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  • Sénat: Madame Brigitte Gonthier-Maurin "Pour que le viol et les violences sexuelles cessent d'être des armes de guerre"

    Sénat: Madame Brigitte Gonthier-Maurin "Pour que le viol et les violences sexuelles cessent d'être des armes de guerre"

    Madame Brigitte Gonthier-Maurin est Présidente de la délégation aux droits des femmes et à l'égalité des chances entre les hommes et les femmes. Vice-Présidente de la commission de la culture, de l'éducation et de la communication, membre du groupe communiste républicain et citoyen

     

    Rapport d'information de Mme Brigitte Gonthier-Maurin, fait au nom de la délégation aux droits des femmes

    La délégation aux droits des femmes a souhaité se saisir de la question particulièrement grave des violences sexuelles dont les femmes sont victimes dans les territoires en guerre : viols, grossesses forcées, mutilations, esclavage sexuel... Au cours de cinq rencontres et tables rondes avec des acteurs de terrain issus de la société civile - ONG et associations -, des historiens, des chercheurs, des représentants du ministère de la défense ainsi qu'avec Mme Yamina Benguigui, ministre déléguée à la Francophonie, la délégation a entendu des témoignages parfois insoutenables des atrocités subies par les victimes de ces violences.

    La délégation a commencé ses travaux sur ce sujet le 21 novembre 2013, à une date proche du 25 novembre, Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes.

    Elle a souhaité que ce rapport soit rendu public pour le vingtième anniversaire de la Déclaration de l'ONU sur l'élimination de la violence à l'égard des femmes du 20 décembre 1993, qui constate la particulière vulnérabilité des femmes dans les zones de conflit armé.

    Bien que les violences sexuelles subies par les femmes dans ces territoires aient fait l'objet depuis plusieurs années d'une prise de conscience croissante par la communauté internationale et bien qu'elles soient aujourd'hui condamnées sans réserve, elles n'en continuent pas moins à faire des ravages ; l'impunité des bourreaux semble la règle.

    Malgré ce constat, la délégation estime que les violences sexuelles faites aux femmes lors des conflits armés ne sont pas une fatalité et que chacun doit se mobiliser pour que le viol et les violences sexuelles cessent d'être des armes de guerre.

     

    Délégation aux droits des femmes et à l'égalité des chances entre les hommes et les femmes

    Une délégation aux droits des femmes et à l'égalité des chances entre les hommes et les femmes a été instituée dans chacune des assemblées par la loi n° 99-585 du 12 juillet 1999.

    La délégation du Sénat est chargée d'informer le Sénat de la politique suivie par le gouvernement au regard de ses conséquences sur les droits des femmes et sur l'égalité des chances entre les hommes et les femmes, et assure, en ce domaine, le suivi de l'application des lois. Elle peut également être saisie sur un projet ou une proposition de loi.

  • Pour Noël, Hollande rend visite à des enfants malades

    Pour Noël, Hollande rend visite à des enfants malades

    Le président s'est rendu à l'hôpital Robert-Debré, à Paris, pour rendre visite à des enfants malades, la veille de Noël. Il en a profité pour manifester sa "reconnaissance" aux personnels hospitaliers.

    François Hollande auprès d'enfants malades la veille de Noël. La visite, qui ne figurait pas à l'agenda officiel, a été ébruitée par l'AP-HP

     

    L'esprit de Noël habite le président français. François Hollande a rendu visite mardi après-midi à des enfants malades de l'hôpital Robert-Debré (XIXe arrondissement de Paris), l'occasion de manifester pour Noël "sa reconnaissance" à toutes les équipes de l'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) dont dépend l'établissement. La visite, qui ne figurait pas à l'agenda officiel du chef de l'Etat, a été ébruitée par l'AP-HP. En début du soirée, l'Elysée l'a confirmée, précisant que le président était accompagné de Valérie Trierweiler, sa compagne.

    Elle intervient à la veille de Noël, à un moment où les politiques affichent traditionnellement leur solidarité avec les personnes les plus isolées ou les plus vulnérables. C'est aussi la première fois depuis le limogeage de Mireille Faugère et l'arrivée de Martin Hirsch à la tête de l'AP-HP, en novembre, que François Hollande se déplace sur un des sites de l'établissement public, secoué par une restructuration controversée.

    Dans un courriel à son personnel, Martin Hirsch a tenu à transmettre "les encouragements et le soutien du président de la République" à tous ceux qui "assurent cette continuité de l'hôpital (...) 365 jours par an", au service des malades. "Le Président a eu un long échange avec les équipes soignantes, il a fait part de son attachement aux valeurs du service public hospitalier et sa reconnaissance à l'égard de toutes celles et tous ceux qui le font vivre", a écrit aussi le directeur général de l'AP-HP.

