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Felix Ibara Ndeli, l'écrivain congolais-Brazzavillois répond aux questions de Réveil FM international

Felix Ibara Ndeli, l'écrivain congolais-Brazzavillois répond aux questions de Réveil FM international

Les occidentaux ont des montres et les africains ont le temps, dit-on. Écrire en Afrique, ce n'est pas une sinécure ! Pas facile non plus d'être écrivain en Afrique. La majorité des chefs d’État africains meurent sans avoir eu le temps d'écrire leurs mémoires. Lorsqu'un africain publie son ouvrage en France alors que lui même réside sur le continent chapeau-bas. Écrivain, député, universitaire, enseignant, Félix Ibara Ndeli, est président du groupe d'amitié Congo-Brésil à l'Assemblée Nationale de la République du Congo. Depuis Brazzaville, il a répondu aux questions de Réveil FM International concernant ses deux ouvrages: "Météore et Brésil: terre d'avenir".

Felix Ibara Ndeli, un écrivain atypique !

 

1.Réveil FM International: Avant d'aborder le fond de Brésil: terre d'avenir, votre ouvrage publié aux éditions Flammarion BPC, notre attention s'est focalisée sur Météore, cet autre livre publié par le même éditeur, qui révèle vos talents d'immense poète! En effet, en parcourant Météore, on est saisi par la profondeur du chant, on se sent emporter du monde physique vers le spirituel, du visible vers l'invisible. On plonge dans un cocktail d'émotions, de douleur, d'espérance, de colère, de désespoir, du paradoxe, de l'incompréhensible, de l'absurde, du bonheur fauché, que seul, l'auteur, vous Félix Ibara est en mesure de dégager la quintessence de cette élégie captivante, bouleversante, déstabilisante même, pour tout lecteur! Est-ce la grande douleur contenue consécutive à la disparition d'un proche, d'un être cher à savoir madame Edith Bongo Odimba, fille du président Denis Sassou-Nguesso, épouse du défunt président Omar Bongo, qui a constitué le facteur déclencheur de cette explosion poétique?

Felix Ibara Ndeli :Je tiens d'abord à vous remercier, Madame, Monsieur les journalistes pour la pertinence de votre question d'essence très critique, qui relève plusieurs thématiques. Comme à travers celle-ci, je me sens très honoré, car elle me paraît synthétique et analytique.

Laissez-moi vous dire qu'elle est d'une valeur académique indéniable. Je puis donc me sentir ravi, car elle fait preuve de votre degré d' érudition, en tant que lecteur averti. Je ne voudrais, pr conséquent, ne pas affirmer le contraire de votre observation, à savoir que la mort de Madame Edith-Lucie Bongo Ondimba a bel et bien été le facteur déclencheur de mon texte poétique, « Météore». Edith-Lucie ne symbolise-t-elle pas une icône, baptisée à bon escient « Météore» par son père, le président Denis Sassou Nguesso, ce jour-là le cœur meurtri?

En effet, Madame, Monsieur, vous avez trouvé avec bonheur, je dirais savamment que mon œuvre est un cumul d'émotions, de douleur, serti de sentiments de colère, de désespoir, de paradoxe, mais aussi d'espérance. Car, l’espérance est la base d'un futur existentiel, que nul ne maîtrise, incapable de le définir. Encore une fois, la mort de Madame Edith-Lucie Bongo symbolise pour moi la naissance de ma poésie d'aspect humaniste.

Et à travers votre question, se profilent différentes réponses. Je ne parlerai même pas de question, mais surtout d'une contribution de votre part, qui suggère un éclairage conséquent qui vient décoder mon œuvre. Je puis vous affirmer qu'à travers la quintessence de celle-ci, vous rejoignez l'écrivain-poète et critique littéraire Raphaël Misere-Kouka, qui a été fortement inspiré par mon œuvre « Météore », en confectionnant une étude, à mon avis, magistrale, car analytique et synthétique, à paraître dans un très proche avenir aux éditions L'Harmattan, intitulée: « Météore », la Genèse d'une parole poétique polysémique ». C'est cette polysémie qui resurgit de votre question.

