Avertir le modérateur

  • ONU-Genève: Jean Ziegler de retour au Conseil des droits de l'homme !

    ONU-Genève: Jean Ziegler de retour au Conseil des droits de l'homme !

    Le sociologue suisse a été élu jeudi au comité consultatif du Conseil des droits de l'homme, en dépit d’une campagne hostile à son égard. Figure connue pour ses positions tranchées et polémiques, Jean Ziegler est reconnu pour ses apports à l’institution onusienne basée à Genève. Pour cette figure de la gauche suisse connue dans le monde entier, c’est une belle victoire. Les 47 Etats membres ont élu par 33 voix (12 contre et 2 bulletins invalides) le sociologue Jean Ziegler, 79 ans, comme expert au comité consultatif du Conseil des droits de l’homme de l’ONU (CDH).

    Freddy Mulongo et Jean Ziegler, un tribun qui continue de déranger ! Photo Réveil FM

    Un groupe de réflexion qui travaille sous la direction du CDH, sans pouvoir de décision. «Le comité ne peut se saisir lui-même d’une question. Il dépend du Conseil des droits de l’homme. Ce sont les rapporteurs spéciaux (experts mandatés par le CDH, ndlr) qui tirent la sonnette d’alarme et mettent sur la table les nouveaux sujets », souligne le consultant genevois Yves Lador, l’un des bons connaisseurs des organisations internationales basées à Genève.

    L’élection de Jean Ziegler est en premier lieu une défaite pour l’Espagne, qui avait présenté le juriste Fernando Marino Menendez pour ce même poste. «Au Conseil des droits de l’homme, la Suisse s’est hautement profilée par ses nombreuses initiatives pour les droits humains. L’Espagne beaucoup moins », relève Adrien-Claude Zoller, expert de la question des droits de l’homme à l’ONU.

    Le Conseil des droits de l’homme (CDH) est constitué de 47 Etats membres pour un mandat de 3 ans.

    Le fonctionnement de l’ONU, une organisation interétatique et non supranationale, implique des nominations équilibrée entre les régions et continents du monde. Les membres des groupes régionaux au CDH :

    Pour le groupe africain : Angola, Benin, Botswana, Burkina Faso, Congo, Côte d’Ivoire, Ethiopie, Gabon, Kenya, Libye, Mauritanie, Sierra Leone, Ouganda.

    Pour le groupe asiatique: Inde, Indonésie, Japon, Kazakhstan, Kuwait, Malaisie, Maldives, Philippines, Qatar, Corée du sud, Thaïlande, Emirats arabes unis.

    Pour le groupe latino-américain: Argentine, Brésil, Chili, Costa Rica, Equateur, Guatemala, Pérou, Venezuela.

    Pour le groupe d’Europe occidental : Allemagne, Autriche, Irlande, Italie, Espagne, Suisse, Etats-Unis.

    Pour le groupe d’Europe orientale: Tchéquie, Estonie, Monténegro, Pologne, Moldavie, Roumanie.

    Une campagne contreproductive

    Le retour de Jean Ziegler au comité consultatif (dont il a déjà été membre de 2008 à 2012) est aussi un désaveu pour tous ceux qui, en Suisse et ailleurs, ont combattu sa candidature.

    Au premier rang des anti-Ziegler: l'organisation UN Watch, connue pour ses positions en faveur d’Israël et de sa diplomatie, suivie par toute une série d’associations souvent proches de l’Etat hébreu.

    Selon le sociologue, cette opposition s’explique par ses prises de position très critiques à l’égard de la politique israélienne envers les Palestiniens. Interrogé par l’Agence télégraphique suisse (ATS), celui qui fut aussi rapporteur spécial du Conseil des droits de l’homme pour le droit à l’alimentation (de 2000 à 2008) a invoqué son « rapport très sévère publié en 2002 sur le droit à l’alimentation dans les territoires palestiniens occupés».

