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  • François Hollande en Afghanistan pour préparer le retrait français

    François Hollande en Afghanistan pour préparer le retrait français

    La visite n'était pas inscrite à l'agenda officiel. Elle a été tenue secrète jusqu'à la dernière minute. Il était 8 h 40 heure locale, 6 h 10 heure de Paris, quand François Hollande a atterri à l'aéroport militaire de Kaboul, vendredi 25 mai, pour un déplacement de six heures en Afghanistan. Accompagné des ministres des affaires étrangères et de la défense, Laurent Fabius et Jean-Yves Le Drian, du chef d'état-major des armées, l'amiral Edouard Guillaud, de son conseiller diplomatique, Paul Jean-Ortiz, et de son conseiller politique, Aquilino Morelle, le président de la République a immédiatement embarqué à bord d'un hélicoptère Caracal de l'armée de l'air en direction de la base de Nijrab, en Kapisa, à une quarantaine de kilomètres de Kaboul.

    François Hollande et le président Hamid Karzaï de l'Afghanistan

    Quatre jours après le sommet de l'OTAN à Chicago, au cours duquel il a confirmé le caractère "non négociable" de son engagement pris pendant la campagne présidentielle de procéder au retrait des forces françaises en Afghanistan d'ici à la fin 2012, M. Hollande s'est d'abord rendu dans cette région, au nord de Kaboul, où sont basés les deux tiers des 3 600 soldats français engagés dans le cadre de la Force internationale de l'OTAN en Afghanistan, pour leur expliquer les raisons de sa décision.

    "Le temps de la souveraineté afghane est venu", a commencé par expliquer le chef de l'Etat devant une centaine d'hommes de la task force Lafayette. Rappelant que la France était intervenue en Afghanistan au lendemain des attentats du 11 septembre 2001 "pour lutter contre ceux qui avaient encouragé le terrorisme", M. Hollande a justifié sa décision par le fait que "la menace terroriste qui visait notre territoire national comme celui de nos alliés depuis l'Afghanistan, sans avoir totalement disparu, a été en partie jugulée". Avant de conclure, "vous avez exécuté votre mission, et vous allez l'accomplir jusqu'au bout".

    Le président français a précisé que "plus de 2000 [soldats] seront rentrés en France d'ici la fin de l'année". Selon un diplomate présent sur place, ce retour devrait se faire en deux vagues : une petite partie d'ici fin juin, puis l'essentiel à la fin de l'automne. "Vous serez à Noël à la maison", a répété le chef de l'Etat à quelques jeunes soldats avec lesquels il s'est entretenu brièvement à la fin de son discours.

    La question du retrait logistique reste, quant à elle, toujours en suspens. Néanmoins, selon une source militaire, en Afghanistan, parmi les pistes privilégiées, le rapatriement des matériels, notamment les véhicules, par voie aérienne via Abou Dhabi serait privilégié. Ce retour devrait durer neuf mois.

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    Des discussions avec les pays voisins de l'Afghanistan sont toujours en cours pour utiliser les voies terrestres mais ceux-ci feraient monter les prix d'une manière jugée exorbitante par les autorités françaises.

    Par ailleurs, le Pakistan n'a toujours pas rouvert l'accès de son territoire aux convois de l'OTAN, dont ceux approvisionnant les troupes françaises. La négociation achoppe sur des questions d'indemnités versées à Islamabad pour chaque camion transitant sur son sol, alors que le Pakistan attend toujours des excuses officielles des Etats-Unis après une bavure de l'OTAN ayant causé la mort de 24 soldats pakistanais en novembre 2011.

    L'autre question sensible non encore résolue liée au retrait des troupes combattantes françaises du sol afghan porte sur la sécurisation des activités de formation délivrées par les Français aux forces de sécurité afghanes qui doivent perdurer au moins jusqu'à la fin 2014.

    Si les autorités afghanes ont proposé d'assurer la sécurité des formateurs français, la France semble plus que réservée sur cette option. Les cas d'infiltrations d'insurgés parmi les recrues afghanes ont largement entamé la confiance entre Français et Afghans. Les soldats français ont été les plus durement touchés depuis six mois par ces attaques. La protection des instructeurs français nécessitera la présence de troupes de combat, mais leur nombre n'a pas été arrêté.