Madame Edith-Lucie Bongo: « Météore », la Genèse d'une parole poétique polysémique »

2. Réveil FM International: Météore est, sans aucun doute, une œuvre qui n'appelle pas à l'indifférence! Comme titre de cette œuvre littéraire majeure, il est le résumé absolu du contenu de toutes ses pages d'expression écrite saisissante et originale! Au regard de ce triste événement survenu dans la famille du président Denis Sassou-Nguesso qui est à la base de votre inspiration, partagez- vous avec nous cet avis selon lequel la forte douleur intérieure ressentie par le président Sassou-Nguesso avait brisé la carapace du soldat à qui, selon les idées reçues, il est interdit de pleurer ni d'extérioriser les émotions, pour révéler un homme simple, un père désespéré par la perte de sa progéniture, impuissant face à l'inacceptable, lorsque, devant tout le monde, nous 'avions vu se fondre en larmes?

Felix Ibara Ndeli : Une fois de plus, Madame, Monsieur, vous me surprenez à plus d'un titre. Car, votre question suggère déjà des éléments de réponse aisément décelables. Assurément, ce titre « Météore » résume parfaitement la somme de douleur intérieure d'un père bouleversé dans tout son être pluriel, tant charnel, spirituel que psychologique, qui est Denis Sassou-Nguessou. Mais aussi, par voie de conséquence directe ou indirecte, cette œuvre traduit la douleur du poète que je suis, et celle des deux peuples du Congo et du Gabon, bref, celle de tous les hommes au sens générique du terme, qui côtoient le président Sassou et ceux-là qui ont connu plus ou moins cette adorable étoile qu'est Edith-Lucie Bongo-Ondimba. Ainsi, d'une douleur microscopique, en d'autres termes, individuelle, celle-ci est devenue macroscopique, c'est-à-dire endémique et collective.

Et puis, le président Denis Sassou-Nguesso n'est pas né soldat, ni général d''armée, ni président de la république. Il est avant tout un homme fait de chair, qui loge en lui toutes les émotions humaines. Pensez au maréchal Mobutu lors du décès de sa première épouse et celui de ses fils, avant la chute de son régime! Pensez au général Charles de Gaulle déboussolé à l'extrême, se tenant main dans la main dans l'amertume la plus totale avec son anonyme Yvonne, lors de l'extinction de leur mignotée fille Yvonne en 1948. Pensez encore au maréchal et empereur Jean Bedel Bokassa, lorsque celui-ci fondit en larmes , bouleversant l'auguste assemblée en plein recueillement autour de la bière toute sobre du général de GAULLE à Colombey-les-deux-Eglises!

Bref, la mort a toujours fait fléchir les grands hommes de ce monde, les réduisant à la simple expression humaine, dépourvus de titres et de grades! Pour reprendre vos termes « impuissant devant l'inacceptable », j'ajouterais devant l'irréparable. En outre, pour une petite révélation, s'il en est une: le président Denis Sassou-Nguesso, bien que soldat et général est un homme très discret, comme l'exige la judicature ancestrale mbôsi « otwerè, mais très très sensible devant la perte d'un proche. Il ne peut en aucun cas être blâmé pour cause. C'est foncièrement humain!

3. Réveil FM International: « Lettre ouverte à Jésus Christ » Est-ce, de votre part, l'expression d'une colère contenue consécutive à la forte douleur qui a atteint le paroxysme? Felix Ibara Ndeli, qui êtes-vous vraiment? Avec le recul, actuellement, où en sont vos relations avec Jésus Christ? Est-ce que les chrétiens vous en veulent-ils pour cette lettre ouverte à Jésus Christ, la poutre centrale qui soutient la case et à laquelle on s'essuie les mains sales après avoir mangé, dit-on? Vous ont-ils compris et pardonné?

Felix Ibara Ndeli : Question paradoxale! Question complexe, dirais-je! Car, à travers celle-ci vous soulignez plusieurs aspects: «Lettre ouverte à Jésus Christ», expression d'une colère? Oui. C'est le cri de désespoir.

