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  • "Ni Joseph Kabila ni le M23": Les Congolais de l'étranger ont-ils mandaté les miliciens sanguinaires du M23 de parler en leur nom ?

    "Ni Joseph Kabila ni le M23": Les Congolais de l'étranger ont-ils mandaté les miliciens sanguinaires du M23 de parler en leur nom ?

    Arrivée au pouvoir de façon très contestée, Joseph Kabila qui a succédé à M'zée Laurent Désiré Kabila wa Makolo, sauvagement assassiné au Palais de Marbres en janvier 2001, n’a jamais été à la hauteur de la fonction de Président de la République démocratique du Congo, qu'il occupe abusivement depuis onze ans. Après avoir contribuer à infiltrer des officiers Rwandais dans les Fardc en les nommant par décrét présidentiel alors qu'ils ne sont pas Congolais, Joseph Kabila compterait désormais ses semaines à la tête du Congo-Kinshasa. Joseph Kabila est le premier soldat du M23. Ses miliciens tutsi-Rwandais sèment la mort et la désolation au sein des populations civiles congolaises. Dans leurs revendications, en aucun moment, le M23 réclame l'arrestation de Bosco Ntangana et Laurent Nkundabatwaré pour les transférer à la CPI. Le M23 veut un dialogue intercongolais, alors qu'ils sont des Rwandais qui occupent le sol congolais. Et ce dialogue va leur permettre de se légitimer en tant que Congolais, de se blanchir de leurs crimes, massacres, tueries et viols sur des civils Congolais. Aucun Congolais n'a donné mandat aux criminels-prédateurs du M23 de parler en son nom. Surtout pas les Congolais de l'étranger qui n'ont jamais attendu les miliciens tutsi-Rwandais du M23 pour dénoncer la dictature totalitaire de Joseph Kabila, son régime corrompu des Mammouths Josephistes.

    Kabila dégage, slogan porteur pour tous les Congolais qui sont contre l'occupation rwandaise du Congo. Photo Réveil FM, archives

    On hallucine, lorsqu'on entend les prétendus représentants du M23 parler au nom et à la place des Congolais. Le M23 est au service de Paul Kagamé, qui l'ignore ? Joseph Kabila comme le prétendu M23 seront boutés hors du Congo. Cela prendra le temps qu'il faut, les Congolais en ont marre de l'occupation rwandaise. Les Hutu et tutsi travaillent tous pour le régime de kigali. Comment expliquer que le Rwanda soit devenu le premier producteur du cassérite qui ne se retrouve qu'au Congo, pas au Rwanda ? Et tous ces Congolais tués, massacrés, violés par des miliciens rwandais qui s'en soucient ? La richesse d'un pays n'est-ce pas d'abord sa population, pourquoi les crimes sur les innoncents n'interpelle personne ? Pourquoi le M23 continuent-ils à tuer des Congolais à Goma, s'ils sont libérateurs et démocrates comme ils prétendent et s'autoproclament ?

    L'intelligenstsia congolaise de la résistance avec M'zée Djamba Yohé, Jean Kalama Ilunga, Jean-Pierre Mbelu, Dr. Fweley Diangituka, Rolain Mena, Armand Mavinga Tsafunenga, Dr. Mubabinge Bilolo, Maman Jeanne Marie Sindani, Candide Okeke, Jean Pierre Vununu, Lambert Opula... n'ont-ils pas pondu d'articles pour sensibiliser les Congolais sur le péril de la Nation ? Les sites congolais: L'Encrier de l'Atlantique du Nord, Beni-Lubero, Apareco, Congoindependant, Congovision, Afrique Rédaction,Ucdp "Ne jamais trahir le Congo", Front Civil de Résistance Populaire, Bakolokongo, Réveil FM international n'ont-ils pas alerter l'opinion internationale et nationale sur la situation de la RDC ? Les radios de la résistance: Radio Bendele, Radio Lisolo, Radio lobiko, Radio Tshiondo, Radio Lavdc et autres n'ont-elles pas informer et mener des débats sur le Congo ? Le Général Ngando le Crocodile, le colonel Odon Mbo, Mama Youyou Mutu Monsi, Mama Kadhafi, Guy Gérard, Chelly ya Wendo, Henri Muké, Bambin Masombo, Rex Kazadi, Pierrot Itela, Martin Sali, Lucien D'zata, Eddy Kapundju, Felix Mbayi Jr, Justin Tshisuabantu et autres n'ont-ils pas interdit les concerts des musiciens congolais en Occident ? Le prophète de la nation Boketshu Ier n'a-t-il pas chanté pour dénoncer l'occupation rwandaise ? Le pasteur Philippe Kabongo Mbaya n'a t-il pas, tel le prophète biblique Jérémie, alerté les Congolais? Alain Ndongisila, fondateur de l’association congolaise Devoir de Mémoire, n'a-t-il pas constaté à Congo Week à Paris qu'«Il y a un déficit dans l’enseignement de l’Histoire. Nous n’avions pas pris pleinement connaissance des premiers crimes à Léopoldville (faisant référence aux crimes coloniaux perpétrés au début du XXe siècle), et aujourd’hui encore le peuple congolais continue d’être massacré dans l’indifférence»? Vouloir parler au nom des Congolais va au délà de l'imposture, c'est une annihilation du peuple congolais. Réduire à néant, rendre nul le peuple congolais, c'est plus que de la provocation et du mépris. Les Congolais n'ont pas besoin du M23 et leurs suppôts pour construire un grand Congo, au coeur de l'Afrique. Il serait trop long de rappeler tous ceux que les Congolais ont fait pour se mobiliser contre la dictaure totalitaire de Kinshasa. Ils ne l'ont pas fait pour le M23, ces criminels tutsi-Rwandais pour s'accaparer de leur noble combat et avoir l'outrecuidance de parler en leur nom. Quel culot ?

