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  • Jean-Marc Ayrault : "Les pauvres ne sont pas des profiteurs" !

    Jean-Marc Ayrault : "Les pauvres ne sont pas des profiteurs" !

    En France, le Conseil économique, social et environnemental (CESE) est une assemblée consultative composée de représentants sociaux (patronat, syndicats, associations ... ). Si elle n’a qu’une fonction consultative, optionnelle ou obligatoire dans le cadre du processus législatif, cette assemblée permet la représentation au niveau national des organisations professionnelles et la communication entre les différents acteurs de l’économie. Son siège est situé au palais d'Iéna à Paris. Cette représentation socio-professionnelle au niveau national est transposée au niveau de chaque collectivité territoriale régionale qui dispose aussi d’une assemblée consultative du même type, le « conseil économique et social régional » (CESR). Il existe également un Comité économique et social européen (CESE) au niveau de l’Union européenne. En réunissant représentants d’associations et personnes en situation de précarité, la conférence nationale contre la pauvreté organisée par le gouvernement ouvre de nouvelles perspectives sociales.

    Palais d'Iéna à Paris, siège du Conseil économique, social et environnemental. Photo Réveil FM

    Jean-Paul Delevoye, Président du Conseil économique, social et environnemental. Photo Réveil FM

    La voiture officielle du Premier ministre s'arrête. photo Réveil FM

    Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault descend ! Photo Réveil FM

    Fatigué, mais heureux ! Quelques minutes seulement après la clôture de la Conférence nationale contre la pauvreté et pour l'inclusion sociale, qui s'est tenue à Paris les 10 et 11 décembre, l'un des participants, Bruno Tardieu, délégué général du mouvement ATD Quart Monde, ne cache pas sa satisfaction. « Depuis deux mois, nous avons beaucoup échangé en groupes de travail, beaucoup réfléchi, et nos efforts sont aujourd'hui récompensés. Les mesures annoncées par le Premier ministre reprennent une grande partie de nos propositions. Et, surtout, les personnes les plus pauvres, si souvent montrées du doigt, ont enfin pu être entendues. »

    C'est clair, avec cette conférence, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, a voulu amorcer un changement de méthode par rapport au gouvernement précédent, dénonçant ses « discours stigmatisants » sur l'assistanat. « Je n'accepte pas et n'accepterai jamais ni le cynisme ni la stigmatisation. Les personnes en situation de pauvreté et de précarité ne sont pas des profiteurs », a-t-il déclaré dans son discours de clôture. « C'est la raison pour laquelle j'entends d'abord réformer la gouvernance de l'action sociale, en permettant à ces personnes de participer à l'élaboration et au suivi des politiques publiques (…) Je suis fier d'être le premier chef de gouvernement à avoir associé de façon aussi méthodique des citoyens en difficulté à un travail de conception politique d'une telle ampleur. Ces démarches doivent servir d'exemples aux administrations et aux collectivités territoriales. »

    Accueil chaleureux du Premier ministre Jean-Marc Ayrault par Jean-Paul Delevoye. Photo Réveil FM

    Longue et chaleureuse poignée de main entre Jean-Marc Ayrault et Jean-Paul Delevoye. Photo, Réveil FM

    Jean-Paul Delevoye, Président du Conseil économique social et environnemental, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault et la ministre des Affaires sociales Marisol Touraine. Photo Réveil FM

    Jean-Paul Delevoye, Jean-Marc Ayrault et Marisol Touraine. Photo Réveil FM

    Jean-Paul Delevoye, Président du Conseil économique social et environnemental, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault et la ministre des Affaires sociales Marisol Touraine. Photo Réveil FM

    « On ne peut pas mettre à l'index ceux qui ne travaillent pas parce qu'ils n'ont pas d'emploi », a renchéri la ministre des Affaires sociales Marisol Touraine. « Le discours sur l'assistanat, qui fait croire que certains profitent du système social, a fortement ébranlé la confiance dans notre modèle de solidarité. » C'est aussi l'opinion de la ministre Marie-Arlette Carlotti, chargée de la lutte contre l'exclusion : « Les personnes démunies ne choisissent pas la pauvreté, elles n'en profitent pas, elles la subissent ». Rappelant que la Caisse d'allocation familiale évaluait à 5% la fraude au RSA et que 68% des bénéficiaires du RSA activité ne le demandaient pas, elle a assuré que le gouvernement ferait « de la lutte contre le non-recours une priorité ».