    Tout juste nommé à ce poste, avec l'objectif de renouer le dialogue avec les syndicats, Martin Hirsch a tenté de déminer le volet le plus controversé de la restructuration en cours, celui de la fermeture des urgences de l'Hôtel-Dieu (IVe).

    Le 5 décembre, il avait renoncé au transfert du siège de l'AP-HP à l'Hôtel-Dieu, sans se prononcer toutefois sur un éventuel retour des urgences.
  • Aux Kadogos-Enfants soldats: Mikhaïl Kalachnikov, l'inventeur de la kalachnikov, est mort !

    Aux Kadogos-Enfants soldats: Mikhaïl Kalachnikov, l'inventeur de la kalachnikov, est mort !

    Aux kadogos-Enfants soldats qui sont arrivés au Congo-Kinshasa avec des Kalachnikov et bottes de jardinier, en 1997, qui aujourd'hui se comportent comme des tyrans, colons, esclavagistes et abusent de l'hospitalité du peuple congolais, Mikhaïl Kalachnikov, l'inventeur de la kalachnikov, est mort. Il était âgé de 94 ans et avait été hospitalisé cet été.

    Mikhaïl Kalachnikov, l'inventeur du fusil d'assaut qui porte le même nom, le 15 avril 2006 à Moscou (Russie).

    Ce Kadogo est-il un enfant ou un soldat en République démocratique du Congo ?

    On les appelle « Kadagos » en République démocratique du Congo, « Little Bees » en Colombie, « Craps » au Rwanda. Ils n’ont parfois guère plus de 7 ou 8 ans. Ils sont 300 000 enfants-soldats en activité dans le monde. Victimes mais aussi acteurs de la guerre, tous ne sont pas recrutés de force, loin s'en faut. Les Kadogos sont-ils victimes? ou des criminels de guerre? Combien sont-ils en République Démocratique du Congo? le pays n'étant pas pacifié surtout dans sa partie Orientale, on sait dès lors que la pauvreté, la déscolarisation, le chômage, l'idéologie, l'ethnicité ou le désir de vengeance sont parmi les raisons majeures qui poussent ces enfants à rejoindre des groupes armés. Les recruteurs eux, apprécient cette main-d'oeuvre sous contrôle, abondante, bon marché, amorale et déroutante pour l'ennemi. Car il ne faut pas s'y tromper: déstructurés par de macabres initiations à la violence, aliénés par la cruauté de leurs supérieurs, les Kadogos ou enfants-soldats sont de redoutables combattants capables de toutes les atrocités.

    Pour continuer à combattre les adversaires, on compte sur les enfants que l'on envoie au front. Les armées savent manœuvrer efficacement pour recruter un enfant. La plupart du temps, des militaires kidnappent les enfants dans les écoles, les stades, les églises et dans les rues. Certains n'ont alors que 7 ans. Parfois les enfants rejoignent volontairement les rangs de l'armée. En effet, que fait un enfant lorsque toute sa famille a été tuée et qu'il se retrouve dans la rue sans rien avoir à manger ? Eh bien il accepte de s'engager dans une fraction de l'armée en échange de repas quotidiens. Que fait cet enfant pauvre à qui l'on promet le paradis s'il donne sa vie pour son pays ? Que fait-il si on lui promet de belles bottes, des vêtements, de belles armes pour se sentir en sécurité et une famille remplie d'enfants ? A-t-il la possibilité de refuser l'enrôlement alors qu'à son âge il est totalement naïf et inconscient du danger qui le menace ?

    Il a inventé le fusil d'assaut le plus populaire au monde, mais il n'avait pas un sou. Le Russe Mikhaïl Kalachnikov, inventeur de l'AK-47, plus connu sous le nom de "kalachnikov", est mort lundi 23 décembre, rapportent des agences russes. Il était âgé de 94 ans et avait été hospitalisé cet été.

    Qui était Mikhaïl Kalachnikov ?

    D'après un portrait de la BBC, Mikhaïl Kalachnikov naît dans une famille nombreuse (18 enfants) de paysans pauvres, en Sibérie, dans le Sud-Est de la Russie, en 1919. En 1930, il est déporté avec sa famille dans la région de Tomsk, explique Le Monde. Les conditions de vie sont très dures dans son kolkhoze (une ferme collective).