C'est le pathétisme dans toute sa cruauté qui frappe l'homme de chair que je suis. C'est aussi le poète au cœur déchiré qui « maudit », son Dieu! Je mets ce verbe entre guillemets, pour m'éviter un quelconque blasphème. Pensez à la réaction d'un Victor HUGO, suite à la noyade de sa fille Léopoldine, qui compare la mer à une faucheuse, évoquant un « châtiment » de sa personne par la nature mais aussi par Dieu, pour faire allusion au panthéisme.

Pensez à mon aîné de plume et d'âge, mon compatriote et immortel poète Félix Tchicaya U Tamsi versant ses névroses sur Dieu et Jésus-Christ devant la mort de Lumumba, Okito et Mpolo, compagnons de ce dernier; devant celle qui émaille l'histoire politique du Congo-Brazzaville etc.

Quant à savoir, qui suis-je? Et quelles relations j'entretiens avec Jésus-Christ? Je vous dirais simplement que je suis un homme fait de corps et d'esprit, comme tous mes frères et sœurs de la terre. J'entretiens des relations intimes, sans faille, avec Jésus-Christ, en tant que chrétien convaincu. C'est parce que je l'aime et sais qu'il existe et que je peux lui adresser une lettre ouverte,en me sentant proche de lui , pour lui confier mon désespoir, ma déchéance. Lui qui est Roi des rois , Seigneur des seigneurs. C'est parce que je reconnais comme vous, lecteurs, et les autres fidèles, et les autres autres fidèles, qu'il est la poutre centrale de la chrétienneté. Peu importe la virulence de mon discours poétique. Mon « coup de gueule », si j'ose user d'un terme vulgaire (qu'on me le pardonne), véhicule mes lamentations et vociférations à l'endroit d'un père, en tant qu' enfant qui se sent dans la déréliction absolue, suite à un choc dramatique ou un traumatisme psychologique, en quête d'une consolation. L'imaginaire collectif n'affirme-t-il pas: « Qui aime bien châtie bien »?

Et puis, Madame, Monsieur, je ne quête point le pardon d'un pécheur comme moi. Le pardon ou la miséricorde est d'ordre divin. C'est parce que j'ai foi en Jésus que je me suis exprimé en ces termes!

C'est une forme de credo qui ne traduit aucunement des relations conflictuelles entre le fils que je suis et le fils de Dieu qu'il est. En règle générale, jamais les colères d'un fils à l'égard de son père géniteur ne signifient une quelconque trahison ou un quelconque blasphème. Non , chère Madame, cher Monsieur, au lecteur d'entrevoir à travers cette « lettre ouverte », nonobstant ses accents pamphlétaires une véritable prière, une forme d'antidote à la douleur qui venait de nous bouleverser, bref une catharsis au vrai sens du terme.

4. Réveil FM International: Base historique, indispensable pour la construction des scenarii en vue d'un futur maîtrisé et désiré, qui a nécessité, pour son élaboration, une analyse structurelle approfondie, « Brésil: terre d'avenir» nous révèle non seulement votre fascination sinon votre passion pour ce grand pays forestier émergent, mais votre érudition sur les enjeux géostratégiques du moment dans le monde! N'est-ce pas un appel à l'attention de l'Afrique, en général, et la république du Congo, en particulier vers l'adoption voire l'appropriation du modèle de développement brésilien, ou tout simplement un vibrant appel pour une coopération Sud-Sud, quantitativement comme qualitativement, pour espérer la construction de l'avenir autrement? Est-ce, par hasard, le football (Selecao) et son rôle dans la cohésion sociale au Brésil, qui est à la base de votre première fascination pour ce grand pays qui fascine dans bien d'autres domaines notamment économique, technique, scientifique, de la recherche...?

Felix Ibara Ndeli : Laissez-moi vous dire que toutes vos questions me semblent embarrassantes et très complexes; car elles soulèvent avec simultanéité multiples sujets ou problèmes. Comme celles-ci charrient ou proposent déjà des éléments de réponses! « Brésil, Terre d'Avenir » est une expression qui émane du nouvelliste et essayiste autrichien, ayant émigré au Brésil et mort en 1942 à Petropolis. Expression qui « illustre parfaitement un pays qui a toujours cru en son potentiel ».