    Le taux de pauvreté a atteint dans notre pays 14,1% en 2010, son plus haut niveau depuis 1997. Plus de 8,5 millions de Français vivent avec moins de 964 euros par mois, un Français sur cinq déclare avoir renoncé aux soins pour raisons financières et 800 000 personnes ont recours à l'aide alimentaire. Selon un récent sondage, près d'un Français sur deux (48%) se considère aujourd'hui comme pauvre ou en passe de le devenir. « Un chiffre qui en dit long sur l'inquiétude des Français, socialement insécurisés », commente Bruno Tardieu. « Si l'on veut que notre pays continue à prendre des risques pour aller de l'avant, il faut améliorer les dispositifs sociaux et arrêter de stigmatiser ceux qui bénéficient de la solidarité nationale. Les aides sociales ne sont pas une prime à la fainéantise, elles sont une des conditions de notre avenir. »

    A l'issue de cette conférence qui a rassemblé pas moins de 11 ministres et des centaines d'acteurs du monde associatif, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a détaillé les priorités du gouvernement qui doivent aboutir à un « plan pluriannuel ». Parmi les mesures annoncées : une hausse du RSA socle de 10% d'ici 2017, une rallonge budgétaire pour le logement ou encore un contrat d'insertion pour les jeunes en difficulté assorti d'une allocation. Pour prévenir le surendettement, le Premier ministre a annoncé la création d'un registre national des crédits aux particuliers. « La responsabilisation des banques sera désormais renforcée par la loi bancaire, qui intégrera des éléments relatifs au plafonnement des frais pour les publics fragiles », a-t-il précisé. Une disposition défendue depuis longtemps par le Secours catholique.

    Par méconnaissance, par honte, ou devant la complexité des dispositifs, des milliers d'ayants-droit ne réclament pas les prestations auxquelles ils pourraient prétendre. Ainsi, 68% des bénéficiaires potentiels du RSA activité ne le demandent pas. « Le problème des pauvres, ce n'est pas la fraude, c'est le non-recours aux droits », a martelé la ministre des Affaires sociales Marisol Touraine. Le gouvernement entend simplifier ces dispositifs et s'engage à mieux les faire connaître. Du côté de l'hébergement d'urgence, en plus des réquisitions annoncées, la ministre du Logement, Cécile Duflot, a déjà promis la création de plusieurs milliers de nouvelles places d'hébergement dès 2013. Selon son entourage, 4 000 places pourraient être réservées à l'hébergement d'urgence et 4 000 autres à des centres d'accueil pour demandeurs d'asiles (CADA). La France compte 3,5 millions de mal logés, dont 150 000 vivent à la rue. Ce plan reste à finaliser avant son adoption par le Comité interministériel de lutte contre l'exclusion qui se réunira le 22 janvier. Il comportera en outre des mesures en faveur des « personnes placées sous main de justice », des travailleurs sociaux, des femmes, des personnes âgées et handicapées ou encore les gens du voyage. Une personnalité sera désignée par le Premier ministre pour assurer le suivi de ce plan pluriannuel. Pourquoi pas Etienne Pinte, président du Conseil national des politiques de lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale et ex-député UMP, qui, à l'issue de la conférence n'a pas manqué d'affirmer : « Nous sommes satisfaits du processus mis en œuvre, mais nous resterons vigilants sur l'application de toutes les mesures annoncées. »

    Jean-Marc Ayrault, le Premier ministre lors de son discours. Photo Réveil FM

    Discours de Jean-Marc Ayrault, Premier ministre, Conférence nationale contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale, Conseil Economique, Social et Environnemental, Mardi 11 décembre 2012

    Monsieur le Président,

    Mesdames, Messieurs les Ministres,

    Mesdames, Messieurs les présidents et les secrétaires généraux,

    Mesdames, Messieurs,

    « La manière dont une société développée traite les personnes en difficulté en dit au moins autant sur son modèle que son niveau de PIB ». Cette phrase, tirée du rapport du groupe de travail piloté par Catherine Barbaroux et Jean-Baptiste de Foucauld, reflète, je le crois, notre état d’esprit à tous et l’ambition de cette conférence.

    Tous, nous partageons depuis plusieurs années un diagnostic sans appel. La double incidence de la crise économique et de politiques inconsidérément libérales a profondément fragilisé notre modèle de société. La pauvreté progresse de nouveau depuis 10 ans : de 12,9% de la population en 2002, nous sommes passés à 14,1% en 2010, et sans doute plus en 2011 et 2012. Sans volonté forte de notre part, elle continuera à s’accroître. Le chômage et les contrats précaires minent notre pacte républicain et fragilisent notre protection sociale. Celle-ci laisse de côté un nombre croissant de citoyens, qui peinent à trouver ou à retrouver le chemin du droit commun. Logement, travail, santé, éducation, ce sont les droits les plus élémentaires de millions de Français qui ne sont plus correctement assurés.

    Je parle bien sûr des personnes les plus démunies, momentanément ou durablement en situation de grande pauvreté. Mais je parle aussi des jeunes abandonnés à leur sort, sans qualification suffisante pour accéder à un emploi stable. Je parle des travailleurs précaires, de plus en plus nombreux, et qui peinent à boucler leurs fins de mois. Je parle de tous ceux qui vivent des parcours chaotiques, alternant rechutes et rebonds.