    Rétrospectives de plusieurs actions, marches pacifiques, sit-in contre le régime totalitaire de Joseph Kabila.

    Chick Munduki, de Kongo Telema "Premier Média de la résistance congolaise en Suisse", est le compositeur de la chanson très populaire Ya Tshitshi zongisa ye na Rwanda

    Le colonel Odon Mbo (à droite), "Kabila dégage" a entraîné les actions concrètes:Pas des concerts des musiciens kanambistes-Collabos en Europe. Nous entrons dans la troisième année depuis la fatwa anti-concert !

    Zurich, Jean-Claude kalala et l'l'Acoz ont mis en place un parlement des Congolais, les marches Kabial dégage ont été internationalisés, Photo Réveil FM, archives

    Les Bana Nvuluzi très efficace sur le terrain, ils veuillent et patrouillent !

    Aucune communauté africaine ne s'est autant mobilisée comme la communauté congolaise en Europe et aux Amériques. Les Congolais sont mobilisés contre la balkanisation de la RDC

    Alain Ndongisila, fondateur de l'association congolaise "Devoir de mémoire" ne cesse de sensibiliser les jeunes congolais sur leur histoire. Car un pays doit avoir une histoire, pas des histoires !

    Le pasteur Philippe Kabongo Mbaya, aumônier des Résistants-Patriotes-Combattants.

    Contre les viols utilisés comme de destruction massive, les Mamans Congolaises sont en première et elles ne lâcheront pas la pression.

    Maman Youyou Muntu-Mosi et Boketsu Ier, le prophète de la Nation !

    Kabila dégage est plus qu'un slogan, c'est un leitmotiv et une détermination. Photo Réveil FM, archives

    Joseph Kabila doit dégager ! Photo Réveil FM , archives

    Martin Sali du RCK et des combattants déterminés.

    Le Général Ngando le Crocodile et des combattants de UK.

    Armand Tungulu, l'un des victimes de la tyranie de Joseph Kabila. Photo Réveil FM, archives

    Seule la mobilisation générale des Congolais empêchera le rêve odieux du Rwanda de créer un Etat-croupion au Congo. Photo Réveil FM, archives

    Tout le monde sait désormais que derrière les miliciens du M23 se cachent en réalité le Rwanda de Paul Kagamé.

    Le M23 est précisément composé de Rwandais. Ces derniers ont pour objectif de s’approprier le Kivu, une région – très riche en minerais et en terres agricoles – qui attise la convoitise du Rwanda surpeuplé. Seule la balkanisation de la République Démocratique du Congo pourra permettre à ce petit pays de réaliser son rêve, à savoir l’agrandissement de son territoire. Mais les parrains du M23 ne sont que le bras armé de quelques puissances et entreprises occidentales qui pourraient ainsi négocier les minerais du Kivu congolais, avec le Rwanda comme interface, à moindres frais.

    Le Rwanda, accusé de toute part comme étant le véritable agresseur de la République démcocratique du Congo, pousse le M23 à occuper le maximum de territoires. Cela permettra à Paul Kagamé non seulement de fragiliser davantage Jospeh Kabila, qu’il considère comme un allié ingrat, mais aussi d’entamer les négociations en position de force.