    Dans une opinion publiée sur le site de la Chambre de commerce France-Israël, le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) corrobore ce sentiment. Richard Prasquier y écrit notamment: «Comment pourrait-il subir un échec électoral, puisqu’il est parfaitement Cuba-compatible et qu’il s’est rendu célèbre par un rapport qualifiant de dramatique la situation alimentaire des Palestiniens? Les responsables du Programme alimentaire mondial avaient fustigé alors l’incompétence de Jean Ziegler. Ce n’est pas grave pour un expert des Nations Unies: sa haine envers Israël est un brevet suffisant.»

    De fait, UN Watch, comme la mission israélienne auprès de l’ONU à Genève, dénoncent depuis des années le penchant anti-israélien, selon eux, du Conseil des droits de l’homme.

    A ses débuts surtout, l’organe a en effet consacré beaucoup d’énergie à dénoncer les actions d’Israël dans les territoires palestiniens. Ce choix s’est fait au détriment d’autres situations dramatiques. Ce qu'a dénoncé à l'époque UN Watch.

    «UN Watch a mené une excellente campagne en faveur de Jean Ziegler, ironise Adrien Claude Zoller. Ce sont les pays d’Afrique et d’Asie qui font la majorité au Conseil des droits de l’homme. Or UN Watch critique systématiquement les pays musulmans. Si certains Etats doutaient entre les deux candidats occidentaux, UN Watch les a convaincus de voter pour Ziegler.»

    Avant le vote, le Pakistan s'est exprimé - au nom de l'Organisation de la conférence islamique (OCI) - en faveur de Jean Ziegler en saluant son indépendance et son attachement aux droits de l'homme, tout en dénonçant la campagne à son encontre.

    UN Watch, une ONG ?

    «Créée en 1993, United Nations Watch est une Organisation Non-Gouvernementale (ONG) dont le mandat est d'assurer que l'ONU respecte sa propre Charte et que les Droits de l'Homme soient accessibles à tous », écrit l’ONG sur son site.

    Une indépendance à l’égard des Etats contestée au sein de la Genève internationale.

    Dans les colonnes du quotidien suisse Le Temps, l’ancien président du CICR questionne cette indépendance:

    «Cornelio Sommaruga a connu le fondateur de UN Watch, Morris Berthold Abram, ancien ambassadeur américain auprès des Nations unies et ardent défenseur d’Israël. «Il a voulu créer une organisation pour critiquer l’ONU. Mais dès le départ, derrière son projet, c’est la question d’Israël à l’ONU qui le préoccupait. Or ce n’est pas la tâche d’une ONG de plaider la cause d’un Etat», dit-il. Questionné sur ses soutiens, son financement et ses méthodes de travail, Hillel Neuer n’a pas répondu à nos questions », écrit Le Temps.

    Un avis négatif au Parlement suisse

    De son côté, l’ambassadrice américaine auprès de l’ONU à New York, Samantha Power, avait jugé «impropre » la candidature de Jean Ziegler, dans un tweet posté le 15 août.

    Un avis négatif également formulé le 20 août en Suisse par une commission parlementaire. Par 12 voix contre 10 et 2 abstentions, la commission de politique extérieure du Conseil national (Chambre du peuple) a jugé «inadéquat» le soutien du gouvernement suisse au sociologue socialiste genevois, par ailleurs lui-même ancien parlementaire fédéral.

    Malgré ce vote, le Ministère suisse des affaires étrangères (DFAE) a maintenu son soutien à Jean Ziegler. Un appui qui est dans l’ordre des choses à l’ONU. Dans le cadre d’institutions comme le Conseil des droits de l’homme, le pays concerné présente et soutient la candidature d’un ressortissant du pays à un poste d’expert. A cette fonction, il ne représente pas son pays. L’expert est censé travailler de manière indépendante.