    Beaucoup de ceux qui pourraient prétendre au soutien de la solidarité nationale ne font pas valoir leurs droits. Faute d’information, face à la complexité administrative ou par crainte de renvoyer une mauvaise image d’eux-mêmes, ils renoncent à ce que la République leur garantit.

    Je l’ai dit, je le répète : ces constats sont connus. Face à cette situation, une première attitude consiste à considérer ce délitement social comme inéluctable. « C’est comme ça, il y aura toujours des pauvres », entend-on parfois. Pire encore : « c’est de leur faute, aux pauvres, ils pourraient s’en sortir s’ils le voulaient. Et puis après tout, s’ils ne réclament rien… ».

    Laissez-moi vous le dire clairement : mon gouvernement n’accepte pas et n’acceptera jamais ni le cynisme ni la stigmatisation. La pauvreté n’est pas une fatalité, la précarité n’est pas un fléau qui s’abat au hasard sur une partie de la population. Ce n’est pas non plus une marque d’infamie.

    La précarité est l’effet de processus économiques et sociaux que l’on peut combattre, avec détermination, si l’on estime que chaque citoyen a droit à sa juste place dans la société. C’est l’un des principes du nouveau modèle français que je souhaite construire, un modèle qui n’oppose pas les politiques les unes aux autres. Il n’y a pas une politique de lutte contre la pauvreté, une politique du travail, une politique fiscale ou que sais-je encore. Il y a la politique du Gouvernement, cohérente et juste, fondée à la fois sur un pacte de compétitivité et un pacte de solidarité. C’est ce que j’ai voulu marquer en organisant cette conférence dans le même lieu que les conférences sociale et environnementale.

    Non seulement la pauvreté peut être combattue, mais elle peut être anticipée et prévenue. Nous devons nous appuyer sur les capacités de chacun à s’en sortir, sans faire croire que l’on peut et que l’on doit se débrouiller seul, quelles que soient les circonstances. Patrick Savidan l’a rappelé : l’égalité doit se construire chaque jour.

    Ce combat ne concerne pas seulement les personnes en difficulté. Tout le monde a intérêt à ce qu’aucun citoyen ne soit laissé sur le bord du chemin. Pourtant, depuis la Révolution française jusqu’à aujourd’hui, malgré l’attachement de la nation à l’égalité des citoyens, l’histoire politique a connu d’incessants revirements, entre tentation de l’indifférence et volontarisme des acteurs du progrès.

    Mesdames et messieurs, je le revendique : les politiques sociales sont nobles. Le sens de cette conférence, c’est de mettre fin à une décennie de fatalisme et de stigmatisation, pour inaugurer une étape nouvelle de responsabilité solidaire partagée, fondement du nouveau modèle français. La solidarité n’est-elle pas l’un de nos principes fondateurs ? Est-il besoin de rappeler qu’aux termes du préambule de la constitution de 1946, « la Nation assure à l'individu et à la famille les conditions nécessaires à leur développement et garantit à tous la protection de la santé, la sécurité matérielle, le repos et les loisirs » ? Et le texte poursuit : « Tout être humain qui, en raison de son âge, de son état physique ou mental, de la situation économique, se trouve dans l'incapacité de travailler a le droit d'obtenir de la collectivité des moyens convenables d'existence. »

    J’en appelle à la mobilisation de chacun, élus, administrations, collectivités publiques, partenaires sociaux, associations et citoyens. Vous tous, qui êtes rassemblés ici, vous avez déjà répondu à mon appel, et avec quel enthousiasme ! C’est le souffle de vos débats et de vos propositions, tout au long de la préparation de cette conférence, qui nous anime aujourd’hui. Je vous en remercie chaleureusement, et je salue en particulier les personnalités qualifiées qui ont conduit les travaux des groupes. La qualité des rapports produits est exceptionnelle. Le gouvernement s’en inspirera pour bâtir son plan pluriannuel de lutte contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale.

    Ce plan ne se résumera pas à une liste de mesures, aussi indispensables soient-elles. Ce sera le cadre de notre action pendant tout le quinquennat. J’entends d’abord réformer la gouvernance de l’action sociale, selon deux lignes directrices. La première, c’est la participation des personnes en situation de pauvreté et de précarité à l’élaboration et au suivi des politiques publiques.

    Le Conseil national des politiques de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale en a été le précurseur, avec la création de son 8ème collège. Nous nous en sommes inspirés pour la préparation de cette conférence. Je suis fier d’être le premier chef de gouvernement à avoir associé de façon aussi méthodique des citoyens en difficulté à un travail de conception politique d’une telle ampleur. Ces démarches doivent servir d’exemples aux administrations et aux collectivités territoriales. Bien sûr, cette participation citoyenne ne se substitue pas au travail des élus, des partenaires sociaux et des associations.