    Ainsi parviendra-t-il à infiltrer des citoyens rwandais dans les institutions congolaises – l’armée, le gouvernement, les collectivités locales... – et à administrer officieusement le Kivu.

    En fait, Paul Kagamé, dont le pays ne vit que des aides extérieures, ne peut rester longtemps indifférent aux sanctions des bailleurs de fonds. Ainsi essaie-t-il de sortir haut la main du bourbier congolais.

    Aucune mission humanitaire ne pourra réparer les blessures psychiques qui sont occasionnées par le génocide, les violences sexuelles, les séjours dans les camps, l’expropriation…

     

    La Monusco doit s’adapter aux événements en cours dans la région du Kivu. Dans certaines circonstances, l’attaque pourrait être la meilleure défense. Il est des moments où la paix passe par la guerre.

    Peuple pacifique, les Congolais sont victimes aujourd'hui de leur hospitalité mais surtout d'un manque criant de leadership politique. La classe politique congolaise étant gangrénés par des ventripotents anti-patriotiques.

  • Goma au M23: Destituer Joseph Kabila et ses Mammouths-Mangercrates Joséphistes

    Goma au M23: Destituer Joseph Kabila et ses Mammouths-Mangercrates Joséphistes

    Si nous voulons que la République démocratique du Congo puisse continuer d'exister, les Congolais doivent refuser d'accepter l'inacceptable ! Le loup est déjà entré dans la bergerie, accepter l’inacceptable. Nous devons refuser que le Rwanda décide de notre destin. Réfuser que la souveraineté du Congo soit foulé aux pieds par Paul Kagamé et sa bande mafieuse. La souveraineté congolaise appartient aux seuls Congolais. Les Congolais doivent refuser de négocier avec les auteurs de tueries, massacres, viols de nos compatriotes, on ne doit pas parler à ceux qui ont fait du meutre d'innoncents congolais leur philosophie politique ! Comment voudriez-vous gagner une guerre avec une armée des infiltrés comme celle des Fardc? Puisque soutenu par Les Etats-unis et la Grande Bretagne, Paul Kagamé se croit tout permis au Congo. Nous assistons au même schéma que celui de l’AFDL en 1996. D’Uvira à Goma, c’était les Banyamulenge, se déclarant frauduleusement Tutsi- Congolais qui révendiquaient, l’arme à la main, la nationalité zaïroise dont ils étaient déchus. A l’étape de Goma, ils ont maquillé l’agression rwandaise avec de la couleur zaïroise en mettant en avant quelques compatriotes. Et l’agression du Zaïre par les armées régulières rwandaise, ougandaise et burundaise devint une guerre de libération. En fait c’était le début de l' asservissement de la République démocratique du Congo par le Rwanda.

    Les miliciens du M23 sont ceux CNDP et RCD-Goma qui ont infiltré les Fardc.

    Alors que les Congolais pensaient "Pouvoir" pour exister, les Rwandais voyaient une opportunité pour mieux piller les richesses du Congo, deverser leurs populations au Congo etc. Les Congolais doivent se déterminer sur la destitution de Joseph Kabila pour haute trahison. Joseph Kabila a trahi le Congo par son usurpation, imposture, manque de leadership et ses accointances rwandaises. JokaIl est déconnecté des réalités socio-politiques du pays qu’il dirige par défi avec une ineptie rare depuis onz ans. Ne dit-on pas que le pouvoir rend fou? Ne dit-on pas que le pouvoir gâte les "petits" et améliore les "grands"? Aveuglé par les coups d’encensoir des thuriféraires, flagorneurs, "journalistes coupagistes" et autres pique-assiettes qui gravitent autour de lui, «Joseph Kabila» le bonhomme se prend pour un «homme providentiel». Il existe une grave crise de confiance entre l'imposteur de Kingakati et la population congolaise. Aveuglé par sa folie du pouvoir, le bonhomme se fie sans doute aux moyens d’Etat dont il dispose à sa guise. Quels sont ces moyens? Il y a : la Banque centrale, l’armée, la garde présidentielle, la police, les services de renseignements civils et militaires. Or la prise de Goma par le M23 prouve à dessein que Joseph Kabila est complice. Onze ans qu'il est au pouvoir, il n'a pas doté le Congo d'une armée républicaine digne de ce nom, Joseph Kabila a contribué à infiltrer l'armée congolaise en nommant par décret présidentiel, des seigneurs de guerre et criminels rwandais: Laurent Nkundabatwaré, Bosco Ntangana, Jules Mutebusi, Matenga ...Pour faciliter l'infiltration rwandaise au Congo, depuis onze ans qu'il trône abusivement à la tête de notre pays, les Congolais n'ont pas de carte d'indentité ! A se demander à quoi sert ce président ? Le M23 n'est pas Congolais. C'est un conglomérat des miliciens tutsi-Rwandias venus au Congo pour tuer des paisibles citoyens et piller les richesses du Congo au profit du Rwanda. 200 000 Congolais déplacés ont fui les zones de combat au Kivu depuis le mois d’avril, malgré la présence de la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en RD Congo (Monusco).