    Comme 1er rapporteur spécial au droit à l’alimentation, Jean Ziegler n’a pas ménagé, par exemple, l’industrie agroalimentaire, un secteur bien implanté en Suisse. «Il a donné une forte visibilité, dans le monde entier, au rôle du rapporteur spécial, une expertise jusque-là largement méconnue du grand public», ajoute le consultant genevois Yves Lador.

    L’ami des dictateurs

    Durant sa campagne, UN Watch (comme certains parlementaires suisses) a tout particulièrement dénoncé les liens du sociologue avec Mouammar Kadhafi, l’ancien dictateur libyen.

    Par le passé, l’ancien professeur de l’Université de Genève a justifié ses rencontres avec le colonel Kadhafi en arguant de l’intérêt qu’il y a pour un sociologue de parler avec de tels personnages. Tout récemment, Jean Ziegler a admis avoir reçu en 2002 le Prix Kadhafi pour les droits de l’homme, tout en précisant l’avoir renvoyé peu après. «Je l'ai bien reçu. Mais comme j'avais été nommé rapporteur pour le droit à l'alimentation, sur le conseil du Haut-Commissaire aux droits de l'homme Sergio Vieira de Mello, je l'ai renvoyé », a déclaré Jean Ziegler à l’ATS.

    Des propos tenus suite à une mise en demeure publique de UN Watch à l’encontre du sociologue, qui l’a menacé de mettre en ligne une vidéo compromettante s’il ne reconnaissait pas ce fait. La vidéo en question montre en effet cette remise de prix. De fait, militant de la première heure des luttes de libération nationale, Jean Ziegler continue de vénérer la figure de Che Guevara. Il a très longtemps soutenu le père fondateur du Zimbabwe, Robert Mugabe, malgré son autoritarisme de plus en plus marqué au fil des ans. L’ancien membre de l’Internationale socialiste est également bien connu pour son soutien sans faille au régime Castro à Cuba.

    Jean Ziegler reste fidèle à ses engagements de jeunesse, y compris en dénonçant la place financière helvétique, comme dans son fameux pamphlet «Une Suisse au-dessus de tout soupçon».

    Une constance qui lui a valu de nombreux ennemis et une popularité dans le monde entier.

    Jean Ziegler a déjà occupé le poste d'expert au comité consultatif de 2008 à 2012, soit pendant un an, puis un autre mandat de trois ans, après avoir été rapporteur de l'ONU sur le droit à l'alimentation de 2000 à 2008. Trois critères sont retenus pour l'élection au comité consultatif, un groupe de réflexion de 18 experts: la compétence et l'expérience reconnue, une haute moralité ainsi que l'indépendance et l'impartialité.
  • ONU, Joseph Kabila a toujours peur de citer le Rwanda et l'Ouganda comme pays agresseurs ! Il se console avec les voisins de la RDC !

    ONU, Joseph Kabila a toujours peur de citer le Rwanda et l'Ouganda comme pays agresseurs ! Il se console avec les voisins de la RDC !

    En quête permanente de légitimité, Joseph Kabila qui use et abuse de la légalité, n'a toujours pas compris, c'est quoi être président de la République. Il continue de tâtonner 12 ans après son imposture et sur usurpation. On dirait que l'incapacitaire de Kingakati a été en vadrouille à New-York, au siège des Nations-Unies. Cataculté à la tête de la République démocratique du Congo par la mafia internationale composée des léopoldiens esclavagistes et coloniaux, des va-t-en guerre et des pillards de ressources, Joseph Kabila peine encore à enfiler l'habit du chef de l'Etat encore moins à mieux le boutonner. Il est trop grand pour lui, le Congo, c'est la vastitude pour ce dernier. Alors que c'est à la tribune des Nations Unies que tous les dirigeants mondiaux excellent pour donner leur vision claire de leurs pays et situations du monde. Alors que le Congo compte plus de 12 millions de morts puis qu’agressé par les soudards Rwando-Ougandais, Joseph Kabila devant le siège des Nations Unies a peur de citer le Rwanda et l'Ouganda comme pays agresseurs de la République démocratique du Congo, il se console avec les voisins de la RDC !