    Ma seconde ligne directrice, chère à Michel Dinet et Michel Thierry, consiste à mettre de l’ordre dans le mille-feuille des politiques sociales et dans les relations entre pouvoirs publics et associations. Sur le terrain, en partenariat étroit avec les conseils généraux, chefs d’orchestre de l’action sociale, nous travaillerons sur l’identification de chefs de file sectoriels, sur le développement des conventions pluriannuelles d’objectifs avec les associations, ainsi que sur la généralisation de la pratique des conférences de financeurs. J’entends aussi faire de l’évaluation des politiques sociales une pratique habituelle des autorités publiques. Enfin, je réactiverai le Comité Interministériel de Lutte contre l’Exclusion, qui n’a plus été réuni depuis 2006.

    En somme, je veux m’appuyer sur un État stratège, sur des collectivités ayant les moyens de leurs missions, sur des associations assurées dans leurs projets, et sur des citoyens confortés dans leurs engagements solidaires.

    Notre objectif, c’est bien entendu un meilleur accès aux droits et aux biens essentiels. Par biens essentiels, j’entends d’abord l’alimentation. Le gouvernement a affirmé haut et fort son soutien au Programme Européen d’Aide aux plus Démunis, nous continuerons à nous battre pour que ses crédits soient maintenus. Je pense aussi à l’accès à l’énergie : hier a été décidée l’extension par voie réglementaire des tarifs sociaux du gaz et de l’électricité aux bénéficiaires de l’aide à la complémentaire santé. Cette mesure nous permettra de passer, à terme, de 2 millions à 8 millions de bénéficiaires. Je pense enfin à l’accès à la culture et à la création artistique, au sport, aux loisirs et aux vacances.

    Du côté de l’accès aux droits, il nous faut combler le gouffre du non-recours, que j’évoquais il y a quelques instants. Imaginez qu’on estime à près de 70% des bénéficiaires potentiels du RSA activité n’y ont pas recours, ce qui représente plus de 800 000 personnes ! Quel symbole ! Je souhaite réduire le non-recours. Des campagnes de promotion des droits sociaux seront lancées en 2013. Elles seront accompagnées d’un sérieux effort en matière de domiciliation des personnes. Nous mettrons au point des objectifs de baisse des taux de non-recours, prestation par prestation, et simplifierons les démarches administratives.

    Je n’ai pas non plus l’intention d’éluder la question de la pauvreté monétaire. Si les ménages pauvres sont pauvres, c’est d’abord parce qu’ils manquent de moyens financiers. C’est une évidence, comme l’est aussi la lente érosion du niveau relatif du principal filet de sécurité de nos politiques sociales : hier le RMI, le RSA socle aujourd’hui. Alors que le RMI s’élevait à 50 % du SMIC lors de sa création en 1989, et se maintenait au même niveau en 2002, son successeur le RSA socle ne représente plus que 43 % du salaire minimum. Disons-le sans détour : notre société est moins solidaire en 2012 qu’elle ne l’était il y a dix ou vingt ans. Cette dérive doit s’arrêter. Avec les moyens qui sont les nôtres, suivant les orientations proposées par Bertrand Fragonard, j’ai décidé de redresser la courbe de progression du RSA socle. Pour ramener son niveau à 50% du SMIC, il faudrait l’augmenter de 17%. Je souhaite que, d’ici 2017, il ait augmenté de 10%, en plus de l’indexation annuelle sur l’inflation, avec une première revalorisation dès septembre 2013. A terme, en 10 ans, il devra avoir retrouvé son niveau relatif d’origine.

    Cette décision aura des conséquences sur les finances des départements, qui feront évidemment l’objet d’une compensation. On voudrait certes pouvoir aller plus vite mais, au regard de la situation de nos finances publiques et de la dette qu’on nous a laissée, il est clair qu’il s’agit d’un choix politique ambitieux, cohérent avec les mesures déjà adoptées. Je pense à l’augmentation de l’allocation de rentrée scolaire et la pérennisation de la prime de Noël.

    Quant au RSA activité, personne ne remet en cause sa finalité - venir en aide aux travailleurs précaires -, mais force est de constater qu’il n’a pas atteint ses objectifs. Il est impératif de le réformer, avec la Prime pour l’emploi, puisqu’ils ont le même objectif. Je m’engage à proposer cette réforme dès le premier semestre 2013.

    Mais pour lutter contre la pauvreté et la précarité, vous le savez aussi bien que moi, on ne saurait se contenter d’une approche strictement monétaire. Au coeur de notre « pacte de solidarité », il y a l’accompagnement des personnes. La qualité et le renouveau de l’intervention sociale ont occupé une grande part des discussions des groupes de travail, et ils étaient au coeur de l’exposé de Patrick Viveret ce matin.