    De même, les convois français sur les routes afghanes exigent la présence de forces armées. Selon la même logique, l'armée française souhaite protéger elle-même ses camions et ses personnels.

    En Kapisa, M. Hollande est resté une heure. Après avoir écouté une Marseillaise a capella dans un hangar, et s'être fait offrir une coiffe afghane en laine claire, le chef de l'Etat a ensuite regagné Kaboul, en milieu de matinée, pour y rencontrer le président Hamid Karzaï, avec lequel il s'est déjà entretenu dimanche à Chicago.

    "Ce sera l'occasion de parler de l'après, de rappeler que le retrait des forces combattantes ne signifie pas la fin de notre présence dans le pays mais que la France entend rester présente en Afghanistan à travers des programmes d'éducation et de santé, et aussi en aidant à la construction d'un Etat moderne", indiquait l'entourage du président de la République avant la rencontre entre les deux hommes.

    A la mi-journée, M. Hollande devait enfin se rendre à l'ambassade de France, non loin du palais présidentiel. Il devait notamment y rencontrer une douzaine de personnalités, parmi lesquelles des élus, des défenseurs des droits de l'homme, ainsi que "des représentants des forces vives éduquées qui essaient de travailler pour la construction d'un Etat de droit", selon l'expression d'un diplomate de l'Elysée.

    M. Hollande devait être de retour à Paris à 21 heures. Dix jours après son investiture, il effectuait son quatrième déplacement à l'étranger après Berlin, le 15 mai, les Etats-Unis, du 18 au 21, et Bruxelles, le 23. La dernière visite d'un président français en Afghanistan remontait au 12 juillet 2011.

    Nicolas Sarkozy, qui y avait alors passé cinq heures, avait annoncé le départ de 1 000 hommes d'ici fin 2012. C'est donc un retrait deux fois plus important qu'est venu annoncer son successeur.
  • Kuluna a encore frappé !

    Kuluna a encore frappé !

    Face à la caporalisation des médias au Congo-Kinshasa caractérisée par une volonté manifeste de museler des journalistes indépendants, médias alternatifs et informations citoyennes par un retour à la pensée unique comme sous le MPR-Parti-Etat du Maréchal Mobutu, les Congolais de l'Etranger rivalisent par une créativité débordante: Des télés naissent, blogs, webradios naissent... Sur facebook, twitter les Congolais sont d'une ingéniosité sans faille: ils écrivent, informent, analysent, donnent leurs opinions de diverses manières et façons ! La liberté d'expression , c'est sur le net et plein tube ! Kuluna est une autre manière d'informer. Une affiche à elle seule fait parler l'actualité de la République démocratique du Congo. Nous n'avons pas commenter ces webaffiches, que chacun (e) le fasse selon son gré et sa liberté d'expression ! En ce lon week end de la pentecôte, laissons travailler nos zygomatiques ! Les bien-pensants-Joséphistes, tricheurs, fraudeurs, tricheurs, prédateurs et usurpateurs, qui par tyranie ont pris en otage les institutions de la République, n'ont qu'à aller se rhabiller !

    Parmi ces 11 webafficles, lequel vous parle le plus ? Pourquoi ? Pouvez-vous les classifier par ordre croissant ?
  • Rwanda: Délégation de Kinshasa reçue par Paul Kagamé !

    Rwanda: Délégation de Kinshasa reçue par Paul Kagamé !