Potentiel dû à la diversité linguistique, celle des peuples immigrés, comme elle est tout aussi d'ordre économique, en tant que vaste continent aux multiples essences forestières, qui font du Brésil « un géant vert » et qui révèlent le gigantisme de ses richesses amazoniennes; sans omettre le dynamisme d'une économie nationale basée sur l'explosion industrielle dans le domaine de l'agro-alimentaire et pétrolier.

Vous parlez de « mon érudition sur les enjeux géostratégiques du moment dans le monde ». Je vous remercie de cette allusion, qui laisse profiler une marque de compliment. Ce n'est que normal pour le docteur en scientifique po que je suis, mais aussi pour le parlementaire présidant le groupe d'amitié Congo-Brésil. Vous me faites là un grand honneur! Cela me fait chaud au cœur! Une fois de plus, je vous en rends grâces!

Vous me demandez en écrivant « Brésil, Terre d'avenir », si ce n'est pas un acte qui représente un appel à l'attention de l'Afrique, en général, et la république du Congo, certes; qui honore cette coopération multilatérale Sud-Sud, mais surtout un modèle de « construction de l'avenir autrement tant quantitativement que qualitativement » Vous le signalez si bien que le « Brésil constitue de nos jours un pays émergent ».

Telle doit être la finalité de nos institutions sociales administratives, culturelles, économiques et politiques Le Brésil représente une chance inouïe pour l'Afrique et le Congo, dans la mesure où en tant que colonisés, nous partageons plus ou moins la même la même histoire.

N'omettons pas que les populations noires du Brésil, estimées à 11% et les mulâtres d'origine noire composant 22% sur les 191.043.691 de la population globale, proviennent du golfe de Guinée. Donc de l'Afrique noire!

C'est dire que les succès de cette nation tant politiques qu'économiques doivent interpeller notre conscience collective voire continentale. Et c'est à juste titre que le professeur brésilien Paulo Ventisini en relations internationales à Porto Allègre, pour justifier l'intensification des alliances diplomatiques du Brésil avec l'Afrique, faisant qu'en sept ans le président Luiz Inacio Lula da Silva ait visité huit(8) fois l'Afrique, déclare:

« … On ne peut pas changer le monde sur la base unique de la solidarité. Nous devons soutenir l'Afrique. Une Afrique faible n'est pas un bon partenaire ».

Enfin, il est bien entendu que la seleçao, pour évoquer la question du football brésilien, m'a été d'une fascination extraordinaire, et ce , depuis ma jeunesse. Cependant, aujourd'hui, sans se faire supplanter par le domaine économique, technique, scientifique, etc.le football ne demeure plus l'unique référence de réussite du peuple brésilien. Naturellement, il en constitue une parmi tant d'autres. Ce qui nous enchante en tant qu'Africains, afin de booster nos économies encore chancelantes ou à l'état embryonnaire, si je n'ose point vous frustrer.

5. Réveil FM International: Écrivain, député, universitaire, enseignant, Félix Ibara Ndeli, vous êtes président du groupe d'amitié Congo-Brésil à l'Assemblée Nationale de la République du Congo. Visiblement et objectivement, lorsqu'on visite la république du Congo, aujourd'hui, on ressent des réels frémissements positifs de la mise en place des bases structurelles dans tous les secteurs de la vie active de la Nation. Êtes- vous d'avis que le modèle brésilien est source d'inspiration aux pouvoirs publics congolais dans l'action politique qualitative actuelle grâce à cette amitié? Quel regard avez-vous sur l'expérience de la démocratie participative au Brésil ? Trouvez-vous que cette forme de démocratie est le modèle adéquat pour l'Afrique, en général, et au Congo, en particulier?

