippe, est devenue l'un des "clous" du château en retrouvant ses ors, ses grisailles, ses meubles et même ses soieries (pour les reconstituer, les canuts lyonnais ont remis en marche de vieux métiers abandonnés) ; la pièce où dormirent et accouchèrent les trois dernières reines de l'Ancien Régime, où moururent Marie-Thérèse et Marie Leszczynska, a retrouvé l'apparence qu'elle avait sous Marie-Antoinette : le décor majestueux conçu par Le Brun avait été adouci par des boiseries finement sculptées, des stucs, des camaïeux de François Boucher. Le salon des Nobles, ou Grand Cabinet de la Reine, a gardé son plafond Louis XIV, mais tout le reste de la décoration est Louis XVI. L'Anti-chambre, où la reine déjeunait en public, est ornée de tapisseries des Gobelins. La salle des Gardes de la reine, au décor Louis XIV, est éclairée par un charmant portrait de Marie-Antoinette par Mme Vigée-Lebrun. Enfin, l'escalier de la Reine, ou escalier de Marbre, est le seul escalier monumental du château depuis la démolition, sous Louis XV, de l'escalier des Ambassadeurs.

    A côté de ces pièces d'apparat, les souverains disposaient d'appartements plus intimes, dits "Petits Appartements". Celui du Roi donne sur la cour de Marbre. Louis XIV s'en servait peu, mais Louis XV le fit aménager par Gabriel pour y vivre confortablement. On visite sa chambre, son cabinet et celui de Mme Adélaïde, ancien appartement de Mme de Montespan, le cabinet de la Pendule (il s'agit d'une pendule astronomique exécutée pour Louis XV par l'horloger Passemant). La bibliothèque et le salon des Jeux de Louis XVI font également partie du Petit Appartement du Roi. Quant au Petit Appartement de la Reine, il se compose de six petites pièces donnant sur une cour intérieure et redécorées par Richard Mique pour Marie-Antoinette. Mentionnons enfin, au deuxième étage, l'appartement de Mme du Barry, dont plusieurs pièces ont été restaurées.

  • Le Colonel Mamadou Ndala assassiné: Soldats et policiers congolais, indignez-vous !

    Le Colonel Mamadou Ndala assassiné: Soldats et policiers congolais, indignez-vous !

    L’indignation est un héritage de Stéphane Hessel. Le pamphlet de Stéphane Hessel, « Indignez-vous ! », d’une trentaine de pages, a été couronné d’un succès planétaire. Vendu à 4 millions d’exemplaires, ce discours humaniste, teinté d’une révolte et d’une fougue d’un jeune homme de 20 ans, a fait mouche. Dans cette invitation et ce partage, l’emblématique résistant a jeté les jalons d’une prise de conscience collective à travers une « insurrection pacifique ». Jean-Kalama Ilunga appelle les soldats et policiers à plus que s'indigner, à rejoindre le camp de la résistance congolaise en refusant de servir de chair à canon ! Avant qu'alias Joseph Kabila les zigouillent tous, les soldats et policiers congolais doivent prendre des dispositions nécessaires.

    Une équipe de cinq experts (en criminologie, explosifs, balistique, techniciens d’état-major pour l’analyse de la manœuvre utilisée) qui a visionné pendant plus de quatre heures les différentes images et photos de l’attaque du véhicule du Colonel Mamadou Ndala et a confronté les thèses des uns et des autres pour aboutir au scénario décrit ci-dessous. En visionnant les images du véhicule dans lequel le colonel a trouvé la mort…On ne voit pas d’impact visible d’un obus de roquette. comment les tireurs ont-ils pu cibler exactement le véhicule de Mamadou? Comment savaient-ils qu’il était dedans?

    « un obus de roquette contient une charge explosive de forme creuse qui s »enclenche au contact avec sa cible. Dans le cas présent, on ne voit aucun indice d’une explosion (dégâts importants au véhicule, éparpillement des débris pour un véhicule qui était en mouvement, présence d’un cratère au col, …). rien ne montre que ce véhicule a été touché par un obus d’une roquette antichar… Or il a pris feu comme un véhicule incendié. Si la roquette a été tirée à bout portant, le côté opposé du véhicule aurait dû, également, subir de dégâts importants et être soufflé par le souffle de l’explosion et le véhicule aurait dû également être projeté un peu plus loin. Cependant, ces éléments caractéristiques de la balistique sont absents sur les images qui circulent. »

    La cabine du véhicule, l’endroit où devrait se trouver les passagers (Colonel Ndala, la passagère, et le chauffeur), semble être intacte. Ce qui exclue la thèse d’un tir d’obus. » Une autre incohérence est que le véhicule est resté en ligne droite, comme s’il se dirigeait pour s’arrêter ou se garer suite à une interpellation (ou un geste de stop) d’une personne faisant partie des connaissances du colonel ou d’un des passagers. Normalement, s’il s’agissait d’une embuscade, le chauffeur aurait eu le réflexe d‘accélérer afin d’échapper au piège de l’embuscade, étant donné que la route est droite et que le véhicule n’a pas l’air de subir des dégâts importants. En plus, compte tenu de la configuration de la route et de l’insécurité qui règne dans la zone, le véhicule devrait rouler à vive allure. À grande vitesse, il faudrait être un excellent tireur pour atteindre une cible en mouvement. Selon les théories militaires classiques de la tactique de l’embuscade, l’heure d’attaque [vers midi donc forte visibilité alors qu’une bonne embuscade se mène dans les conditions éphémérides d’obscurité (nuit), de faible visibilité (brouillard)] et l’emplacement choisi ne sont pas adaptés pour mener une embuscade de façon optimale.

    De plus, la route est en ligne droite permettant une évacuation rapide (alors qu’une embuscade est propice sur un virage ou une route sinueuse favorisant le ralentissement de la cible, ce qui n’est pas le cas)…

    Autre critère défavorable à une embuscade que nous avons constaté, la route est large et en bon état, aucun obstacle naturel, un véhicule isolé, la configuration du lieu et les données liées aux éphémérides (météo, visibilité,…) ne permettent pas un effet surprise qui est la condition sine qua non pour la réussite d’une telle opération d’embuscade.

    Avec l'impact de la roquette, la Land Cruiser doit se renverser ou chavirer.

    Le moteur devrait présenter des signes d'impact. Le capot devait s'ouvrir et le moteur en feu. On ne voit que l'aile avant droite déformée et enfoncée, pas d'une façon normale, alors qu'elle devait se désintégrer totalement.

    Les 4 pneus en feu à en croire le bon état du capot et du moteur me pousse à dire que le feu a été intentionnel et attisé à l'aide d'un combustible autre que le mazout. Pourquoi le pneu de réserve est- il en feu alors que la ridelle de la Toyota est intacte et avec sa couleur blanche? Le fanion de l'Unité est intact. Pourquoi y a-t-il de feu dans la cabine, alors que les portières sont fermées? Et le feu est plus intense que celui des pneus?

     

    Le vaillant Colonel Mamadou Ndala, le seul musulman congolais connu à avoir prouvé son patriotisme à l'égard du Congo a été assassiné par alias Joseph Kabila. L'invention de l'embuscade n'est que mascarade. Sous le dictateur Mobutu, le Général Léopold Massiala Kinkela Kulu Kangala fut abattu au Mont-Ngaliema avant de le mettre dans un hélicoptère et de crier au crash à Wombo dans la Bas-Congo. C'était le 2 septembre 1975. En août 1975, il avait présidé le conseil de guerre jugeant les 41 conspirateurs du coup d’État manqué contre le président Mobutu.
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