    25 septembre 2013, la posture de Joseph Kabila à la tribune des nations -Unies à New-York

    Joseph Kabila riant en présence de Paul Kagmé et Youweri Museveni, deux génocidaires du peuple congolais !

     

    On regardant et écoutant le discours en direct, plus plusieurs fois après, contrairement aux ensenceurs du régime des Mammouths Joséphistes et Dinosaures Mobutistes, la fameuse bande des collaborationnistes qui dirigent la RDC avec Joseph kabila par défi, nous sommes arrivés aux conclusions suivantes:

    1. Joseph Kabila est et demeurera dans la mémoire collective comme un "psedo président" coupable de haute trahison, de forfaiture, de illégalité, de l'illégitimité, d'usurpation de titre, d'abus de biens sociaux... Il est le problème de la République démocratique du Congo! Il ne s'est jamais expliqué là dessus et n'a jamais été interpellé pour son agissement.

    Fin 2008, c'est Joseph Kabila en catimini, tel un monarque a décidé en complicité avec son mentor Paul kagamé, le nazi de Mille colline de faire entrer 6.000 soudards rwandais, avec femmes, enfants, vaches, casseroles et munitions militaires à l'est de la République démocratique du Congo. Comme dans un safari la soldatesque rwandaise a pris la direction de Rutshuru à la recherche des fantomas du FDLR qu'ils n'ont jamais retrouvé ! Grave mépris de notre peuple et de ses institutions, pas un mot à notre parlement, ni un message à la population congolaise pour expliquer cette décision alambiquée. Le rapprochement public entre Joseph Kabila et Paul kagamé et le Rwanda, a-t-il suffi pas à pacifier la région ? Non ! Les opérations conjointes des Fardc et des oudards rwandais contre les rebelles hutus des Forces Démocratiques pour la Libération du Rwanda (FDLR) n’ont pas non plus ramené la paix au Kivu mais bien au contraire, elles ont eu des conséquences humanitaires désastreuses: viols, pillages, déplacements des populations, les congolais étant devenus des réfugiés dans leur propre pays. Qui ignore que Joseph kabila a oeuvré dans l'armée rwandaise-APR ? Qui oublie qu'il a été le garde du corps de Paul Kagmé ? Qui ne sait pas que lorsque Jo Ka et le génocidaire de kigali se rencontrent, ils parlent en kinyarwanda ? Cette mascarade à la tribune des Nations Unies est bien ouillée, Joseph Kabila est l'agent pour liquider le Congo en tant qu'Etat soverain. Joseph Kabila agit en courtier des multinationaux qui ont besoin d'un Congo faible pour mieux piller ses ressources.

    2. Le Lac Albert La poule aux oeufs d’or. Anciennement appeler Lac Mobutu Sese Seko, le lac Albert est l’un des plus grands lac d’Afrique, il se trouve dans la région dite des Grands Lacs, sur la chaine des lacs de la vallée du grand rift, à la frontière entre l’Ouganda et la république Démocratique du Congo. Le lac Albert est bordé au nord ouest par les montagnes bleus qui forment la ligne de partage entre les eaux du bassin du Nil et celle du bassin du Congo. Au Sud-Est, il est limité par le lac Victoria, l’une de ses sources provenant du Nil, et au Sud-ouest par la rivière Semliki en provenance du lac Edouard. A l’extrémité nord, il y a le Nil Albert, connu sous le nom de Nil des montagnes, lorsqu’il pénètre au Soudan.

    L’Ouganda possède 57% du lac Albert, alors que la RDC n’en possède que 43%, il est l’un des lacs les plus poissonneux au monde, du côté ougandais par exemple, les captures de poissons sont évaluées à 22 000 tonnes/an dont 60% sont des tilapias (le lac Albert a un nombre important d’espèces de poissons, mais 50% sont en voie de disparition), la flotte de pêche sur le lac est passée de 760 bateaux au milieu des années 1960 à près de 6 000 en 2011.