    C’est un fil conducteur que le plan de lutte contre la pauvreté devra suivre tout au long du quinquennat. Les personnes qui vivent ou ont vécu une période de difficulté sont unanimes : c’est grâce au soutien d’un agent du service public de l’emploi, d’un travailleur social, d’un professionnel de la santé ou de l’éducation, ou encore d’un bénévole, qu’ils ont pu ou comptent pouvoir rebondir. Renouveler l’intervention sociale, c’est identifier sur le terrain des référents disponibles, c’est privilégier une approche globale et pluridisciplinaire des publics, c’est aller chercher ceux qui ne demandent rien, c’est enfin penser en termes de prévention des ruptures et de droit au parcours, jusqu’à l’insertion réussie.

    On sait par exemple que les ménages modestes pâtissent tout à la fois d’un faible accès aux services bancaires et d’un usage inadapté des crédits, qui les mènent trop souvent au surendettement. Conformément aux recommandations de François Soulage, nous développerons une politique d’accompagnement pour prévenir le surendettement, en nous appuyant sur un observatoire de l’inclusion bancaire et un réseau de Points Conseils Budget. L’objectif de création d’un registre national des crédits aux particuliers est désormais fixé, à l’occasion de la prochaine loi sur la consommation. La responsabilisation des banques sera renforcée par la Loi Bancaire, qui intégrera des éléments relatifs au plafonnement des frais pour les publics fragiles.

    L’accompagnement n’est pas moins nécessaire pour garantir l’accès au logement. Bien sûr, les enjeux de l’hébergement et du logement se situent d’abord du côté du bâti, du parc privé comme des logements sociaux, des maisons relais comme des places d’hébergement. Vous connaissez les engagements du gouvernement en termes de construction : 150 000 logements sociaux par an. Ils seront tenus.

    Le 1er novembre, j’ai annoncé la fin de la gestion au thermomètre de l’hébergement d’urgence. Nous ferons les efforts nécessaires pour respecter cet engagement : en plus des moyens supplémentaires accordés à l’automne 2012, et qui seront consolidés en 2013, nous créerons 4000 nouvelles places de CADA et 4000 places d’hébergement. Ce n’est évidemment pas tout. Christophe Robert et Alain Régnier l’ont parfaitement exprimé : notre politique doit marcher sur deux pieds : la mise à l’abri des personnes à la rue et l’accompagnement du plus grand nombre vers des solutions pérennes, en particulier les ménages prioritaires au regard du Droit au logement opposable. C’est pourquoi je prévois un effort complémentaire, à même hauteur que les fonds destinés à créer de nouvelles places d’hébergement et d’asile, pour favoriser le logement durable et le retour au droit commun.

    Je pense à différent types de mesures : prévention des expulsions, intermédiation locative, logement adapté, accompagnement vers et dans le logement. Les familles aujourd’hui à l’hôtel pourront ainsi être accueillies dans des conditions dignes. D’un point de vue structurel, une réforme des modalités d’attribution des logements sociaux sera engagée. Enfin, pour lutter contre les discriminations à l’entrée dans le logement, notamment pour les travailleurs modestes et les jeunes, nous travaillons à la mise en oeuvre d’une garantie universelle des risques locatifs, dont les modalités sont en cours d’expertise.

    C’est aussi par l’accompagnement que nous ferons accéder les personnes durablement éloignées du travail à un emploi de qualité. Je dis bien « emploi de qualité », car c’est cela que nous visons, à travers notamment les négociations en cours sur la sécurisation de l’emploi. Parmi les sujets majeurs, le temps partiel subi – qui concerne essentiellement les femmes - et les contrats précaires – 65% des embauches en 2011 se sont faites en CDD de moins d’un mois. Je voudrais à ce propos saluer l’engagement des partenaires sociaux dans la lutte contre la précarité au travail, et, plus largement, contre la pauvreté.

    Les multiples études qui ont suivi la mise en œuvre du RMI et du RSA sont tout à fait claires : la réussite d’un parcours d’insertion professionnelle repose sur un accompagnement adapté, plaçant la personne au cœur du dispositif, et traitant à la fois des obstacles sociaux et professionnels à l’accès à l’emploi, y compris lorsqu’il s’agit d’une création d’entreprise. C’est avec les personnes, et non plus seulement pour elles, qu’il faut construire leur parcours professionnel, en ayant pour maîtres mots la prévention, la continuité et la souplesse.

    Outre le renforcement de l’insertion par l’activité économique, nous développerons massivement les stratégies de médiation active et d’accompagnement dans l’emploi, ou encore la progressivité du temps de travail dans les contrats aidés. Nous veillerons enfin à orienter beaucoup plus massivement la formation professionnelle en direction des publics les moins qualifiés. Toutes ces mesures seront comprises dans le plan à venir, et devront s’appuyer sur la mobilisation des employeurs.