     

     

    Le pouvoir imposé aux Congolais est un pouvoir fantoche ! Pour preuve, des réunions secrètes et curieuses se tiennent jours et nuits entre le Rwanda et la République démocratique, sans que l'opinion nationale ne soit informée, des nouveaux accords alambiqués sont signés à gauche et à droite, par Joseph Kabila et des mammouths Joséphistes. Certains Congolais égarés et insconscients de la République ont du mal à saisir la réalité du pouvoir en place à Kinshasa, pouvoir sans assise populaire, usurpateur, fraudeur et tricheur ! Les Vuvuzélateurs, djaleloïstes continuent à narguer le peuple Congolais par la désinformation. On se demande à quoi servent la présidence de la République de Jo Ka, le gouvernement mené par Matata Pongnon et les fameux députés élus dans le parlement national, puisque le Rwanda semble de loin et de près prendre les choses en charge. En effet, une délégation du gouvernement de Kinshasa conduite par le ministre de la Coopération internationale et régionale et de la Francophonie, Raymond Tshibanda N’Tunga a été reçue par Paul Kagame dans son bureau « Urugwiro Village » à Kigali, le samedi 19 mai 2012 sous la couverture de la 5e réunion de la « Commission Mixte Congo-Rwanda » pour discuter des « intérêts bilatéraux ».

    Raymond Tshibanda N'Tunga (au centre) écoutant les recommandations de Louise Mushikiwabo, ministre des Affaires étrangères et proche collaboratrice de Paul kagamé. Photo Réveil FM

    La délégation congolaise était composée du Procureur Général de la République, Kabange Numbi, de Richard Muyej Mangenz, Ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières ; de Mme Wivine Mumba Matipa, Ministre de la Justice et Droits Humains ; de Justin Kalumba Mwana Ngongo, Ministre des Transports et Voies de communication ; de Bruno Kapanji Kalala, Ministre des Ressources Hydrauliques et Electricité, ainsi que de Kalev Mutond, Administrateur Général de l’ ANR et François Beya, Directeur Général de la DGM sans oublier la présence de deux Gouverneurs de Province du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, respectivement, Julien Paluku et Marcelin Chisambo.

    A la sortie de cette réunion, le président Rwandais Paul Kagame a déclaré, « Cet engagement est essentiel pour nos deux pays et la région. Il y a beaucoup des moyens mutuels que nous pouvons partager et utiliser. Considérant notre situation dans le contexte plus large de notre continent, où l’Afrique a besoin d’être, il est clair que nous avons tous besoin de paix et de stabilité afin de tourner notre attention entièrement sur l’économie, le commerce et le genre de coopération qui apporteront de la richesse et la prospérité pour les Africains qui ont été pauvres pendant trop longtemps. Il est important de continuer à travailler ensemble pour y parvenir. Il n’est jamais trop tard. ”

    Paul Kagame a souligné l’importance d’un « travail commun pour surmonter les problèmes communs » aux habitants de la région en soulignant que les personnes concernées ont sûrement des indications plus claires sur leurs défis, ils étaient mieux équipés pour trouver des solutions durables et ont le plus d’intérêt dans la réalisation de résultats tangibles.

    Cette réunion mystérieuse se tient pendant que le Congo est replongé dans l’enfer de la guerre dans sa partie Est, une région pendant plus d’une décennie sous le « contrôle » du Rwanda à travers des forces néfastes aux Congolais qu’ils ont de loin et de près soutenu pour servir leurs intérêts.

    L’Est du Congo est une fois de plus ravagé par une nouvelle rébellion par le CNDP, les forces longtemps « soutenues » par le gouvernement de Kigali. Plus de 2 millions des Congolais se sont encore retrouvés sur la route, en fuite pour sauver leurs vies.

    11 ans après sa prise de pouvoir et 6 mois après sa réélection combien frauduleuse, Joseph Kabila ne semble toujours pas être capable de prendre contrôle du territoire Congolais ou créer un semblant de paix sans faire appel au gouvernement de Kigali.

    Cette réunion surprise se tient quelques jours après que le Rwanda, à travers son ministre de la défense James Kabarebe, a déclaré leur volonté de devenir le médiateur « officiel » dans la crise dans l’Est du Congo.

    Notons que jusqu’à ce jour, Joseph Kabila ne s’est toujours pas adressé aux Congolais à titre personnel comme « président de la République » pour informer ou calmer les esprits sur la présente situation dans une région qui l’aurait massivement élu durant les é élections frauduleuses du 28 Novembre 2011.

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