    Au delà de Joseph Kabila, c'est la condamnation de tous nos compatriotes qui soutiennent sans vergogne, la dictature totalitaire au Congo-Kinshasa, qu'il faut faire. Inutile de les citer, ils se connaissent eux-mêmes.

    Il nous faire l'inventaire de tous les régimes sans complaisance, afin de baliser l'avenir de notre pays.

    Peuple congolais ne nous laissons plus distraire par les distractions du représentant du M23, ce n'est qu'un piège qu'il veut tendre au peuple congolais plus précisement aux Congolais de l'étranger d'accepter d'être sur une même table de négociation avec les envahisseurs, prédateurs, criminels de notre pays pour faciliter leur légitimation. Ne faisons plus de telles érreurs qui auront des conséquences fâcheuses sur l'avenir de notre pays.

    Nous n'avons pas de problème entre nous Congolais, mais nous avons des problèmes avec des Rwandais qui occupent illégallement le Congo. Des soldats rwandais ont infiltrés notre sol. Ceux qui réclament le dialogue intercongolais veulent nous amener vers le schéma du gouvernement 1+4=0 après Sun-City, où des seigneurs de guerre, des criminels patentés ont été récompensés, notre pays s'est vu infiltré dans toutes ses institutions républicaines. Soyons constants et matures, campons toujours sur notre positions qui consiste à refuter toute tentative des énnemis de se mettre sur une même table de négociation avec eux. Joseph Kabila et ses Mammouths Joséphistes sont des traitres à la nation congolaise. Soyons vigilants et tenons bon jusqu'à la victoire finale. Ne vous fions plus à de fausses condamnations fantaisistes de la soit disant communauté internationale.

    Ni Joseph kabila, ni le M23 et ni dialogue intercongolais pour se partager des postes. Les Congolais ne veulent plus d'occupation rwandaise sur leur sol.
  • Goma sous tension avant le retrait prétendu et attendu des miliciens tutsi-Rwandais du M23

    Goma sous tension avant le retrait prétendu et attendu des miliciens tutsi-Rwandais du M23

    Les miliciens tutsi-Rwandais du M23 n' avaient pas prévu que le morceau serait difficile à avaler par les Congolais de l'intérieur, les Congolais de l'étranger et la communauté internationale, qui réfutent leur présence sur le sol congolais et redoutent une extension de la crise au Congo, avec son cortège de souffrances pour les populations civiles congolaises: massacres, tueries, viols. Goma sous occupation rwandaise, les miliciens du M23 croyaient pouvoir avoir l'adhésion populaire mais ils se sont fourvoyés. "Pas de pillages généralisés, pas d'exactions", comme ce fut le cas par le passé, notamment du fait des mouvements armés de la même famille: CNDP-RCD-Goma, de triste mémoire, se sont révélés encore une fois que des simples slogans teintés de bonnes intentions fallacieuses.

    Un milicien du M23 monte la garde devant un magasin, à Goma, le 28 novembre.

    En 2004, par exemple, les hommes des criminels rwandais Laurent Nkunda et de Jules Mutebutsi, précurseurs du M23, avaient volé et violé pendant les quelques jours où ils avaient tenu Bukavu (au sud de Goma), avant qu'ils ne soient bouter dehors par le feu Général Félix Mbuza Mabé.

    Des miliciens rwandais tutsi du M23 et Hutu du Pareco prennent Goma en otage !

    A Goma, le M23 a souhaité maintenir l'ordre. Mais au fil du temps, des accidents de plus en plus fréquents viennent compromettre cette démonstration de respect des biens et des personnes. Des pillages ciblés semblent de plus en plus viser des résidences de personnalités politiques et militaires du pouvoir, qui ont fui en direction des zones gouvernementales.

