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  • Chili-Santiango: Jean-Marc Ayrault a rendu un hommage à Salvador Allende l'ancien président Chilien !

    Chili-Santiango: Jean-Marc Ayrault a rendu un hommage à Salvador Allende l'ancien président Chilien !

    C'est au cimetière général de Santiago du Chili que le Premier ministre a rendu hommage à Salvador Allende, le 25 janvier, en présence de la fille de ce dernier, la sénatrice Isabel Allende Bussi. Il a salué l'espoir extraordinaire qu'avait représenté Salvador Allende, devenu président du Chili, en incarnant « une nouvelle voie, une voie démocratique de transformation » du pays.

    Santiago, Jean-Marc Ayrault se recueille sur la tombe de l'ancien président chilien Salvador Allende, le 25 janvier 2013. Photo Réveil FM

    Au Chili, après une visite officielle au président chilien Sebastian Pinera, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault s’est rendu au cimetière général de Santiago se recueillir sur la tombe de Salvador Allende. Une gerbe de fleurs tricolore sous le nom de l’ex-président chilien Salvador Allende, un œillet sur son cercueil, et quelques secondes de silence. C’est l’hommage que le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a tenu à rendre au président socialiste qui s’est donné la mort le jour du coup d’Etat d’Augusto Pinochet, le 11 septembre 1973.« Salvador Allende a représenté un espoir extraordinaire lorsqu'il est devenu président du Chili, a-t-il déclaré, parce qu'il avait incarné une nouvelle voie, une voie démocratique de transformation. Et son message a rayonné bien au delà du Chili, et a eu une résonnance très forte en Europe, chez les socialistes français, dans la gauche française. »

    Marcia Tambutti Allende, la petite fille de Salvador Allende, était présente avec sa mère. Elle a apprécié cet hommage : « Pour nous, c’est un honneur, d’autant que nous avons toujours entretenu de très bonnes relations avec la France. C’est donc un plaisir de pouvoir réaffirmer ces liens ».

    Une visite symbolique aux racines du socialisme, à la veille du sommet Communauté des États latino-américains et des caraïbes (Célac) - Union européenne (UE).
  • Paris: Paul Biya dictateur à temps partiel et doyen de la Françafrique à l'Elysée !

    Paris: Paul Biya dictateur à temps partiel et doyen de la Françafrique à l'Elysée !

    Au pouvoir depuis 30 ans au Cameroun, Paul Biya a eu aujourd'hui, mercredi 30 janvier en début d'après-midi, un entretien à l’Elysée avec le président français qui n’a sans doute pas eu trop envie d’être photographié avec le dictateur Camerounais.

    Dictateur à temps partiel Paul Biya, le Président du Cameroun passe 10/12 mois de l'année hors du Cameroun plus précisement à l'hôtel Intercontinental de Genève

    Des organisations d’opposants de la diaspora camerounaise ont appelé mercredi le président français François Hollande à inviter son homologue camerounais Paul Biya à organiser des élections libres et à «passer la main», peu avant une rencontre des deux chefs d’Etat à Paris.

    «M. Hollande doit lui signifier de la façon la plus claire possible qu’il est temps d’organiser des élections libres et démocratiques et de passer la main", a déclaré à l’AFP Moïse Essoh, secrétaire exécutif du Collectif des organisations démocratiques et patriotiques de la diaspora camerounaise (Code).

    Par la force

    «M. Hollande s’est engagé à en finir avec la Françafrique. C’est le moment pour lui de passer aux actes», a-t-il ajouté lors d’une conférence de presse à Paris. «Il ne se maintient au pouvoir que par la force, la fraude et le clientélisme, et il ne faut plus qu’il puisse se prévaloir de soutien de la France», a souligné M. Essoh.

    «Le visiteur du Palais de l’Elysée ce mercredi fait partie de ceux avec lesquels François Hollande n’a sans doute pas trop envie d’être photographié. Il fait pourtant partie de l’héritage de la Françafrique, qu’il le veuille ou pas, souligne Rue89.

    Un réseau postcolonial

    La Françafrique recouvre un ensemble de réseaux plus ou moins discrets longtemps entretenu par la France avec ses anciennes colonies en Afrique.

    A 80 ans, Paul Biya totalise plus de 30 années au pouvoir. Il a été réélu pour un mandat de sept ans en octobre 2011, à l’issue d’un scrutin controversé.

    Paul Biya est arrivé au pouvoir en 1982, presque en même temps que François Mitterrand en France, rappelle Rue89.

    Trois décennies plus tard, «Il n’y a plus guère que Robert Mugabe, le despote du Zimbabwe, par vraiment une référence, pour faire mieux en terme de longévité, surtout après le départ « à la retraite » de Fidel Castro et Hosni Moubarak, ou la mort de Kim Jong-il.»