    Je veux insister sur un enjeu de première importance pour l’avenir de notre pays : l’insertion des jeunes qui ne sont nulle part, ni en emploi, ni en formation, qui sont confrontés à l’isolement, souvent hors du foyer familial, et à la précarité. Ces jeunes inoccupés, dont de nombreux décrocheurs du système scolaire, sont les éternels oubliés des politiques sociales. La priorité à la jeunesse, affirmée par le Président de la République, c’est aussi une priorité pour ces jeunes en difficulté.

    C’est pourquoi j’annonce la mise en œuvre d’une « garantie jeunes », dès la rentrée de septembre 2013, qui s’appuiera techniquement sur un dispositif existant, le CIVIS. Un contrat d’un an renouvelable sera signé entre le jeune en grande difficulté d’insertion et le service public de l’emploi, précisant les engagements de chacun.

    L’institution s’engagera à offrir au jeune un accompagnement soutenu : un travailleur social identifié devra établir avec lui un projet d’insertion et lui faire régulièrement des propositions adaptées de formation ou d’emploi (dont, bien entendu, les emplois d’avenir et les contrats de génération).

    De son côté, le jeune signataire sera tenu de respecter les étapes programmées du parcours et d’accepter les propositions adaptées qui lui seront faites. Il bénéficiera alors, pendant ses périodes d’inactivité, d’une garantie de ressources d’un niveau équivalent au RSA. Nous lancerons ce dispositif en septembre 2013 dans 10 territoires pilotes, avant de l’étendre à l’échelle nationale. Nous visons, en rythme de croisière, 100 000 jeunes par an. Cela veut dire 100 000 jeunes qui vont enfin retrouver un avenir.

    Cette jeunesse qui peine à trouver sa place dans la société me conduit naturellement à la question de l’enfance en difficulté, et plus largement des familles pauvres ou en situation précaire.

    Dominique Versini et Pierre-Yves Madignier ont appelé de leurs voeux le décloisonnement des dispositifs et l’amélioration de l’accompagnement, afin de prévenir les ruptures familiales et de faciliter l’accès aux services collectifs des familles en situation de précarité : nous nous inspirerons de ces importantes recommandations. Le statut de centre parental sera ainsi inscrit dans le code de l’action sociale, pour permettre la coexistence de deux modes de prise en charge : celui des mères seules avec enfants et celui des deux parents avec enfants.

    Comme je l’ai annoncé lors du comité interministériel des droits des femmes, la scolarisation des enfants de moins de trois ans sera fortement développée, notamment dans les zones d’éducation prioritaire, où elle devra concerner au moins 30% d’une classe d’âge. Nous faciliterons aussi l’accès aux crèches et à la cantine scolaire pour les enfants de familles modestes. Plus largement, nous avons pour objectif la réussite éducative des enfants en situation de précarité, dans le cadre de la Refondation de l’école.

    Encore faut-il que les enfants et leurs familles vivent dans des conditions matérielles décentes. Notre pays comptait, en 2010, 2,7 millions d’enfants pauvres. C’est inacceptable. Pour eux comme pour leurs parents, l’injustice sociale est criante. Dans le cadre d’une réflexion générale sur la politique familiale, menée au premier trimestre 2013, nous demanderons à Bertrand Fragonard de proposer une amélioration conséquente des aides aux familles monoparentales et nombreuses confrontées à la pauvreté : l’allocation de soutien familial et le complément familial. Je n’accepte pas que tant de familles soient étouffées par des taux d’efforts insoutenables, notamment en matière de logement.

    Pour les enfants, les familles et pour toutes les personnes en situation précaire, l’injustice sociale se manifeste de manière choquante dans les inégalités de santé. Rendez-vous compte que dans un pays riche et de tradition égalitaire comme le nôtre, l’espérance de vie en bonne santé reste profondément différenciée socialement : l’espérance de vie, sans incapacité, d’un cadre est de dix ans supérieure à celle d’un ouvrier.

    La France a également décroché par rapport à ses partenaires européens dans le domaine de la périnatalité, du fait précisément d’une moins bonne prise en charge des mères en situation de précarité. En accord avec les recommandations de Michel Legros, notre plan intégrera un large volet relatif à l’accès aux soins et à la couverture complémentaire pour tous. Ainsi, le plafond de la CMU complémentaire sera révisé, de façon à couvrir 500 000 personnes de plus.

    En lien avec le programme de lutte contre les déserts médicaux, en cours d’élaboration, nous encouragerons le déploiement de services publics locaux d’accès à la santé et de structures pluridisciplinaires, comme les centres et maisons de santé. Nous redonnerons toute leur vigueur aux dispositifs d’accès aux droits, ou situés à la charnière des politiques sociales et médico-sociales, tels que les Permanences d'accès aux soins de santé, les Lits Halte Soins Santé ou les Lits d’Accueil Médicalisés. Pour les personnes en situation de précarité, nous veillerons à ce que soient mieux pris en compte les enjeux de santé publique, comme la santé mentale ou la lutte contre les addictions.

