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Présidentielle 2017: Macron décline son meeting sur les valeurs de "Liberté, Egalité, Fraternité" à Lyon !

Présidentielle 2017: Macron décline son meeting sur les valeurs de "Liberté, Egalité, Fraternité" à Lyon !

Samedi 4 février, le TGV 6674 qui a quitté Lyon à 20h34 qui est arrivé avec plusieurs minutes de retard à Paris-Gare de Lyon, Emmanuel Macron et son épouse Brigitte y descendent avec un minima d'agents de securité comme si rien n'était.

Et pourtant le Président de la France "En Marche", quelques heures auparavant, a galvanisé plus de 10 000 Macronais, Macronistes et Macroniens pendant plus de 1h30 dans son meeting au Palais des sports de Lyon.

Emmanuel Macron a décliné son meeting sur les valeurs de la dévise de la France: Liberté, Egalité, Fraternité ! Debout derrière son pupitre immaculé aux trois longues barres verticales: Bleu, Blanc, Rouge Emmanuel Macron, le favori des sondages a bien boutonné son costume de candidat à la présidentielle 2017 qui considère que la politique n'est pas métier mais une mission.

Zola, Mitterrand, de Gaulle, Séguin... Tout au long de ses presque deux heures de discours, le candidat à la présidentielle distille les noms de ceux dont il se revendique, mais aussi les grands moments de l'histoire politique du pays : la loi de 1905, l'affaire Dreyfus, l'appel du 18 juin, etc. Objectif affiché : prendre l'épaisseur d'un présidentiable.

Il prend d'ailleurs comme fil rouge de son discours la devise de la République : "Liberté, Egalité, Fraternité". Toujours dans ce soucis de « rassemblement », Emmanuel Macron a invité ses militants à ne pas huer ou siffler à l'évocation de leurs adversaires politiques. Pourtant, le candidat se voulant si policé va décocher quelques flèches à Marine Le Pen, François Fillon et surtout à Benoît Hamon, sans jamais les nommer.

Bénéficiant d'une belle dynamique depuis sa victoire à la primaire de la gauche, Benoît Hamon représente une menace que l'ancien ministre de l'Economie semble prendre au sérieux : « Je ne veux plus entendre dans ce pays qu'il est intéressant de faire autre chose que travailler », lance-t-il dans une allusion à peine voilée au revenu universel.

Sur la question de la laïcité, il tient également à prendre ses distances avec le candidat du PS, qui avait été accusé de « naïveté » sur le sujet : « Je n'accepte pas qu'un homme, au nom de sa religion, puisse refuser de serrer la main d'une femme. Et pour la même raison, je n'accepte pas qu'un homme puisse interdire à une femme de s'installer à une terrasse ", tranche ainsi Emmanuel Macron.

 

A peine arrivé au pupitre, Emmanuel Macron prévient : "Ce n'est pas une démonstration de force". Pourtant, ça y ressemble beaucoup.

« Faire avec le peuple et pour le peuple » La politique n’est pas un métier, elle est une mission pour Macron, qui exigera une sorte de certificat de probité des candidats qu’il investira pour les législatives. Le candidat d’En marche ! entend disputer à Marine Le Pen le discours sur l’honnêteté. « Certains prétendent parler au nom du peuple mais ce ne sont que des ventriloques ils prêtent aux Français des valeurs qui ne sont pas les leurs. »

Emmanuel Macron a le mérite de faire « bouger les lignes », prenant ici ou là ce qui lui paraît le meilleur pour le pays. Il irrite ses anciens amis du PS en faisant rimer sécurité et liberté. Il attaque Benoît Hamon et son revenu universel qu’il assimile au RSA. « Si on pouvait le multiplier par deux, j’ose espérer qu’on l’aurait fait depuis longtemps. » Il promet « l’allégement des charges patronales jusqu’à 2,5 Smic » en même temps que « l’allégement des cotisations payées par les salariés ». Il simplifiera le droit du travail, mais revalorisera la prime d’activité. Il reprend l’idée de la CFDT qui appelle à créer une « sécurité professionnelle universelle ».

Dans le match à distance qui l’opposait à Marine Le Pen, qui tient à Lyon ce week-end ses Assises présidentielles, Emmanuel Macron a enfin attaqué vivement le Front national. « Certains prétendent aujourd’hui parler au nom du peuple, mais ce ne sont que des ventriloques. Ils prêtent aux Français des valeurs qui ne sont pas les leurs. Ils trahissent la liberté en rétrécissant nos horizons, ils trahissent l’égalité, en décrétant que certains sont plus égaux que d’autres (…), ils trahissent la fraternité car ils détestent les visages qui ne leur ressemblent pas », a-t-il estimé.

« Ils ne parlent pas au nom du peuple, ils parlent au nom de leurs aigreurs. Ils ne parlent pas pour le peuple, ils parlent pour eux-mêmes, de père en fille, de fille en nièce », s’est-il exprimé, sous les vivats de ses partisans. Le match ne fait que commencer.

 

 

A plusieurs reprises, l’ancien ministre de l’économie a également fait référence à l’affaire Fillon, même s’il n’a jamais prononcé le nom de l’ancien premier ministre. « Nous ne pouvons plus défendre un système politique dont les usages affaiblissent chaque jour la démocratie », a-t-il déclaré. « Ce qui s’installe dans notre pays, c’est une lèpre démocratique, c’est la défiance (…). Notre combat, (…) c’est de restaurer la dignité de la vie publique, indispensable », a également taclé Emmanuel Macron, qui a néanmoins demandé à la salle de ne pas siffler lorsqu’il évoquait ces « pratiques ».

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