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  • Affaire Théo Luhaka: Hollande au chevet du jeune homme, Cazeneuve tonne, Mélenchon éructe, Macron réagit sur Facebook !

    Affaire Théo Luhaka: Hollande au chevet du jeune homme, Cazeneuve tonne, Mélenchon éructe, Macron réagit sur Facebook !

    Le silence assourdissant, l'aphonie sidérante de Thomas Luhaka, Apparatchick du régime d'imposture de Kinshasa et patriache de la famille Luhaka est incompréhensible au sein de la diaspora congolaise. Des interrogations fusent de partout. Sans doute répu par la dictature tyrannique et sanguinaire qu'il sert, pour l'ancien rebelle du MLC la famille ne compte pas trop. Même pas une conférence de presse depuis Kinshasa, en tant que parent pour s'exprimer sur l'affaire Théo Luhaka, appeler au calme sans envenimer la situation. C'estfacile de planquer sa famille en France et se cacher alors qu'en tant qu'acteur publique l'affaire Théo Luhaka n'est plus privée. Elle est même devenue mondiale avec les réseaux sociaux.

    En France, à 76 jours du premier tour de l'élection présidentielle, six jours depuis que Théo Luhaka, jeune footballeur de 22 ans, dont les parents sont originaires de la République démocratique du Congo, a été gravement blessé au rectum par quatre policiers lors d'une interpellation ultra-violente à Aulnay-Sous-Bois dans la banlieue parisienne. l'affaire Théo Luhaka crée de l'émoi dans le pays, le jeune homme s'est vu prescrire 60 jours d'interruption totale de travail (ITT). Toujours hospitalisé, Théo souffre de graves blessures, tandis que les 4 policiers ont été mis en examen, dont l’un pour viol.


    EXCLUSIF. Hollande au chevet de Théo à l... par leparisien

    Les organisations antiracistes montent déjà au créneau. Le président de la République François Hollande, garant de la magistère moral, est allé au chevet de Théo Luhaka à l'hôpital. L’autorité des forces de l’ordre n’est jamais acquise : elle se conquiert au quotidien. Les forces de police ont la responsabilité de maintenir l’ordre public. C’est une tâche exigeante, parfois difficile, dans laquelle ils exposent leur vie personnelle et familiale, leur intégrité physique et morale, et parfois jusqu’au sacrifice. Mais c’est aussi la noblesse de ce métier. C’est la raison pour laquelle l’usage de la force publique, quand il s’impose, doit être proportionné et respectueux des personnes et de leur dignité.

    Le Premier ministre et ancien ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, a, de son côté, appelé à «la plus grande fermeté» dans cette affaire. «Je sais à quel point les policiers et les gendarmes sont exposés dans la lutte antiterroriste et aux violences, mais ils doivent être à chaque instant absolument exemplaires», a-t-il lancé dans les couloirs de l’Assemblée nationale. «Lorsqu'il y a des manquements graves à la déontologie, que la plus grande fermeté, à l'égard de ceux qui sont à l'origine de ces manquements, prévale».

    Jean-Luc Mélenchon, président de la France insoumise ne va pas sur le dos de la cuillière pour Mélenchonner sur l'affaire Théo Luhaka !

    Nous terminons par Emmanuel Macron, président de la France "En Marche" qui s'est fend d'un long article sur sa page Facebook.

    L’autorité des forces de l’ordre se conquiert par l’exemplarité. Car les policiers et les gendarmes ne représentent pas seulement l’Etat : ils sont l’Etat. Leur uniforme les oblige : plus qu’aucun autre fonctionnaire, ils doivent être irréprochables. Personne ne prétend que cela est simple. Mais la République est à ce prix.

    Les violences policières qui ont eu cours il y a deux jours à Aulnay-sous-Bois nous rappellent à cette exigence absolue. Les enquêtes en cours diront précisément comment il faut qualifier juridiquement ces faits. Mais comment ne pas être choqué par ce qui est arrivé à Théo ?

    Parce qu’à Aulnay, c’est la force illégitime de l’Etat qui a eu cours et la dignité d’un jeune garçon, d’une famille et d’un quartier, qui a été mise en cause.

    Je tiens à rendre hommage à Théo et à son entourage. Alors que tout semble les pousser vers la haine et la révolte, ils font preuve d’un formidable sang-froid. Depuis plusieurs jours, ce sont eux qui incarnent la responsabilité. Ce sont eux qui refusent l’escalade de la violence. Ce sont eux qui en appellent à la patience et à la confiance dans nos institutions. Ils sont habités par un grand esprit de responsabilité. Je leur souhaite un retour à la vie normale le plus rapide possible.

    Hier, j’ai parlé avec un commissaire de Seine-Saint-Denis. Au fil de notre discussion, il m’a expliqué que, partout dans le département, la confiance entre les habitants et la police se trouve affaiblie. Il m’a précisé, aussi, que nombre de familles regrettent que ce lien concret et quotidien s’effrite, parce qu’elles savent que leur sécurité en dépend. Nombre d’entre elles déplorent ainsi de ne plus connaître les policiers de leur quartier.

    C’est la raison pour laquelle je crois à la nécessité de créer une police de la sécurité quotidienne, comme je l’évoque depuis plusieurs mois déjà. Il ne s’agit pas de ressusciter, 20 ans plus tard, la police de proximité créée par Jean-Pierre Chevènement. Le contexte a changé et la délinquance s’est transformée. Toutefois, l’inspiration est la même. Il s’agit de déployer une police mieux ancrée dans les territoires dont elle a la charge. Une police qui connaît la population est plus à même de résoudre les problèmes locaux. La police de sécurité quotidienne est une police qui sait faire preuve de fermeté quand c’est nécessaire, parce que seule une police proche des gens a les moyens de faire comprendre son action, d’assurer la sécurité de tout un quartier et de faire reconnaître son autorité.

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