    Je n’entre pas davantage dans les détails d’un plan qui reste à finaliser, avant son adoption par le comité interministériel de lutte contre l’exclusion que je réunirai à cet effet le 22 janvier 2013.

    J’espère être parvenu à vous faire partager mon ambition d’une action riche et cohérente, visant précisément à ce que les personnes fragiles ne soient plus les premières victimes de la crise. Ce plan, je l’ai dit, c’est avant tout le vôtre, puisque vous en avez inspiré les termes. Ce sera demain celui des Ministres : chacun d’entre eux aura sa propre feuille de route, afin que la solidarité soit au cœur de toutes les politiques publiques.

    Pour veiller à la bonne application de ces mesures, je proposerai à une personnalité une mission de suivi du plan pluriannuel de lutte contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale. Je lui demanderai d’abord de me proposer une stratégie de suivi des mesures adoptées et des feuilles de route ministérielles, en s’appuyant sur un ensemble d’indicateurs équilibrés. Je lui demanderai ensuite, et cela me tient particulièrement à cœur, d’élaborer une méthodologie de déclinaison territoriale du plan, afin qu’il devienne un objet de débat sur l’ensemble du territoire national et que chacun puisse se l’approprier.

    Les problèmes de l’outre-mer feront l’objet d’un volet distinct de notre plan, avec un accent sur la question du pouvoir d’achat ou encore sur l’accès à l’emploi. Avant de conclure, je voudrais insister sur un point : les quelques mots que j’ai prononcés aujourd’hui devant vous ne sauraient résumer la richesse de notre plan, qui abordera aussi de façon approfondie la question de l’évolution du travail social, et celle des publics dont les difficultés d’inclusion sociale méritent une approche particulière. Je pense aux personnes placées sous main de justice. Je pense aux femmes, plus exposées que les hommes à la pauvreté. Je pense aux personnes âgées, et je salue ici l’opération de « mobilisation contre l’isolement des personnes âgées ».

    Je pense aux personnes en situation d’addiction. Je pense aux Gens du Voyage, dont le statut sera bientôt à l’étude à l’Assemblée. Je pense aux personnes handicapées, dont je mesure les difficultés d’accès à l’emploi, et, pour beaucoup d’entre elles, à des conditions de vie décentes. Je pense enfin aux migrants, premières victimes des stigmatisations, à commencer par les familles Roms contraintes d’habiter dans des campements de fortune. Elles ne seront pas oubliées.

    Voilà, mesdames et messieurs, voilà la grande ambition qui est la nôtre et que j’assumerai avec l’ensemble des Ministres, au premier rang desquels Marisol Touraine et Marie-Arlette Carlotti, dont je salue les efforts pour préparer cette conférence. Je vous remercie encore pour votre mobilisation si précieuse, qui je l’espère va se poursuivre dans les mois qui viennent.

    Mon dernier message sera simple : contrairement aux idées reçues, les Français ont conscience de l’ampleur de la crise et de la profonde injustice qui en résulte. Ils attendent de la part du gouvernement une politique de solidarité nouvelle, qui s’attaque à l’urgence du moment tout en réformant durablement notre modèle social. Ce nouveau modèle français, que je défends avec ténacité, repose tout autant sur la redistribution et la solidarité publique que sur la compétitivité de nos entreprises. Le 6 mai dernier, les Français ont fait le choix du redressement dans la justice. Pour défendre la cohésion de notre corps social, nous devons faire preuve d’imagination et d’audace.

    Je ne doute pas que nous y réussissions, car notre attachement à la solidarité ne se démentira pas : il trouve sa source dans les valeurs mêmes de la République. Pour ma part, je ne m’écarterai pas de ce chemin, j’en prends ici l’engagement.

    Je vous remercie.

  • Christine Ranunkel quitte la présidence de l'Association de la Presse étrangère (APE)

    Christine Ranunkel quitte la présidence de l'Association de la Presse étrangère (APE)

    C'est Michela Secci, la nouvelle présidente de l'Association de la Presse étrangère (APE) depuis le 4 décembre dernier. Après trois ans de loyaux services, Christine Ranunkel a passé le flambeau de la présidente de l'APE à Michela Secci qui jusque là assumait la fonction de la Secrétaire Générale. L'italie prend la relève de la France, nous restons en Europe ! Depuis une année, Christine Ranunkel écrivait son intention de quitter la Présidence de l’APE ; « faute de combattant », elle a dû rempiler d’une année.

    Michela Secci (au centre), la nouvelle présidente de l'APE. Photo Henri Martin, Réveil FM.

    Paris, 4 décembre, l'assemblée générale de l'APE. Photo Henri Martin, Réveil FM.