    Le lac Albert est une poule aux oeufs d’or noir, puisque se trouvant sur le bassin sédimentaire du Graben Albertine qui contient près de 2 milliards de barils d’hydrocarbures et de gaz naturels qui de ce fait, se trouve au centre d’une grande querelle entre la RDC et l’Ouganda à cause de la limite maritime des deux états . Cette querelle est l’un des grands enjeux de la situation dans la région des grands lacs, l’une des épines dorsales de la guerre de l’Est de la RDC. La présence de pétrole sur le lac Albert a été décelée depuis longtemps. Le côté ougandais a été exploré, dès 1938 par Shell et entre 1952 et 1954 du côté congolais.

    Il a fallu attendre 1997 et la signature d’un premier contrat d’exploration entre le gouvernement ougandais et Heritage Oil et ensuite avec le gouvernement congolais, le 02 juin 2002 portant sur l’exploration d’un immense périmètre de 30 000 km2, allant de la ville de Rutshuru au sud du lac Edouard jusqu’à Mahagi à la pointe nord du lac Albert.

    L’Ouganda étant très avancé dans la phase d’exploration, des intellectuels congolais parlent de pompage criminel du brut congolais sur le bassin commun du Graben Albertine par l’Ouganda. Le gâteau du lac Albert, côté ougandais est subdivisé en 5 blocs, évalués autour de 1,1 milliards de barils. Les blocs 1, 2, 3 et 4 réputés potentiellement rentables sont partagés entre 3 grandes compagnies à savoir : Tullow Oil, Cnooc et Total.

    Le côté congolais du lac est subdivisé en 5 blocs, les données sismiques, évaluent les réserves pétrolières dans les entrailles du côté RDC, à 800 millions de barils soit 150 000 barils/jours . Les blocs 1 et 2 qui couvrent la rive ouest du lac sont les plus convoités, d’abord par Tullow Oil en 2006, mais Joseph Kabila a refusé de donner à Tullow Oil l’autorisation d’exploration et le 18 juin 2010, il avait approuvé le contrat de partage de production en faveur de Caprikat Ltd et Foxwhelp Ltd contrôlé par le très influent et jeune homme d’affaire Israélien Dan Gertler (il est née en 1973), également présent dans le diamond et le cuivre en RDC, président de DGI (Dan Gertler International) l’un des plus grands vendeurs de diamants au monde. Lors de la signature du contrat, Caprikat Ltd a été représenté par l’un de ses actionnaires Clive Zuma Khulubuse, neveu du Président Sud Africain Jacob Zuma et Foxwhelp Ltd par Michael Hulley, l’avocat privé de Jacob Zuma qui d’ailleurs a été accusé d’avoir été très actif dans la signature du dit contrat.

    En somme, un minimum de 5 années séparent,l’Ouganda et la RDC en matières de recherches et d’exploitation proprement dite, l’Ouganda compte débuter sa production d’ici 2014. La situation de sanctuaire de plusieurs groupes armés et de jungle politique du côté de la RDC, organisé de main de maître par l’Ouganda qui deviendra bientôt un producteur de «pétrole du sang» pour prendre l’expression d’Edward Zwick, le réalisateur du film «le Diamond de sang», la fait traîner. Georges Clemenceau, n’avait-il pas dit «qu’une goutte de pétrole vaut une goutte de sang».

    Quand au pétrole congolais du Lac Albert,il sera produit aux prix des larmes et du risque de la disparition de 200 espèces de mammifères dont plus d’un quart de la population mondiale des gorilles, 700 espèces d’oiseaux, près de 2000 plantes dont 10% sont endémiques à cette zone, donc la perte du statut de patrimoine mondial de l’Humanité du Parc National des Virunga.