Felix Ibara Ndeli : Votre question me paraît très pertinente. Comme cette dernière n'est en fait que le prolongement de la précédente. Aussi ai-je déjà esquissé quelque élément de réponse à celle-ci, en référence au modèle de développement multisectoriel brésilien, qui interpelle nos compétences. « Brésil, Terre d'Avenir », sans risque de me fourvoyer, a bel et bien inspiré notre projet de société « Le Chemin d'Avenir » initié par un homme aux actions concrètes, le président Denis Sassou-Nguesso du Congo.

Le Brésil symbolise, sans ambages, une « source d'inspiration aux pouvoirs public congolais dans l'action politique qualitative actuelle », en tant que 10ème économie mondial, selon la classification des puissances en 2007. La modernisation et industrialisation du Congo demeure le socle du projet de société intitulé « Le chemin d'Avenir ». Et les relations congo-brésiliennes basées sur une coopération bilatérale qui convient à un partenariat socioéconomique gagnant-gagnant sont concrètes, car visibles et palpables, par le biais des grands travaux initiés par la présidence de la république. Travaux complétés par ceux ayant trait au processus interprovincial de la « municipalisation accélérée », qui ont travesti le Congo en un vaste chantier. Et les sociétés brésilienne de construction, telles que Andrade Guitierrez pour la réalisation de la route Boundji-Ewo, le route Makoua-Itoumbi sont un exemple concret. Je pourrais faire un bond en arrière en mentionnant que depuis le plan quinquennal 1982-1986 nos partenaires Brésiliens sont présent en territoire congolais avec la réalisation de la route Impfondo-Dongou-Epéna, en pleine vasière dans la Likouala.

Aujourd'hui, l'entreprise nationale Brésilienne d'exploitation pétrolière Petrobras souhaite coopérer avec le Congo dans le domaine des hydrocarbures, etc.

Quant aux deux ultimes aspect de votre question, à savoir: « Quel regardai-je sur l'expérience de la démocratie participative au Brésil? Et si cette forme de démocratie est le modèle adéquat pour l'Afrique, en général, et le Congo, en particulier »; je dirais c qui suit. Loin de tenter de réecrire une seconde version de l'ouvrage « Brésil,Terre d'Avenir », pour redéfinir ici l'expression « démocratie participative » basée sur une ouverture politique,qui respecte toutes les composantes du Brésil et la constitution national comme acte fondateur de l'Etat fédéral de ce pays, qui fait école pour ses voisins de l'Amérique du Sud, ce système de gouvernance est une réussite indéniable.

En effet, avec la double mandature du président Luiz Inacio Lula da Silva du parti des travailleurs, allant de 2003 à 2010, succédé à la tête de l’État par élection d'une femme, la toute première dans l'histoire sociopolitique du Brésil, l'économiste Dilma Roussef, depuis janvier 2011 du même parti et comme 40ème président du pays, le Brésil confirme une certaine santé démocratique.

Toutefois, on évitera de procéder par des clichés standards d'une idéologie donnée, surtout dans le domaine politique, qui est celui du choc des idées souvent complexes et controversées.

Évidemment modèle brésilien peut faire école en Afrique comme au Congo, sans pour autant procéder par une logique rigide qui serai de l'ordre du « copier-coller », et sans pour autant tenir compte des réalités sociologiques ou environnementales.

Chaque pays incarne ses réalités spécifiques, ses habitudes culturelles, sa psychologie nationale ou son moi collectif, qui ne sont point identiques. Cependant, apprendre auprès des autres ayant réussi, au regard de leur expérience, partant du stade de « pays pauvre » ou « économiquement faible » à celui de « pays émergent », requiert une formation et étude du milieu adéquates, pour une adaptation des principes basiques ou théoriques d'un modèle. A ce effet, il serait souhaitable d'éviter de déstabiliser 'équilibre socio- environnemental préétabli pouvant entraîner à une incohérence de gestion, à une crise sociopolitique insurmontable. Ne dit-on pas souvent que « même les changements les plus souhaités ont leur mélancolie » ?

Néanmoins, embarqués dans le train de la mondialisation des échanges tant socioculturels, sociopolitiques que socioéconomiques, nos gouvernants se doivent être animés du goût de parfaire et de réussir comme le Brésil, qui se trouve en posture de locomotive économique des pays du sud.

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