    Christine Ranunkel connait toute la crème de la politique française. Avec un carnet d'adresses, elle a su inviter des prestigieuses personnalités aux conférences de presse au Centre d'Accueil de la Presse Étrangère à Paris. En tant que présidente, elle a su donner de l'impulsion avec la création d'un nouveau site internet où chaque journaliste peut poster ses articles. Des conférences prestigieuses, des rencontres avec les ambassadeurs étrangers à Paris, des visites culturelles, invitations chez les grands chefs français sont organisés régulièrement... Les voyages de presse de l'APE permettent aux journalistes étrangers de découvrir les plus belles régions régions de France.

    Les photos de Christines Ranunkel

    Christine Ranunkel. Photos Henri Martin, Réveil FM.

    De manière bénévole et humaniste, Christine Ranunkel a su être au service des confrères et consœurs de la presse étrangère. Cet leitmotiv ne se négocie pas: il faut satisfaire les aspirations des journalistes Américains, Chinois, Italiens, Suisses, Allemands...Camerounais et Congolais. C'est cette diversité culturelle qui est la force de l'Association de la Presse Étrangère (APE). Cette dernière est partenaire, l'interlocuteur du Ministère des Affaires Étrangères et européennes depuis de longues années. Les journalistes de la presse étrangère sont de traits d'union, de passerelles, entre la France et le reste du monde. Ils sont aussi un miroir dans lequel les français peuvent capter le regard que les autres portent sur eux et apprendre ainsi à mieux se connaître eux-mêmes.

    Une page se tourne, une autre s'ouvre. Michela Secci qui connait la maison tiendra bien celle-ci. L'Association de la Presse Étrangère qui s’enorgueillit de 65 années d’existence, rassemble plus de 400 membres, dont plus de 300 journalistes accrédités auprès du Ministère des Affaires Étrangères. Tous sont basés à Paris comme correspondants de la presse écrite ou audiovisuelle ; ils sont issus de 67 pays et des cinq continents !

    La vocation de l’APE est de faciliter le travail de ces journalistes afin de leur permettre de mieux couvrir l’ensemble des domaines de l’actualité et de la vie française.
  • Pasteur Théodore Ngoy proclamé Docteur en droit à l'Université de Kinshasa !

    Pasteur Théodore Ngoy proclamé Docteur en droit à l'Université de Kinshasa !

    On n'avait plus de ses nouvelles, on est content d'en avoir. Il a consacré l'essentiel de son temps à préparer sa thèse. En effet, le samedi 15 décembre dernier, le pasteur Théodore Ngoy a soutenu sa thèse intitulé « Contribution à la systématisation du droit congolais de la preuve pénale » dans la salle des promotions Mgr Luc Gillon de l’Université de Kinshasa. Le jury était composé des professeurs Nyabirungu mwene Songa, Kienge Kienge Intudi, Akele Adau, Luzolo Bambi Lessa, Andende Apinda, Kasongo Muidinde, Tassoki Manzele. Théodore Ngoy a démontré que beaucoup de justiciables congolais sont détenus au cachot ou mis en prison sans preuve légale. Après avoir proposé les moyens pour y remédier dans un enrichissant débat, le jury lui a conféré le titre de docteur en droit avec la mention : plus grande distinction. Après la collation de grade, Dr Théodore Ngoy, très ému, a déclaré à l’assistance : « J’ai fait le droit, non seulement pour enseigner, mais aussi pour l’appliquer ».

    Le Pasteur Théodore Ngoy wa Nsenga.

    Va-t-on lui laisser appliquer le droit dans un pays où la présomption innocence n'existe pas ? Où les centres de rétention sont pleins des prévenus innocents ? La justice pilier de la démocratie existe-elle vraiment en République démocratique du Congo ? L'impunité des Apparatchiks, Dinosaures et Mammouths du régime va-t-elle disparaitre d'ici-là ? Combien de fois, le pasteur Théodore Ngoy n'a-t-il pas été arrêté et jeté en prison de manière cavalière et arbitraire ? La justice, c'est permettre aux petits, faibles de recouvrer leurs droits face aux impotents et puissants, cela est-il possible au Congo ? Les juges et magistrats Congolais ne sont-ils sous les ordres ? Dire le droit dans un environnement infecté par la corruption, le passe-droit, le clientélisme et mercantilisme...est-ce possible ? La justice au Congo est un monstre qui terrorise les paisibles citoyens et les gagne-petits ! Cette justice qui se fait à la tête du client, viole constamment la Constitution et les traités internationaux ratifiés par la République démocratique du Congo. Le monstre a encore de beau jour devant lui, à condition que tous ceux qui croient à la justice juste, à la justice réparatrice, à la justice distributive et commutative se mobilisent et fassent bloc.

    La Justice élève une nation, le Dr. Théodore Ngoy ne doit jamais l'oublier !
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