    Inventeur autodidacte, il est enrôlé dans l'armée pendant la seconde guerre mondiale. Rattaché à une division de chars, il invente d'abord un système permettant de compter le nombre de munitions tirées par la mitrailleuse. Blessé en 1941, il est évacué.

    Son célèbre fusil d'assaut, le modèle Avtomat Kalshnikova, voit le jour en 1947, ce qui lui vaut l'abréviation d'AK-47. L'armée rouge en est dotée deux ans plus tard. Aujourd'hui, on estime qu'il y a 100 millions d'AK-47 en circulation dans le monde et qu'il est en service dans 80 armées.

    D'après l'agence russe Ria Novosti, Mikhaïl Kalachnikov était "l'homme le plus décoré de la Russie". A lui seul, il a créé à peu près 150 armes diverses.

    Le constructeur avait confié à l'AFP en 2000 être très affecté par la fin de l'URSS et il n'hésitait pas à défendre le système communiste "où tout n'était pas si mauvais".

    Pourquoi un tel succès pour son fusil ?

    Le fusil AK-47 est "extrêmement simple, fait pour un soldat qui n'a pas de diplômes", a expliqué son inventeur. Robuste (elle survit à tous les climats, on peut même tirer sous l'eau), fiable, simple d'utilisation, et surtout pas chère, l'arme connaît un immense succès. La "kalach" vaut à son inventeur le respect de tous les spécialistes. Uzi Gal, l'inventeur israélien de la mitraillette Uzi (mort en 2002), avait confié à Kalachnikov : "Vous êtes un constructeur inégalé et le plus compétent."

    Dans les conflits africains, on surnomme parfois l'arme "corne de gazelle", en raison de son chargeur recourbé, écrit Slate Afrique. Elle est souvent copiée et, selon l'inventeur lui-même, "la moitié sinon plus (des kalachnikov produites) sont des armes fabriquées en contrebande". Rebelles et guérilléros l'apprécient car elle ne nécessite pas vraiment de formation. "Son imprécision relative n'a guère d'importance dans les combats rapprochés, les affrontements de rues et les embuscades, qui sont les situations où l'arme est la plus souvent utilisée", explique Slate Afrique. Son expansion est telle, qu'elle a "réécrit les règles de la guerre moderne", écrivait Wired (en anglais). Signe encore de son influence, elle figure sur les armoiries de six pays.

    En Europe aussi, l'arme fait florès. En France, après des braquages ou des règlements de compte, il n'est pas rare de retrouver sur le sol des douilles de 7,62 mm, le calibre de la kalachnikov. Importé d'ex-Yougoslavie ou d'anciens pays du bloc de l'Est, le fusil se négocierait entre 2 000 et 2 500 euros, selon BFMTV.

    Qu'en pensait son inventeur ?

    A-t-il des remords ? Dans un entretien à l'agence Reuters, il disait : "Je ne l'ai pas mis dans les mains des bandits et des terroristes et ce n'est pas ma faute si elle a explosé de manière incontrôlée à travers le monde".

    Toute sa vie durant, Mikhaïl Kalachnikov a défendu son invention. "J'ai construit des armes dans le but de défendre notre société", a-t-il souligné lors de son 90e anniversaire en 2009, tout en reconnaissant que "ce n'est pas agréable de voir que toutes sortes de criminels tirent avec mes armes". "Bien sûr que j'ai des regrets, comme tout le monde. Mais je peux vous dire une chose : si c'était à refaire, je ne vivrais pas autrement", avait-il conclu.

    Petit homme soigné aux yeux bleus, l'ingénieur Kalachnikov s'est toujours vanté de ses compétences manuelles. "De toute ma vie, je n'ai jamais appelé un serrurier ou un électricien", disait ce passionné de pêche, qui à 90 ans assurait encore aller quatre jours par semaine au travail à l'usine Ijmach qui produit les armes portant son nom.

    Son fils Viktor a suivi ses traces et mis au point le pistolet-mitrailleur Bizon-2, utilisé par la police russe. "Mon père et moi aurions pu devenir millionnaires, comme l'inventeur américain du Mi-16 Eugene Stoner qui touchait un dollar sur chaque fusil vendu", estime Viktor Kalachnikov. "Mais le système russe ne le permet pas." La Russie, grande exportatrice d'armes, n'a pas fait faire reconnaître le droit de Kalachnikov à la propriété intellectuelle.

    Le nom "Kalachnikov" est aujourd'hui une marque qui se décline sous diverses formes : des parapluies, aux couteaux, en passant par une vodka.
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