    Enfin, en ouvrant grand mon oeil sur l’Est de la RDC, nous constatons que les Etats Unis entretiennent une très importante ambassade à Goma dans le KIVU (comme à l’époque, le Camp Bondsteel à l’Est du Kosovo avec sa «Task Force East»). Seront-ils, comme pour le Kosovo, les premiers à reconnaître 2 nouveaux états, à savoir le Kivu et l’Ituri ? Nous nous souviendrons que dans une brève histoire de l’avenir, édition Fayard 2006, Jacques Attali avait parlé de la disparition de la RDC d’ici 2020, en d’autres termes, la balkanisation de la RDC, par les puissances occidentales via l’Ouganda et le Rwanda qui tiennent cette zone avec des tenailles pour s’assurer l’accès illimité de ses immenses richesses minières pour les prochaines décennies avec la complicité des multinationales anglo-américaines.

    La récente offensive militaire du M23, qui s’est soldée par la prise de Goma, en dit long sur la complexité de la crise et des enjeux géostratégiques de la région des Grands Lacs, où se développe, au grand dam des Nations Unies qui dispose de l’une des plus importantes missions militaire, soit 19000 hommes, un courtage militaro-minier et politique dont le peuple de la RDC paie le plus lourd tribut.

    Devrons-nous comprendre, malgré les appels et la réaffirmation l’intangibilité des frontières, que l’avenir de la RDC est entrain d’être une fois de plus scellée par les firmes occidentales qui profitent du chaos permanent entretenu par les groupes armées à la solde du Rwanda pour mettre en exergue le plan de la balkanisation de la RDC ?

     

    Lorsque Joseph kabila dans son discours de 4 pages déclare à la tribune des nations Unies: « Sans paix, aucun progrès n'est envisageable. Sans un minimum de sécurité des personnes et de leurs biens, tout développement est hypothétique. Cela est d'autant plus inacceptable lorsque la rupture de la paix est le fait d'une agression extérieure. C'est la triste histoire récente de mon pays. » de qui se moque-t-il ? Pour séduire de nouveau les électeurs de l’Est, Joseph Kabila n'est-il pas parti en campagne dans le Kivu en pacificateur ? N'est-il pas celui qui a toujours promis la paix aux populations du Nord et Sud kivu sans qu'on ne voit rien venir, mais qui a eu l'outrecuidance d' incorporer les seigneurs de guerre rwandais dans les Fardc ? N'est-il pas celui qui a toujours refusé l'arrestation de Laurent Nkundabatwaré, jules Mutebusi et même Bosco Ntangana qui séjourne à la CPI ?

    N'est-il pas prouvé que le M23 ex-CNDP est en accointance avec celui qui se prénomme Joseph Kabila ? Le Congrès National Du Peuple (CNDP), ex-mouvement rebelle du seigneur de guerre Laurent Nkunda (refugié actuellement à Kigali) s’est un temps rallié à la majorité présidentielle en décembre 2010 ! Quoi de plus légitime qu’un chef d’Etat élu, qui rende régulièrement des comptes à ses compatriotes sur certaines de ses actions. Que ce soit pour passer en revue toutes les bonnes choses accomplies ou pour revenir sur les ratés de certaines décisions, le tout dans le but d’y remédier. C’est également une forme de participation et d’implication des citoyens à la gestion de la chose publique. Malheureusement, Joseph Kabila "l'aphone de la République " est passé maître dans l’art du silence…

    « La parole est d’argent, mais le silence est d’or » dit-on. En politique, c’est souvent le contraire qui est présumé : « le silence serait d’argent et la parole d’or ». Plus encore dans un monde qui subit de profondes mutations avec les nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication. Imaginez que des obus tombent sur Bordeaux, et qu’à Paris, François Hollande reste de marbre. Imaginez que des obus tombent sur Atlanta, New York et que le président Obama, comme si de rien n’était, reste plongé dans un mutisme ahurissant. On imagine aisément la détresse et la colère qui peuvent envahir les habitants de Goma face à des obus qui pleuvent sur les toits de leurs maisons. Mais cette douleur est d’autant plus forte quand le chef d’état reste dans un profond silence comme si de rien n’était. Les populations des deux Kivus (Est du Congo) ne savent plus quels dieux invoquer et se sentent, sinon trahies, du moins abandonnées.