    Voyages d’agrément à Genève

    Si à son arrivée au pouvoir, Paul Biya avait fait illusion, aujourd’hui. il n’incarne plus que cette tradition de dictatures africaines postindépendances. La corruption et le clientélisme règnent en maître au Cameroun. Paul Biya et Chantal, sa troisième épouse, ont multiplié les voyages d’agrément aux frais du contribuable camerounais. Leurs séjours, à Genève, New York ou travers l’Europe, font jaser.

    Chantal Biya justement se signale par ses coiffures extravagantes au point, notre Rue89, qu’un dossier lui est consacré sur le site Tumblr, « Chantal Biya’s hair ».

    Atteintes aux droits humains

    François Hollande saura-t-il faire passer le message qu’il est temps de «passer la main», comme le demande l’opposition camerounaise? Il reçoit Paul Biya pour une «visite de travail». Le président camerounais doit notamment rencontrer jeudi des représentants du patronat français.

    Le Collectif des organisations démocratiques et patriotiques de la diaspora camerounaise (Code) et le Conseil des Camerounais de la diaspora, organisation qui avait déposé en 2010 en France une plainte visant des «biens mal acquis» par la famille de M. Biya, devaient manifester près de l’Elysée mercredi.

     

    La semaine dernière, Amnesty international avait condamné dans un rapport « les graves atteintes aux droits humains» au Cameroun, dénonçant exécutions illégales, mauvaises conditions carcérales, musellement d’opposants et journalistes...
  • Buenos Aires: "C'était ici que l'on torturait lors de la dictaure militaire" Monsieur Ayrault !

    Buenos Aires: "C'était ici que l'on torturait lors de la dictaure militaire" Monsieur Ayrault !

    Jean-Marc Ayrault a visité un centre de torture emblématique de la dictature, à Buenos Aires, le vendredi 25 janvier 2013. En Argentine, Jean-Marc Ayrault s'est fait décrire le vendredi dernier une page sombre de l'histoire argentine, en visitant, une première pour un Premier ministre français, un centre de torture emblématique de la dictature.«C'était ici que l'on torturait» ! Dans cette vaste salle en sous-sol de l'Ecole de mécanique de la Marine (Esma), centre de torture pendant la dictature militaire (1976-1983) devenu Musée de la Mémoire, le Premier ministre et son épouse Brigitte, sur le sol argentin pour quelques heures, écoutent les détails fournis par le guide des lieux.

    Buenos Aires, Argentine, le vendredi 25 janvier, Jean-Marc Ayrault a visité le centre de torture de la dictature militaire. Photo Réveil FM

    Modifié par la dictature en 1969 pour cacher la vérité, cet immense espace blanc glace le visiteur: il était à la fois salle de torture, salle de travaux forcés et aussi centre de maternité clandestine, les bébés des opposants étant récupérés pour l'adoption clandestine des couples stériles de militaires ou proches du régime.

    Près de 5.000 personnes y ont été torturées. Certaines étaient droguées puis jetées nues depuis des avions dans le Rio de la Plata, des vols surnommés les «vols de la mort».

    Se disant «ému par la visite de ces lieux», M. Ayrault a rendu «hommage à tous ceux qui sont morts ou ont été torturés ici avec une violence particulièrement inouïe qui rappelle (...) l'horreur des camps de concentration», a-t-il souligné.

    Il a également salué le fait que l'Argentine ait «fait la lumière sur son passé», en refusant «d'occulter cette histoire».

    La répression en Argentine pendant la dictature a fait 30.000 morts ou disparus, parmi lesquels 18 Français. Plusieurs procès se sont déjà tenus, permettant à certains responsables d'être condamnés. Le pays a aussi entamé fin 2012 le procès des «vols de la mort».

    «On n'oublie pas trente ans après», a aussi déclaré Jean-Marc Ayrault, le chef du gouvernement à son arrivée à l'ambassade de France, en déposant une rose blanche devant la photo des 18 disparus français. Il a cité le cas des deux religieuses françaises, Alice Domon et Léonie Duquet, disparues en décembre 1977, torturées à l'Esma.

    Le Premier ministre s'est aussi entretenu avec des familles de disparus, dont des représentantes des «mères de la place de Mai» (femmes qui défilaient sur cette place de Buenos Aires jouxtant la Casa Rosada, pour réclamer la vérité sur les disparus, ndlr).«C'est la première fois qu'un chef de gouvernement français vient visiter l'Esma, un symbole, cela renforce notre activité, celle des familles et des associations de droits de l'Homme pour maintenir la mémoire et réclamer la justice», a témoigné Eric Domergue, dont le frère Yves, enlevé à l'âge de 22 ans, est une victime française de la dictature.

    «Cette visite est très importante pour nous car c'est fondamental que l'Argentine puisse montrer qu'elle a fait du chemin», a témoigné Daniel Tarnopolsky, membre du directoire de l'Esma, qui a perdu frère, soeur et parents.

     

    Aucun président de la République ou Premier ministre français ne s'était auparavant rendu dans ce centre.
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