    Jeudi 29 novembre, par exemple, des soldats sont entrés dans la maison du général Mugabo, de l'ex-groupe armé du Pareco (les Patriotes résistants congolais, formés à la base de Hutus congolais). Ce dernier soutient les forces loyalistes, et se trouve actuellement à Butembo, en zone gouvernementale, au nord de Goma. Dans la résidence se serait trouvé sa fille, Seidate, qui, "surprise en train de laver des effets dans la cour", selon l'un des militaires du M23, a réussi à prendre la fuite.

    Les soldats du M23 ont creusé dans le jardin et mis au jour deux caches d'armes, dont des lance-roquettes RPG rouillés, quelques armes automatiques, un mortier de 60 millimètres et des boîtes de munitions oxydées par leur séjour dans le sol. Selon les voisins, ils auraient aussi emporté le groupé électrogène de la maison, ainsi que des effets personnels. Le pick-up jaune qu'ils conduisaient, avec à son bord un responsable se présentant comme le colonel Elk, est parti en emportant des armes, surmontées d'un matelas.

    D'autres membres du Pareco, qui se trouvent toujours à Goma et vivent cachés depuis l'irruption du M23 en ville, ont peur d'être bientôt pris pour cibles par des pillards de la dernière heure. L'un d'entre eux, avec lequel nous sommes en contact régulier, cherche actuellement à fuir la ville. Il n'avait pas jugé bon de quitter Goma initialement, mais a reçu ces derniers jours des SMS de menace, tout comme d'autres responsables politiques et militaires de la ville.

    La mission de l'ONU en République démocratique du Congo (Monusco) a procédé à des évacuations – dont certaines après extraction par des équipes de casques bleus – d'un certain nombre de membres d'organisations de défense des droits de l'homme, de responsables de l'administration locale, de journalistes, de banquiers (notamment les deux directeurs de la banque centrale, que des hommes du M23 occupent actuellement et dont ils ont essayé, en vain apparemment, d'ouvrir les coffres, les possesseurs des clefs et du code se trouvant désormais en zone gouvernementale), ainsi que des magistrats.

    La Monusco, on le sait, n'a pas pu assurer la défense de Goma. A présent, sa mission de protection de la population est mise à l'épreuve par cette situation ambiguë. Hiroute Guebre Selassie, chef du bureau de la Monusco pour le Nord-Kivu, explique qu'il est actuellement difficile pour les équipes de l'ONU de réaliser des enquêtes sur les cas d'exactions portées à sa connaissance : "On a des rapports qu'on a choisi de ne pas vérifier tout de suite, pour ne pas mettre les témoins en danger." Cela en dit long sur l'ambiance à Goma. Plus de 1 600 casques bleus sont déployés dans la ville et à sa périphérie, en attendant la prochaine phase, qui pourrait s'avérer difficile, de transition entre deux pouvoirs.

    Que se passera-t-il lorsque le M23 quittera Goma ? En attente de cette réponse, une manifestation pro-occupation du Congo par des miliciens tutsi rwandais, réunissant quelques centaines de personnes, avait été organisée mercredi. Après avoir traversé la ville, elle a terminé dans un hôtel où se réunissait l'aile politique du M23, en criant "A Kinshasa, A Kinshasa ", comme si l'heure était à l'extension de la guerre.

    En réalité, dans l'immédiat, les pressions internationales et régionales poussent plutôt le M23 à entamer son retrait de Goma, conformément à l'accord de Kampala du week-end dernier. Mais on ne saura si ce dernier est en voie d'accomplissement qu'au moment où il est supposé prendre fin, vendredi. A ce stade, le plan est de laisser aux rebelles le temps de réunir leurs forces à Goma, avant d'opérer une transmission de pouvoir à la Police nationale congolaise (PNC). C'est en tout cas sur ce scénario que tablent les Nations unies. Le M23 n'a rien proposé, publiquement, de la sorte.

    Du reste, quel est l'état de la police ? De son effectif initial de 3 000 personnes à Goma, il n'est resté que 900 éléments après la prise de la ville. Cela fait bien peu pour tenir une ville d'un million de personnes. Dans un second temps, les troupes loyalistes, les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) infiltrées par des officiers rwandais, devraient entrer dans Goma. Le M23, milice d'occupation est-il prêt à l'accepter ? Rien de clair ne s'est encore dégagé à ce sujet.

    De plus, dans le cas où les FARDC seraient de retour à Goma, comment se comporteront-elles ?
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