    Tout se passe comme si la misère des populations du Kivu, otages des appétits d’orgue de forces extérieures, n’était pas un désastre national. Les habitants de Goma et du Kivu en général sont doublement meurtris car la guerre n’est pas seulement militaire avec ses supplices mais elle est aussi psychologique. Et quoi de plus qu’un discours à chaud de celui qui est censé garantir l’intégrité de l’Etat pour remonter le moral en berne de toute une population ? Du soldat courageux, qui a une solde de 50 dollars, mais qui va malgré tout au front, pour redorer l’emblème d’or de sa patrie au citoyen lambda, en quête de paix et de stabilité socio-économique, en passant par des investisseurs gourmets de la richesse minière du Kivu, nul ne doute que le discours du chef de l’Etat aurait un effet tranquillisant.

    Aux abonnés absents, comme une tortue qui sort sa tête de sa carapace et la remet aussitôt qu’un danger est pressenti, Joseph Kabila s’est recroquevillé dans un silence qui a de quoi irriter. Il se réfugie derrière les propos, parfois dépouillés de tout sens, du très contesté porte-parole du gouvernement, le vuvuzélateur Lambert Mende Omalanga. Ce dernier est surtout connu pour ses diatribes envers les Résistants-Patriotes- Combattants congolais et ses sorties très médiatiques, qui ressemblent plus à des « one man shows », qu’à des verves fournissant des réponses aux préoccupations des Congolais. Comment se fait-il que Goma, le chef-lieu d’une grande province soit harcelé de tout bord par des groupes armés, et ce, dans l’indifférence totale de celui qui a toupet de s'appeler Chef de l’Etat du Congo ?

    Le discours de Joseph kabila devant la tribune des Nations-Unies à New-York, c'est de la fumesterie pure et simple ! Il a le courage de parler aux Nations -Unies et joue au mort à Kinshasa !

  • Panafrica: James Bénedict Ngumbu "Prix de talent 2013"

    Panafrica: James Bénedict Ngumbu "Prix de talent 2013"

    La liberté d'information n'est pas un luxe, il suffit d'y croire surtout beaucoup travailler. Les Congolais à Paris s'expriment librement avec toute indépendance d'esprit. L'aspect positif est que chaque journaliste congolais professionnel a son média et sa ligne éditoriale claire: Lilo Miango (Magazine Ngambo Na Ngambo), Roger Bongos (Afrique Rédaction), Freddy Mulongo (Réveil FM International), James Ngumbu (Panafrica) qui est lauréat du Prix de talent 2013. A travers Panafrica, c'est l'Afrique qui est honorée et la République démocratique du Congo. Exerçant ce noble métier en France, la patrie des droits de l'homme et dans un environnement paisible, en côtoyant les confrères d'autres nationales et parties du monde, les journalistes congolais se sont bonifiés, ils sont tous internationaux et ils refusent la ghettoïsation professionnelle. En alerte perpétuelle sur les atteintes à la liberté de la presse dont sont victimes des confrères des médias non thuriféraires au Congo-Kinshasa, la majorité des journalistes congolais à Paris sont en résistance contre le régime qui sévit en République démocratique du Congo.

    James Bénedict Ngumbu, Directeur de publication de Panafrica Magazine

     


    James NGUMBU, prix de talent 2013 pour un... par afriqueredaction

    La remise du Prix Talent 2013 aura lieu au mois d'octobre au Palais du Luxembourg, siège du Sénat français.
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu